CHAPITRE / Première
Titrages colorimétriques
Comprendre l’équivalence, exploiter une réaction support et déterminer une concentration.
40 exercices — cherche avant d’ouvrir chaque correction.
MODE D’EMPLOI
Apprendre, puis s’entraîner
Comprendre une méthode permet de l’adapter à une situation nouvelle.
Comment avancer dans ce chapitre
Lis une notion, puis refais l’exemple sans regarder les lignes suivantes. Les questions « À toi de jouer » servent à vérifier immédiatement une idée. Leurs réponses sont données juste après : masque-les le temps de chercher.
Comprendre les mots
Les définitions nomment les objets et donnent le sens des symboles.
Choisir une démarche
Les savoir-faire montrent comment reconnaître la situation, choisir un outil et terminer le calcul.
Repérer une confusion
Une erreur expliquée est plus utile qu’une règle mémorisée sans condition.
Vérifier
Une valeur cohérente, une unité correcte ou une vérification par substitution aide à détecter une erreur. Ce contrôle complète le raisonnement.
Les trois temps de l’entraînement
Les exercices 1 à 10 installent les bases ; 11 à 24 demandent de choisir et combiner les méthodes ; 25 à 32 proposent des problèmes, des lectures critiques et une synthèse. Travaille sur un cahier à côté du document.
Le déclic
Lorsque tu corriges un exercice, explique à voix haute pourquoi chaque étape est possible. Refaire seulement les nombres ne suffit pas à comprendre la méthode.
I · PRÉREQUIS
Ce que l’on sait déjà mesurer
Relier concentration, volume et quantité de matière.
Pour une solution de concentration en quantité de matière et un prélèvement de volume , la quantité prélevée est . Dans ce chapitre : en , en L et en mol.
Convertir avant de multiplier
On prélève d’une solution à . Le volume est . Alors
Les coefficients règlent les proportions
Dans , une consommation de mol de A s’accompagne d’une consommation de mol de B. Les quantités consommées sont dans le rapport , pas nécessairement égales.
Quantité et concentration
Deux prélèvements de même concentration peuvent contenir des quantités différentes si leurs volumes diffèrent. Doubler à fixé double .
Diagnostic
Quelle quantité contient d’une solution à ? Pour , combien de B faut-il consommer avec de A ?
Réponse pour te vérifier
dans le prélèvement ; de B car on multiplie la quantité de A par .
I · COMPRENDRE
Mesurer par une réaction chimique
Une quantité connue permet d’en retrouver une inconnue.
Dosage et titrage
Un dosage détermine la quantité ou la concentration d’une espèce. Un titrage utilise une réaction chimique entre cette espèce, appelée réactif titré, et un réactif ajouté progressivement, appelé réactif titrant.
Le titrant a une concentration connue. Mesurer combien il en faut pour consommer le réactif titré permet de retrouver la quantité initiale de ce dernier.
Trois conditions à vérifier
La réaction support doit être suffisamment rapide, quantitative dans les conditions de l’expérience et de stœchiométrie connue, sans réaction parasite significative. Sinon, le volume mesuré ne se traduit pas simplement en quantité de l’espèce recherchée.
Le titrage transforme l’échantillon
On effectue généralement la mesure sur un prélèvement. Les quantités consommées dans ce prélèvement ne sont pas les quantités contenues dans le flacon entier.
Deux méthodes de dosage à distinguer
Le dosage par étalonnage compare une mesure à des solutions connues. Le titrage fait réagir une quantité inconnue avec une quantité connue. Tous deux peuvent déterminer une concentration ; ils utilisent des informations différentes.
Nommer les rôles
Une solution de diiode de concentration inconnue est placée dans l’erlenmeyer. On lui ajoute du thiosulfate de concentration connue. Qui est titré ? Qui est titrant ?
Réponse pour te vérifier
Le diiode est titré ; les ions thiosulfate constituent le réactif titrant. La burette contient leur solution.
I · EXPÉRIMENTER
Lire le montage
Une burette mesure ce qui a été ajouté.
Mesurer les bons volumes
Une pipette jaugée munie d’une propipette sert à prélever précisément . La burette permet de lire le volume de titrant ajouté. Si elle indique au départ et à la fin, le volume versé est . Une lecture initiale à et une lecture finale à correspondent à versés.
Pour une solution transparente, on lit le bas du ménisque à hauteur des yeux. Si la coloration empêche cette lecture, on suit la convention du protocole et on la conserve pour les deux lectures. La burette est rincée avec le titrant ; la pipette avec la solution à prélever. On vérifie l’absence de bulle dans l’embout et on retire l’entonnoir avant les mesures.
Vérifier
Les graduations de la burette augmentent vers le bas. La différence finale moins initiale doit être positive.
Au laboratoire, on suit les consignes de protection, de manipulation et de collecte des déchets du protocole encadré. Les données de calcul ne constituent pas à elles seules un protocole expérimental.
I · COMPRENDRE
L’équivalence
Le bon rapport, pas forcément les mêmes quantités.
Équivalence d’un titrage direct
L’équivalence est atteinte lorsque les réactifs titré et titrant ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de la réaction support. On note le volume de titrant alors ajouté.
Pour une réaction quantitative , A étant titré et B titrant, les deux réactifs peuvent être entièrement consommés simultanément à l’équivalence : Les deux rapports ont l’unité d’une quantité de matière et donnent le même avancement. est la quantité initialement prélevée ; est la quantité introduite à l’équivalence, pas une quantité restante.
Avec deux coefficients différents
Si et , il faut deux fois plus de B que de A. Pour , il faut . Dire « à l’équivalence, les quantités sont égales » serait faux.
Équivalence et repérage expérimental
L’équivalence est une situation chimique. Le changement de couleur est un moyen de la repérer. Une teinte persistante peut nécessiter un très léger excès de titrant : l’observation approche alors l’équivalence avec la précision de l’expérience.
Les volumes sont-ils égaux ?
À l’équivalence, doit-on forcément avoir ?
Réponse pour te vérifier
Non. Les volumes dépendent aussi des concentrations et des coefficients stœchiométriques.
I · SAVOIR-FAIRE 1
Retrouver une concentration
Partir de l’équation avant d’écrire une formule.
Pour , avec A titré et B titrant : et . Concentrations en , volumes en L, quantités en mol.
Un dosage du diiode
La réaction support est : Le diiode est titré par les ions thiosulfate. On prélève , on utilise et on repère .
1 · Équivalence .
2 · Quantité mesurée , donc .
3 · Concentration .
Vérifier
La quantité de titrant versée vaut deux fois la quantité de diiode du prélèvement. Le facteur doit apparaître quelque part dans le calcul.
Un volume doublé
Avec la même solution de diiode et le même titrant, quel volume équivalent attend-on pour prélevés ?
Réponse pour te vérifier
: la quantité à titrer est doublée. La concentration calculée reste identique.
I · SAVOIR-FAIRE 2
Suivre le réactif limitant
Avant et après l’équivalence, le réactif en excès change.
