Titrages colorimétriques

CHAPITRE / Première

PremièrePhysique-chimie

Titrages colorimétriques

Comprendre l’équivalence, exploiter une réaction support et déterminer une concentration.

40 exercices — cherche avant d’ouvrir chaque correction.

MODE D’EMPLOI

Apprendre, puis s’entraîner

Comprendre une méthode permet de l’adapter à une situation nouvelle.

Comment avancer dans ce chapitre

Lis une notion, puis refais l’exemple sans regarder les lignes suivantes. Les questions « À toi de jouer » servent à vérifier immédiatement une idée. Leurs réponses sont données juste après : masque-les le temps de chercher.

Comprendre les mots

Les définitions nomment les objets et donnent le sens des symboles.

Choisir une démarche

Les savoir-faire montrent comment reconnaître la situation, choisir un outil et terminer le calcul.

Repérer une confusion

Une erreur expliquée est plus utile qu’une règle mémorisée sans condition.

Vérifier

Une valeur cohérente, une unité correcte ou une vérification par substitution aide à détecter une erreur. Ce contrôle complète le raisonnement.

Les trois temps de l’entraînement

Les exercices 1 à 10 installent les bases ; 11 à 24 demandent de choisir et combiner les méthodes ; 25 à 32 proposent des problèmes, des lectures critiques et une synthèse. Travaille sur un cahier à côté du document.

Le déclic

Lorsque tu corriges un exercice, explique à voix haute pourquoi chaque étape est possible. Refaire seulement les nombres ne suffit pas à comprendre la méthode.

I · PRÉREQUIS

Ce que l’on sait déjà mesurer

Relier concentration, volume et quantité de matière.

Pour une solution de concentration en quantité de matière cc et un prélèvement de volume VV, la quantité prélevée est n=cVn=cV. Dans ce chapitre : cc en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, VV en L et nn en mol.

Convertir avant de multiplier

On prélève 15,0mL15{,}0\,\mathrm{mL} d’une solution à 0,0200molL10{,}0200\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le volume est 15,0×103L15{,}0\times10^{-3}\,\mathrm{L}. Alors n=0,0200×0,0150=3,00×104mol=0,300mmol.n=0{,}0200\times0{,}0150=3{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol}=0{,}300\,\mathrm{mmol}.

Les coefficients règlent les proportions

Dans 2A+3Bproduits2\mathrm A+3\mathrm B\to\text{produits}, une consommation de 2x2x mol de A s’accompagne d’une consommation de 3x3x mol de B. Les quantités consommées sont dans le rapport 2/32/3, pas nécessairement égales.

Quantité et concentration

Deux prélèvements de même concentration peuvent contenir des quantités différentes si leurs volumes diffèrent. Doubler VV à cc fixé double nn.

Diagnostic

Quelle quantité contient 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} d’une solution à 0,0300molL10{,}0300\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} ? Pour 2A+3B2\mathrm A+3\mathrm B, combien de B faut-il consommer avec 0,400mmol0{,}400\,\mathrm{mmol} de A ?

Réponse pour te vérifier

0,600mmol0{,}600\,\mathrm{mmol} dans le prélèvement ; 0,600mmol0{,}600\,\mathrm{mmol} de B car on multiplie la quantité de A par 3/23/2.

I · COMPRENDRE

Mesurer par une réaction chimique

Une quantité connue permet d’en retrouver une inconnue.

Dosage et titrage

Un dosage détermine la quantité ou la concentration d’une espèce. Un titrage utilise une réaction chimique entre cette espèce, appelée réactif titré, et un réactif ajouté progressivement, appelé réactif titrant.

Le titrant a une concentration connue. Mesurer combien il en faut pour consommer le réactif titré permet de retrouver la quantité initiale de ce dernier.

Trois conditions à vérifier

La réaction support doit être suffisamment rapide, quantitative dans les conditions de l’expérience et de stœchiométrie connue, sans réaction parasite significative. Sinon, le volume mesuré ne se traduit pas simplement en quantité de l’espèce recherchée.

Le titrage transforme l’échantillon

On effectue généralement la mesure sur un prélèvement. Les quantités consommées dans ce prélèvement ne sont pas les quantités contenues dans le flacon entier.

Deux méthodes de dosage à distinguer

Le dosage par étalonnage compare une mesure à des solutions connues. Le titrage fait réagir une quantité inconnue avec une quantité connue. Tous deux peuvent déterminer une concentration ; ils utilisent des informations différentes.

Nommer les rôles

Une solution de diiode de concentration inconnue est placée dans l’erlenmeyer. On lui ajoute du thiosulfate de concentration connue. Qui est titré ? Qui est titrant ?

Réponse pour te vérifier

Le diiode est titré ; les ions thiosulfate constituent le réactif titrant. La burette contient leur solution.

I · EXPÉRIMENTER

Lire le montage

Une burette mesure ce qui a été ajouté.

Figure du cours
Figure du cours

Mesurer les bons volumes

Une pipette jaugée munie d’une propipette sert à prélever précisément VAV_A. La burette permet de lire le volume de titrant ajouté. Si elle indique ViV_i au départ et VfV_f à la fin, le volume versé est VB=VfViV_B=V_f-V_i. Une lecture initiale à 1,20mL1{,}20\,\mathrm{mL} et une lecture finale à 13,65mL13{,}65\,\mathrm{mL} correspondent à 12,45mL12{,}45\,\mathrm{mL} versés.

Pour une solution transparente, on lit le bas du ménisque à hauteur des yeux. Si la coloration empêche cette lecture, on suit la convention du protocole et on la conserve pour les deux lectures. La burette est rincée avec le titrant ; la pipette avec la solution à prélever. On vérifie l’absence de bulle dans l’embout et on retire l’entonnoir avant les mesures.

Vérifier

Les graduations de la burette augmentent vers le bas. La différence finale moins initiale doit être positive.

Au laboratoire, on suit les consignes de protection, de manipulation et de collecte des déchets du protocole encadré. Les données de calcul ne constituent pas à elles seules un protocole expérimental.

I · COMPRENDRE

L’équivalence

Le bon rapport, pas forcément les mêmes quantités.

