Polynômes du second degré — Première spécialité

CHAPITRE / Première

PremièreMathématiques

Polynômes du second degré

Reconnaître les formes d’un trinôme, résoudre, factoriser, étudier le signe et modéliser.

32 exercices — cherche avant d’ouvrir chaque correction.

MODE D’EMPLOI

Un chapitre pour travailler seul

Lire avec un crayon, chercher avant de regarder, reprendre ce qui résiste.

Repères : cours p.  ; exercices p.  ; corrections p. .

Ton parcours

Pour apprendreLis le cours et refais les exemples en cachant la solution. Les petites questions « À toi de jouer » permettent un premier contrôle.
Pour t’entraînerLes exercices 1 à 8 consolident les bases ; 9 à 20 font choisir une méthode ; 21 à 30 demandent de relier plusieurs idées ; 31 et 32 sont des approfondissements.
Pour progresserAvant de lire la correction, note l’étape où tu bloques. Après lecture, refais cette étape, puis l’exercice entier quelques jours plus tard.

Des repères qui ont chacun une fonction

Nommer

Un cadre orange introduit une notion et le sens de sa notation.

Retenir

Un cadre bleu énonce un résultat, avec ses conditions de validité.

Agir

La cible orbitale annonce une démarche : ce que l’on cherche, pourquoi on choisit cet outil, puis comment on l’applique.

Le déclic

L’ampoule éclaire un choix ou rappelle une règle au moment où elle devient utile.

Vérifier

La coche propose une vérification qui peut détecter une erreur. Elle ne remplace pas une démonstration demandée.

Prendre le temps

Le triangle bicolore signale une confusion précise, sans multiplier les avertissements.

Matériel. Un cahier pour rédiger, une règle pour les tableaux et les figures. Cherche d’abord les valeurs exactes. Une calculatrice peut ensuite aider à contrôler une approximation.

I · COURS ET SAVOIR-FAIRE

Avant de commencer

Quatre réflexes de calcul qui vont réellement servir.

1. Développer un carré : le terme du milieu compte

Pour tous réels uu et vv, (u+v)2=u2+2uv+v2,(u−v)2=u2−2uv+v2.(u+v)^2=u^2+2uv+v^2,\qquad (u-v)^2=u^2-2uv+v^2. Ainsi (x−3)2=x2−6x+9(x-3)^2=x^2-6x+9, et non x2+9x^2+9. Le terme −6x-6x provient de deux produits : x×(−3)x\times(-3) et (−3)×x(-3)\times x.

2. Factoriser : transformer une somme en produit

3x2−12x=3x(x−4),x2−25=(x−5)(x+5).3x^2-12x=3x(x-4),\qquad x^2-25=(x-5)(x+5). Dans la première égalité, 3x3x est commun aux deux termes. Dans la seconde, on reconnaît u2−v2=(u−v)(u+v)u^2-v^2=(u-v)(u+v).

3. Résoudre un produit nul et une équation de carré

Un produit de réels est nul si et seulement si au moins un facteur est nul : (2x−1)(x+4)=0⇔2x−1=0oux+4=0.(2x-1)(x+4)=0\iff 2x-1=0\ \text{ou}\ x+4=0. Les solutions sont donc 12\frac12 et −4-4. Pour un carré : x2=9⇔x=3oux=−3.x^2=9\iff x=3\ \text{ou}\ x=-3. Un carré réel est toujours positif ou nul : x2=−9x^2=-9 n’a aucune solution réelle.

4. Remplacer un nombre négatif avec des parenthèses

Pour f(x)=2x2−3x+1f(x)=2x^2-3x+1, on obtient f(−2)=2×(−2)2−3×(−2)+1=8+6+1=15.f(-2)=2\times(-2)^2-3\times(-2)+1=8+6+1=15. Dans (−2)2(-2)^2, c’est tout le nombre −2-2 qui est élevé au carré.

Diagnostic express

Développe (x+2)2(x+2)^2 ; factorise 5x2−10x5x^2-10x ; résous x2=7x^2=7 ; calcule g(−1)g(-1) pour g(x)=−x2+4x−2g(x)=-x^2+4x-2.

Réponse pour te vérifier

x2+4x+4x^2+4x+4 ; 5x(x−2)5x(x-2) ; −7-\sqrt7 et 7\sqrt7 ; −7-7. Si une réponse t’échappe, reprends la règle correspondante ci-dessus.

I · COMPRENDRE

Reconnaître le second degré

Avant de calculer, identifie l’objet que tu étudies.

Fonction polynôme du second degré

Une fonction ff définie sur ℝ\mathbb{R} est une fonction polynôme du second degré lorsqu’elle s’écrit f(x)=ax2+bx+c,a,b,c∈ℝ,a≠0.f(x)=ax^2+bx+c,\qquad a,b,c\in\mathbb{R},\quad a\ne0. Les nombres aa, bb et cc sont ses coefficients. Cette écriture est sa forme développée réduite. Le coefficient de x2x^2 doit être non nul.

Pour f(x)=−2x2+5x−7f(x)=-2x^2+5x-7, on lit a=−2a=-2, b=5b=5, c=−7c=-7. Le signe fait partie du coefficient. Pour g(x)=4x2−9g(x)=4x^2-9, on a a=4a=4, b=0b=0, c=−9c=-9 : le terme en xx peut manquer.

Une expression peut cacher sa nature

La fonction h(x)=(x+1)2−x2h(x)=(x+1)^2-x^2 semble contenir du second degré. Pourtant, h(x)=x2+2x+1−x2=2x+1.h(x)=x^2+2x+1-x^2=2x+1. C’est une fonction affine. On classe une expression après simplification, pas à son apparence.

Racine et parabole

Une racine de ff est un réel x0x_0 tel que f(x0)=0f(x_0)=0. C’est une solution de l’équation f(x)=0f(x)=0. La courbe représentative d’une fonction du second degré est une parabole. Une racine x0x_0 correspond au point (x0;0)(x_0;0) où cette courbe rencontre l’axe des abscisses.

Vérifier qu’un nombre est une racine

Pour f(x)=2x2−5x+2f(x)=2x^2-5x+2, testons 22 : f(2)=2×22−5×2+2=8−10+2=0.f(2)=2\times2^2-5\times2+2=8-10+2=0. Donc 22 est une racine. En revanche f(1)=2−5+2=−1≠0f(1)=2-5+2=-1\ne0 : 11 n’en est pas une.

Sans deviner

Dans −x2+6-x^2+6, quels sont aa, bb, cc ? Le nombre 6\sqrt6 est-il une racine ?

Réponse pour te vérifier

a=−1a=-1, b=0b=0, c=6c=6 ; oui, car −(6)2+6=0-(\sqrt6)^2+6=0.

I · CHOISIR

Trois formes, trois accès

Une expression bien choisie peut éviter beaucoup de calculs.

Considérons une même fonction : derbracex2−6x+5développée=derbrace(x−1)(x−5)factorisée=derbrace(x−3)2−4canonique.\,\mathrm{derbrace}{x^2-6x+5}_{\text{développée}}\;=\;\,\mathrm{derbrace}{(x-1)(x-5)}_{\text{factorisée}}\;=\;\,\mathrm{derbrace}{(x-3)^2-4}_{\text{canonique}}. Ces expressions sont égales pour tout réel xx. Vérifions les deux transformations : (x−1)(x−5)=x2−5x−x+5=x2−6x+5,(x−3)2−4=x2−6x+9−4=x2−6x+5.\begin{aligned} (x-1)(x-5)&=x^2-5x-x+5=x^2-6x+5,\\ (x-3)^2-4&=x^2-6x+9-4=x^2-6x+5. \end{aligned}

QuestionForme utileCe qu’elle révèle
Calculer f(0)f(0)x2−6x+5x^2-6x+5f(0)=5f(0)=5 immédiatement.
Résoudre f(x)=0f(x)=0(x−1)(x−5)(x-1)(x-5)Les racines sont 11 et 55.
Trouver le minimum(x−3)2−4(x-3)^2-4Le carré vaut au moins 00 : f(x)≥−4f(x)\ge-4, avec égalité en 33.

Lire la forme canonique

Forme canonique

Toute fonction du second degré admet une écriture f(x)=a(x−α)2+β,a≠0.f(x)=a(x-\alpha)^2+\beta,\qquad a\ne0. Le point S(α;β)S(\alpha;\beta) est le sommet de sa parabole. Sa droite de symétrie a pour équation x=αx=\alpha.

Dans −2(x+1)2+8-2(x+1)^2+8, on doit lire (x−(−1))2(x-(-1))^2 : le sommet est S(−1;8)S(-1;8), et non S(1;8)S(1;8).

Le déclic

Ne développe pas par réflexe. Si la question porte sur une annulation, un sommet ou un extremum, regarde d’abord ce que la forme donnée permet déjà de lire.

Choisir avant d’agir

Pour f(x)=(x−3)2−4f(x)=(x-3)^2-4, quelle forme précédente utilises-tu pour calculer f(0)f(0) ? Pour résoudre f(x)=−4f(x)=-4 ?

Réponse pour te vérifier

Développée : f(0)=5f(0)=5. Canonique : (x−3)2=0(x-3)^2=0, donc x=3x=3.

I · SAVOIR-FAIRE 01

Faire apparaître un carré

Repérer ce que le carré ajoute, puis le compenser.

Passer à la forme canonique dans un cas simple

Écrivons f(x)=2x2−12x+7f(x)=2x^2-12x+7 sous forme canonique.

1 · Isoler le coefficient de x2x^2. On factorise 22 dans les deux premiers termes :

f(x)=2(x2−6x)+7.f(x)=2(x^2-6x)+7.

2 · Trouver le bon carré. Le terme −6x-6x doit être le terme croisé −2×3×x-2\times3\times x. On essaie donc (x−3)2(x-3)^2.

(x−3)2=x2−6x+9.(x-3)^2=x^2-6x+9. Le carré contient les deux termes voulus, mais aussi 99 en trop. On le retire : x2−6x=(x−3)2−9.x^2-6x=(x-3)^2-9.

3 · Remplacer toute l’expression. La compensation reste dans le crochet :

f(x)=2[(x−3)2−9]+7=2(x−3)2−18+7=2(x−3)2−11.\begin{aligned} f(x)&=2\big[(x-3)^2-9\big]+7\\ &=2(x-3)^2-18+7=\boxed{2(x-3)^2-11}. \end{aligned}

Vérifier

En développant 2(x−3)2−112(x-3)^2-11, on retrouve 2x2−12x+18−11=2x2−12x+72x^2-12x+18-11=2x^2-12x+7.

Le déclic

Le programme demande de savoir compléter le carré dans des cas simples comme ceux de cette page. Il n’est pas utile de mémoriser une transformation générale compliquée : lorsque la structure n’apparaît pas proprement, choisis une autre forme ou un autre outil.

Le coefficient extérieur agit aussi

Écrire 2[(x−3)2−9]=2(x−3)2−92[(x-3)^2-9]=2(x-3)^2-9 est faux : le 22 multiplie également le terme −9-9.

Et si le coefficient dominant est négatif ?

−x2+4x+1=−[x2−4x]+1=−[(x−2)2−4]+1=−(x−2)2+5.-x^2+4x+1=-\big[x^2-4x\big]+1=-\big[(x-2)^2-4\big]+1=-(x-2)^2+5. Le signe moins devant le crochet change aussi le signe de −4-4.

Même idée, nouvelles données

Mets x2+8x+3x^2+8x+3 puis 3x2−6x+53x^2-6x+5 sous forme canonique.

Réponse pour te vérifier

(x+4)2−13(x+4)^2-13 ; 3[(x−1)2−1]+5=3(x−1)2+23[(x-1)^2-1]+5=3(x-1)^2+2.

I · COMPRENDRE

Sommet, extremum et variations

Tout part du fait qu’un carré est positif ou nul.

Lire un extremum

Soit f(x)=a(x−α)2+βf(x)=a(x-\alpha)^2+\beta.

  • Si a>0a>0, alors f(x)≥βf(x)\ge\beta : son minimum est β\beta, atteint pour x=αx=\alpha.

  • Si a<0a<0, alors f(x)≤βf(x)\le\beta : son maximum est β\beta, atteint pour x=αx=\alpha.

Pourquoi ? Le carré (x−α)2(x-\alpha)^2 est positif ou nul, et vaut 00 uniquement en α\alpha. Multiplier par un nombre négatif renverse l’inégalité. Ajouter β\beta donne les deux conclusions.

Comprendre les variations sans dériver

Quand xx se rapproche de α\alpha, sa distance à α\alpha diminue : (x−α)2(x-\alpha)^2 diminue. Quand xx s’en éloigne, ce carré augmente. Ainsi :

Figure du cours
Figure du cours

Distinguer valeur et lieu de l’extremum

Pour f(x)=−2(x+1)2+8f(x)=-2(x+1)^2+8, on a a=−2<0a=-2<0 et α=−1\alpha=-1. Donc ff croît sur ]−∞;−1]]-\infty;-1], puis décroît sur [−1;+∞[[-1;+\infty[. Son maximum est 88, atteint pour x=−1x=-1.

Le domaine du problème compte

Sur [0;3][0;3], cette même fonction est seulement décroissante. Son maximum y est f(0)=6f(0)=6 ; le sommet d’abscisse −1-1 n’appartient pas à cet intervalle.

Une borne expliquée

Justifie 3(x−2)2+1≥13(x-2)^2+1\ge1. Quand a-t-on égalité ?

Réponse pour te vérifier

Le carré est ≥0\ge0, donc son triple aussi. L’égalité exige x−2=0x-2=0, soit x=2x=2.

I · LIRE UNE PARABOLE

Le rôle de a a dans l’ouverture

Comparer dans le même repère, avec le même sommet et les mêmes échelles.