On titre les ions fer(II) par les ions permanganate en milieu suffisamment acide. Les ions hydrogène sont maintenus en excès et ne limitent pas la réaction : Prenons un prélèvement contenant de fer(II). Le titrant est à , soit . À l’équivalence, , d’où .
| Volume ajouté | Réactif limitant | Ce qui reste après réaction |
|---|---|---|
| Permanganate | Du fer(II), aucun permanganate dans le modèle total. | |
| Proportions stœchiométriques | Aucun de ces deux réactifs. Les produits sont présents. | |
| Fer(II) | Un excès de permanganate, aucun fer(II). |
Vérifier avec trois ajouts
À , on a apporté de permanganate : il consomme de fer(II), dont il reste . À , les deux réactifs sont épuisés. À , on a apporté de permanganate ; seulement réagit. Il reste donc de permanganate.
Ne pas prolonger une droite sous zéro
La quantité de fer(II) ne continue pas à diminuer après son épuisement. Elle reste nulle. Une quantité négative révèle une expression utilisée en dehors de son domaine de validité.
I · LIRE UN GRAPHIQUE
Une mesure, deux régimes
Chaque point décrit le mélange après consommation du réactif limitant.
Lire en trois temps
Choisis un volume sur l’axe horizontal : c’est le volume cumulé de titrant versé.
Remonte jusqu’à la courbe de l’espèce étudiée.
Lis la quantité restante sur l’axe vertical, en mmol.
Avant , la quantité de fer(II) diminue ; celle de permanganate restant est nulle. Après , le fer(II) est épuisé et le permanganate s’accumule.
Ajouté ne signifie pas restant
Du permanganate est ajouté dès le premier millilitre. Pourtant, avant l’équivalence, sa quantité restante après réaction vaut zéro parce qu’il est entièrement consommé.
Ces lignes représentent des quantités, pas des concentrations. Le volume total du mélange augmente pendant l’ajout ; pour obtenir une concentration, il faudrait diviser chaque quantité restante par ce volume total.
Vérifier sa lecture
À , combien reste-t-il de fer(II) ? Quelle quantité de permanganate a été versée ?
Réponse pour te vérifier
Il reste de fer(II). On a versé de permanganate ; il n’en reste pas après réaction.
I · EXPÉRIMENTER
Comprendre la couleur observée
La couleur signale une espèce, pas une formule à mémoriser.
Permanganate : apparition d’une teinte persistante
Les ions permanganate sont violets. Dans le titrage précédent, ils sont consommés avant l’équivalence. Une goutte peut produire une coloration locale fugace ; après agitation, elle disparaît. Un très léger excès de permanganate donne une teinte rose-violette persistante dans tout le mélange : c’est le repérage retenu par le protocole. Il ne faut pas décrire tout le mélange comme nécessairement incolore avant l’équivalence : d’autres espèces, notamment les ions fer(III), peuvent contribuer à sa couleur.
Diiode : disparition de la coloration
Dans le titrage du diiode par le thiosulfate, le diiode est consommé et sa coloration s’atténue. L’amidon peut servir d’indicateur, ajouté selon le protocole près de l’équivalence : la disparition de la coloration bleue marque la consommation du diiode détectable.
Justifier au lieu de réciter
Pour prévoir le changement, nomme l’espèce colorée. Demande-toi si elle est titrée, ajoutée comme titrant ou formée. Détermine ensuite si elle reste avant ou après l’équivalence. Termine par la couleur attendue dans les conditions annoncées.
Une couleur ne suffit pas sans modèle
Une réaction lente, une mauvaise agitation ou une autre espèce colorée peut déplacer ou masquer le repérage. La netteté de la couleur ne démontre pas, à elle seule, la validité du dosage.
Une goutte fugace
Une goutte violette disparaît après agitation pendant un titrage de Fe(II). Peut-on déjà retenir ce volume comme volume équivalent ?
Réponse pour te vérifier
Non. La disparition indique que le permanganate ajouté est encore consommé. On cherche la teinte persistante prévue par le protocole.
I · SAVOIR-FAIRE 3
Remonter une dilution
Nommer les solutions évite de multiplier deux fois par le même facteur.
Une solution initiale est diluée pour obtenir . Le facteur de dilution est , sans dimension ; les deux volumes sont exprimés dans la même unité. Les concentrations vérifient .
Du titrage à la solution initiale
On prélève de puis on complète à : . On titre ensuite un autre prélèvement, de , par du permanganate à . L’équivalence est à .
1 · Quantité dans les 20,0 mL .
2 · Concentration de .
3 · Concentration de .
Les produits utilisent en et en L. Le facteur de dilution ne change pas l’unité de concentration.
Prélèvement et dilution sont deux opérations
Le prélèvement de pour le titrage ne dilue pas . Pour calculer sa concentration, on divise la quantité mesurée par ce volume. Pour calculer la quantité dans toute la fiole, on pourrait ensuite multiplier par .
L’eau dans l’erlenmeyer
Ajouter de l’eau distillée au prélèvement, sans perte ni réaction parasite, change-t-il le volume équivalent ?
Réponse pour te vérifier
Non : la concentration du mélange diminue, mais la quantité de réactif à titrer reste la même. Le volume équivalent reste inchangé si le repérage demeure adapté.
I · SAVOIR-FAIRE 4
Du résultat à l’échantillon
Concentration, masse et composition répondent à des questions différentes.
Un solide est dissous quantitativement dans une fiole de volume . Un prélèvement est titré ; on détermine une quantité de l’espèce recherchée dans ce prélèvement. Les quantités sont en mol, les volumes en L, en et en g. Le rapport est sans dimension.
Un exemple de bilan
Le titrage mesure de fer dans d’une solution préparée dans une fiole de . La dissolution a conservé tout le fer dosé. Avec , la masse vaut . Si l’échantillon initial pèse , la fraction massique de fer vaut , soit .
Vérifier
Une masse mesurée pour un constituant ne peut dépasser la masse de l’échantillon dans ce modèle. Un résultat supérieur à révèle une incohérence à rechercher.
Un facteur injustifié
Pourquoi ne faut-il pas multiplier aussi le résultat par le nombre de millilitres prélevés ?
Réponse pour te vérifier
Le passage au total est déjà pris en compte par . Chaque facteur doit correspondre à une opération précise, pas à un nombre simplement présent dans l’énoncé.
I · MESURER
Décrire la précision du résultat
Répéter permet d’observer la dispersion.
On réalise trois titrages précis dans les mêmes conditions : ; ; . Leur moyenne est . L’essai rapide de repérage n’est pas incorporé à ces mesures précises.
Relier une variation de volume au résultat
Dans un protocole fixé, avec . Si l’on retient un intervalle expérimental , les concentrations calculées avec les deux bornes donnent un intervalle correspondant, à condition de considérer les autres données comme fixées.
Cet intervalle n’est pas automatiquement une incertitude complète : la concentration du titrant, la pipette, la burette et le repérage peuvent tous contribuer au résultat.
Prévoir le sens d’une erreur
Si l’on dépasse l’équivalence et utilise ce volume trop grand, la concentration calculée est trop grande.
Si la pipette contient de l’eau résiduelle qui dilue la prise d’essai, on dose moins d’espèce dans le volume prélevé : le résultat peut être sous-estimé.
Ajouter de l’eau dans l’erlenmeyer après un prélèvement correct n’a pas le même effet : la quantité dosée est conservée.
Mesure et arrondi
Pourquoi ne faut-il pas arrondir chaque quantité intermédiaire à deux chiffres avant de calculer la concentration ?
Réponse pour te vérifier
Les arrondis intermédiaires peuvent s’accumuler. On conserve des chiffres de garde puis on arrondit le résultat final selon la précision des données.