Équivalence d’un titrage direct

L’équivalence est atteinte lorsque les réactifs titré et titrant ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de la réaction support. On note VEV_E le volume de titrant alors ajouté.

Pour une réaction quantitative aA+bBproduitsa\mathrm A+b\mathrm B\to\text{produits}, A étant titré et B titrant, les deux réactifs peuvent être entièrement consommés simultanément à l’équivalence : nA,0a=nB,Eb.\boxed{\frac{n_{A,0}}a=\frac{n_{B,E}}b}. Les deux rapports ont l’unité d’une quantité de matière et donnent le même avancement. nA,0n_{A,0} est la quantité initialement prélevée ; nB,En_{B,E} est la quantité introduite à l’équivalence, pas une quantité restante.

Avec deux coefficients différents

Si a=1a=1 et b=2b=2, il faut deux fois plus de B que de A. Pour nA,0=0,250mmoln_{A,0}=0{,}250\,\mathrm{mmol}, il faut nB,E=0,500mmoln_{B,E}=0{,}500\,\mathrm{mmol}. Dire « à l’équivalence, les quantités sont égales » serait faux.

Équivalence et repérage expérimental

L’équivalence est une situation chimique. Le changement de couleur est un moyen de la repérer. Une teinte persistante peut nécessiter un très léger excès de titrant : l’observation approche alors l’équivalence avec la précision de l’expérience.

Les volumes sont-ils égaux ?

À l’équivalence, doit-on forcément avoir VE=VAV_E=V_A ?

Réponse pour te vérifier

Non. Les volumes dépendent aussi des concentrations et des coefficients stœchiométriques.

I · SAVOIR-FAIRE 1

Retrouver une concentration

Partir de l’équation avant d’écrire une formule.

Pour aA+bBproduitsa\mathrm A+b\mathrm B\to\text{produits}, avec A titré et B titrant : nA,0=cAVAn_{A,0}=c_AV_A et nB,E=cBVEn_{B,E}=c_BV_E. Concentrations en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, volumes en L, quantités en mol. cAVAa=cBVEbcA=abcBVEVA.\frac{c_AV_A}a=\frac{c_BV_E}b\quad\Longrightarrow\quad \boxed{c_A=\frac ab\frac{c_BV_E}{V_A}}.

Un dosage du diiode

La réaction support est : I2(aq)+2S2O32(aq)2I(aq)+S4O62(aq).\mathrm{I_2(aq)}+2\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)}\longrightarrow2\mathrm{I^-(aq)}+\mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)}. Le diiode est titré par les ions thiosulfate. On prélève VA=10,0mLV_A=10{,}0\,\mathrm{mL}, on utilise cB=0,0200molL1c_B=0{,}0200\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et on repère VE=14,0mLV_E=14{,}0\,\mathrm{mL}.

1 · Équivalence n(I2)=nE(S2O32)/2n(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=n_E(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}})/2.

2 · Quantité mesurée nE=0,0200×0,0140=2,80×104moln_E=0{,}0200\times0{,}0140=2{,}80\times10^{-4}\,\mathrm{mol}, donc n(I2)=1,40×104moln(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=1{,}40\times10^{-4}\,\mathrm{mol}.

3 · Concentration cA=n(I2)/VA=(1,40×104)/0,0100=0,0140molL1c_A=n(\ensuremath{\mathrm{I_2}})/V_A=(1{,}40\times10^{-4})/0{,}0100=0{,}0140\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

Vérifier

La quantité de titrant versée vaut deux fois la quantité de diiode du prélèvement. Le facteur 1/21/2 doit apparaître quelque part dans le calcul.

Un volume doublé

Avec la même solution de diiode et le même titrant, quel volume équivalent attend-on pour 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} prélevés ?

Réponse pour te vérifier

28,0mL28{,}0\,\mathrm{mL} : la quantité à titrer est doublée. La concentration calculée reste identique.

I · SAVOIR-FAIRE 2

Suivre le réactif limitant

Avant et après l’équivalence, le réactif en excès change.

On titre les ions fer(II) par les ions permanganate en milieu suffisamment acide. Les ions hydrogène sont maintenus en excès et ne limitent pas la réaction : MnO4(aq)+5Fe2+(aq)+8H+(aq)Mn2+(aq)+5Fe3+(aq)+4H2O(l).\mathrm{MnO_4^-(aq)}+5\mathrm{Fe^{2+}(aq)}+8\mathrm{H^+(aq)}\longrightarrow\mathrm{Mn^{2+}(aq)}+5\mathrm{Fe^{3+}(aq)}+4\mathrm{H_2O(l)}. Prenons un prélèvement contenant 0,600mmol0{,}600\,\mathrm{mmol} de fer(II). Le titrant est à 0,0100molL10{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, soit 0,0100mmolmL10{,}0100\,\mathrm{mmol\cdot mL^{-1}}. À l’équivalence, nE(MnO4)=0,600/5=0,120mmoln_E(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}})=0{,}600/5=0{,}120\,\mathrm{mmol}, d’où VE=12,0mLV_E=12{,}0\,\mathrm{mL}.

Volume ajoutéRéactif limitantCe qui reste après réaction
VB<VEV_B<V_EPermanganateDu fer(II), aucun permanganate dans le modèle total.
VB=VEV_B=V_EProportions stœchiométriquesAucun de ces deux réactifs. Les produits sont présents.
VB>VEV_B>V_EFer(II)Un excès de permanganate, aucun fer(II).

Vérifier avec trois ajouts

À 8,0mL8{,}0\,\mathrm{mL}, on a apporté 0,080mmol0{,}080\,\mathrm{mmol} de permanganate : il consomme 0,400mmol0{,}400\,\mathrm{mmol} de fer(II), dont il reste 0,200mmol0{,}200\,\mathrm{mmol}. À 12,0mL12{,}0\,\mathrm{mL}, les deux réactifs sont épuisés. À 16,0mL16{,}0\,\mathrm{mL}, on a apporté 0,160mmol0{,}160\,\mathrm{mmol} de permanganate ; seulement 0,1200{,}120 réagit. Il reste donc 0,040mmol0{,}040\,\mathrm{mmol} de permanganate.

Ne pas prolonger une droite sous zéro

La quantité de fer(II) ne continue pas à diminuer après son épuisement. Elle reste nulle. Une quantité négative révèle une expression utilisée en dehors de son domaine de validité.