Dans f(x)=a(x−α)2+βf(x)=a(x-\alpha)^2+\beta, le signe de aa fixe le sens d’ouverture. Sa valeur absolue |a||a| règle le resserrement autour de l’axe x=αx=\alpha.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

Ces trois courbes ont pour équations y=a(x−1)2−2y=a(x-1)^2-2. Pour atteindre le même niveau y=2y=2, on doit monter de 4 au-dessus du sommet : a(x−1)2=4⇒|x−1|=4a(a>0).a(x-1)^2=4\quad\Longrightarrow\quad |x-1|=\sqrt{\frac4a}\qquad(a>0).

Coefficient aa14\frac141144
Distance à l’axe au niveau y=2y=2421
Écart entre les deux branches842

Plus | a | |a| est grand, plus la parabole est resserrée

À sommet fixé et dans le même repère, un grand |a||a| fait varier la hauteur plus vite lorsqu’on s’éloigne de l’axe. Pour atteindre un même écart vertical au sommet, on s’éloigne donc moins horizontalement. Un petit |a||a| donne une parabole plus évasée.

Si l’on remplace aa par −a-a, la courbe se réfléchit par rapport à la droite y=βy=\beta : même resserrement, sens d’ouverture opposé. Ainsi a=−4a=-4 donne une parabole plus resserrée que a=−1a=-1, car |−4|>|−1||-4|>|-1|.

Comparer sans tracer

Avec le même sommet, laquelle est la plus évasée : a=−0,2a=-0{,}2 ou a=−3a=-3 ? Et que devient la fonction si a=0a=0 ?

Réponse pour te vérifier

a=−0,2a=-0{,}2, car sa valeur absolue est plus petite. Si a=0a=0, il reste f(x)=βf(x)=\beta : la courbe est une droite horizontale, plus une parabole.

I · REPRÉSENTER

Relier la courbe aux calculs

Un dessin éclaire le résultat ; l’algèbre en établit les valeurs exactes.

Reprenons f(x)=(x−3)2−4=(x−1)(x−5)=x2−6x+5f(x)=(x-3)^2-4=(x-1)(x-5)=x^2-6x+5.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours
  • Les racines 11 et 55 donnent les intersections avec l’axe des abscisses.

  • f(0)=5f(0)=5 donne l’intersection avec l’axe des ordonnées.

  • Le sommet S(3;−4)S(3;-4) correspond au minimum ; l’axe est x=3x=3.

  • Les points d’abscisses 3−h3-h et 3+h3+h ont la même ordonnée : f(3−h)=h2−4=f(3+h)f(3-h)=h^2-4=f(3+h).

Le déclic

Pour construire un croquis, place d’abord le sommet, l’axe de symétrie et quelques points exacts. Relie-les en respectant les variations ; une parabole n’est pas une ligne brisée.

Signe et position

Pour quelles abscisses cette courbe est-elle sous l’axe horizontal ? Que signifie cette phrase pour f(x)f(x) ?

Réponse pour te vérifier

Pour 1<x<51<x<5 ; cela signifie f(x)<0f(x)<0. Aux bornes 11 et 55, la valeur est nulle.

I · LIRE UNE PARABOLE

Le sommet annonce les racines

Le sens d’ouverture et la hauteur du sommet suffisent pour compter les intersections.

Soit f(x)=a(x−α)2+βf(x)=a(x-\alpha)^2+\beta, avec a≠0a\ne0, et son sommet S(α;β)S(\alpha;\beta). Une racine correspond à une intersection avec l’axe horizontal y=0y=0.

Trois questions à poser au dessin

1 · Dans quel sens la parabole s’ouvre-t-elle ? Si a>0a>0, elle s’ouvre vers le haut et le sommet est son point le plus bas. Si a<0a<0, elle s’ouvre vers le bas et le sommet est son point le plus haut.

2 · Où se trouve le sommet par rapport à l’axe horizontal ? C’est le signe de β\beta qui le dit : en dessous si β<0\beta<0, sur l’axe si β=0\beta=0, au-dessus si β>0\beta>0.

3 · Les branches rencontrent-elles l’axe ? Un minimum négatif avec deux branches qui montent donne deux intersections. Un minimum positif laisse toute la courbe au-dessus. Pour un maximum, on raisonne en renversant le dessin.

Sommeta>0a>0 : minimuma<0a<0 : maximum
β<0\beta<0 : sous l’axeDeux racines distinctes.Aucune racine réelle.
β=0\beta=0 : sur l’axeUne racine double : α\alpha.Une racine double : α\alpha.
β>0\beta>0 : au-dessusAucune racine réelle.Deux racines distinctes.

Ce que dit l’abscisse du sommet

α\alpha place l’axe de symétrie ; elle ne décide pas du nombre de racines. Lorsqu’il y en a deux, on les range x1<x2x_1<x_2 et x1<α<x2,α=x1+x22.x_1<\alpha<x_2,\qquad \alpha=\frac{x_1+x_2}{2}. Elles sont à la même distance du sommet horizontalement. Déplacer la parabole vers la droite ou vers la gauche déplace les racines sans changer leur nombre.

Un exemple avant tout discriminant

Si a=−2a=-2 et S(3;8)S(3;8), le maximum est positif et les branches descendent : il y a deux racines. La forme f(x)=−2(x−3)2+8f(x)=-2(x-3)^2+8 donne f(x)=0⇔(x−3)2=4⇔x=1oux=5.f(x)=0\iff(x-3)^2=4\iff x=1\ \text{ou}\ x=5. Les racines sont donc x1=1x_1=1 et x2=5x_2=5. Si le sommet devient S(3;−8)S(3;-8) avec le même aa, toute la parabole reste sous l’axe : aucune racine réelle.

Lis le sommet

Une parabole a a=3a=3 et S(−2;5)S(-2;5). Combien de racines ? Et avec S(−2;0)S(-2;0) ? Avec S(−2;−5)S(-2;-5) ?

Réponse pour te vérifier

Aucune ; une racine double −2-2 ; deux racines distinctes, symétriques autour de −2-2.

I · SAVOIR-FAIRE 02

Résoudre sans tout déployer

Le discriminant est utile, mais une structure simple l’est parfois davantage.

Un facteur commun

3x2−12x=0⇔3x(x−4)=0⇔x=0oux=4.3x^2-12x=0\iff3x(x-4)=0\iff x=0\ \text{ou}\ x=4.

Ne pas diviser par l’inconnue

Diviser directement par xx suppose x≠0x\ne0 et peut faire perdre la solution 00. Factoriser conserve tous les cas.

Une différence de carrés

4x2−9=0⇔(2x−3)(2x+3)=0⇔x=32oux=−32.4x^2-9=0\iff(2x-3)(2x+3)=0\iff x=\frac32\ \text{ou}\ x=-\frac32.

Un carré déjà isolé

2(x−1)2−18=0⇔(x−1)2=9⇔x−1=3oux−1=−3⇔x=4oux=−2.\begin{aligned} 2(x-1)^2-18=0&\iff(x-1)^2=9\\ &\iff x-1=3\ \text{ou}\ x-1=-3\\ &\iff x=4\ \text{ou}\ x=-2. \end{aligned} On commence par isoler le carré ; on prend ensuite les deux signes.

Une racine qui se voit

Pour f(x)=x2−5x+4f(x)=x^2-5x+4, on remarque f(1)=1−5+4=0f(1)=1-5+4=0. Cherchons kk tel que (x−1)(x−k)=x2−(k+1)x+k.(x-1)(x-k)=x^2-(k+1)x+k. Le terme constant impose k=4k=4, et le coefficient de xx devient bien −5-5. Ainsi f(x)=(x−1)(x−4)f(x)=(x-1)(x-4) : les racines sont 11 et 44.

Vérifier

Retrouver une racine est un début. Une factorisation vérifiée explique aussi pourquoi il n’en existe pas d’autres.

Choisis ton outil

Résous 5x2+10x=05x^2+10x=0 puis (x+2)2=5(x+2)^2=5.

Réponse pour te vérifier

5x(x+2)=05x(x+2)=0, donc {−2;0}\{-2;0\} ; puis x=−2−5x=-2-\sqrt5 ou x=−2+5x=-2+\sqrt5.

I · SAVOIR-FAIRE 03

Utiliser somme et produit

Retrouver des racines simples en reconnaissant deux nombres.

Somme et produit des racines

Si f(x)=ax2+bx+c=a(x−x1)(x−x2)f(x)=ax^2+bx+c=a(x-x_1)(x-x_2) avec a≠0a\ne0, alors x1+x2=−ba,x1x2=ca.x_1+x_2=-\frac ba,\qquad x_1x_2=\frac ca. Ces relations valent aussi lorsque les deux racines sont confondues.

Démonstration. Développons sans sauter le terme croisé : a(x−x1)(x−x2)=ax2−a(x1+x2)x+ax1x2.a(x-x_1)(x-x_2)=ax^2-a(x_1+x_2)x+ax_1x_2. Les coefficients des deux écritures sont égaux : b=−a(x1+x2)b=-a(x_1+x_2) et c=ax1x2c=ax_1x_2. La division par aa est permise car a≠0a\ne0.

Factoriser un trinôme unitaire

Pour f(x)=x2−7x+10f(x)=x^2-7x+10, cherchons deux nombres de somme 77 et de produit 1010. Les couples entiers positifs à tester sont (1;10)(1;10) et (2;5)(2;5). Seul le second a pour somme 77. On propose donc f(x)=(x−2)(x−5)f(x)=(x-2)(x-5) et on le vérifie en développant : (x−2)(x−5)=x2−7x+10.(x-2)(x-5)=x^2-7x+10.

Les signes donnent déjà une information

Pour x2+x−6x^2+x-6, le produit cherché est −6-6 : les deux nombres sont de signes opposés. Leur somme est −1-1 : −3-3 et 22 conviennent. D’où x2+x−6=(x+3)(x−2).x^2+x-6=(x+3)(x-2).

Ne pas chercher indéfiniment

Si aucun couple simple n’apparaît, cela ne prouve pas qu’il n’existe aucune racine. Les racines peuvent être irrationnelles. On dispose alors du discriminant.

Reconnaître et contrôler

Factorise x2−8x+15x^2-8x+15 puis 2x2−10x+122x^2-10x+12.

Réponse pour te vérifier

(x−3)(x−5)(x-3)(x-5) ; 2(x2−5x+6)=2(x−2)(x−3)2(x^2-5x+6)=2(x-2)(x-3). Le facteur 22 doit rester.

I · DÉMONTRER

D’où vient le discriminant ?

Ramener une équation du second degré à une équation de carré.

Soit ax2+bx+c=0ax^2+bx+c=0, avec a≠0a\ne0. L’identité suivante se vérifie par développement : (2ax+b)2−(b2−4ac)=4a(ax2+bx+c).(2ax+b)^2-(b^2-4ac)=4a(ax^2+bx+c). En effet, le membre de gauche vaut 4a2x2+4abx+b2−b2+4ac4a^2x^2+4abx+b^2-b^2+4ac, puis on factorise 4a4a.

Discriminant

Le nombre Δ=b2−4ac\Delta=b^2-4ac est le discriminant du trinôme. Puisque 4a≠04a\ne0, l’identité précédente donne l’équivalence ax2+bx+c=0⇔(2ax+b)2=Δ.ax^2+bx+c=0\iff(2ax+b)^2=\Delta.

Trois possibilités, comme pour X2=kX^2=k

Si Δ<0\Delta<0 : un carré ne peut pas être négatif. Il n’existe aucune solution réelle. Si Δ=0\Delta=0 : 2ax+b=02ax+b=0, d’où x=−b2ax=-\frac{b}{2a}. Il y a une seule solution réelle, appelée racine double. Si Δ>0\Delta>0 : 2ax+b=−Δ2ax+b=-\sqrt\Delta ou 2ax+b=Δ2ax+b=\sqrt\Delta. En soustrayant bb, puis en divisant par 2a2a : x=−b−Δ2aoux=−b+Δ2a.x=\frac{-b-\sqrt\Delta}{2a}\quad\text{ou}\quad x=\frac{-b+\sqrt\Delta}{2a}.

Résoudre a x 2 + b x + c = 0 ax^2+bx+c=0

Δ<0\Delta<0Aucune racine réelle.
Δ=0\Delta=0Une racine double x0=−b2ax_0=-\dfrac b{2a}.
Δ>0\Delta>0Deux racines distinctes −b−Δ2a\dfrac{-b-\sqrt\Delta}{2a} et −b+Δ2a\dfrac{-b+\sqrt\Delta}{2a}.

Le déclic

La démonstration explique le double signe. Elle évite aussi de simplifier à tort 4a2\sqrt{4a^2} en 2a2a : cette racine vaut 2|a|2|a|.

L’ordre des racines

Si a<0a<0, le dénominateur est négatif : la formule avec « −- » ne donne pas forcément la plus petite racine. Range les valeurs obtenues : nous noterons toujours x1<x2x_1<x_2 les deux racines distinctes dans un tableau.

I · SAVOIR-FAIRE 04

Calculer les racines avec soin

Identifier, substituer, simplifier, puis vérifier.

Deux racines rationnelles

Résolvons 2x2+3x−2=02x^2+3x-2=0. Ici a=2a=2, b=3b=3, c=−2c=-2. Δ=32−4×2×(−2)=9+16=25>0.\Delta=3^2-4\times2\times(-2)=9+16=25>0. On calcule −b=−3-b=-3, 2a=42a=4 et Δ=5\sqrt\Delta=5 avant de remplacer : x1=−3−54=−2,x2=−3+54=12.x_1=\frac{-3-5}{4}=-2,\qquad x_2=\frac{-3+5}{4}=\frac12. Donc S={−2;12}S=\left\{-2;\frac12\right\}.