I · APPROFONDIR
Doser ce qui reste
Un titrage indirect demande deux bilans séparés.
Cet approfondissement réinvestit les bilans de matière. Il n’est pas nécessaire pour maîtriser le titrage direct attendu ici. On fait réagir quantitativement une espèce A avec du diiode en excès, selon un rapport . Puis on titre le diiode restant par le thiosulfate :
Apporté, restant, consommé
On apporte . Le titrage du reste utilise et . La quantité de thiosulfate ajoutée est . La quantité de diiode restant vaut la moitié, soit . Le premier mélange a donc consommé de diiode. Le rapport donne .
La fin de la première réaction n’est pas une équivalence : le diiode y a été apporté en excès. Le volume appartient au second dosage et mesure le reste, pas directement A.
Vérifier
Il faut . Sinon, les données ou les hypothèses sont incompatibles.
Effet d’une perte
Si une partie du diiode restant se perd avant le second titrage, comment sera estimée la quantité de A ?
Réponse pour te vérifier
Le reste mesuré sera trop faible ; la différence apporté moins restant sera trop grande. On surestimera A.
II · EXERCICES
Mesurer et raisonner
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Nommer les rôles
BasesOn ajoute une solution de permanganate de concentration connue à un prélèvement de solution de fer(II). Nomme le réactif titré, le titrant, la grandeur mesurée avec la burette et la grandeur recherchée. Où place-t-on chaque solution ?
Voir la correction détailléeExercice 1
Des mesures expliquées — Les coefficients précèdent les nombres.
Le fer(II) est le réactif titré : sa solution prélevée se trouve dans l’erlenmeyer. Le permanganate est le titrant : sa solution de concentration connue est dans la burette. La burette mesure le volume de titrant ajouté ; on cherche à déterminer la quantité de fer(II) dans le prélèvement, puis éventuellement sa concentration. Le volume prélevé dans l’erlenmeyer est mesuré séparément avec une pipette adaptée.
Préparer une quantité
BasesCalcule la quantité de titrant ajoutée pour et . Exprime-la en mol puis en mmol. Explique pourquoi le résultat ne donne pas toujours la quantité de titrant restante.
Voir la correction détailléeExercice 2
Des mesures expliquées — Les coefficients précèdent les nombres.
On convertit , puis . Le produit utilise ici en et en L. Une partie ou la totalité de cette quantité peut avoir réagi. Avant l’équivalence d’un titrage direct total, le titrant ajouté est entièrement consommé.
Lire une burette
BasesLa lecture initiale est et la lecture finale . Calcule le volume ajouté. Un élève utilise directement dans son calcul : quel effet cela a-t-il sur une concentration proportionnelle à ce volume ?
Voir la correction détailléeExercice 3
Des mesures expliquées — Les coefficients précèdent les nombres.
Le volume versé est la différence : . Utiliser surestime le volume de . Dans une relation avec fixé, la concentration est donc surestimée. La lecture initiale n’a pas besoin d’être zéro, mais elle doit être enregistrée et retranchée.
Vérifier la réaction support
BasesPour le titrage du diiode par les ions thiosulfate, on propose , toutes espèces aqueuses. Contrôle les éléments et les charges. Donne le rapport des quantités à l’équivalence.
Voir la correction détailléeExercice 4
Corrections · à partir du 4 — Les coefficients précèdent les nombres.
À gauche et à droite, on compte 2 atomes d’iode, 4 de soufre et 6 d’oxygène. La charge de gauche vaut ; celle de droite , en unités de charge élémentaire dans le bilan d’entités. Les coefficients du réactif titré et du titrant valent 1 et 2. Donc . Il faut deux fois plus de thiosulfate que de diiode.
Vérifier
Les deux rapports ont l’unité d’une quantité de matière. Écrire directement oublierait le coefficient .
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 5
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
L’égalité qui convient
BasesUne réaction de titrage suit . A est titré. On a ajouté de B à l’équivalence. Retrouve la quantité de A. Les deux réactifs avaient-ils la même quantité initialement introduite ?
Voir la correction détailléeExercice 5
Corrections · à partir du 4 — Les coefficients précèdent les nombres.
À l’équivalence, . On isole . Les quantités sont différentes : et . Leurs rapports aux coefficients sont égaux : ils valent chacun . C’est ce que signifie « proportions stœchiométriques ».
Vérifier
: cette égalité vérifie simultanément le calcul et le sens de l’équivalence.
Doser directement du diiode
BasesOn titre d’une solution de diiode avec du thiosulfate à . La réaction est celle de l’exercice 4. Le volume équivalent vaut . Calcule la concentration du diiode.
Voir la correction détailléeExercice 6
Corrections · à partir du 4 — Les coefficients précèdent les nombres.
La relation stœchiométrique impose . Avec : . Puis . Dans ces relations, les volumes sont en L, les quantités en mol et les concentrations en . Le facteur vient de l’équation, pas du choix de verrerie.
Vérifier
Le titrant apporte de thiosulfate ; la quantité de diiode doit être deux fois plus petite, soit .
Doser les ions fer(II)
BasesEn milieu acide avec en excès, on utilise (ions aqueux, eau liquide). , et . Calcule .
Voir la correction détailléeExercice 7
Corrections · à partir du 7 — Les coefficients précèdent les nombres.
Le coefficient du fer(II) est 5, celui du permanganate 1 : . Ainsi . La concentration vaut . Les produits sont calculés en mol avec les volumes en L. Le coefficient 8 de l’acide n’entre pas dans le rapport Fe/Mn ; son excès est une condition du modèle.
Vérifier
Dans , une concentration de représente de fer(II), soit cinq fois les de permanganate versés.
Un rapport cinq sur deux
BasesLa réaction de titrage est . Les solutés sont aqueux, le dioxygène gazeux et l’eau liquide. Le milieu est assez acide et la réaction quantitative. Pour de peroxyde, et , détermine .
Voir la correction détailléeExercice 8
Corrections · à partir du 7 — Les coefficients précèdent les nombres.
À l’équivalence, . Donc . En litres, . On obtient , puis . Utiliser le facteur 5 de l’exercice précédent donnerait le double : les coefficients doivent être relus pour chaque réaction.
Vérifier
de peroxyde et de permanganate donnent bien le même avancement : .
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 9
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Avant l’équivalence
ApplicationOn titre de Fe(II) par du permanganate à , selon l’exercice 7. Calcule les quantités de ces deux réactifs restantes après l’ajout de . Identifie le limitant.
Voir la correction détailléeExercice 9
Corrections · à partir du 7 — Les coefficients précèdent les nombres.
On apporte . Cette quantité peut consommer de Fe(II). Il en reste donc . Le permanganate, limitant, est entièrement consommé : sa quantité restante est nulle. Les versés ne sont pas encore le volume équivalent.
Vérifier
La quantité restante de fer(II) est positive : on est bien avant l’équivalence. Le volume équivalent calculé à l’exercice suivant devra donc dépasser .
À l’équivalence
ApplicationReprends les données de l’exercice 9. Détermine . Les produits sont absents initialement. Donne les quantités de Fe(III) et de Mn(II) présentes à l’équivalence, puis explique pourquoi le mélange n’est pas vide.
Voir la correction détailléeExercice 10
Corrections · à partir du 10 — Les coefficients précèdent les nombres.