I · LIRE UN GRAPHIQUE

Une mesure, deux régimes

Chaque point décrit le mélange après consommation du réactif limitant.

Figure du cours
Figure du cours

Lire en trois temps

  1. Choisis un volume sur l’axe horizontal : c’est le volume cumulé de titrant versé.

  2. Remonte jusqu’à la courbe de l’espèce étudiée.

  3. Lis la quantité restante sur l’axe vertical, en mmol.

Avant 12,0mL12{,}0\,\mathrm{mL}, la quantité de fer(II) diminue ; celle de permanganate restant est nulle. Après 12,0mL12{,}0\,\mathrm{mL}, le fer(II) est épuisé et le permanganate s’accumule.

Ajouté ne signifie pas restant

Du permanganate est ajouté dès le premier millilitre. Pourtant, avant l’équivalence, sa quantité restante après réaction vaut zéro parce qu’il est entièrement consommé.

Ces lignes représentent des quantités, pas des concentrations. Le volume total du mélange augmente pendant l’ajout ; pour obtenir une concentration, il faudrait diviser chaque quantité restante par ce volume total.

Vérifier sa lecture

À 4,0mL4{,}0\,\mathrm{mL}, combien reste-t-il de fer(II) ? Quelle quantité de permanganate a été versée ?

Réponse pour te vérifier

Il reste 0,400mmol0{,}400\,\mathrm{mmol} de fer(II). On a versé 0,0400mmol0{,}0400\,\mathrm{mmol} de permanganate ; il n’en reste pas après réaction.

I · EXPÉRIMENTER

Comprendre la couleur observée

La couleur signale une espèce, pas une formule à mémoriser.

Permanganate : apparition d’une teinte persistante

Les ions permanganate sont violets. Dans le titrage précédent, ils sont consommés avant l’équivalence. Une goutte peut produire une coloration locale fugace ; après agitation, elle disparaît. Un très léger excès de permanganate donne une teinte rose-violette persistante dans tout le mélange : c’est le repérage retenu par le protocole. Il ne faut pas décrire tout le mélange comme nécessairement incolore avant l’équivalence : d’autres espèces, notamment les ions fer(III), peuvent contribuer à sa couleur.

Diiode : disparition de la coloration

Dans le titrage du diiode par le thiosulfate, le diiode est consommé et sa coloration s’atténue. L’amidon peut servir d’indicateur, ajouté selon le protocole près de l’équivalence : la disparition de la coloration bleue marque la consommation du diiode détectable.

Justifier au lieu de réciter

Pour prévoir le changement, nomme l’espèce colorée. Demande-toi si elle est titrée, ajoutée comme titrant ou formée. Détermine ensuite si elle reste avant ou après l’équivalence. Termine par la couleur attendue dans les conditions annoncées.

Une couleur ne suffit pas sans modèle

Une réaction lente, une mauvaise agitation ou une autre espèce colorée peut déplacer ou masquer le repérage. La netteté de la couleur ne démontre pas, à elle seule, la validité du dosage.

Une goutte fugace

Une goutte violette disparaît après agitation pendant un titrage de Fe(II). Peut-on déjà retenir ce volume comme volume équivalent ?

Réponse pour te vérifier

Non. La disparition indique que le permanganate ajouté est encore consommé. On cherche la teinte persistante prévue par le protocole.

I · SAVOIR-FAIRE 3

Remonter une dilution

Nommer les solutions évite de multiplier deux fois par le même facteur.

Une solution initiale S0S_0 est diluée pour obtenir S1S_1. Le facteur de dilution est F=Vfiole/VprélevéF=V_{\mathrm{fiole}}/V_{\mathrm{prélevé}}, sans dimension ; les deux volumes sont exprimés dans la même unité. Les concentrations vérifient c0=Fc1c_0=Fc_1.

Du titrage à la solution initiale

On prélève 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} de S0S_0 puis on complète à 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL} : F=10,0F=10{,}0. On titre ensuite un autre prélèvement, VA=20,0mLV_A=20{,}0\,\mathrm{mL} de S1S_1, par du permanganate à cB=0,0100molL1c_B=0{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. L’équivalence est à VE=12,4mLV_E=12{,}4\,\mathrm{mL}.

1 · Quantité dans les 20,0 mL n(Fe2+)=5cBVE=5×0,0100×0,0124=6,20×104moln(\ensuremath{\mathrm{Fe^{2+}}})=5c_BV_E=5\times0{,}0100\times0{,}0124=6{,}20\times10^{-4}\,\mathrm{mol}.

2 · Concentration de S1S_1 c1=n/VA=0,0310molL1c_1=n/V_A=0{,}0310\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

3 · Concentration de S0S_0 c0=Fc1=0,310molL1c_0=Fc_1=0{,}310\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

Les produits cVcV utilisent cc en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et VV en L. Le facteur de dilution ne change pas l’unité de concentration.

Prélèvement et dilution sont deux opérations

Le prélèvement de 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} pour le titrage ne dilue pas S1S_1. Pour calculer sa concentration, on divise la quantité mesurée par ce volume. Pour calculer la quantité dans toute la fiole, on pourrait ensuite multiplier c1c_1 par 0,1000L0{,}1000\,\mathrm{L}.

L’eau dans l’erlenmeyer

Ajouter de l’eau distillée au prélèvement, sans perte ni réaction parasite, change-t-il le volume équivalent ?

Réponse pour te vérifier

Non : la concentration du mélange diminue, mais la quantité de réactif à titrer reste la même. Le volume équivalent reste inchangé si le repérage demeure adapté.

I · SAVOIR-FAIRE 4

Du résultat à l’échantillon

Concentration, masse et composition répondent à des questions différentes.

Un solide est dissous quantitativement dans une fiole de volume VSV_S. Un prélèvement VAV_A est titré ; on détermine une quantité nAn_A de l’espèce recherchée dans ce prélèvement. c=nAVA,ntotal=cVS=nAVSVA,m=ntotalM.c=\frac{n_A}{V_A},\qquad n_{\mathrm{total}}=cV_S=n_A\frac{V_S}{V_A},\qquad m=n_{\mathrm{total}}M. Les quantités sont en mol, les volumes en L, MM en gmol1\mathrm{g\cdot mol^{-1}} et mm en g. Le rapport VS/VAV_S/V_A est sans dimension.