Vérifier

Pour −2-2 : 2×4−6−2=02\times4-6-2=0. Pour 12\frac12 : 12+32−2=0\frac12+\frac32-2=0. La somme vaut −32=−b/a-\frac32=-b/a et le produit vaut −1=c/a-1=c/a.

Deux racines irrationnelles

Pour x2−2x−2=0x^2-2x-2=0, Δ=(−2)2−4×1×(−2)=12\Delta=(-2)^2-4\times1\times(-2)=12. Or 12=4×3=23\sqrt{12}=\sqrt{4\times3}=2\sqrt3. Donc x1=2−232=1−3,x2=1+3.x_1=\frac{2-2\sqrt3}{2}=1-\sqrt3,\qquad x_2=1+\sqrt3. Les valeurs exactes sont à conserver. Des approximations peuvent servir à les placer sur un axe.

Une seule racine ou aucune

Pour 9x2−6x+1=09x^2-6x+1=0, Δ=36−36=0\Delta=36-36=0, donc x0=6/18=1/3x_0=6/18=1/3. On reconnaît aussi (3x−1)2=0(3x-1)^2=0. Pour x2+2x+5=0x^2+2x+5=0, Δ=4−20=−16<0\Delta=4-20=-16<0 : aucune solution réelle. La forme (x+1)2+4(x+1)^2+4 montre également que l’expression est strictement positive.

Trois cas à reconnaître

Détermine le nombre de racines réelles de x2−6x+9x^2-6x+9, x2+1x^2+1 et x2−5x^2-5.

Réponse pour te vérifier

Une : (x−3)2(x-3)^2 ; aucune : x2+1>0x^2+1>0 ; deux : −5-\sqrt5 et 5\sqrt5.

I · COMPRENDRE

Factoriser et étudier le signe

Les racines partagent la droite en intervalles.

Factorisation sur les réels

Pour f(x)=ax2+bx+cf(x)=ax^2+bx+c, a≠0a\ne0 :

  • si Δ>0\Delta>0, avec deux racines x1,x2x_1,x_2, alors f(x)=a(x−x1)(x−x2)f(x)=a(x-x_1)(x-x_2) ;

  • si Δ=0\Delta=0, avec racine double x0x_0, alors f(x)=a(x−x0)2f(x)=a(x-x_0)^2 ;

  • si Δ<0\Delta<0, il n’existe pas de factorisation en deux facteurs affines réels non constants.

Deux racines distinctes x1<x2x_1<x_2

À gauche de x1x_1, les deux facteurs x−x1x-x_1 et x−x2x-x_2 sont négatifs : leur produit est positif. Entre les racines, ils ont des signes opposés : leur produit est négatif. À droite de x2x_2, ils sont tous deux positifs. Il reste à multiplier par aa.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

Une racine double, ou aucune racine

Si f(x)=a(x−x0)2f(x)=a(x-x_0)^2, son signe est celui de aa partout sauf en x0x_0, où il est nul. Il ne change pas de signe en x0x_0. Si Δ<0\Delta<0, l’identité 4af(x)=(2ax+b)2−Δ4af(x)=(2ax+b)^2-\Delta a un membre de droite strictement positif. Donc af(x)>0af(x)>0 : f(x)f(x) est strictement du signe de aa pour tout réel xx.

Ne pas oublier le coefficient dominant

−2x2+6x−4=−2(x−1)(x−2)-2x^2+6x-4=-2(x-1)(x-2). Il est négatif sur ]−∞;1[∪]2;+∞[]-\infty;1[\cup]2;+\infty[, nul en 11 et 22, positif sur ]1;2[]1;2[.

Deux pièges différents

Donne le signe de −3(x+2)2-3(x+2)^2 et de 2x2+22x^2+2.

Réponse pour te vérifier

Le premier est négatif sauf en −2-2, où il est nul. Le second est strictement positif sur ℝ\mathbb{R}.

I · SYNTHÈSE GRAPHIQUE

Les six cas · deux racines

Premier couple : Δ > 0 \Delta>0 . La parabole coupe l’axe horizontal en deux points.

Dans ces trois pages, S(α;β)S(\alpha;\beta) désigne le sommet. Les croquis illustrent les cas ; les tableaux donnent les conclusions générales. Deux racines distinctes sont toujours notées x1<x2x_1<x_2.

1 · a>0 et Δ>0 : un minimum négatif
1 · a>0 et Δ>0 : un minimum négatif
2 · a<0 et Δ>0 : un maximum positif
2 · a<0 et Δ>0 : un maximum positif

Les flèches et les signes ne disent pas la même chose

Une flèche qui monte indique que les valeurs augmentent ; un signe ++ indique qu’elles sont au-dessus de zéro. Une fonction peut augmenter tout en restant négative : regarde la branche gauche du deuxième cas, avant x1x_1.

Le déclic

À chaque racine simple, la courbe traverse l’axe : le signe change. Le sommet se situe entre les deux racines, à leur milieu.

I · SYNTHÈSE GRAPHIQUE

Les six cas · une racine double

Deuxième couple : Δ = 0 \Delta=0 . Le sommet est sur l’axe horizontal.

Ici β=0\beta=0 et f(x)=a(x−α)2f(x)=a(x-\alpha)^2. Les deux racines sont confondues : x1=x2=αx_1=x_2=\alpha ; il n’y a qu’une seule solution réelle distincte.

3 · a>0 et Δ=0 : un minimum nul
3 · a>0 et Δ=0 : un minimum nul
4 · a<0 et Δ=0 : un maximum nul
4 · a<0 et Δ=0 : un maximum nul

Une racine ne provoque pas toujours un changement de signe

Le carré (x−α)2(x-\alpha)^2 est positif de part et d’autre de α\alpha. Son annulation ne le rend pas négatif. La racine double explique donc le zéro isolé entre deux signes identiques.

Le déclic

Les variations changent de sens au sommet ; le signe de ff, lui, reste le même de part et d’autre.

I · SYNTHÈSE GRAPHIQUE

Les six cas · aucune racine

Troisième couple : Δ < 0 \Delta<0 . Toute la parabole reste d’un côté de l’axe.

Ne pas rencontrer l’axe ne signifie pas être toujours négative : c’est le signe de aa, et donc la position du sommet dans ce cas, qui permet de conclure.

5 · a>0 et Δ<0 : un minimum positif
5 · a>0 et Δ<0 : un minimum positif
6 · a<0 et Δ<0 : un maximum négatif
6 · a<0 et Δ<0 : un maximum négatif

Deux lectures cohérentes

Le signe de aa fixe le sens d’ouverture et les variations. Le signe de Δ\Delta donne le nombre de racines. Connaître aa et S(α;β)S(\alpha;\beta) permet la même décision en situant le sommet par rapport à l’axe. Le lien algébrique est Δ=−4aβ\Delta=-4a\beta : il relie le discriminant à la hauteur du sommet et au sens d’ouverture.

Le déclic

Les symboles +∞+\infty et −∞-\infty dans les tableaux décrivent des valeurs qui deviennent arbitrairement grandes ou petites. Ce ne sont pas des valeurs prises en un point.

I · SAVOIR-FAIRE 05

Résoudre une inéquation

Passer de « comparer » à « étudier un signe ».

Résoudre 2 x 2 + 3 x ≤ 2 2x^2+3x\le2

1 · Tout ramener dans un membre. On soustrait 22 des deux côtés :

2x2+3x−2≤0.2x^2+3x-2\le0.

2 · Étudier le trinôme. Ses racines sont −2-2 et 12\frac12, et son coefficient dominant est positif.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

3 · Lire la ligne utile. On veut les valeurs négatives ou nulles :

S=[−2;12].\boxed{S=\left[-2;\frac12\right]}.

Vérifier

Le nombre 00 est entre les racines : 2×02+3×0=0≤22\times0^2+3\times0=0\le2. Les bornes donnent l’égalité, donc elles sont incluses.

Comparer deux courbes

Pour savoir quand x2x^2 est au-dessus de 2x+32x+3, on écrit x2≥2x+3⇔x2−2x−3≥0⇔(x+1)(x−3)≥0.x^2\ge2x+3\iff x^2-2x-3\ge0\iff(x+1)(x-3)\ge0. Le coefficient dominant est positif ; la solution est donc ]−∞;−1]∪[3;+∞[]-\infty;-1]\cup[3;+\infty[. Aux abscisses −1-1 et 33, les courbes se rencontrent.

ET à l’intérieur, OU à l’extérieur

x2≤4x^2\le4 signifie −2≤x≤2-2\le x\le2 : les deux bornes sont reliées par et. x2≥4x^2\ge4 signifie x≤−2x\le-2 ou x≥2x\ge2 : on réunit deux intervalles.

Attention aux bornes

Résous x2−5x+6<0x^2-5x+6<0.

Réponse pour te vérifier

(x−2)(x−3)<0(x-2)(x-3)<0, donc S=]2;3[S=]2;3[. L’inégalité stricte exclut les racines.

I · SAVOIR-FAIRE 06

Reconstruire une fonction

Traduire les données avant de choisir des inconnues.

Deux racines et un point

Une parabole coupe l’axe des abscisses en −1-1 et 44 et passe par A(0;−8)A(0;-8). Les racines invitent à écrire f(x)=a(x+1)(x−4),a≠0.f(x)=a(x+1)(x-4),\qquad a\ne0. Le point AA appartient à la courbe : f(0)=−8f(0)=-8. Ainsi −4a=−8⇔a=2.-4a=-8\iff a=2. Donc f(x)=2(x+1)(x−4)f(x)=2(x+1)(x-4). Les deux racines ne suffisaient pas à fixer aa ; le point supplémentaire l’a déterminé.

Un sommet et un point

Le sommet est S(2;−3)S(2;-3) et la courbe passe par B(0;5)B(0;5). Le sommet invite à écrire g(x)=a(x−2)2−3.g(x)=a(x-2)^2-3. Puis g(0)=5g(0)=5 donne 4a−3=54a-3=5, donc a=2a=2. Ainsi g(x)=2(x−2)2−3.g(x)=2(x-2)^2-3.

Vérifier

On retrouve le sommet car le carré s’annule en 22, et g(0)=8−3=5g(0)=8-3=5. Développer donnerait 2x2−8x+52x^2-8x+5, mais ce n’était pas nécessaire pour trouver la fonction.

Associer donnée et forme

Deux racines distinctes x1,x2x_1,x_2a(x−x1)(x−x2)a(x-x_1)(x-x_2)
Un sommet (α;β)(\alpha;\beta)a(x−α)2+βa(x-\alpha)^2+\beta
Trois points d’abscisses distinctesax2+bx+cax^2+bx+c, puis trois équations

Vérifie ensuite que a≠0a\ne0. Si les trois points sont alignés, la fonction obtenue est affine.

À toi de traduire

Une fonction a pour racines 22 et 55, et vaut 1010 en 00. Retrouve-la.

Réponse pour te vérifier

f(x)=a(x−2)(x−5)f(x)=a(x-2)(x-5), puis 10a=1010a=10, donc f(x)=(x−2)(x−5)f(x)=(x-2)(x-5).

I · SAVOIR-FAIRE 07

Modéliser et optimiser

Le calcul doit revenir à la grandeur demandée.

On dispose de 20m20\,\mathrm{m} de bordure pour entourer un rectangle. On cherche l’aire maximale possible.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

1 · Choisir les variables et le domaine. On note xx la valeur numérique de la largeur en mètres et LL celle de la longueur en mètres.

Le périmètre impose 2x+2L=202x+2L=20, soit L=10−xL=10-x. Les deux dimensions doivent être positives : 0<x<100<x<10.

2 · Exprimer ce que l’on veut optimiser. L’aire A(x)A(x), exprimée en mètres carrés, est donnée par

A(x)=x(10−x)=−x2+10x.A(x)=x(10-x)=-x^2+10x. Ici xx et 10−x10-x sont les mesures des côtés en mètres ; leur produit donne la mesure de l’aire en m2\mathrm{m^2}.

3 · Faire apparaître une borne atteinte.

A(x)=−[(x−5)2−25]=25−(x−5)2≤25.A(x)=-\big[(x-5)^2-25\big]=25-(x-5)^2\le25. L’égalité est obtenue pour x=5x=5, qui appartient bien au domaine. Alors L=5L=5.

4 · Conclure dans le contexte. L’aire maximale est 25m225\,\mathrm{m^2}, obtenue pour un carré de côté 5m5\,\mathrm{m}.

Vérifier

Les quatre côtés mesurent au total 20m20\,\mathrm{m}. Une largeur de 4m4\,\mathrm{m} donne une longueur de 6m6\,\mathrm{m} et seulement 24m224\,\mathrm{m^2}.

Maximum et valeur de x x

Le nombre 55 indique la largeur optimale en mètres ; le nombre 2525 indique l’aire maximale en mètres carrés. Ce ne sont ni la même grandeur ni la même unité.

I · FAIRE LE POINT

La carte des décisions

Commence par la question, puis choisis la forme et le contrôle.

Je cherche…Je regarde d’abord…Je contrôle…
Des racinesUn facteur commun, une identité, des racines simples ; sinon Δ\Delta.Une substitution ; la somme et le produit si adaptés.
Un signeLe coefficient dominant et les racines rangées.Une valeur test ; les zéros ; la racine double.
Une inéquationLa différence entre les deux membres.Bornes incluses ou exclues ; domaine éventuel.
Un extremumLa forme canonique et le domaine.L’extremum est-il atteint dans ce domaine ?
Une fonctionLa nature des données : racines, sommet, points.Toutes les conditions de départ.