Il faut . Avec , on trouve . Il se forme de Fe(III) et de Mn(II). Le mélange contient ces produits, le solvant, l’acide en excès et les ions spectateurs. L’épuisement des deux réactifs dosés ne signifie donc pas absence de matière.
Vérifier
À , le titrant apporte de permanganate, exactement cinq fois moins que les de fer(II).
Après l’équivalence
ApplicationToujours avec les données de l’exercice 9, on a versé de titrant. Détermine les quantités de Fe(II) et de permanganate restantes. Prévois l’évolution de la couleur si l’on continue à ajouter du titrant.
Voir la correction détailléeExercice 11
Corrections · à partir du 10 — Les coefficients précèdent les nombres.
On a ajouté de permanganate. Tout le Fe(II) a été consommé en utilisant de permanganate. Il reste donc de permanganate et aucun Fe(II). Le permanganate en excès donne une coloration persistante ; des ajouts supplémentaires augmentent sa quantité. L’intensité observée dépend aussi de sa concentration dans le volume total.
Vérifier
Le volume versé dépasse : trouver du titrant restant et aucun réactif titré est cohérent avec le changement de limitant.
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 12
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Lire les deux courbes
ApplicationLe graphique ci-dessous correspond au titrage de Fe(II) par le permanganate à , en milieu acide. Lis , la quantité initiale de Fe(II) et les quantités restantes à . Explique la partie horizontale orange.
Voir la correction détailléeExercice 12
Corrections · à partir du 10 — Les coefficients précèdent les nombres.
Le changement de régime se situe à . La courbe bleue part de : c’est la quantité initiale de Fe(II). À , il ne reste plus de Fe(II). Le permanganate restant vaut . La ligne orange nulle avant l’équivalence représente du titrant restant. Le titrant est bien ajouté, mais il est consommé à chaque ajout.
Vérifier
À , les deux courbes de réactifs restants atteignent zéro : ce point commun distingue l’équivalence du simple début d’ajout.
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 13
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Une coloration qui disparaît
ApplicationPendant le titrage de Fe(II), une goutte violette apparaît localement puis disparaît à l’agitation. À l’ajout suivant, une teinte rose très pâle persiste dans tout le mélange selon le critère du protocole. Explique les deux observations et le rôle de l’agitation.
Voir la correction détailléeExercice 13
Corrections · à partir du 13 — Les coefficients précèdent les nombres.
La première goutte a réagi avec du Fe(II) encore présent : son permanganate a été consommé. La coloration locale ne prouvait pas un excès dans tout le mélange. La teinte persistante indique un très léger excès de permanganate après consommation du Fe(II), ce qui permet de repérer l’équivalence à la précision du protocole. L’agitation homogénéise et met les réactifs en contact ; sans elle, on risque de confondre une zone momentanément colorée avec le point final.
Vérifier
Une couleur locale qui disparaît ne satisfait pas le critère « persistante dans tout le mélange ». Le volume correspondant ne doit donc pas être retenu comme point final.
Une disparition de couleur
ApplicationOn titre du diiode par le thiosulfate et l’on utilise de l’amidon selon le protocole. Pourquoi la coloration bleue disparaît-elle près de l’équivalence ? Pourquoi ajouter encore beaucoup de titrant ne permet-il pas de retrouver le volume exact ?
Voir la correction détailléeExercice 14
Corrections · à partir du 13 — Les coefficients précèdent les nombres.
Le diiode responsable de la coloration avec l’amidon est consommé par le thiosulfate. Sa disparition détectable fait disparaître le bleu. Après l’équivalence, le thiosulfate s’accumule sans recréer du diiode : la couleur ne réapparaît pas. Un grand dépassement laisse donc seulement un volume trop élevé ; il faut recommencer un titrage précis si le point final a été manqué.
Inverser le réactif coloré
ApplicationDans un autre protocole, on titre une solution de vitamine C par du diiode. La réaction consomme les deux espèces selon un rapport . Le diiode ajouté en excès est détecté avec un indicateur. Le repérage se fera-t-il par apparition ou disparition de la couleur ? Justifie.
Voir la correction détailléeExercice 15
Corrections · à partir du 13 — Les coefficients précèdent les nombres.
Avant l’équivalence, la vitamine C est encore présente et consomme le diiode ajouté. Après son épuisement, un très léger excès de diiode peut persister et être détecté par l’indicateur. Le repérage se fait donc par apparition d’une coloration persistante. Ce n’est pas contradictoire avec l’exercice 14 : dans ce dernier, le diiode était titré ; ici, il est le titrant. Les rôles ont changé.
Choisir une réaction exploitable
ApplicationUn laboratoire envisage deux réactions pour un titrage : la première est rapide mais ne consomme qu’une partie de l’espèce dosée à l’équilibre ; la seconde est quantitative mais demande trente minutes après chaque ajout. Explique les difficultés. Quelles conditions rechercher pour un titrage direct simple ?
Voir la correction détailléeExercice 16
Corrections · à partir du 16 — Les coefficients précèdent les nombres.
La première n’est pas quantitative : le bilan « quantité ajoutée stœchiométrique = quantité initiale dosée » ne s’applique pas directement au repérage supposé. La seconde rend la lecture immédiate trompeuse, car du titrant peut rester momentanément sans que l’équivalence soit atteinte. On recherche une réaction suffisamment rapide, quantitative dans les conditions choisies, de stœchiométrie connue et sans réaction parasite significative. Il faut aussi un moyen adapté de repérer l’équivalence.
Vérifier
Ces critères ont des rôles distincts : la rapidité rend chaque ajout exploitable, le caractère quantitatif relie les quantités et le repérage fournit la mesure de .
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 17
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Une solution diluée cinq fois
ApplicationUne solution de Fe(II) est diluée cinq fois. On titre de la solution fille par du permanganate à ; . Avec la réaction de l’exercice 7, calcule les concentrations fille puis mère.
Voir la correction détailléeExercice 17
Corrections · à partir du 16 — Les coefficients précèdent les nombres.
Le titrage donne la quantité dans le prélèvement de solution fille : . Donc . La dilution vérifie avec sans dimension. Ainsi . Les volumes des produits sont en L. On applique le facteur 5 de dilution après avoir utilisé le facteur 5 stœchiométrique : leur même valeur numérique ne leur donne pas le même sens.
Vérifier
La mère doit être plus concentrée que la fille : . Ce sens d’évolution contrôle l’application du facteur de dilution.
Du prélèvement au flacon
ApplicationDans une fiole de se trouve une solution de diiode. Un prélèvement de demande de thiosulfate à . Calcule la quantité de diiode dans la fiole puis sa masse, avec .
Voir la correction détailléeExercice 18
Corrections · à partir du 16 — Les coefficients précèdent les nombres.
Dans le prélèvement, . La fiole contient fois ce volume de solution homogène. Donc . La masse vaut . Le facteur 25 porte sur une quantité ; il ne multiplie pas la concentration de la solution.
Vérifier
Le prélèvement représente du flacon homogène : la quantité totale doit donc être vingt-cinq fois plus grande.
Retrouver la masse d’un constituant
ApplicationUn échantillon est préparé quantitativement dans de solution où tout son fer dosable est sous forme Fe(II). Le titrage de demande de permanganate à . Calcule la masse de fer de l’échantillon ; .