Un exemple de bilan

Le titrage mesure 0,180mmol0{,}180\,\mathrm{mmol} de fer dans 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} d’une solution préparée dans une fiole de 250,0mL250{,}0\,\mathrm{mL}. La dissolution a conservé tout le fer dosé. ntotal=0,180×250,020,0=2,25mmol.n_{\mathrm{total}}=0{,}180\times\frac{250{,}0}{20{,}0}=2{,}25\,\mathrm{mmol}. Avec M(Fe)=55,8gmol1M(\ensuremath{\mathrm{Fe}})=55{,}8\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}, la masse vaut m=2,25×103×55,8=0,12555g126mgm=2{,}25\times10^{-3}\times55{,}8=0{,}12555\,\mathrm{g}\simeq126\,\mathrm{mg}. Si l’échantillon initial pèse 0,500g0{,}500\,\mathrm{g}, la fraction massique de fer vaut w=m/méchantillon0,251w=m/m_{\mathrm{échantillon}}\simeq0{,}251, soit 25,1%25{,}1\,\%.

Vérifier

Une masse mesurée pour un constituant ne peut dépasser la masse de l’échantillon dans ce modèle. Un résultat supérieur à 100%100\,\% révèle une incohérence à rechercher.

Un facteur injustifié

Pourquoi ne faut-il pas multiplier aussi le résultat par le nombre de millilitres prélevés ?

Réponse pour te vérifier

Le passage au total est déjà pris en compte par VS/VAV_S/V_A. Chaque facteur doit correspondre à une opération précise, pas à un nombre simplement présent dans l’énoncé.

I · MESURER

Décrire la précision du résultat

Répéter permet d’observer la dispersion.

On réalise trois titrages précis dans les mêmes conditions : VE=12,35V_E=12{,}35 ; 12,4012{,}40 ; 12,45mL12{,}45\,\mathrm{mL}. Leur moyenne est 12,40mL12{,}40\,\mathrm{mL}. L’essai rapide de repérage n’est pas incorporé à ces mesures précises.

Relier une variation de volume au résultat

Dans un protocole fixé, cA=KVEc_A=KV_E avec K=(a/b)cB/VAK=(a/b)c_B/V_A. Si l’on retient un intervalle expérimental VE[12,35;12,45]mLV_E\in[12{,}35;12{,}45]\,\mathrm{mL}, les concentrations calculées avec les deux bornes donnent un intervalle correspondant, à condition de considérer les autres données comme fixées.

Cet intervalle n’est pas automatiquement une incertitude complète : la concentration du titrant, la pipette, la burette et le repérage peuvent tous contribuer au résultat.

Prévoir le sens d’une erreur

  • Si l’on dépasse l’équivalence et utilise ce volume trop grand, la concentration calculée est trop grande.

  • Si la pipette contient de l’eau résiduelle qui dilue la prise d’essai, on dose moins d’espèce dans le volume prélevé : le résultat peut être sous-estimé.

  • Ajouter de l’eau dans l’erlenmeyer après un prélèvement correct n’a pas le même effet : la quantité dosée est conservée.

Mesure et arrondi

Pourquoi ne faut-il pas arrondir chaque quantité intermédiaire à deux chiffres avant de calculer la concentration ?

Réponse pour te vérifier

Les arrondis intermédiaires peuvent s’accumuler. On conserve des chiffres de garde puis on arrondit le résultat final selon la précision des données.

I · APPROFONDIR

Doser ce qui reste

Un titrage indirect demande deux bilans séparés.

Cet approfondissement réinvestit les bilans de matière. Il n’est pas nécessaire pour maîtriser le titrage direct attendu ici. On fait réagir quantitativement une espèce A avec du diiode en excès, selon un rapport 1:11:1. Puis on titre le diiode restant par le thiosulfate : I2(aq)+2S2O32(aq)2I(aq)+S4O62(aq).\mathrm{I_2(aq)}+2\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)}\longrightarrow2\mathrm{I^-(aq)}+\mathrm{S_4O_6^{2-}(aq)}.

Apporté, restant, consommé

On apporte nI,apporté=0,200mmoln_{I,\mathrm{apporté}}=0{,}200\,\mathrm{mmol}. Le titrage du reste utilise cT=0,0100molL1c_T=0{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et VE=12,0mLV_E=12{,}0\,\mathrm{mL}. La quantité de thiosulfate ajoutée est cTVE=0,120mmolc_TV_E=0{,}120\,\mathrm{mmol}. La quantité de diiode restant vaut la moitié, soit 0,0600mmol0{,}0600\,\mathrm{mmol}. Le premier mélange a donc consommé 0,2000,0600=0,140mmol0{,}200-0{,}0600=0{,}140\,\mathrm{mmol} de diiode. Le rapport 1:11:1 donne nA=0,140mmoln_A=0{,}140\,\mathrm{mmol}.

La fin de la première réaction n’est pas une équivalence : le diiode y a été apporté en excès. Le volume VEV_E appartient au second dosage et mesure le reste, pas directement A.

Vérifier

Il faut 0nI,restantnI,apporté0\le n_{I,\mathrm{restant}}\le n_{I,\mathrm{apporté}}. Sinon, les données ou les hypothèses sont incompatibles.

Effet d’une perte

Si une partie du diiode restant se perd avant le second titrage, comment sera estimée la quantité de A ?

Réponse pour te vérifier

Le reste mesuré sera trop faible ; la différence apporté moins restant sera trop grande. On surestimera A.

II · EXERCICES

Mesurer et raisonner

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

1

Nommer les rôles

Bases

On ajoute une solution de permanganate de concentration connue à un prélèvement de solution de fer(II). Nomme le réactif titré, le titrant, la grandeur mesurée avec la burette et la grandeur recherchée. Où place-t-on chaque solution ?

Voir la correction détailléeExercice 1

Des mesures expliquées — Les coefficients précèdent les nombres.