Les cinq phrases que tu dois pouvoir expliquer

  1. Deux formes d’une fonction sont deux expressions égales pour tout xx.

  2. Un carré positif ou nul explique les extrema et les trois cas du discriminant.

  3. Une factorisation garde le coefficient dominant aa.

  4. Avec deux racines distinctes, le signe est celui de aa à l’extérieur des racines.

  5. Une solution mathématique n’est retenue dans un problème que si elle respecte ses contraintes.

Pour choisir tes premiers exercices

  • Les calculs te freinent : commence par 1 à 6, puis 9, 11, 14 et 15.

  • Tu sais calculer mais hésites sur la méthode : travaille 4, 8, 10, 16 à 24.

  • Tu veux relier les idées : cherche les problèmes 25 à 30 ; termine par 31 et 32 si tu souhaites approfondir.

Le déclic

Une correction utile contient le choix de méthode, le calcul et la conclusion. Si tu as le bon nombre sans savoir pourquoi, reprends le raisonnement avant de passer à la suite.

II · EXERCICES · PRENDRE SES REPÈRES

01 à 04 · Lire et transformer

Travaille sur ton cahier. Écris les calculs qui justifient chaque réponse.

1

Reconnaître après simplification

Fondations

Pour chaque expression, dis si elle définit une fonction du second degré. Si oui, donne aa, bb et cc dans la forme développée réduite. A(x)=−3x2+7,B(x)=2x(x−4)+1,C(x)=(x+2)2−x2,D(x)=(2x−1)2.A(x)=-3x^2+7,\quad B(x)=2x(x-4)+1,\quad C(x)=(x+2)^2-x^2,\quad D(x)=(2x-1)^2. Explique pourquoi la présence d’un carré dans une écriture ne suffit pas à conclure.

Voir la correction détailléeExercice 1

01 et 02 · Revenir aux bases — Garde les signes dans les coefficients et les parenthèses dans les substitutions.

Pour AA, l’expression est déjà développée réduite : a=−3a=-3, b=0b=0, c=7c=7. Le coefficient de x2x^2 est non nul, donc c’est bien du second degré. B(x)=2x(x−4)+1=2x2−8x+1.B(x)=2x(x-4)+1=2x^2-8x+1. Ainsi a=2a=2, b=−8b=-8, c=1c=1 : c’est aussi du second degré. C(x)=(x+2)2−x2=x2+4x+4−x2=4x+4.C(x)=(x+2)^2-x^2=x^2+4x+4-x^2=4x+4. Le terme en x2x^2 disparaît : CC est affine et non du second degré. D(x)=(2x−1)2=(2x)2−2×2x×1+12=4x2−4x+1.D(x)=(2x-1)^2=(2x)^2-2\times2x\times1+1^2=4x^2-4x+1. Donc a=4a=4, b=−4b=-4, c=1c=1. La présence d’un carré ne suffit pas : l’exemple CC montre qu’il peut être compensé par un autre terme.

Vérifier

Pour D(0)D(0), la forme initiale donne (−1)2=1(-1)^2=1, comme le coefficient constant de la forme développée.

2

Carrés et signes

Fondations
  1. Développe (x−5)2(x-5)^2 et (2x+3)2(2x+3)^2.

  2. Résous dans ℝ\mathbb{R} : (x−2)2=16(x-2)^2=16, puis (2x+1)2=0(2x+1)^2=0, puis (x+1)2=−3(x+1)^2=-3.

  3. Un élève affirme que (x−2)2=16(x-2)^2=16 a pour seule solution 66. Explique ce qu’il a oublié.

Voir la correction détailléeExercice 2

01 et 02 · Revenir aux bases — Garde les signes dans les coefficients et les parenthèses dans les substitutions.

1. En utilisant les identités remarquables : (x−5)2=x2−10x+25,(2x+3)2=4x2+12x+9.(x-5)^2=x^2-10x+25,\qquad (2x+3)^2=4x^2+12x+9. Le carré de 2x2x est 4x24x^2 ; le terme croisé est 2×2x×3=12x2\times2x\times3=12x. 2. Pour la première équation, les deux réels dont le carré vaut 1616 sont 44 et −4-4 : (x−2)2=16⇔x−2=4oux−2=−4⇔x=6oux=−2.(x-2)^2=16\iff x-2=4\ \text{ou}\ x-2=-4\iff x=6\ \text{ou}\ x=-2. Pour la deuxième : (2x+1)2=0⇔2x+1=0⇔x=−12.(2x+1)^2=0\iff2x+1=0\iff x=-\frac12. Enfin, (x+1)2(x+1)^2 est toujours positif ou nul : il ne peut pas être égal à −3-3. L’ensemble des solutions est vide. 3. L’élève a oublié x−2=−4x-2=-4. La solution −2-2 est valide, puisque (−2−2)2=(−4)2=16(-2-2)^2=(-4)^2=16.

3

Choisir une factorisation directe

Fondations

Factorise, puis résous l’équation obtenue en égalant chaque expression à zéro : A(x)=4x2−20x,B(x)=9x2−16,C(x)=x2+10x+25.A(x)=4x^2-20x,\qquad B(x)=9x^2-16,\qquad C(x)=x^2+10x+25. Dans le premier cas, explique pourquoi il serait risqué de diviser directement par xx.

Voir la correction détailléeExercice 3

03 et 04 · Choisir une forme — Une transformation est utile lorsqu’elle simplifie la question.

A. Le facteur commun est 4x4x : 4x2−20x=4x(x−5),4x(x−5)=0⇔x=0oux=5.4x^2-20x=4x(x-5),\qquad4x(x-5)=0\iff x=0\ \text{ou}\ x=5. Diviser par xx exclurait le cas x=0x=0, pourtant solution. B. C’est une différence de carrés : 9x2−16=(3x−4)(3x+4).9x^2-16=(3x-4)(3x+4). L’équation donne 3x−4=03x-4=0 ou 3x+4=03x+4=0, donc x=43x=\frac43 ou x=−43x=-\frac43. C. On reconnaît le carré d’une somme : x2+10x+25=(x+5)2.x^2+10x+25=(x+5)^2. Un carré est nul exactement quand sa base est nulle : la seule solution est −5-5.

4

La forme qui répond à la question

Choix de méthode

On donne trois écritures d’une fonction ff : f(x)=2x2−12x+10=2(x−1)(x−5)=2(x−3)2−8.f(x)=2x^2-12x+10=2(x-1)(x-5)=2(x-3)^2-8.

  1. Vérifie les égalités par développement.

  2. Calcule f(0)f(0) ; résous f(x)=0f(x)=0 ; donne le minimum de ff et l’abscisse où il est atteint.

  3. Résous f(x)=10f(x)=10 sans utiliser le discriminant. Pour chaque question, précise la forme choisie.

Voir la correction détailléeExercice 4

03 et 04 · Choisir une forme — Une transformation est utile lorsqu’elle simplifie la question.

1. Les deux développements donnent la même expression : 2(x−1)(x−5)=2(x2−6x+5)=2x2−12x+10,2(x−3)2−8=2(x2−6x+9)−8=2x2−12x+10.\begin{aligned} 2(x-1)(x-5)&=2(x^2-6x+5)=2x^2-12x+10,\\ 2(x-3)^2-8&=2(x^2-6x+9)-8=2x^2-12x+10. \end{aligned} 2. La forme développée donne f(0)=10f(0)=10. La forme factorisée donne f(x)=0⇔x=1oux=5.f(x)=0\iff x=1\ \text{ou}\ x=5. La forme canonique donne 2(x−3)2≥02(x-3)^2\ge0, donc f(x)≥−8f(x)\ge-8. L’égalité est atteinte pour x=3x=3 : le minimum est −8-8, atteint en 33. 3. La forme développée permet de soustraire 1010 facilement : f(x)=10⇔2x2−12x+10=10⇔2x2−12x=0⇔2x(x−6)=0.\begin{aligned} f(x)=10&\iff2x^2-12x+10=10\\ &\iff2x^2-12x=0\iff2x(x-6)=0. \end{aligned} Les solutions sont 00 et 66. La forme canonique aurait aussi conduit à (x−3)2=9(x-3)^2=9, avec les mêmes solutions.

Vérifier

Les abscisses 00 et 66 sont symétriques autour de 33, l’abscisse du sommet.

II · EXERCICES · PRENDRE SES REPÈRES

05 à 08 · Carré et parabole

Passe de l’expression aux informations géométriques.

5

Compléter le carré

Fondations

Mets les expressions suivantes sous forme canonique. Fais apparaître le terme ajouté puis retiré, et vérifie la dernière forme en la développant. A(x)=x2−10x+6,B(x)=2x2+8x−1,C(x)=−3x2+6x+4.A(x)=x^2-10x+6,\qquad B(x)=2x^2+8x-1,\qquad C(x)=-3x^2+6x+4. Pour chaque fonction, donne le sommet.

Voir la correction détailléeExercice 5

05 et 06 · Le rôle du carré — Faire apparaître la compensation permet de comprendre le calcul.

A. Puisque (x−5)2=x2−10x+25(x-5)^2=x^2-10x+25, il faut retirer 2525 : A(x)=(x−5)2−25+6=(x−5)2−19.A(x)=(x-5)^2-25+6=(x-5)^2-19. Son sommet est (5;−19)(5;-19). Développer redonne x2−10x+25−19=x2−10x+6x^2-10x+25-19=x^2-10x+6. B. Factorisons d’abord 22 : B(x)=2(x2+4x)−1=2[(x+2)2−4]−1=2(x+2)2−9.\begin{aligned} B(x)&=2(x^2+4x)-1=2\big[(x+2)^2-4\big]-1\\ &=2(x+2)^2-9. \end{aligned} Le sommet est (−2;−9)(-2;-9). Vérification : 2x2+8x+8−9=2x2+8x−12x^2+8x+8-9=2x^2+8x-1. C. Le coefficient extérieur est −3-3 : C(x)=−3(x2−2x)+4=−3[(x−1)2−1]+4=−3(x−1)2+7.\begin{aligned} C(x)&=-3(x^2-2x)+4=-3\big[(x-1)^2-1\big]+4\\ &=-3(x-1)^2+7. \end{aligned} Le sommet est (1;7)(1;7). Vérification : −3x2+6x−3+7=−3x2+6x+4-3x^2+6x-3+7=-3x^2+6x+4.

6

Distinguer extremum et abscisse

Application

On définit f(x)=3(x+2)2−5f(x)=3(x+2)^2-5 et g(x)=−12(x−4)2+7g(x)=-\frac12(x-4)^2+7 sur ℝ\mathbb{R}.

  1. Donne le sommet, l’axe de symétrie et l’extremum de chaque fonction.

  2. Justifie, par une inégalité, que ff ne prend jamais la valeur −6-6.

  3. Résous g(x)=5g(x)=5, puis vérifie la symétrie des solutions autour de 44.

Voir la correction détailléeExercice 6

05 et 06 · Le rôle du carré — Faire apparaître la compensation permet de comprendre le calcul.

1. Pour ff, le carré est (x−(−2))2(x-(-2))^2 : sommet (−2;−5)(-2;-5) et axe x=−2x=-2. Comme 3>03>0, son minimum est −5-5, atteint en −2-2. Pour gg, le sommet est (4;7)(4;7), l’axe x=4x=4 et le coefficient −12<0-\frac12<0 : le maximum est 77, atteint en 44. 2. Pour tout xx, 3(x+2)2≥03(x+2)^2\ge0, donc f(x)≥−5f(x)\ge-5. La valeur −6-6 est strictement inférieure à cette borne : elle n’est jamais atteinte. 3. Isolons le carré : −12(x−4)2+7=5⇔−12(x−4)2=−2⇔(x−4)2=4⇔x−4=−2oux−4=2.\begin{aligned} -\tfrac12(x-4)^2+7=5&\iff-\tfrac12(x-4)^2=-2\\ &\iff(x-4)^2=4\iff x-4=-2\ \text{ou}\ x-4=2. \end{aligned} Donc x=2x=2 ou x=6x=6 : les deux abscisses sont à distance 22 du centre 44.

7

Un intervalle change la réponse

Application

Soit f(x)=−(x−2)2+9f(x)=-(x-2)^2+9.

  1. Donne ses variations sur ℝ\mathbb{R}.

  2. Détermine son minimum et son maximum sur [3;6][3;6].

  3. Même question sur [−1;4][-1;4]. Justifie pourquoi on ne peut pas seulement comparer les deux bornes pour trouver le maximum.

Voir la correction détailléeExercice 7

07 et 08 · Le domaine et le dessin — Lire une courbe ne dispense pas de justifier les valeurs exactes.

1. Le coefficient dominant est négatif : ff est croissante sur ]−∞;2]]-\infty;2], puis décroissante sur [2;+∞[[2;+\infty[. Son maximum sur ℝ\mathbb{R} est 99. 2. L’intervalle [3;6][3;6] est situé à droite du sommet, donc ff y décroît. On calcule f(3)=−(3−2)2+9=8,f(6)=−(6−2)2+9=−7.f(3)=-(3-2)^2+9=8,\qquad f(6)=-(6-2)^2+9=-7. Le maximum sur cet intervalle est 88, atteint en 33 ; le minimum est −7-7, atteint en 66. 3. Sur [−1;4][-1;4], le sommet est accessible. Le maximum est donc f(2)=9f(2)=9. Pour le minimum, on compare les extrémités des deux branches : f(−1)=−9+9=0,f(4)=−4+9=5.f(-1)=-9+9=0,\qquad f(4)=-4+9=5. Le minimum est 00, atteint en −1-1. Comparer seulement les bornes aurait fait manquer le maximum situé à l’intérieur de l’intervalle.

8

Construire une courbe avec des points exacts

Représenter

Soit f(x)=(x+1)2−4f(x)=(x+1)^2-4.