Voir la correction détailléeExercice 19
Corrections · à partir du 19 — Les coefficients précèdent les nombres.
Le prélèvement contient de Fe(II). La solution totale contient cinq fois cette quantité, soit . Avec , on obtient de fer. Ce résultat dépend de la préparation quantitative et de la présence du fer à doser sous la forme Fe(II) ; la masse totale de l’échantillon n’est pas donnée.
Ajouter de l’eau après le prélèvement
ApplicationOn prélève correctement d’une solution puis on ajoute d’eau distillée dans l’erlenmeyer. Sans perte ni réaction parasite, le volume équivalent change-t-il ? Pour retrouver la concentration de la solution prélevée, faut-il diviser la quantité dosée par ou ?
Voir la correction détailléeExercice 20
Corrections · à partir du 19 — Les coefficients précèdent les nombres.
La quantité de réactif titré est conservée par l’ajout d’eau. Le volume équivalent reste donc inchangé, si les conditions de réaction et de repérage restent adaptées. Pour retrouver la concentration initiale, on divise la quantité mesurée par , convertis en L. Diviser par donnerait la concentration dans le mélange dilué avant titrage, et répondrait à une autre question.
Vérifier
L’ajout d’eau change une concentration mais ne crée ni ne retire le réactif titré. Le volume équivalent dépend de sa quantité, pas du volume total dans l’erlenmeyer.
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 21
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Une pipette mal rincée
ApplicationLa pipette contient de l’eau résiduelle qui dilue la solution lors du prélèvement au trait. On utilise ensuite le volume nominal de la pipette dans le calcul. Prévois le sens de l’erreur sur la concentration annoncée.
Voir la correction détailléeExercice 21
Corrections · à partir du 19 — Les coefficients précèdent les nombres.
Dans le volume nominal prélevé, la solution est devenue moins concentrée à cause de l’eau résiduelle. La quantité de réactif dosée est donc plus faible que celle d’un prélèvement correct. Il faut moins de titrant ; le volume équivalent diminue. En appliquant la formule avec le volume nominal, on sous-estime la concentration de la solution d’origine. Ce cas diffère d’un ajout d’eau après un prélèvement déjà correct.
Vérifier
La chaîne de sens est : dilution dans la pipette moins de matière prélevée plus petit concentration calculée trop petite.
Un titrant dilué dans la burette
ApplicationDe l’eau résiduelle a dilué la solution titrante dans la burette. L’élève utilise pourtant sa concentration nominale, plus grande que la concentration réelle. Prévois l’effet sur puis sur la concentration calculée de l’espèce titrée.
Voir la correction détailléeExercice 22
Corrections · à partir du 22 — Les coefficients précèdent les nombres.
Le titrant réellement délivré est moins concentré : il faut un volume plus grand pour apporter la même quantité à l’équivalence. Le calcul utilise à tort au lieu de . Comme la concentration nominale est trop grande, la quantité attribuée au titrant est surestimée, puis la concentration de l’espèce titrée l’est aussi. Rincer la burette avec le titrant évite cette dilution.
Vérifier
Le grand volume mesuré compense physiquement la faible concentration réelle ; le calcul erroné associe ensuite ce grand volume à une concentration trop forte, d’où la surestimation.
Une bulle dans l’embout
ApplicationUne bulle occupe initialement l’embout sous le robinet. Une partie du liquide mesuré par la variation du niveau remplit l’embout au lieu d’entrer dans l’erlenmeyer. Si l’élève ignore ce phénomène, quel biais obtient-il ?
Voir la correction détailléeExercice 23
Corrections · à partir du 22 — Les coefficients précèdent les nombres.
La variation de niveau mesure à la fois le liquide arrivé dans l’erlenmeyer et celui qui a remplacé la bulle. Le volume indiqué est donc plus grand que le volume réellement délivré au mélange. À l’équivalence, utiliser tout ce volume dans surestime la quantité de titrant ayant réagi. On surestime alors la quantité de réactif titré et sa concentration. Le contrôle de l’embout doit précéder la lecture initiale.
Vérifier
Le niveau de la burette mesure ce qui en est sorti, pas automatiquement ce qui a atteint l’erlenmeyer : la bulle rompt l’égalité entre ces deux volumes.
Répéter puis calculer
ApplicationTrois titrages précis de de Fe(II), avec du permanganate à , donnent , et . Calcule la moyenne et la concentration correspondante. Calcule aussi les concentrations associées aux deux volumes extrêmes, en fixant les autres données.
Voir la correction détailléeExercice 24
Corrections · à partir du 22 — Les coefficients précèdent les nombres.
La moyenne est . La formule donne , soit à trois chiffres significatifs. Avec les extrêmes, on trouve et . Cet intervalle traduit ici la dispersion des volumes seulement ; il ne comprend pas automatiquement toutes les sources d’incertitude.
Vérifier
La concentration est proportionnelle à : le plus petit volume doit donner la plus petite concentration et le plus grand la plus grande.
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 25
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Choisir une concentration titrante
ApplicationOn prévoit de titrer de Fe(II) à environ . On souhaite un volume équivalent entre et . Trois titrants au permanganate sont disponibles : , et . Choisis en calculant les volumes attendus.
Voir la correction détailléeExercice 25
Corrections · à partir du 25 — Les coefficients précèdent les nombres.
La quantité de Fe(II) prévue est . Il faut cinq fois moins de permanganate : . Avec , les trois volumes sont respectivement , et . On choisit donc . Le choix s’appuie sur la quantité attendue et le rapport stœchiométrique. Le volume n’est pas choisi arbitrairement après la mesure.
Vérifier
Seul appartient à la plage souhaitée ; les deux autres choix sont respectivement trop dilué et trop concentré pour ce protocole.
Prévoir un changement de protocole
ApplicationUn titrage direct donne . On recommence sur le double du volume de la même solution titrée et avec un titrant deux fois moins concentré. Prévois le nouveau volume équivalent et vérifie que la concentration retrouvée doit rester identique.
Voir la correction détailléeExercice 26
Corrections · à partir du 25 — Les coefficients précèdent les nombres.
La quantité titrée double, donc la quantité de titrant nécessaire double. Comme chaque millilitre de titrant apporte maintenant deux fois moins de matière, le volume doit encore être multiplié par deux. Le nouveau volume est . Dans , les facteurs changent selon : la concentration calculée reste la même. Il faut choisir une burette et un protocole compatibles avec le volume prévu.
Vérifier
Doubler la prise d’essai double la matière à doser ; diviser la concentration titrante par deux double encore le volume nécessaire. Les deux effets se multiplient : .
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 27
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Un repérage entre deux ajouts
ApplicationUn protocole considère le point final atteint dès la première teinte persistante après agitation. À , la teinte disparaît ; à , elle persiste. Quel intervalle les observations donnent-elles pour ce repérage ? Pourquoi ne peut-on pas annoncer une équivalence exacte à ?
Voir la correction détailléeExercice 27
Corrections · à partir du 27 — Les coefficients précèdent les nombres.
Le franchissement du critère expérimental se produit entre et . Les observations donnent cet encadrement du point final, avec la convention de persistance du protocole. est seulement le milieu de l’intervalle, pas une mesure exacte. De plus, le premier excès coloré peut être légèrement postérieur à l’équivalence chimique. Une estimation doit conserver la précision de la burette, la taille des ajouts et la limite de détection.