Le fer(II) est le réactif titré : sa solution prélevée se trouve dans l’erlenmeyer. Le permanganate est le titrant : sa solution de concentration connue est dans la burette. La burette mesure le volume de titrant ajouté ; on cherche à déterminer la quantité de fer(II) dans le prélèvement, puis éventuellement sa concentration. Le volume prélevé dans l’erlenmeyer est mesuré séparément avec une pipette adaptée.

2

Préparer une quantité

Bases

Calcule la quantité de titrant ajoutée pour cB=0,0150molL1c_B=0{,}0150\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et VB=8,40mLV_B=8{,}40\,\mathrm{mL}. Exprime-la en mol puis en mmol. Explique pourquoi le résultat ne donne pas toujours la quantité de titrant restante.

Voir la correction détailléeExercice 2

Des mesures expliquées — Les coefficients précèdent les nombres.

On convertit VB=0,00840LV_B=0{,}00840\,\mathrm{L}, puis nB,ajouté=cBVB=0,0150×0,00840=1,26×104mol=0,126mmoln_{B,\mathrm{ajouté}}=c_BV_B=0{,}0150\times0{,}00840=1{,}26\times10^{-4}\,\mathrm{mol}=0{,}126\,\mathrm{mmol}. Le produit cVcV utilise ici cc en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et VV en L. Une partie ou la totalité de cette quantité peut avoir réagi. Avant l’équivalence d’un titrage direct total, le titrant ajouté est entièrement consommé.

3

Lire une burette

Bases

La lecture initiale est 2,35mL2{,}35\,\mathrm{mL} et la lecture finale 17,80mL17{,}80\,\mathrm{mL}. Calcule le volume ajouté. Un élève utilise directement 17,80mL17{,}80\,\mathrm{mL} dans son calcul : quel effet cela a-t-il sur une concentration proportionnelle à ce volume ?

Voir la correction détailléeExercice 3

Des mesures expliquées — Les coefficients précèdent les nombres.

Le volume versé est la différence : VB=17,802,35=15,45mLV_B=17{,}80-2{,}35=15{,}45\,\mathrm{mL}. Utiliser 17,80mL17{,}80\,\mathrm{mL} surestime le volume de 2,35mL2{,}35\,\mathrm{mL}. Dans une relation cA=KVEc_A=KV_E avec K>0K>0 fixé, la concentration est donc surestimée. La lecture initiale n’a pas besoin d’être zéro, mais elle doit être enregistrée et retranchée.

4

Vérifier la réaction support

Bases

Pour le titrage du diiode par les ions thiosulfate, on propose I2+2S2O322I+S4O62\ensuremath{\mathrm{I_2}}+2\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}}\to2\ensuremath{\mathrm{I^-}}+\ensuremath{\mathrm{S_4O_6^{2-}}}, toutes espèces aqueuses. Contrôle les éléments et les charges. Donne le rapport des quantités à l’équivalence.

Voir la correction détailléeExercice 4

Corrections · à partir du 4 — Les coefficients précèdent les nombres.

À gauche et à droite, on compte 2 atomes d’iode, 4 de soufre et 6 d’oxygène. La charge de gauche vaut 2(2)=42(-2)=-4 ; celle de droite 2(1)+(2)=42(-1)+(-2)=-4, en unités de charge élémentaire dans le bilan d’entités. Les coefficients du réactif titré et du titrant valent 1 et 2. Donc n0(I2)/1=nE(S2O32)/2n_0(\ensuremath{\mathrm{I_2}})/1=n_E(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}})/2. Il faut deux fois plus de thiosulfate que de diiode.

Vérifier

Les deux rapports ont l’unité d’une quantité de matière. Écrire directement n(I2)=n(S2O32)n(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=n(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}}) oublierait le coefficient 22.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 5

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

5

L’égalité qui convient

Bases

Une réaction de titrage suit 2A+3Bproduits2\mathrm A+3\mathrm B\to\text{produits}. A est titré. On a ajouté 0,450mmol0{,}450\,\mathrm{mmol} de B à l’équivalence. Retrouve la quantité de A. Les deux réactifs avaient-ils la même quantité initialement introduite ?

Voir la correction détailléeExercice 5

Corrections · à partir du 4 — Les coefficients précèdent les nombres.

À l’équivalence, nA,0/2=nB,E/3n_{A,0}/2=n_{B,E}/3. On isole nA,0=(2/3)nB,E=(2/3)×0,450=0,300mmoln_{A,0}=(2/3)n_{B,E}=(2/3)\times0{,}450=0{,}300\,\mathrm{mmol}. Les quantités sont différentes : 0,3000{,}300 et 0,450mmol0{,}450\,\mathrm{mmol}. Leurs rapports aux coefficients sont égaux : ils valent chacun 0,150mmol0{,}150\,\mathrm{mmol}. C’est ce que signifie « proportions stœchiométriques ».

Vérifier

0,300/2=0,450/3=0,150mmol0{,}300/2=0{,}450/3=0{,}150\,\mathrm{mmol} : cette égalité vérifie simultanément le calcul et le sens de l’équivalence.

6

Doser directement du diiode

Bases

On titre 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} d’une solution de diiode avec du thiosulfate à 0,0250molL10{,}0250\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. La réaction est celle de l’exercice 4. Le volume équivalent vaut 9,60mL9{,}60\,\mathrm{mL}. Calcule la concentration du diiode.

Voir la correction détailléeExercice 6

Corrections · à partir du 4 — Les coefficients précèdent les nombres.

La relation stœchiométrique impose nI=cTVE/2n_I=c_TV_E/2. Avec VE=0,00960LV_E=0{,}00960\,\mathrm{L} : nI=0,0250×0,00960/2=1,20×104moln_I=0{,}0250\times0{,}00960/2=1{,}20\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. Puis cI=nI/VA=(1,20×104)/0,0100=0,0120molL1c_I=n_I/V_A=(1{,}20\times10^{-4})/0{,}0100=0{,}0120\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Dans ces relations, les volumes sont en L, les quantités en mol et les concentrations en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le facteur 1/21/2 vient de l’équation, pas du choix de verrerie.

Vérifier

Le titrant apporte 0,240mmol0{,}240\,\mathrm{mmol} de thiosulfate ; la quantité de diiode doit être deux fois plus petite, soit 0,120mmol0{,}120\,\mathrm{mmol}.