  1. Détermine le sommet et les intersections avec les deux axes.

  2. Calcule les images de −2-2 et de 00 ; explique leur égalité.

  3. Trace un croquis cohérent. Conjecture où ff est strictement négative, puis démontre-le à l’aide d’une factorisation.

Voir la correction détailléeExercice 8

07 et 08 · Le domaine et le dessin — Lire une courbe ne dispense pas de justifier les valeurs exactes.

1. Le sommet est S(−1;−4)S(-1;-4). Pour les intersections avec l’axe horizontal : (x+1)2−4=0⇔x+1=−2oux+1=2,(x+1)^2-4=0\iff x+1=-2\ \text{ou}\ x+1=2, d’où x=−3x=-3 ou x=1x=1. Les points sont (−3;0)(-3;0) et (1;0)(1;0). L’intersection avec l’axe vertical est (0;f(0))=(0;−3)(0;f(0))=(0;-3). 2. f(−2)=(−1)2−4=−3=f(0)f(-2)=(-1)^2-4=-3=f(0). Les abscisses −2-2 et 00 sont symétriques autour de −1-1. 3. Place ces points et l’axe x=−1x=-1, puis dessine une parabole ouverte vers le haut. Le croquis suggère que ff est strictement négative entre −3-3 et 11. Pour le prouver : f(x)=(x+1−2)(x+1+2)=(x−1)(x+3).f(x)=(x+1-2)(x+1+2)=(x-1)(x+3). Entre −3-3 et 11, le premier facteur est négatif et le second positif : f(x)<0f(x)<0. Aux bornes, f(x)=0f(x)=0 ; à l’extérieur, les deux facteurs ont le même signe et f(x)>0f(x)>0.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

II · EXERCICES · CHOISIR UNE MÉTHODE

09 à 12 · Résoudre

Ne calcule le discriminant que s’il apporte quelque chose.

9

Quatre équations, plusieurs outils

Application

Résous dans ℝ\mathbb{R} en choisissant la méthode la plus courte, puis explique ton choix : a)6x2−15x=0;b)2(x+1)2=18;c)5x2+20=0;d)(x−4)(x+2)=0.\begin{aligned} \text{a)}\quad 6x^2-15x&=0;&\text{b)}\quad 2(x+1)^2&=18;\\ \text{c)}\quad 5x^2+20&=0;&\text{d)}\quad (x-4)(x+2)&=0. \end{aligned}

Voir la correction détailléeExercice 9

09 et 10 · Des racines accessibles — L’observation d’une structure précède le calcul systématique.

a) Un facteur commun évite le discriminant : 6x2−15x=3x(2x−5)=0⇔x=0oux=52.6x^2-15x=3x(2x-5)=0\iff x=0\ \text{ou}\ x=\frac52. b) Le carré est déjà visible : 2(x+1)2=18⇔(x+1)2=9⇔x+1=−3oux+1=3.2(x+1)^2=18\iff(x+1)^2=9\iff x+1=-3\ \text{ou}\ x+1=3. Donc S={−4;2}S=\{-4;2\}. c) 5x2+20=0⇔x2=−45x^2+20=0\iff x^2=-4. Un carré ne peut pas être négatif : S=⌀S=\varnothing. d) Le produit est déjà factorisé : x−4=0x-4=0 ou x+2=0x+2=0, donc S={−2;4}S=\{-2;4\}.

10

Somme, produit et racine apparente

Application
  1. Sans discriminant, factorise x2−9x+20x^2-9x+20 et x2+2x−15x^2+2x-15. Explique comment les signes aident à chercher.

  2. Pour p(x)=3x2−10x+3p(x)=3x^2-10x+3, vérifie que 33 est une racine. Déduis l’autre racine du produit, puis vérifie la factorisation obtenue.

  3. Pourquoi ne peut-on pas déduire de l’échec d’une recherche de racines entières qu’il n’y a aucune racine réelle ? Donne un exemple.

Voir la correction détailléeExercice 10

09 et 10 · Des racines accessibles — L’observation d’une structure précède le calcul systématique.

1. Pour x2−9x+20x^2-9x+20, on cherche une somme 99 et un produit 2020. Le produit est positif et la somme positive : deux racines réelles éventuelles sont toutes deux positives. Les nombres 44 et 55 conviennent : x2−9x+20=(x−4)(x−5).x^2-9x+20=(x-4)(x-5). Pour x2+2x−15x^2+2x-15, la somme vaut −2-2 et le produit −15-15. On cherche deux nombres de signes opposés : −5-5 et 33 conviennent. Ainsi x2+2x−15=(x+5)(x−3).x^2+2x-15=(x+5)(x-3). 2. p(3)=3×9−30+3=0p(3)=3\times9-30+3=0. Le produit des racines vaut c/a=1c/a=1. Si l’une vaut 33, l’autre vaut 1/31/3 : p(x)=3(x−3)(x−13)=(x−3)(3x−1).p(x)=3(x-3)\left(x-\frac13\right)=(x-3)(3x-1). Vérification : (x−3)(3x−1)=3x2−x−9x+3=3x2−10x+3(x-3)(3x-1)=3x^2-x-9x+3=3x^2-10x+3. 3. x2−2x^2-2 n’a aucune racine entière mais possède les deux racines réelles −2-\sqrt2 et 2\sqrt2. Une recherche entière ne couvre pas tous les réels.

11

Les trois cas du discriminant

Application

Résous dans ℝ\mathbb{R} les trois équations. Identifie les coefficients avec leurs signes et calcule Δ\Delta avant de conclure. 2x2−7x+3=0,4x2+12x+9=0,3x2−2x+2=0.2x^2-7x+3=0,\qquad 4x^2+12x+9=0,\qquad 3x^2-2x+2=0. Pour l’équation ayant deux racines, contrôle leur somme et leur produit.

Voir la correction détailléeExercice 11

11 et 12 · Le calcul des racines — Calcule séparément le discriminant, le numérateur et le dénominateur.

Première équation. a=2a=2, b=−7b=-7, c=3c=3. Donc Δ=(−7)2−4×2×3=49−24=25>0.\Delta=(-7)^2-4\times2\times3=49-24=25>0. Les racines sont 7−54=12\frac{7-5}{4}=\frac12 et 7+54=3\frac{7+5}{4}=3. Leur somme est 72=−b/a\frac72=-b/a et leur produit 32=c/a\frac32=c/a. Deuxième équation. a=4a=4, b=12b=12, c=9c=9. Ici Δ=144−144=0\Delta=144-144=0, donc l’unique racine est −12/8=−3/2-12/8=-3/2. On peut aussi écrire (2x+3)2=0(2x+3)^2=0. Troisième équation. a=3a=3, b=−2b=-2, c=2c=2. Ici Δ=4−24=−20<0\Delta=4-24=-20<0 : aucune solution réelle.

12

Fractions et racines carrées

Application
  1. Résous 12x2−32x−1=0\frac12x^2-\frac32x-1=0. Explique pourquoi tu peux d’abord multiplier toute l’équation par 22.

  2. Donne les solutions exactes, puis leurs valeurs approchées au centième.

  3. Résous −2x2+4x+1=0-2x^2+4x+1=0 et range les racines dans l’ordre croissant.

Voir la correction détailléeExercice 12

11 et 12 · Le calcul des racines — Calcule séparément le discriminant, le numérateur et le dénominateur.

1. Multiplier les deux membres par le nombre non nul 22 est réversible : 12x2−32x−1=0⇔x2−3x−2=0.\tfrac12x^2-\tfrac32x-1=0\iff x^2-3x-2=0. On a Δ=9+8=17>0\Delta=9+8=17>0, donc x1=3−172,x2=3+172.x_1=\frac{3-\sqrt{17}}2,\qquad x_2=\frac{3+\sqrt{17}}2. 2. Avec 17≈4,1231\sqrt{17}\approx4{,}1231, on obtient x1≈−0,56x_1\approx-0{,}56 et x2≈3,56x_2\approx3{,}56. Les expressions avec le radical restent les réponses exactes. 3. Pour −2x2+4x+1=0-2x^2+4x+1=0, les coefficients donnent Δ=42−4×(−2)×1=24,Δ=26.\Delta=4^2-4\times(-2)\times1=24,\qquad\sqrt\Delta=2\sqrt6. Les deux valeurs sont −4−26−4=1+62,−4+26−4=1−62.\frac{-4-2\sqrt6}{-4}=1+\frac{\sqrt6}{2},\qquad \frac{-4+2\sqrt6}{-4}=1-\frac{\sqrt6}{2}. Dans l’ordre croissant, elles sont donc 1−621-\frac{\sqrt6}{2} puis 1+621+\frac{\sqrt6}{2}. Le dénominateur négatif explique l’inversion apparente.

Vérifier

La somme vaut 2=−b/a2=-b/a et le produit 1−6/4=−1/2=c/a1-6/4=-1/2=c/a.

II · EXERCICES · CHOISIR UNE MÉTHODE

13 à 16 · Factoriser et comparer

Un tableau de signes se lit en fonction de l’inégalité demandée.

13

Factoriser sur les réels

Application

Factorise autant que possible sur ℝ\mathbb{R} : A(x)=2x2−7x+3,B(x)=−x2+6x−9,C(x)=x2−2,D(x)=x2+2x+5.A(x)=2x^2-7x+3,\quad B(x)=-x^2+6x-9,\quad C(x)=x^2-2,\quad D(x)=x^2+2x+5. Si une factorisation en facteurs affines réels est impossible, justifie-le.

Voir la correction détailléeExercice 13

13 et 14 · Factoriser et signer — Une racine double annule sans faire changer le signe.

A. Les racines trouvées à l’exercice 11 sont 1/21/2 et 33. On garde le coefficient dominant 22 : A(x)=2(x−12)(x−3)=(2x−1)(x−3).A(x)=2\left(x-\frac12\right)(x-3)=(2x-1)(x-3). B. B(x)=−(x2−6x+9)=−(x−3)2B(x)=-(x^2-6x+9)=-(x-3)^2. C. x2−2=x2−(2)2=(x−2)(x+2)x^2-2=x^2-(\sqrt2)^2=(x-\sqrt2)(x+\sqrt2). D. Δ=4−20=−16<0\Delta=4-20=-16<0. Il n’y a aucune racine réelle, donc aucune factorisation en deux facteurs affines réels non constants. La forme (x+1)2+4(x+1)^2+4 confirme l’absence de zéro.

14

Trois situations de signe

Application

Dresse un tableau de signes pour chaque expression : A(x)=−2(x+1)(x−4),B(x)=3(x−2)2,C(x)=−x2−4.A(x)=-2(x+1)(x-4),\qquad B(x)=3(x-2)^2,\qquad C(x)=-x^2-4. Précise les zéros et les intervalles où l’expression est strictement positive ou strictement négative.

Voir la correction détailléeExercice 14

13 et 14 · Factoriser et signer — Une racine double annule sans faire changer le signe.

A. Les racines sont −1-1 et 44 ; le coefficient dominant est négatif.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

Ainsi A>0A>0 sur ]−1;4[]-1;4[ ; A<0A<0 sur ]−∞;−1[∪]4;+∞[]-\infty;-1[\cup]4;+\infty[. B. Un carré est strictement positif sauf lorsque sa base est nulle. Le coefficient 33 est positif :

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

L’expression n’est jamais négative et ne change pas de signe en 22. C. Puisque x2≥0x^2\ge0, on a −x2−4≤−4<0-x^2-4\le-4<0. L’expression est strictement négative sur ℝ\mathbb{R}, sans aucun zéro.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours
15

Les bornes font partie de la réponse

Application

Résous dans ℝ\mathbb{R} : a)x2−5x+6≤0;b)−x2+x+6>0;c)(x−3)2≥0;d)2x2+1<0.\begin{aligned} \text{a)}\quad x^2-5x+6&\le0;&\text{b)}\quad -x^2+x+6&>0;\\ \text{c)}\quad (x-3)^2&\ge0;&\text{d)}\quad 2x^2+1&<0. \end{aligned} Explique pourquoi les deux dernières inéquations n’exigent aucun discriminant.

Voir la correction détailléeExercice 15

15 et 16 · Lire la bonne région — Résoudre une comparaison revient à étudier le signe d’une différence.

a) x2−5x+6=(x−2)(x−3)x^2-5x+6=(x-2)(x-3). Le coefficient de x2x^2 est positif, donc le trinôme est négatif entre les racines. Comme on accepte aussi zéro : S=[2;3].S=[2;3]. b) −x2+x+6=−(x−3)(x+2)-x^2+x+6=-(x-3)(x+2). Ses racines sont −2-2 et 33 ; le coefficient dominant est négatif, donc il est positif entre elles. L’inégalité est stricte : S=]−2;3[.S=]-2;3[. c) Tout carré est positif ou nul, y compris en x=3x=3 où il vaut zéro. Donc S=ℝS=\mathbb{R}. d) 2x2+1≥1>02x^2+1\ge1>0 pour tout réel xx : il ne peut pas être strictement négatif. Donc S=⌀S=\varnothing. Dans ces deux derniers cas, le signe d’un carré suffit.

16

Deux courbes à comparer

Raisonner

On définit f(x)=x2−4x+1f(x)=x^2-4x+1 et g(x)=2x−4g(x)=2x-4.

  1. Trouve les abscisses et les ordonnées de leurs points d’intersection.

  2. Détermine où la courbe de ff est strictement en dessous de celle de gg.

  3. Pour x=3x=3, contrôle directement le sens de la comparaison.

Voir la correction détailléeExercice 16

15 et 16 · Lire la bonne région — Résoudre une comparaison revient à étudier le signe d’une différence.