Vérifier
Les seules observations certaines sont « pas encore persistant » à et « persistant » à ; aucune ne localise le point final au millième de millilitre.
Une transformation avant le dosage
ApplicationAvant un titrage de Fe(II), l’air a oxydé de la quantité initiale en Fe(III), non titrée dans ce protocole. Le volume équivalent mesuré est . Quel volume aurait-on attendu sans cette transformation ? Quel biais ferait-on en présentant le résultat comme la concentration initiale en Fe(II) ?
Voir la correction détailléeExercice 28
Corrections · à partir du 27 — Les coefficients précèdent les nombres.
Il reste de la quantité initiale de Fe(II). À concentration titrante fixée, le volume équivalent est proportionnel à cette quantité : . Donc . Le dosage mesure bien le Fe(II) encore présent, mais sous-estimerait de la quantité initiale si l’on ignorait l’oxydation. Répéter le même protocole ne supprime pas nécessairement ce biais.
Vérifier
de donne les mesurés : le retour à la situation sans oxydation est cohérent.
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 29
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Approfondir : vitamine C et reste de diiode
ApprofondirÀ de jus, on ajoute de diiode en excès. La vitamine C réagit quantitativement avec lui selon un rapport ; aucune autre espèce ne le consomme. On titre le reste avec du thiosulfate à : . On donne .
Calcule la quantité de diiode restante à partir du titrage.
Vérifie qu’elle est compatible avec la quantité apportée.
Déduis la quantité de diiode consommée puis celle de vitamine C dans la prise d’essai.
Calcule la masse de vitamine C dans de jus.
Explique pourquoi ce dosage est indirect et nomme précisément ce que mesure le second titrage.
Voir la correction détailléeExercice 29
Corrections · à partir du 29 — Les coefficients précèdent les nombres.
1. La réaction avec le thiosulfate impose . On obtient . 2. Le reste est inférieur aux apportées : le bilan est physiquement admissible. 3. . Le rapport donne cette même quantité de vitamine C dans les . 4. Dans , . Puis . 5. Le dosage est indirect : le diiode réagit d’abord avec la vitamine C, puis le second titrage mesure le diiode restant. Cette quantité est soustraite à la quantité apportée pour retrouver ce qui a été consommé.
Vérifier
Le reste est compris entre et les apportées ; la quantité consommée est donc physiquement admissible.
Approfondir : détecter une incohérence
ApprofondirDans un dosage indirect, on apporte de diiode. Le titrage du reste demanderait de thiosulfate à .
Calcule la quantité de diiode que ce titrage attribuerait au reste.
Compare-la à la quantité apportée.
Montre quelle quantité consommée on obtiendrait par soustraction et explique pourquoi elle est impossible.
Cite trois éléments du protocole ou des données à contrôler avant de recommencer le calcul.
Voir la correction détailléeExercice 30
Corrections · à partir du 29 — Les coefficients précèdent les nombres.
1. Le reste calculé serait . 2. Cette quantité dépasse les apportées : le modèle annoncé est incompatible avec les données. 3. Le calcul consommé = apporté restant donnerait , résultat impossible. On ne remplace surtout pas cette valeur par sa valeur absolue. 4. Il faut contrôler la concentration et le volume du thiosulfate, les unités, la quantité de diiode réellement apportée et l’existence d’une autre transformation. Aucun dosage valable ne peut être annoncé avant d’avoir résolu l’incohérence.
Vérifier
Dans le modèle annoncé, une quantité « restante » ne peut excéder la quantité apportée. Ce contrôle de domaine doit précéder tout calcul de masse ou de concentration.
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 31
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Automatiser sans perdre les unités
ApplicationPour , les deux volumes sont donnés en mL et en .
Établis littéralement la relation donnant à l’équivalence.
Écris une fonction Python calculant à partir de .
Teste , , , , .
Explique pourquoi les mL peuvent rester dans ce rapport, puis précise un calcul voisin dans lequel la conversion en litres resterait obligatoire.
Voir la correction détailléeExercice 31
Corrections · à partir du 31 — Les coefficients précèdent les nombres.
1. À l’équivalence, , donc . On isole . 2. Une fonction correspondante est :
def concentration(a, b, cB, VE, VA):
return (a/b) * cB * (VE/VA)
3.
print(concentration(5, 1, 0.0100, 12.0, 20.0))
On obtient . 4. Le rapport est sans dimension et reste identique si les deux volumes sont convertis de mL en L : les facteurs se simplifient. En revanche, dans le calcul isolé , avec en , il faut convertir en L pour obtenir des mol.
II · EXERCICES
Entraînement · à partir du 32
Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.
Bilan : du flacon à la décision
ApplicationUne solution de peroxyde d’hydrogène est annoncée à . On en prélève pour préparer de solution fille. Le titrage de de cette solution fille, par du permanganate à , donne . La réaction et les conditions sont celles de l’exercice 8 ; .
Calcule la concentration en quantité de matière de la fille puis de la mère.
Retrouve la concentration en masse et la masse présente dans de solution mère.
Le cahier des charges de l’exercice accepte un écart relatif inférieur ou égal à . Le résultat calculé le respecte-t-il ?
Voir la correction détailléeExercice 32
Corrections · à partir du 32 — Les coefficients précèdent les nombres.
1 · Quantité dans la prise d’essai À l’équivalence, .
2 · Fille puis mère . Le facteur de dilution vaut . Ainsi .
3 · Concentration en masse , soit à trois chiffres significatifs. Dans , .
4 · Comparaison Avec la valeur non arrondie, l’écart relatif est , soit . Le résultat respecte le critère de donné dans l’exercice.
Cette comparaison porte sur le résultat calculé. Une décision expérimentale complète tiendrait aussi compte de l’incertitude et de la validité du protocole.
Vérifier
La concentration en masse calculée, , est proche des annoncés et l’écart relatif est bien inférieur à .
II · PROBLÈMES LONGS
Du comprimé à la valeur annoncée
À l’équivalence, les coefficients relient les quantités ; les prélèvements relient les échelles.
Contrôler le fer d’un complément alimentaire
Problème guidé · 9 questionsUn comprimé est dissous quantitativement puis la solution est ajustée à . On prélève de cette solution. En milieu acide, on titre les ions fer(II) par une solution de permanganate à . Le volume équivalent vaut . La réaction support est On donne . L’étiquette annonce de fer par comprimé et le contrôle accepte un écart relatif inférieur à .
Identifie le réactif titré, le titrant et le rôle du volume équivalent.
Vérifie les éléments et la charge de la réaction support.
Établis la relation entre dans la prise d’essai et versée à l’équivalence.
Calcule la quantité de permanganate versée.
Déduis la quantité de fer(II) dans les .
Calcule la concentration en fer(II) de la solution préparée.
Remonte à la quantité puis à la masse de fer dans le comprimé.
Calcule l’écart relatif à l’étiquette et conclus selon le critère donné.
Cite deux hypothèses expérimentales nécessaires pour que la masse calculée représente bien tout le fer du comprimé.
Voir la correction détailléeExercice 33
Prélèvement direct et dosage indirect — La relation d’équivalence s’écrit dans le mélange titré, puis on remonte les préparations.