7

Doser les ions fer(II)

Bases

En milieu acide avec H+\ensuremath{\mathrm{H^+}} en excès, on utilise MnO4+5Fe2++8H+Mn2++5Fe3++4H2O\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}}+5\ensuremath{\mathrm{Fe^{2+}}}+8\ensuremath{\mathrm{H^+}}\to\ensuremath{\mathrm{Mn^{2+}}}+5\ensuremath{\mathrm{Fe^{3+}}}+4\ensuremath{\mathrm{H_2O}} (ions aqueux, eau liquide). VA=20,0mLV_A=20{,}0\,\mathrm{mL}, cB=0,00800molL1c_B=0{,}00800\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et VE=15,5mLV_E=15{,}5\,\mathrm{mL}. Calcule cAc_A.

Voir la correction détailléeExercice 7

Corrections · à partir du 7 — Les coefficients précèdent les nombres.

Le coefficient du fer(II) est 5, celui du permanganate 1 : nFe/5=nMn,En_{\mathrm{Fe}}/5=n_{{\mathrm{Mn}},E}. Ainsi nFe=5cBVE=5×0,00800×0,0155=6,20×104moln_{\mathrm{Fe}}=5c_BV_E=5\times0{,}00800\times0{,}0155=6{,}20\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. La concentration vaut cA=nFe/VA=(6,20×104)/0,0200=0,0310molL1c_A=n_{\mathrm{Fe}}/V_A=(6{,}20\times10^{-4})/0{,}0200=0{,}0310\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Les produits cVcV sont calculés en mol avec les volumes en L. Le coefficient 8 de l’acide n’entre pas dans le rapport Fe/Mn ; son excès est une condition du modèle.

Vérifier

Dans 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL}, une concentration de 0,0310molL10{,}0310\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} représente 0,620mmol0{,}620\,\mathrm{mmol} de fer(II), soit cinq fois les 0,124mmol0{,}124\,\mathrm{mmol} de permanganate versés.

8

Un rapport cinq sur deux

Bases

La réaction de titrage est 2MnO4+5H2O2+6H+2Mn2++5O2+8H2O2\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}}+5\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}}+6\ensuremath{\mathrm{H^+}}\to2\ensuremath{\mathrm{Mn^{2+}}}+5\ensuremath{\mathrm{O_2}}+8\ensuremath{\mathrm{H_2O}}. Les solutés sont aqueux, le dioxygène gazeux et l’eau liquide. Le milieu est assez acide et la réaction quantitative. Pour VA=10,0mLV_A=10{,}0\,\mathrm{mL} de peroxyde, cB=0,0200molL1c_B=0{,}0200\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et VE=14,4mLV_E=14{,}4\,\mathrm{mL}, détermine cAc_A.

Voir la correction détailléeExercice 8

Corrections · à partir du 7 — Les coefficients précèdent les nombres.

À l’équivalence, n(H2O2)/5=nE(MnO4)/2n(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})/5=n_E(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}})/2. Donc n(H2O2)=(5/2)cBVEn(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})=(5/2)c_BV_E. En litres, VE=0,0144LV_E=0{,}0144\,\mathrm{L}. On obtient n=2,5×0,0200×0,0144=7,20×104moln=2{,}5\times0{,}0200\times0{,}0144=7{,}20\times10^{-4}\,\mathrm{mol}, puis cA=n/0,0100=0,0720molL1c_A=n/0{,}0100=0{,}0720\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Utiliser le facteur 5 de l’exercice précédent donnerait le double : les coefficients doivent être relus pour chaque réaction.

Vérifier

0,720mmol0{,}720\,\mathrm{mmol} de peroxyde et 0,288mmol0{,}288\,\mathrm{mmol} de permanganate donnent bien le même avancement : 0,720/5=0,288/2=0,144mmol0{,}720/5=0{,}288/2=0{,}144\,\mathrm{mmol}.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 9

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

9

Avant l’équivalence

Application

On titre 0,500mmol0{,}500\,\mathrm{mmol} de Fe(II) par du permanganate à 0,0100molL10{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, selon l’exercice 7. Calcule les quantités de ces deux réactifs restantes après l’ajout de 6,00mL6{,}00\,\mathrm{mL}. Identifie le limitant.

Voir la correction détailléeExercice 9

Corrections · à partir du 7 — Les coefficients précèdent les nombres.

On apporte nMn=cBVB=0,0100×0,00600=6,00×105mol=0,0600mmoln_{\mathrm{Mn}}=c_BV_B=0{,}0100\times0{,}00600=6{,}00\times10^{-5}\,\mathrm{mol}=0{,}0600\,\mathrm{mmol}. Cette quantité peut consommer 5×0,0600=0,300mmol5\times0{,}0600=0{,}300\,\mathrm{mmol} de Fe(II). Il en reste donc 0,5000,300=0,200mmol0{,}500-0{,}300=0{,}200\,\mathrm{mmol}. Le permanganate, limitant, est entièrement consommé : sa quantité restante est nulle. Les 6,00mL6{,}00\,\mathrm{mL} versés ne sont pas encore le volume équivalent.

Vérifier

La quantité restante de fer(II) est positive : on est bien avant l’équivalence. Le volume équivalent calculé à l’exercice suivant devra donc dépasser 6,00mL6{,}00\,\mathrm{mL}.

10

À l’équivalence

Application

Reprends les données de l’exercice 9. Détermine VEV_E. Les produits sont absents initialement. Donne les quantités de Fe(III) et de Mn(II) présentes à l’équivalence, puis explique pourquoi le mélange n’est pas vide.

Voir la correction détailléeExercice 10

Corrections · à partir du 10 — Les coefficients précèdent les nombres.

Il faut nMn,E=0,500/5=0,100mmol=1,00×104moln_{{\mathrm{Mn}},E}=0{,}500/5=0{,}100\,\mathrm{mmol}=1{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. Avec VE=nMn,E/cBV_E=n_{{\mathrm{Mn}},E}/c_B, on trouve VE=(1,00×104)/0,0100=0,0100L=10,0mLV_E=(1{,}00\times10^{-4})/0{,}0100=0{,}0100\,\mathrm{L}=10{,}0\,\mathrm{mL}. Il se forme 0,500mmol0{,}500\,\mathrm{mmol} de Fe(III) et 0,100mmol0{,}100\,\mathrm{mmol} de Mn(II). Le mélange contient ces produits, le solvant, l’acide en excès et les ions spectateurs. L’épuisement des deux réactifs dosés ne signifie donc pas absence de matière.