1. Les intersections vérifient f(x)=g(x)f(x)=g(x) : x2−4x+1=2x−4⇔x2−6x+5=0⇔(x−1)(x−5)=0.\begin{aligned} x^2-4x+1=2x-4&\iff x^2-6x+5=0\\ &\iff(x-1)(x-5)=0. \end{aligned} Les abscisses sont 11 et 55. On calcule les ordonnées avec la fonction affine, plus simple : g(1)=−2g(1)=-2 et g(5)=6g(5)=6. Les points sont (1;−2)(1;-2) et (5;6)(5;6). 2. Être en dessous signifie avoir une ordonnée plus petite à la même abscisse : f(x)<g(x)⇔f(x)−g(x)<0⇔(x−1)(x−5)<0.f(x)<g(x)\iff f(x)-g(x)<0\iff(x-1)(x-5)<0. Le produit est négatif entre les deux racines : x∈]1;5[x\in]1;5[. Les intersections sont exclues puisque l’inégalité est stricte. 3. f(3)=9−12+1=−2f(3)=9-12+1=-2 et g(3)=6−4=2g(3)=6-4=2. On vérifie bien −2<2-2<2 ; 33 appartient à l’intervalle trouvé.

II · EXERCICES · RELIER LES INFORMATIONS

17 à 20 · Retrouver un modèle

Justifie le choix de forme avant de calculer les coefficients.

17

Deux racines ne font pas une fonction unique

Problème inverse
  1. Donne toutes les fonctions du second degré qui s’annulent en −2-2 et 33.

  2. Parmi elles, détermine celle dont la courbe passe par A(1;12)A(1;12).

  3. Donne sa forme développée, son signe et son maximum.

Voir la correction détailléeExercice 17

17 et 18 · Partir des données — Des racines appellent un produit ; un sommet appelle un carré.

1. Toutes les fonctions cherchées s’écrivent f(x)=a(x+2)(x−3)f(x)=a(x+2)(x-3), avec a∈ℝ\{0}a\in\mathbb{R}\setminus\{0\}. Chaque choix de aa donne ces deux racines ; elles ne déterminent donc pas une fonction unique. 2. Le point A(1;12)A(1;12) impose a(1+2)(1−3)=12⇔−6a=12⇔a=−2.a(1+2)(1-3)=12\iff-6a=12\iff a=-2. Ainsi f(x)=−2(x+2)(x−3)f(x)=-2(x+2)(x-3). 3. En développant : f(x)=−2(x2−x−6)=−2x2+2x+12f(x)=-2(x^2-x-6)=-2x^2+2x+12. Le signe est négatif à l’extérieur de [−2;3][-2;3], nul aux bornes et positif à l’intérieur. Pour le maximum, complétons le carré : f(x)=−2[(x−12)2−14]+12=−2(x−12)2+252.\begin{aligned} f(x)&=-2\left[\left(x-\tfrac12\right)^2-\tfrac14\right]+12\\ &=-2\left(x-\tfrac12\right)^2+\tfrac{25}{2}. \end{aligned} Son maximum est 25/225/2, atteint pour x=1/2x=1/2, milieu des deux racines.

18

Le sommet comme point de départ

Problème inverse

Une parabole a pour sommet S(−1;4)S(-1;4) et passe par B(1;−4)B(1;-4).

  1. Détermine la fonction ff correspondante.

  2. Résous f(x)=0f(x)=0 et explique la symétrie des racines.

  3. Résous f(x)≥2f(x)\ge2.

Voir la correction détailléeExercice 18

17 et 18 · Partir des données — Des racines appellent un produit ; un sommet appelle un carré.

1. Le sommet impose f(x)=a(x+1)2+4f(x)=a(x+1)^2+4. Le point BB donne f(1)=−4⇔4a+4=−4⇔a=−2.f(1)=-4\iff4a+4=-4\iff a=-2. Donc f(x)=−2(x+1)2+4f(x)=-2(x+1)^2+4. 2. Isolons le carré : f(x)=0⇔(x+1)2=2⇔x=−1−2oux=−1+2.f(x)=0\iff(x+1)^2=2\iff x=-1-\sqrt2\ \text{ou}\ x=-1+\sqrt2. Les racines se trouvent à la même distance 2\sqrt2 de l’axe x=−1x=-1. 3. Attention au sens de l’inégalité lors de la division par −2-2 : −2(x+1)2+4≥2⇔−2(x+1)2≥−2⇔(x+1)2≤1⇔−1≤x+1≤1.\begin{aligned} -2(x+1)^2+4\ge2&\iff-2(x+1)^2\ge-2\\ &\iff(x+1)^2\le1\iff-1\le x+1\le1. \end{aligned} Après soustraction de 11, on obtient S=[−2;0]\boxed{S=[-2;0]}.

19

Trois points, trois informations

Problème inverse

On cherche une fonction f(x)=ax2+bx+cf(x)=ax^2+bx+c dont la courbe passe par A(0;2)A(0;2), B(1;0)B(1;0) et C(3;2)C(3;2).

  1. Traduis les trois données en équations, puis détermine aa, bb et cc.

  2. Vérifie les trois points dans la fonction trouvée.

  3. Détermine les racines et le minimum.

Voir la correction détailléeExercice 19

19 et 20 · Identifier et discuter — Les données exactes fixent les coefficients ; un carré clarifie les cas.

1. Les coordonnées donnent successivement c=2,a+b+c=0,9a+3b+c=2.c=2,\qquad a+b+c=0,\qquad9a+3b+c=2. Avec c=2c=2, on obtient a+b=−2a+b=-2 et 9a+3b=09a+3b=0, soit 3a+b=03a+b=0. En soustrayant a+b=−2a+b=-2 de 3a+b=03a+b=0, on trouve 2a=22a=2, donc a=1a=1 et b=−3b=-3. Ainsi f(x)=x2−3x+2.f(x)=x^2-3x+2. 2. f(0)=2f(0)=2, f(1)=1−3+2=0f(1)=1-3+2=0 et f(3)=9−9+2=2f(3)=9-9+2=2 : les trois points conviennent. 3. La factorisation f(x)=(x−1)(x−2)f(x)=(x-1)(x-2) donne les racines 11 et 22. Pour l’extremum : f(x)=(x−32)2−94+2=(x−32)2−14.f(x)=\left(x-\frac32\right)^2-\frac94+2=\left(x-\frac32\right)^2-\frac14. Son minimum est −1/4-1/4, atteint pour x=3/2x=3/2.

20

Une parabole qui monte ou descend

Raisonner

Pour un réel kk, on définit fk(x)=(x−2)2+kf_k(x)=(x-2)^2+k.

  1. Discute le nombre de racines selon kk, sans calculer de discriminant.

  2. Pour k=−9k=-9, donne les racines et le signe de fkf_k.

  3. Pour quelles valeurs de kk a-t-on fk(x)≥0f_k(x)\ge0 pour tout réel xx ? Justifie aussi la nécessité de ta condition.

Voir la correction détailléeExercice 20

19 et 20 · Identifier et discuter — Les données exactes fixent les coefficients ; un carré clarifie les cas.

1. L’équation fk(x)=0f_k(x)=0 équivaut à (x−2)2=−k(x-2)^2=-k.

  • Si k>0k>0, alors −k<0-k<0 : aucune racine réelle.

  • Si k=0k=0, le carré doit être nul : une seule racine, 22.

  • Si k<0k<0, alors −k>0-k>0 : deux racines 2−−k2-\sqrt{-k} et 2+−k2+\sqrt{-k}.

2. Pour k=−9k=-9, les racines sont 2−3=−12-3=-1 et 2+3=52+3=5. Le coefficient dominant est positif : la fonction est positive à l’extérieur, négative entre −1-1 et 55, nulle en ces deux points. 3. Si k≥0k\ge0, (x−2)2+k≥0(x-2)^2+k\ge0 pour tout xx. Réciproquement, si fkf_k est positive ou nulle partout, elle l’est en 22, donc fk(2)=k≥0f_k(2)=k\ge0. La condition est donc exactement k≥0\boxed{k\ge0}.

II · EXERCICES · RAISONNER

21 à 24 · Conditions et erreurs

Une bonne méthode conserve les solutions et respecte le domaine.

21

Corriger, pas seulement contredire

Esprit critique

Chaque phrase est fausse. Explique l’erreur, puis propose la conclusion correcte.

  1. « x2=5x^2=5 donne seulement x=5x=\sqrt5. »

  2. « x2−4x=0x^2-4x=0 ; je divise par xx et trouve comme seule solution 44. »

  3. « −2(x−1)(x−3)-2(x-1)(x-3) est positif à l’extérieur des racines. »

  4. « Si Δ<0\Delta<0, alors le trinôme est toujours négatif. » Donne un contre-exemple.

Voir la correction détailléeExercice 21

21 et 22 · Préserver les conditions — Une solution exclue par le domaine ne peut jamais être réintroduite.

1. Les deux réels 5\sqrt5 et −5-\sqrt5 ont pour carré 55. La bonne réponse est S={−5;5}S=\{-\sqrt5;\sqrt5\}. 2. La division par xx suppose x≠0x\ne0. Il faut factoriser : x(x−4)=0x(x-4)=0, donc S={0;4}S=\{0;4\}. 3. Le coefficient dominant est −2-2. L’expression est négative sur ]−∞;1[∪]3;+∞[]-\infty;1[\cup]3;+\infty[, positive sur ]1;3[]1;3[, nulle en 11 et 33. 4. Si Δ<0\Delta<0, le signe est celui de aa, pas celui de Δ\Delta. Contre-exemple : x2+1x^2+1 a un discriminant égal à −4-4, mais reste strictement positif.

22

Un quotient et une valeur interdite

Combiner

Résous x2−4x−1≥0\dfrac{x^2-4}{x-1}\ge0.

  1. Donne le domaine et factorise le numérateur.

  2. Construis un tableau en faisant figurer −2-2, 11 et 22.

  3. Écris l’ensemble des solutions. Explique le statut différent des trois valeurs remarquables.

Voir la correction détailléeExercice 22

21 et 22 · Préserver les conditions — Une solution exclue par le domaine ne peut jamais être réintroduite.

1. Le dénominateur impose x≠1x\ne1. Le domaine est donc D=ℝ\{1}D=\mathbb{R}\setminus\{1\}. De plus x2−4=(x+2)(x−2)x^2-4=(x+2)(x-2). 2. Le numérateur est positif à l’extérieur de [−2;2][-2;2] et négatif à l’intérieur. Le dénominateur est négatif avant 11 et positif après. On combine les signes :

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

3. On veut un quotient positif ou nul, d’où S=[−2;1[∪[2;+∞[.\boxed{S=[-2;1[\ \cup\ [2;+\infty[}. Les valeurs −2-2 et 22 annulent le numérateur sans annuler le dénominateur : elles sont incluses. La valeur 11 rend le quotient indéfini : la double barre la signale, et elle reste exclue, même pour une inégalité large.

Vérifier

Pour x=0x=0, le quotient vaut 4>04>0 ; pour x=3/2x=3/2, le numérateur est négatif et le dénominateur positif.

23

Équation avec un dénominateur

Combiner

Résous 3x−1=x+1\dfrac{3}{x-1}=x+1.

  1. Quelle valeur est interdite ? Sous quelle condition peux-tu multiplier par x−1x-1 ?

  2. Résous l’équation polynomiale obtenue, puis vérifie chaque solution dans l’équation initiale.

  3. Explique pourquoi résoudre une équation et multiplier une inéquation par une expression de signe inconnu ne posent pas le même problème.

Voir la correction détailléeExercice 23

23 et 24 · Équations et niveaux — Une transformation réversible conserve les solutions dans le domaine.

1. On doit avoir x≠1x\ne1. Sur ce domaine, x−1x-1 est non nul : multiplier les deux membres par ce nombre est réversible, même si son signe est inconnu. 2. On obtient 3x−1=x+1⇔3=(x−1)(x+1)⇔3=x2−1⇔x2=4.\frac3{x-1}=x+1\iff3=(x-1)(x+1)\iff3=x^2-1\iff x^2=4. Les solutions candidates sont −2-2 et 22, toutes deux dans le domaine. Vérifions : x=−2:3−3=−1=−2+1;x=2:31=3=2+1.x=-2:\quad\frac3{-3}=-1=-2+1;\qquad x=2:\quad\frac31=3=2+1. Donc S={−2;2}\boxed{S=\{-2;2\}}. 3. Une égalité reste une égalité quand on multiplie ses deux membres par un même nombre. Pour préserver l’équivalence, ce nombre doit être non nul. Dans une inéquation, multiplier par un nombre négatif renverse en plus le sens ; si son signe dépend de xx, il faut distinguer les cas ou faire un tableau de signes.

24

Une droite horizontale et une parabole

Raisonner

Soit f(x)=x2−4x+1f(x)=x^2-4x+1. Selon le réel kk, combien de points la droite y=ky=k possède-t-elle en commun avec la parabole ? Pour k=1k=1, donne leurs coordonnées.

Voir la correction détailléeExercice 24

23 et 24 · Équations et niveaux — Une transformation réversible conserve les solutions dans le domaine.

La forme canonique est la plus adaptée pour comparer la hauteur kk à celle du sommet : f(x)=x2−4x+1=(x−2)2−3.f(x)=x^2-4x+1=(x-2)^2-3. Les intersections avec y=ky=k vérifient (x−2)2−3=k⇔(x−2)2=k+3.(x-2)^2-3=k\iff(x-2)^2=k+3.

  • Si k<−3k<-3, le membre droit est négatif : aucun point commun.

  • Si k=−3k=-3, il est nul : un seul point (2;−3)(2;-3).

  • Si k>−3k>-3, il est positif : deux points d’abscisses 2−k+32-\sqrt{k+3} et 2+k+32+\sqrt{k+3}, tous deux d’ordonnée kk.

Pour k=1k=1, (x−2)2=4(x-2)^2=4, donc x=0x=0 ou x=4x=4. Les points communs sont (0;1) et (4;1)\boxed{(0;1)\text{ et }(4;1)}.