1. Les ions fer(II) de la prise d’essai sont titrés ; les ions permanganate sont le titrant. est le volume de titrant nécessaire pour atteindre les proportions stœchiométriques avec la quantité de fer(II) présente. 2. Mn : 1 ; Fe : 5 ; O : 4 ; H : 8 de chaque côté. La charge vaut à gauche et à droite. 3. Les coefficients donnent . 4. 5. La prise d’essai contient de fer(II). 6. Dans , . 7. La fiole contient . La masse vaut . 8. L’écart relatif est . Il est inférieur à : le contrôle satisfait le critère donné. 9. Il faut notamment que la préparation soit quantitative et que tout le fer dosable soit bien sous forme fer(II). La réaction doit aussi être rapide, quantitative et sans espèce concurrente consommant le permanganate.
Contrôler une eau de Javel par dosage indirect
Deux réactions successives · 10 questionsOn prélève d’une eau de Javel commerciale et on complète à . On prélève ensuite de cette solution fille. En présence d’ions iodure et d’ions hydrogène en excès, les ions hypochlorite réagissent selon Le diiode formé est titré par une solution de thiosulfate à ; l’équivalence est obtenue pour selon On donne .
Nomme les quatre solutions ou mélanges successifs et précise celui qui est effectivement titré.
Explique pourquoi les ions iodure doivent être en excès.
Établis la relation à l’équivalence entre diiode et thiosulfate.
Calcule la quantité de thiosulfate versée puis la quantité de diiode formé.
Relie cette quantité à celle d’ions hypochlorite contenue dans la prise d’essai.
Calcule la concentration en hypochlorite de la solution fille.
Calcule le facteur de dilution et la concentration de la Javel commerciale.
Déduis sa concentration en masse équivalente de .
Calcule la masse équivalente de dans un flacon de .
Explique pourquoi utiliser directement les ou les à la place des dans le calcul du titrage serait une erreur.
Voir la correction détailléeExercice 34
Prélèvement direct et dosage indirect — La relation d’équivalence s’écrit dans le mélange titré, puis on remonte les préparations.
1. La Javel commerciale est la mère de la dilution ; la fiole de contient la fille. La prise d’essai de réagit avec iodure et acide pour former du diiode. C’est ce diiode présent dans le mélange réactionnel qui est ensuite titré par le thiosulfate. 2. L’excès d’iodure permet à tout l’hypochlorite de la prise d’essai de se transformer selon la première réaction. L’iodure ne doit pas limiter la formation de diiode. 3. Une mole de diiode consomme deux moles de thiosulfate : . 4. . Donc . 5. La première réaction forme une mole de diiode par mole d’hypochlorite : dans la prise d’essai. 6. . 7. ; la concentration commerciale vaut . 8. en équivalent . 9. Dans , . 10. Le titrage mesure la quantité contenue dans les de fille. Les sont le prélèvement de mère utilisé pour fabriquer toute la fille ; les sont son volume final. Ils interviennent ensuite dans le facteur de dilution, pas comme volume de la prise titrée.
Vérifier
Le chemin est : thiosulfate diiode hypochlorite de la prise concentration de la fille concentration de la Javel.
II · PROBLÈMES LONGS
Comparer une mesure à une étiquette
Le retour au produit initial intervient après le calcul dans la prise d’essai.
Dosage direct de la vitamine C d’un comprimé
Problème guidé · 8 questionsUn comprimé est dissous quantitativement et la solution est ajustée à . On prélève et on dose la vitamine C par une solution de diiode à . La réaction est quantitative et de rapport molaire . Le volume équivalent vaut . On donne et l’étiquette annonce par comprimé.
Identifie titré, titrant et prise d’essai.
Écris la relation de quantité à l’équivalence.
Calcule la quantité de diiode versée.
Déduis la quantité de vitamine C dans la prise d’essai.
Remonte à la quantité totale dans la fiole.
Calcule la masse de vitamine C par comprimé.
Calcule l’écart relatif à l’étiquette.
Prévois le sens du biais si une autre espèce du comprimé consomme aussi du diiode.
Voir la correction détailléeExercice 35
Valeur d’étiquette et répétabilité — Une série serrée renseigne sur la dispersion, pas sur tous les biais possibles.
1. La vitamine C contenue dans les est titrée ; la solution de diiode est le titrant. La prise d’essai représente un dixième des préparés. 2. Le rapport donne dans la prise. 3. . 4. La prise contient donc de vitamine C. 5. La solution totale contient dix fois plus : . 6. . 7. L’écart relatif vaut . 8. Une espèce concurrente qui consomme le diiode augmente le volume équivalent. En attribuant tout le diiode à la vitamine C, on surestime sa quantité et sa masse.
Peroxyde d’hydrogène : répétabilité et décision
Problème expérimental · 9 questionsOn prélève d’une solution commerciale de peroxyde d’hydrogène et on complète à . Trois titrages de de la fille par du permanganate à donnent , et . La réaction est On donne . L’étiquette annonce et le critère accepte un écart relatif inférieur ou égal à .
Calcule le volume équivalent moyen et l’étendue.
Établis la relation stœchiométrique à l’équivalence.
Calcule la quantité moyenne de permanganate versée.
Déduis la quantité de peroxyde dans la prise d’essai.
Calcule la concentration de la fille.
Reviens à la concentration de la solution commerciale.
Calcule sa concentration en masse.
Calcule l’écart relatif à l’étiquette et conclus selon le critère.
Explique ce que la faible étendue permet d’affirmer et ce qu’elle ne permet pas d’exclure.
Voir la correction détailléeExercice 36
Valeur d’étiquette et répétabilité — Une série serrée renseigne sur la dispersion, pas sur tous les biais possibles.
1. . L’étendue vaut . 2. À l’équivalence, , donc . 3. . 4. La prise contient . 5. . 6. ; . 7. . 8. L’écart relatif vaut . Il respecte le critère de . 9. La faible étendue indique une bonne répétabilité des volumes dans cette série. Elle n’exclut pas une erreur commune aux trois essais : titrant mal étalonné, dilution erronée ou réaction parasite.
II · PROBLÈMES LONGS
Choisir et contrôler une méthode
La précision apparente d’un volume ne corrige pas une erreur de protocole.
Une série de volumes et une bulle repérée
Traitement de mesures · 8 questionsOn titre d’une solution A par une solution B à . La réaction est de rapport . Quatre essais donnent , , et . Le cahier de laboratoire signale pour le quatrième essai une bulle initiale dans l’embout de la burette ; les trois autres essais ont suivi le protocole validé.
Explique l’effet d’une bulle initiale sur le volume lu et sur la concentration calculée.
Justifie pourquoi le quatrième résultat doit être traité à part à partir de l’observation expérimentale, et non seulement parce qu’il est éloigné.
Calcule la moyenne des trois essais valides.
Calcule leur étendue.
Établis la relation donnant .
Calcule à partir du volume moyen.
Calcule les concentrations correspondant aux deux volumes extrêmes valides.
Explique pourquoi cet intervalle ne constitue pas, à lui seul, une incertitude complète sur .
Voir la correction détailléeExercice 37
Traiter une série et dimensionner le titrage — Le choix de la concentration titrante conditionne la qualité de la lecture.