Vérifier

À 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL}, le titrant apporte 0,100mmol0{,}100\,\mathrm{mmol} de permanganate, exactement cinq fois moins que les 0,500mmol0{,}500\,\mathrm{mmol} de fer(II).

11

Après l’équivalence

Application

Toujours avec les données de l’exercice 9, on a versé 16,0mL16{,}0\,\mathrm{mL} de titrant. Détermine les quantités de Fe(II) et de permanganate restantes. Prévois l’évolution de la couleur si l’on continue à ajouter du titrant.

Voir la correction détailléeExercice 11

Corrections · à partir du 10 — Les coefficients précèdent les nombres.

On a ajouté 0,0100×0,0160=1,60×104mol=0,160mmol0{,}0100\times0{,}0160=1{,}60\times10^{-4}\,\mathrm{mol}=0{,}160\,\mathrm{mmol} de permanganate. Tout le Fe(II) a été consommé en utilisant 0,500/5=0,100mmol0{,}500/5=0{,}100\,\mathrm{mmol} de permanganate. Il reste donc 0,0600mmol0{,}0600\,\mathrm{mmol} de permanganate et aucun Fe(II). Le permanganate en excès donne une coloration persistante ; des ajouts supplémentaires augmentent sa quantité. L’intensité observée dépend aussi de sa concentration dans le volume total.

Vérifier

Le volume versé dépasse VE=10,0mLV_E=10{,}0\,\mathrm{mL} : trouver du titrant restant et aucun réactif titré est cohérent avec le changement de limitant.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 12

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

12

Lire les deux courbes

Application

Le graphique ci-dessous correspond au titrage de Fe(II) par le permanganate à cB=0,0100molL1c_B=0{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, en milieu acide. Lis VEV_E, la quantité initiale de Fe(II) et les quantités restantes à VB=16,0mLV_B=16{,}0\,\mathrm{mL}. Explique la partie horizontale orange.

Figure du cours
Figure du cours
Voir la correction détailléeExercice 12

Corrections · à partir du 10 — Les coefficients précèdent les nombres.

Le changement de régime se situe à VE=12,0mLV_E=12{,}0\,\mathrm{mL}. La courbe bleue part de 0,600mmol0{,}600\,\mathrm{mmol} : c’est la quantité initiale de Fe(II). À 16,0mL16{,}0\,\mathrm{mL}, il ne reste plus de Fe(II). Le permanganate restant vaut cB(VBVE)=0,0100×0,00400=4,00×105mol=0,0400mmolc_B(V_B-V_E)=0{,}0100\times0{,}00400=4{,}00\times10^{-5}\,\mathrm{mol}=0{,}0400\,\mathrm{mmol}. La ligne orange nulle avant l’équivalence représente du titrant restant. Le titrant est bien ajouté, mais il est consommé à chaque ajout.

Vérifier

À VB=VEV_B=V_E, les deux courbes de réactifs restants atteignent zéro : ce point commun distingue l’équivalence du simple début d’ajout.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 13

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

13

Une coloration qui disparaît

Application

Pendant le titrage de Fe(II), une goutte violette apparaît localement puis disparaît à l’agitation. À l’ajout suivant, une teinte rose très pâle persiste dans tout le mélange selon le critère du protocole. Explique les deux observations et le rôle de l’agitation.

Voir la correction détailléeExercice 13

Corrections · à partir du 13 — Les coefficients précèdent les nombres.

La première goutte a réagi avec du Fe(II) encore présent : son permanganate a été consommé. La coloration locale ne prouvait pas un excès dans tout le mélange. La teinte persistante indique un très léger excès de permanganate après consommation du Fe(II), ce qui permet de repérer l’équivalence à la précision du protocole. L’agitation homogénéise et met les réactifs en contact ; sans elle, on risque de confondre une zone momentanément colorée avec le point final.

Vérifier

Une couleur locale qui disparaît ne satisfait pas le critère « persistante dans tout le mélange ». Le volume correspondant ne doit donc pas être retenu comme point final.

14

Une disparition de couleur

Application

On titre du diiode par le thiosulfate et l’on utilise de l’amidon selon le protocole. Pourquoi la coloration bleue disparaît-elle près de l’équivalence ? Pourquoi ajouter encore beaucoup de titrant ne permet-il pas de retrouver le volume exact ?

Voir la correction détailléeExercice 14

Corrections · à partir du 13 — Les coefficients précèdent les nombres.

Le diiode responsable de la coloration avec l’amidon est consommé par le thiosulfate. Sa disparition détectable fait disparaître le bleu. Après l’équivalence, le thiosulfate s’accumule sans recréer du diiode : la couleur ne réapparaît pas. Un grand dépassement laisse donc seulement un volume trop élevé ; il faut recommencer un titrage précis si le point final a été manqué.

15

Inverser le réactif coloré

Application

Dans un autre protocole, on titre une solution de vitamine C par du diiode. La réaction consomme les deux espèces selon un rapport 1:11:1. Le diiode ajouté en excès est détecté avec un indicateur. Le repérage se fera-t-il par apparition ou disparition de la couleur ? Justifie.

Voir la correction détailléeExercice 15

Corrections · à partir du 13 — Les coefficients précèdent les nombres.

Avant l’équivalence, la vitamine C est encore présente et consomme le diiode ajouté. Après son épuisement, un très léger excès de diiode peut persister et être détecté par l’indicateur. Le repérage se fait donc par apparition d’une coloration persistante. Ce n’est pas contradictoire avec l’exercice 14 : dans ce dernier, le diiode était titré ; ici, il est le titrant. Les rôles ont changé.

16

Choisir une réaction exploitable

Application

Un laboratoire envisage deux réactions pour un titrage : la première est rapide mais ne consomme qu’une partie de l’espèce dosée à l’équilibre ; la seconde est quantitative mais demande trente minutes après chaque ajout. Explique les difficultés. Quelles conditions rechercher pour un titrage direct simple ?