Vérifier

Le minimum de la parabole est −3-3 : une droite horizontale placée en dessous ne peut pas la rencontrer.

II · EXERCICES · MODÉLISER

25 et 26 · Deux clôtures

Dessine, nomme les dimensions, puis traduis la contrainte.

25

Un rectangle à construire

Problème

Un atelier dispose de 28m28\,\mathrm{m} de baguette pour fabriquer un cadre rectangulaire. La largeur doit être au moins 3m3\,\mathrm{m} et ne doit pas dépasser la longueur. On note xx la mesure de la largeur en mètres.

  1. Exprime la longueur en fonction de xx et détermine l’intervalle admissible pour xx.

  2. Exprime l’aire A(x)A(x) en m2\mathrm{m^2}, puis mets-la sous forme canonique.

  3. Quelles dimensions donnent l’aire maximale ? Donne cette aire avec son unité.

  4. Quelles largeurs permettent une aire d’au moins 45m245\,\mathrm{m^2} ? Donne les longueurs correspondantes.

Voir la correction détailléeExercice 25

25 · Le cadre rectangulaire — La contrainte géométrique fixe d’abord l’intervalle utile.

1. Dimensions et domaine. Notons LL la mesure de la longueur en mètres. Le périmètre de 28m28\,\mathrm{m} donne 2x+2L=282x+2L=28, d’où L=14−xL=14-x. La largeur est au moins 3m3\,\mathrm{m} : x≥3x\ge3. Elle ne dépasse pas la longueur : x≤14−x⇔2x≤14⇔x≤7.x\le14-x\iff2x\le14\iff x\le7. Ainsi x∈[3;7]\boxed{x\in[3;7]}. Sur cet intervalle, les deux dimensions sont positives. 2. Aire. Le produit des mesures des côtés en mètres donne l’aire en mètres carrés : A(x)=x(14−x)=−x2+14x.A(x)=x(14-x)=-x^2+14x. Pour chercher le maximum, on fait apparaître un carré : A(x)=−(x2−14x)=−[(x−7)2−49]=49−(x−7)2.\begin{aligned} A(x)&=-(x^2-14x)=-\big[(x-7)^2-49\big]\\ &=49-(x-7)^2. \end{aligned} 3. Maximum. Puisque (x−7)2≥0(x-7)^2\ge0, on a A(x)≤49A(x)\le49. L’égalité est atteinte pour x=7x=7, qui est autorisé. Alors L=14−7=7L=14-7=7. Le cadre d’aire maximale est un carré de côté 7m\boxed{7\,\mathrm{m}}, d’aire 49m2\boxed{49\,\mathrm{m^2}}. 4. Atteindre au moins 45m245\,\mathrm{m^2}. Dans les unités précédentes : A(x)≥45⇔49−(x−7)2≥45⇔(x−7)2≤4⇔−2≤x−7≤2⇔5≤x≤9.\begin{aligned} A(x)\ge45&\iff49-(x-7)^2\ge45\\ &\iff(x-7)^2\le4\iff-2\le x-7\le2\\ &\iff5\le x\le9. \end{aligned} Mais le domaine est [3;7][3;7]. On prend l’intersection : x∈[5;7].\boxed{x\in[5;7]}. Les largeurs possibles vont donc de 5m5\,\mathrm{m} à 7m7\,\mathrm{m}, avec la longueur correspondante L=14−xL=14-x, comprise entre 7m7\,\mathrm{m} et 9m9\,\mathrm{m}. Les deux dimensions restent liées : on ne les choisit pas indépendamment.

Vérifier

Pour x=5x=5, la longueur est 99 et l’aire vaut 4545. Pour x=7x=7, l’aire vaut 4949. Dans les deux cas, le périmètre est bien 28m28\,\mathrm{m}.

26

Contre un mur

Problème

Un jardin rectangulaire est aménagé contre un mur : ce côté ne nécessite pas de grillage. On dispose de 24m24\,\mathrm{m} de grillage pour les trois autres côtés. On note xx la profondeur, perpendiculaire au mur, en mètres.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours
  1. Justifie L=24−2xL=24-2x et 0<x<120<x<12.

  2. Détermine la profondeur qui maximise l’aire. Le rectangle optimal est-il un carré ?

  3. Pour quelles profondeurs l’aire vaut-elle 64m264\,\mathrm{m^2} ?

  4. Pour quelles profondeurs est-elle au moins égale à 64m264\,\mathrm{m^2} ?

Voir la correction détailléeExercice 26

26 · Trois côtés à clôturer — Le côté contre le mur modifie la relation de périmètre.

1. Relation et domaine. Le grillage couvre deux profondeurs et une longueur. Avec les mesures en mètres : 2x+L=242x+L=24, donc L=24−2xL=24-2x. Les deux dimensions sont strictement positives : x>0x>0 et 24−2x>024-2x>0, soit 0<x<12\boxed{0<x<12}. 2. Aire maximale. L’aire A(x)A(x), en mètres carrés, vaut A(x)=x(24−2x)=−2x2+24x=−2[(x−6)2−36]=72−2(x−6)2.\begin{aligned} A(x)&=x(24-2x)=-2x^2+24x\\ &=-2\big[(x-6)^2-36\big]=72-2(x-6)^2. \end{aligned} Donc A(x)≤72A(x)\le72, avec égalité en x=6x=6. Cette valeur appartient au domaine. La longueur est alors L=24−12=12L=24-12=12. Le maximum est 72m2\boxed{72\,\mathrm{m^2}}, obtenu avec 6m\boxed{6\,\mathrm{m}} de profondeur et 12m\boxed{12\,\mathrm{m}} de longueur. Le rectangle optimal n’est pas un carré, car seuls trois côtés utilisent la ressource disponible. 3. Aire égale à 64m264\,\mathrm{m^2}. On résout 72−2(x−6)2=64⇔−2(x−6)2=−8⇔(x−6)2=4⇔x=4oux=8.\begin{aligned} 72-2(x-6)^2=64&\iff-2(x-6)^2=-8\\ &\iff(x-6)^2=4\iff x=4\ \text{ou}\ x=8. \end{aligned} Les deux valeurs sont admissibles. Elles donnent respectivement L=16L=16 et L=8L=8. Les rectangles mesurent donc 4m4\,\mathrm{m} sur 16m16\,\mathrm{m}, ou 8m8\,\mathrm{m} sur 8m8\,\mathrm{m}. 4. Aire au moins égale à 64m264\,\mathrm{m^2}. En divisant par −2-2, on renverse l’inégalité : 72−2(x−6)2≥64⇔−2(x−6)2≥−8⇔(x−6)2≤4⇔4≤x≤8.\begin{aligned} 72-2(x-6)^2\ge64&\iff-2(x-6)^2\ge-8\\ &\iff(x-6)^2\le4\iff4\le x\le8. \end{aligned} L’intervalle est inclus dans ]0;12[]0;12[. Les profondeurs cherchées sont donc toutes celles de [4;8]m\boxed{[4;8]\,\mathrm{m}}, où cette notation désigne des mesures en mètres.

Vérifier

Pour le maximum, le grillage utilisé vaut 2×6+12=24m2\times6+12=24\,\mathrm{m}. Les deux solutions de la question 3 donnent bien chacune 64m264\,\mathrm{m^2}.

II · EXERCICE 27 · MODÉLISER

Vendre ne suffit pas pour gagner

Distingue le chiffre d’affaires, le coût total et le bénéfice.

27

Une série de porte-clés

Problème économique

Un atelier fabrique des porte-clés personnalisés et vend chaque objet 12€12\,\mathrm{\text{€}}. Il fabrique et vend le même nombre entier qq d’objets, avec 0≤q≤1800\le q\le180 : il n’y a pas d’invendus dans ce modèle. Le coût total, en euros, est modélisé par C(q)=0,05q2+2q+320.C(q)=0{,}05q^2+2q+320. Cette formule représente les dépenses de la série : préparation, matières et fabrication. On note R(q)R(q) la recette et B(q)B(q) le bénéfice, tous deux en euros.

  1. Explique C(0)=320C(0)=320. Exprime R(q)R(q), puis justifie B(q)=R(q)−C(q)=−0,05q2+10q−320.B(q)=R(q)-C(q)=-0{,}05q^2+10q-320.

  2. Vérifie la factorisation B(q)=−0,05(q−40)(q−160)B(q)=-0{,}05(q-40)(q-160). Détermine les deux seuils où le bénéfice est nul. Pour quels nombres entiers d’objets l’atelier fait-il un bénéfice strictement positif ?

  3. Vérifie la forme B(q)=180−0,05(q−100)2B(q)=180-0{,}05(q-100)^2. Déduis la quantité à vendre pour maximiser le bénéfice, puis calcule la recette, le coût et le bénéfice correspondants.

  4. Esquisse la courbe de BB sur [0;180][0;180], en plaçant le sommet et les deux zéros. Explique graphiquement pourquoi vendre davantage après l’optimum peut réduire le bénéfice.

  5. Combien d’objets faut-il vendre pour obtenir au moins 150€150\,\mathrm{\text{€}} de bénéfice ? Donne d’abord l’intervalle réel, puis les quantités entières admissibles.

Voir la correction détailléeExercice 27

Du prix au bénéfice — Les racines délimitent les quantités rentables ; le sommet donne l’optimum.

1. Recette, coût et bénéfice. C(0)=320€C(0)=320\,\mathrm{\text{€}} représente les frais fixes du modèle, même si aucun objet n’est vendu. La recette est le prix unitaire multiplié par la quantité vendue : R(q)=12qR(q)=12q, en euros. On retire ensuite le coût total : B(q)=12q−(0,05q2+2q+320)=−0,05q2+10q−320.\begin{aligned} B(q)&=12q-(0{,}05q^2+2q+320)\\ &=-0{,}05q^2+10q-320. \end{aligned} qq est un nombre d’objets ; R(q)R(q), C(q)C(q) et B(q)B(q) sont des montants en euros. Le calcul peut donner un bénéfice négatif : c’est une perte. 2. Seuils et quantités bénéficiaires. Développons la forme proposée : −0,05(q−40)(q−160)=−0,05(q2−200q+6400)=−0,05q2+10q−320.-0{,}05(q-40)(q-160)=-0{,}05(q^2-200q+6400)=-0{,}05q^2+10q-320. Les racines sont x1=40x_1=40 et x2=160x_2=160. Elles sont ici des valeurs du nombre d’objets qq et correspondent à R=CR=C : aucun bénéfice, aucune perte.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

Comme a=−0,05<0a=-0{,}05<0, BB est strictement positif entre les racines. Avec qq entier dans [0;180][0;180], cela donne de 41 à 159 objets inclus. Aux seuils 40 et 160, le bénéfice est nul. 3. Bénéfice maximal. La forme canonique se vérifie ainsi : 180−0,05(q−100)2=180−0,05q2+10q−500=−0,05q2+10q−320.180-0{,}05(q-100)^2=180-0{,}05q^2+10q-500=-0{,}05q^2+10q-320. Puisque (q−100)2≥0(q-100)^2\ge0, on a B(q)≤180B(q)\le180. L’égalité est atteinte pour q=100q=100, entier appartenant au domaine. R(100)=12×100=1200€,R(100)=12\times100=1200\,\mathrm{\text{€}}, C(100)=0,05×1002+2×100+320=1020€.C(100)=0{,}05\times100^2+2\times100+320=1020\,\mathrm{\text{€}}. Le bénéfice maximal vaut donc 180€180\,\mathrm{\text{€}} pour 100 objets fabriqués et vendus. Les 1200€1200\,\mathrm{\text{€}} de recette ne sont pas le bénéfice.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

II · EXERCICE 28 · MODÉLISER

Une ouverture parabolique

La hauteur utile doit être vérifiée sur toute la largeur du véhicule.

28

Une ouverture parabolique

Problème

Une ouverture est modélisée, dans un repère où les coordonnées sont mesurées en mètres, par h(x)=3−x23,−3≤x≤3,h(x)=3-\frac{x^2}{3},\qquad -3\le x\le3, où xx est la position horizontale par rapport au centre et h(x)h(x) la hauteur disponible, en mètres.

  1. Donne la hauteur maximale et la largeur au sol.

  2. Un véhicule rectangulaire de largeur 2,4m2{,}4\,\mathrm{m} et de hauteur 2,4m2{,}4\,\mathrm{m} passe-t-il lorsqu’il est centré ? On suppose le sol horizontal et on néglige toute marge.

  3. Quelle est la largeur maximale d’un véhicule centré de hauteur 2,4m2{,}4\,\mathrm{m} ? Donne une valeur exacte puis au centimètre près.

  4. Pourquoi la vérification aux deux coins supérieurs suffit-elle ici ?

Voir la correction détailléeExercice 28

28 · Une ouverture parabolique — La largeur impose de regarder la hauteur aux bords du véhicule.