1. Une partie du liquide quittant la burette remplit d’abord l’embout au lieu d’atteindre l’erlenmeyer. Le volume lu est donc supérieur au volume réellement versé au mélange ; utiliser toute la lecture surestime la quantité titrante et la concentration calculée. 2. Le quatrième résultat est associé à une anomalie observée et documentée qui invalide le protocole. On ne l’écarte pas simplement parce qu’il gêne la moyenne ; on le conserve dans le cahier, mais on ne l’utilise pas comme essai valide. 3. , soit à la précision de lecture. 4. L’étendue des essais valides est . 5. Le rapport donne , donc . 6. , les deux volumes étant dans la même unité et leur rapport sans dimension. 7. Avec et , on trouve respectivement et . 8. Cet intervalle ne décrit que la dispersion de trois volumes. Il n’intègre pas les incertitudes sur , la pipette, la burette, le repérage ni un éventuel biais commun.
Choisir la concentration du titrant avant l’expérience
Dimensionnement · 9 questionsOn prévoit de titrer d’une solution de fer(II) dont la concentration est voisine de , avec le permanganate selon un rapport . On veut un volume équivalent entre et . Trois solutions de permanganate sont disponibles : , et . Avec la solution choisie, trois essais donnent , et .
Estime la quantité de fer(II) dans la prise d’essai.
Déduis la quantité de permanganate attendue à l’équivalence.
Calcule le volume attendu pour chacun des trois titrants.
Choisis le titrant adapté et justifie ce choix expérimental.
Calcule la moyenne des trois volumes mesurés.
Détermine la concentration expérimentale en fer(II).
Calcule l’écart relatif à la valeur prévisionnelle .
Explique pourquoi choisir le titrant à aurait dégradé la précision relative du repérage avec la même burette.
Indique une adaptation possible si seul le titrant le plus concentré était disponible.
Voir la correction détailléeExercice 38
Traiter une série et dimensionner le titrage — Le choix de la concentration titrante conditionne la qualité de la lecture.
1. . 2. Il faut cinq fois moins de permanganate : . 3. . Les volumes prévus sont , et pour les trois concentrations dans l’ordre. 4. On choisit , seul titrant qui place entre et . 5. . 6. 7. L’écart relatif à vaut . 8. Une même incertitude absolue de lecture représente une fraction beaucoup plus grande de que de . Le point final devient donc relativement moins précis. 9. On peut diluer quantitativement le titrant par un facteur adapté, ou augmenter la prise d’essai si le protocole, la burette et les quantités disponibles le permettent.
II · PROBLÈMES LONGS
Décider dans un contexte réel
Une conclusion réglementaire dépend du résultat, du modèle et des interférences.
Doser le dioxyde de soufre d’un vin
Problème contextualisé · 8 questionsOn titre de vin par une solution de diiode à . Dans le modèle de l’exercice, seul le dioxyde de soufre consomme le diiode, selon un rapport molaire . Le volume équivalent vaut . On donne et une limite de pour le contrôle considéré.
Identifie l’espèce titrée et le titrant.
Écris la relation de quantité à l’équivalence.
Calcule la quantité de diiode versée.
Déduis la concentration en quantité de matière de dans le vin.
Calcule sa concentration en masse en .
Compare à la limite indiquée.
Prévois le sens du biais si une autre espèce du vin consomme du diiode.
Explique pourquoi la phrase « le vin est définitivement conforme » serait trop forte sans étude de sélectivité et d’incertitude.
Voir la correction détailléeExercice 39
Contexte réglementaire et dosage en retour — Les interférences fixent le sens du biais ; elles ne se corrigent pas par un simple arrondi.
1. Le dioxyde de soufre du vin est titré ; la solution de diiode est le titrant. 2. Le rapport donne dans la prise d’essai. 3. . 4. Dans , . 5. . 6. : le résultat calculé est sous la limite indiquée. 7. Une autre espèce qui consomme du diiode augmente . Si tout est attribué au dioxyde de soufre, sa concentration est surestimée. 8. Il faut vérifier la sélectivité du dosage, les transformations possibles du prélèvement et l’incertitude autour de . Le calcul seul ne suffit pas à une décision réglementaire définitive.
Déterminer la teneur en cuivre d’un alliage
Dosage indirect · 10 questionsUn échantillon d’alliage de masse est dissous quantitativement ; tous les atomes de cuivre deviennent des ions . La solution est ajustée à . On prélève et on ajoute des ions iodure en excès : Le diiode formé est titré par du thiosulfate à ; le volume équivalent vaut selon On donne . La fiche technique annonce entre et de cuivre en masse.
Explique le rôle de l’excès d’iodure.
Établis la relation entre quantité de cuivre(II) et quantité de diiode formé.
Établis la relation à l’équivalence entre diiode et thiosulfate.
Combine les deux relations pour relier directement cuivre(II) et thiosulfate.
Calcule la quantité de thiosulfate versée.
Déduis la quantité de cuivre dans la prise d’essai.
Remonte à la quantité de cuivre dans les .
Calcule la masse et le pourcentage massique de cuivre dans l’alliage.
Compare à l’intervalle de la fiche technique.
Discute le sens du biais si la dissolution de l’échantillon n’est pas quantitative ou si une autre espèce oxyde aussi les ions iodure.
Voir la correction détailléeExercice 40
Contexte réglementaire et dosage en retour — Les interférences fixent le sens du biais ; elles ne se corrigent pas par un simple arrondi.
1. L’iodure en excès garantit que tous les ions cuivre(II) de la prise puissent former et le diiode correspondant. Il ne doit pas être limitant. 2. La première équation donne . 3. La seconde donne . 4. Les deux membres de droite étant identiques, dans la prise d’essai. 5. . 6. La prise contient donc de cuivre. 7. représentent un dixième des : . 8. . Le pourcentage vaut . 9. appartient à l’intervalle annoncé. 10. Une dissolution incomplète laisse du cuivre hors de la solution et sous-estime la teneur. Une autre espèce qui oxyde l’iodure forme du diiode supplémentaire et surestime la teneur attribuée au cuivre.
Vérifier
Les deux coefficients 2 se compensent : dans ce protocole précis, une mole de thiosulfate à l’équivalence correspond à une mole de cuivre dans la prise.
BILAN
Ce que tu dois savoir refaire
Le volume équivalent prend son sens dans une réaction et un prélèvement.
| Identifier | Espèce titrée dans un prélèvement ; titrant de concentration connue ; volume ajouté mesuré par la burette. |
|---|---|
| Modéliser | Réaction suffisamment rapide, quantitative et de stœchiométrie connue, sans réaction parasite significative. |
| Équivalence | Pour , . Quantités introduites dans les proportions stœchiométriques. |
| Calculer | . Relire les coefficients à chaque réaction. |
| Interpréter | Avant : titrant limitant. Après : espèce titrée épuisée. Relier la couleur à l’espèce présente et distinguer point final observé et équivalence. |
| Remonter | Solution mère : . Échantillon total : . Chaque facteur correspond à une opération distincte. |
| Contrôler | Unités, ordre de grandeur, sens des erreurs, absence de quantité négative, précision cohérente. |
Dans : en mol, en et en L. Dans : en g et en . Un facteur de dilution et un rapport de volumes de même unité sont sans dimension.
Reprendre le bon obstacle
Rôles, mesure et coefficients : exercices 1 à 8. Avant/à/après : 9 à 16. Dilution et échantillon : 17 à 20. Erreurs et protocole : 21 à 28. Dosage indirect : 29 et 30. Numérique et synthèse : 31 et 32.