1. Dimensions de l’ouverture. Dans le modèle, xx est la mesure horizontale en mètres et h(x)=3−x2/3h(x)=3-x^2/3 la mesure de la hauteur en mètres. Comme x2≥0x^2\ge0, la hauteur maximale est 3m3\,\mathrm{m}, au centre x=0x=0. Au sol : h(x)=0⇔x2=9⇔x=−3oux=3.h(x)=0\iff x^2=9\iff x=-3\ \text{ou}\ x=3. L’ouverture mesure donc 3−(−3)=6m3-(-3)=\boxed{6\,\mathrm{m}} de large. 2. Véhicule centré de largeur 2,4m2{,}4\,\mathrm{m}. Sa demi-largeur est 1,2m1{,}2\,\mathrm{m}. Les bords se trouvent en x=−1,2x=-1{,}2 et x=1,2x=1{,}2. La hauteur disponible y est h(1,2)=3−1,443=3−0,48=2,52.h(1{,}2)=3-\frac{1{,}44}{3}=3-0{,}48=2{,}52. Elle vaut donc 2,52m2{,}52\,\mathrm{m}, supérieure aux 2,4m2{,}4\,\mathrm{m} du véhicule. Il passe dans ce modèle sans marge, avec 0,12m0{,}12\,\mathrm{m} de hauteur restante aux coins. 3. Largeur maximale à hauteur 2,4m2{,}4\,\mathrm{m}. Notons ww la demi-largeur en mètres, avec 0≤w≤30\le w\le3. Pour passer, il faut h(w)≥2,4⇔3−w23≥2,4⇔w2≤1,8⇔0≤w≤1,8.\begin{aligned} h(w)\ge2{,}4&\iff3-\frac{w^2}{3}\ge2{,}4\\ &\iff w^2\le1{,}8\iff0\le w\le\sqrt{1{,}8}. \end{aligned} La largeur totale maximale est donc 21,8m=655m≈2,68m.\boxed{2\sqrt{1{,}8}\,\mathrm{m}=\frac{6\sqrt5}{5}\,\mathrm{m}\approx2{,}68\,\mathrm{m}}. La valeur exacte est la limite théorique ; l’approximation au centimètre ne constitue pas une marge de sécurité. 4. Pourquoi les coins suffisent. Sur [0;3][0;3], la hauteur diminue quand la distance au centre augmente. Par symétrie, sa plus petite valeur au-dessus du véhicule est donc atteinte aux deux bords. Si le toit horizontal passe aux coins, il passe aussi entre eux.

Vérifier

Une vérification seulement au centre serait insuffisante : la hauteur y est maximale et ne renseigne pas directement sur les coins.

II · EXERCICES · MODÉLISER

29 et 30 · Des aires à partager

Élimine les solutions qui ne représentent pas la situation.

29

Un cadre autour d’une affiche

Problème

Une affiche mesure 30cm30\,\mathrm{cm} sur 20cm20\,\mathrm{cm}. On ajoute à l’extérieur une bordure de largeur uniforme xcmx\,\mathrm{cm}, avec x>0x>0. L’aire de la bordure seule doit être égale à 216cm2216\,\mathrm{cm^2}.

  1. Dessine les dimensions intérieures et extérieures.

  2. Exprime l’aire de la bordure en fonction de xx, en précisant l’unité de chaque aire.

  3. Résous l’équation obtenue. Explique pourquoi une seule solution est admissible.

  4. Vérifie les dimensions extérieures et les deux aires dans la situation initiale.

Voir la correction détailléeExercice 29

29 · La bordure de l’affiche — L’aire extérieure contient déjà l’aire intérieure.

1. Dimensions. La bordure ajoute xx de chaque côté : la largeur extérieure est 30+2x30+2x et la hauteur extérieure 20+2x20+2x, avec toutes les mesures en centimètres.

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

2. Aire de la bordure. L’aire intérieure est 30×20=600cm230\times20=600\,\mathrm{cm^2}. L’aire extérieure, en cm2\mathrm{cm^2}, vaut (30+2x)(20+2x)(30+2x)(20+2x). Leur différence est B(x)=(30+2x)(20+2x)−600=600+60x+40x+4x2−600=4x2+100x.\begin{aligned} B(x)&=(30+2x)(20+2x)-600\\ &=600+60x+40x+4x^2-600=4x^2+100x. \end{aligned} 3. Résolution. On impose B(x)=216B(x)=216 : 4x2+100x−216=0⇔x2+25x−54=0.4x^2+100x-216=0\iff x^2+25x-54=0. Le discriminant vaut 252−4×1×(−54)=625+216=841=29225^2-4\times1\times(-54)=625+216=841=29^2. Les solutions sont x=−25+292=2oux=−25−292=−27.x=\frac{-25+29}{2}=2\quad\text{ou}\quad x=\frac{-25-29}{2}=-27. Une largeur doit être positive : seule x=2x=2 convient, soit une bordure de 2cm\boxed{2\,\mathrm{cm}}. 4. Vérification. Les dimensions extérieures sont 34cm34\,\mathrm{cm} et 24cm24\,\mathrm{cm}. Leur aire vaut 816cm2816\,\mathrm{cm^2} ; la bordure seule mesure bien 816−600=216cm2816-600=216\,\mathrm{cm^2}.

30

Deux carrés avec un ruban

Problème

On coupe un ruban de 40cm40\,\mathrm{cm} en deux morceaux. Chaque morceau sert à former le périmètre d’un carré. Les deux morceaux ont des longueurs strictement positives. On note xx le côté du premier carré en centimètres.

  1. Exprime le côté du second carré en fonction de xx et donne le domaine.

  2. Montre que la somme des aires, en cm2\mathrm{cm^2}, est S(x)=2(x−5)2+50S(x)=2(x-5)^2+50.

  3. Trouve la somme minimale des aires et les longueurs des morceaux correspondantes.

  4. Peut-on obtenir une somme des aires égale à 68cm268\,\mathrm{cm^2} ? Si oui, donne toutes les répartitions.

  5. Existe-t-il une somme maximale si les deux carrés doivent rester non dégénérés ? Justifie.

Voir la correction détailléeExercice 30

30 · Deux carrés — Une borne n’est un maximum que si elle est atteinte.

1. Contrainte. Le premier carré utilise 4xcm4x\,\mathrm{cm} de ruban ; il reste 40−4x40-4x centimètres. Le côté du second carré est donc (40−4x)/4=10−x(40-4x)/4=10-x centimètres. Les deux côtés doivent être positifs : 0<x<10\boxed{0<x<10}. 2. Somme des aires. Avec les côtés en centimètres, la somme en cm2\mathrm{cm^2} est S(x)=x2+(10−x)2=x2+100−20x+x2=2x2−20x+100=2[(x−5)2−25]+100=2(x−5)2+50.\begin{aligned} S(x)&=x^2+(10-x)^2=x^2+100-20x+x^2\\ &=2x^2-20x+100=2\big[(x-5)^2-25\big]+100\\ &=2(x-5)^2+50. \end{aligned} 3. Minimum. Le carré est positif ou nul, donc S(x)≥50S(x)\ge50. Cette borne est atteinte en x=5x=5, autorisé. Les deux carrés ont des côtés de 5cm5\,\mathrm{cm} ; chaque morceau mesure 20cm20\,\mathrm{cm}. La somme minimale est 50cm2\boxed{50\,\mathrm{cm^2}}. 4. Somme de 68cm268\,\mathrm{cm^2}. 2(x−5)2+50=68⇔(x−5)2=9⇔x=2oux=8.\begin{aligned} 2(x-5)^2+50=68&\iff(x-5)^2=9\\ &\iff x=2\ \text{ou}\ x=8. \end{aligned} Les côtés sont 2cm2\,\mathrm{cm} et 8cm8\,\mathrm{cm}, dans l’un ou l’autre ordre. Les morceaux mesurent 8cm et 32cm\boxed{8\,\mathrm{cm}\text{ et }32\,\mathrm{cm}}. Leur somme est 40cm40\,\mathrm{cm}, et les aires totalisent 4+64=68cm24+64=68\,\mathrm{cm^2}. 5. Pas de maximum sur ce domaine. On peut écrire S(x)=100−2x(10−x).S(x)=100-2x(10-x). Sur ]0;10[]0;10[, le produit x(10−x)x(10-x) est strictement positif : S(x)<100S(x)<100. En prenant un côté très petit, la somme des aires se rapproche de 100cm2100\,\mathrm{cm^2} sans l’atteindre. Plus précisément, SS décroît jusqu’à 55, puis croît. Pour x≤5x\le5, prendre x/2x/2 donne une somme plus grande ; pour x>5x>5, prendre (x+10)/2(x+10)/2 en donne aussi une plus grande. Aucun choix admissible n’est donc maximal. La valeur 100100 serait atteinte seulement si l’un des carrés avait un côté nul, ce qui est interdit.

II · EXERCICES · APPROFONDIR

31 et 32 · Changer de regard

Deux prolongements facultatifs après la maîtrise du cœur du chapitre.

31

Quand le degré change

Approfondissement

Pour un réel mm, on étudie l’équation (m−1)x2+2x+1=0.(m-1)x^2+2x+1=0.

  1. Pourquoi faut-il commencer par séparer le cas m=1m=1 ? Résous ce cas.

  2. Pour m≠1m\ne1, calcule le discriminant puis discute le nombre de solutions réelles selon mm.

  3. Donne une conclusion qui prend aussi en compte m=1m=1.

  4. Détermine les solutions pour m=0m=0, m=1m=1 et m=2m=2. Vérifie chaque cas directement.

Voir la correction détailléeExercice 31

31 · Un paramètre — Vérifier le degré avant d’utiliser le discriminant.

1. Cas particulier m=1m=1. Le coefficient de x2x^2 est m−1m-1. Lorsqu’il est nul, on n’a plus une équation du second degré. Pour m=1m=1, l’équation devient 2x+1=0⇔x=−12.2x+1=0\iff\boxed{x=-\frac12}. 2. Cas m≠1m\ne1. Les coefficients sont a=m−1a=m-1, b=2b=2, c=1c=1. Le discriminant vaut Δ=22−4(m−1)×1=4−4m+4=4(2−m).\Delta=2^2-4(m-1)\times1=4-4m+4=4(2-m). Comme 44 est positif, le signe de Δ\Delta est celui de 2−m2-m.

  • Si m<2m<2 et m≠1m\ne1, Δ>0\Delta>0 : deux solutions réelles distinctes.

  • Si m=2m=2, Δ=0\Delta=0 : une racine double −2/[2(2−1)]=−1-2/[2(2-1)]=-1.

  • Si m>2m>2, Δ<0\Delta<0 : aucune solution réelle.

3. Conclusion complète.

Valeur de mmNombre de solutions réelles distinctes
m∈]−∞;1[∪]1;2[m\in]-\infty;1[\cup]1;2[Deux
m=1m=1Une, pour une équation affine
m=2m=2Une, racine double d’un trinôme
m>2m>2Aucune

4. Trois vérifications. Pour m=0m=0, l’équation est −x2+2x+1=0-x^2+2x+1=0. Elle équivaut à (x−1)2=2(x-1)^2=2, d’où x=1±2x=1\pm\sqrt2. En substituant x=1+tx=1+t avec t=±2t=\pm\sqrt2, on trouve −(1+t)2+2(1+t)+1=2−t2=0-(1+t)^2+2(1+t)+1=2-t^2=0. Pour m=1m=1, x=−1/2x=-1/2 donne 2(−1/2)+1=02(-1/2)+1=0. Pour m=2m=2, l’équation est x2+2x+1=(x+1)2=0x^2+2x+1=(x+1)^2=0 : x=−1x=-1.

Le discriminant seul ne suffit pas

La valeur m=1m=1 donnerait numériquement Δ=4\Delta=4, mais la règle « Δ>0\Delta>0 donc deux racines » ne s’applique pas : son hypothèse a≠0a\ne0 est fausse.

32

Du troisième au second degré

Approfondissement

Soit P(x)=x3−4x2+x+6P(x)=x^3-4x^2+x+6.

  1. Vérifie que 22 est une racine.

  2. Cherche aa, bb, cc tels que P(x)=(x−2)(ax2+bx+c)P(x)=(x-2)(ax^2+bx+c) en développant puis en identifiant les coefficients.

  3. Factorise le polynôme du second degré trouvé, puis résous P(x)=0P(x)=0.

  4. Étudie le signe de PP et résous P(x)≤0P(x)\le0.

  5. Explique pourquoi la règle « signe de aa à l’extérieur des racines » apprise pour un trinôme ne s’applique pas directement à ce polynôme de degré trois.

Voir la correction détailléeExercice 32

32 · Factoriser un degré trois — Un facteur connu permet de revenir au second degré.

1. P(2)=8−16+2+6=0P(2)=8-16+2+6=0 : 22 est bien une racine. 2. Développons la forme proposée : (x−2)(ax2+bx+c)=ax3+(b−2a)x2+(c−2b)x−2c.(x-2)(ax^2+bx+c)=ax^3+(b-2a)x^2+(c-2b)x-2c. L’identification donne a=1a=1, puis b−2=−4b-2=-4, donc b=−2b=-2 ; enfin c−2(−2)=1c-2(-2)=1, donc c=−3c=-3. Le terme constant vérifie aussi −2c=6-2c=6. Ainsi P(x)=(x−2)(x2−2x−3).P(x)=(x-2)(x^2-2x-3). 3. Dans le trinôme, les nombres de somme 22 et de produit −3-3 sont −1-1 et 33 : x2−2x−3=(x+1)(x−3),P(x)=(x+1)(x−2)(x−3).x^2-2x-3=(x+1)(x-3),\qquad P(x)=(x+1)(x-2)(x-3). L’équation P(x)=0P(x)=0 a donc pour solutions −1,2,3\boxed{-1,\ 2,\ 3}. 4. On range les racines, puis on combine les signes des trois facteurs :

Schéma ou tableau du cours
Schéma ou tableau du cours

On lit les régions négatives ou nulles : S=]−∞;−1]∪[2;3].\boxed{S=]-\infty;-1]\ \cup\ [2;3]}. 5. La règle du trinôme venait du produit de deux facteurs affines. Ici, il y en a trois. Tout à gauche, trois facteurs négatifs donnent un produit négatif ; tout à droite, trois facteurs positifs donnent un produit positif. Les deux régions extérieures n’ont donc pas le même signe.

Vérifier

En 00, P(0)=6>0P(0)=6>0 ; en 5/25/2, (7/2)(1/2)(−1/2)<0(7/2)(1/2)(-1/2)<0. Ces tests sont cohérents avec le tableau.