Voir la correction détailléeExercice 16

Corrections · à partir du 16 — Les coefficients précèdent les nombres.

La première n’est pas quantitative : le bilan « quantité ajoutée stœchiométrique = quantité initiale dosée » ne s’applique pas directement au repérage supposé. La seconde rend la lecture immédiate trompeuse, car du titrant peut rester momentanément sans que l’équivalence soit atteinte. On recherche une réaction suffisamment rapide, quantitative dans les conditions choisies, de stœchiométrie connue et sans réaction parasite significative. Il faut aussi un moyen adapté de repérer l’équivalence.

Vérifier

Ces critères ont des rôles distincts : la rapidité rend chaque ajout exploitable, le caractère quantitatif relie les quantités et le repérage fournit la mesure de VEV_E.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 17

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

17

Une solution diluée cinq fois

Application

Une solution de Fe(II) est diluée cinq fois. On titre 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} de la solution fille par du permanganate à 0,00400molL10{,}00400\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} ; VE=11,8mLV_E=11{,}8\,\mathrm{mL}. Avec la réaction de l’exercice 7, calcule les concentrations fille puis mère.

Voir la correction détailléeExercice 17

Corrections · à partir du 16 — Les coefficients précèdent les nombres.

Le titrage donne la quantité dans le prélèvement de solution fille : nFe=5cBVE=5×0,00400×0,0118=2,36×104moln_{\mathrm{Fe}}=5c_BV_E=5\times0{,}00400\times0{,}0118=2{,}36\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. Donc cf=nFe/VA=0,0118molL1c_f=n_{\mathrm{Fe}}/V_A=0{,}0118\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. La dilution vérifie cm=Fcfc_m=Fc_f avec F=5F=5 sans dimension. Ainsi cm=0,0590molL1c_m=0{,}0590\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Les volumes des produits cVcV sont en L. On applique le facteur 5 de dilution après avoir utilisé le facteur 5 stœchiométrique : leur même valeur numérique ne leur donne pas le même sens.

Vérifier

La mère doit être plus concentrée que la fille : 0,0590>0,01180{,}0590>0{,}0118. Ce sens d’évolution contrôle l’application du facteur de dilution.

18

Du prélèvement au flacon

Application

Dans une fiole de 250,0mL250{,}0\,\mathrm{mL} se trouve une solution de diiode. Un prélèvement de 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} demande 12,0mL12{,}0\,\mathrm{mL} de thiosulfate à 0,0200molL10{,}0200\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Calcule la quantité de diiode dans la fiole puis sa masse, avec M(I2)=253,8gmol1M(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=253{,}8\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}.

Voir la correction détailléeExercice 18

Corrections · à partir du 16 — Les coefficients précèdent les nombres.

Dans le prélèvement, nI=cTVE/2=0,0200×0,0120/2=1,20×104moln_I=c_TV_E/2=0{,}0200\times0{,}0120/2=1{,}20\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. La fiole contient 250,0/10,0=25,0250{,}0/10{,}0=25{,}0 fois ce volume de solution homogène. Donc nI,total=3,00×103moln_{I,\mathrm{total}}=3{,}00\times10^{-3}\,\mathrm{mol}. La masse vaut m=nM=3,00×103×253,8=0,7614g0,761gm=nM=3{,}00\times10^{-3}\times253{,}8=0{,}7614\,\mathrm{g}\simeq0{,}761\,\mathrm{g}. Le facteur 25 porte sur une quantité ; il ne multiplie pas la concentration de la solution.

Vérifier

Le prélèvement représente 10,0/250,0=1/2510{,}0/250{,}0=1/25 du flacon homogène : la quantité totale doit donc être vingt-cinq fois plus grande.

19

Retrouver la masse d’un constituant

Application

Un échantillon est préparé quantitativement dans 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL} de solution où tout son fer dosable est sous forme Fe(II). Le titrage de 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} demande 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} de permanganate à 0,0100molL10{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Calcule la masse de fer de l’échantillon ; M(Fe)=55,8gmol1M(\ensuremath{\mathrm{Fe}})=55{,}8\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}.

Voir la correction détailléeExercice 19

Corrections · à partir du 19 — Les coefficients précèdent les nombres.

Le prélèvement contient nA=5cBVE=5×0,0100×0,0200=1,00×103moln_A=5c_BV_E=5\times0{,}0100\times0{,}0200=1{,}00\times10^{-3}\,\mathrm{mol} de Fe(II). La solution totale contient cinq fois cette quantité, soit 5,00×103mol5{,}00\times10^{-3}\,\mathrm{mol}. Avec m=nMm=nM, on obtient m=5,00×103×55,8=0,279gm=5{,}00\times10^{-3}\times55{,}8=0{,}279\,\mathrm{g} de fer. Ce résultat dépend de la préparation quantitative et de la présence du fer à doser sous la forme Fe(II) ; la masse totale de l’échantillon n’est pas donnée.

20

Ajouter de l’eau après le prélèvement

Application

On prélève correctement 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} d’une solution puis on ajoute 30mL30\,\mathrm{mL} d’eau distillée dans l’erlenmeyer. Sans perte ni réaction parasite, le volume équivalent change-t-il ? Pour retrouver la concentration de la solution prélevée, faut-il diviser la quantité dosée par 10,010{,}0 ou 40,0mL40{,}0\,\mathrm{mL} ?

Voir la correction détailléeExercice 20

Corrections · à partir du 19 — Les coefficients précèdent les nombres.

La quantité de réactif titré est conservée par l’ajout d’eau. Le volume équivalent reste donc inchangé, si les conditions de réaction et de repérage restent adaptées. Pour retrouver la concentration initiale, on divise la quantité mesurée par 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL}, convertis en L. Diviser par 40,0mL40{,}0\,\mathrm{mL} donnerait la concentration dans le mélange dilué avant titrage, et répondrait à une autre question.

Vérifier

L’ajout d’eau change une concentration mais ne crée ni ne retire le réactif titré. Le volume équivalent dépend de sa quantité, pas du volume total dans l’erlenmeyer.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 21

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

21

Une pipette mal rincée

Application

La pipette contient de l’eau résiduelle qui dilue la solution lors du prélèvement au trait. On utilise ensuite le volume nominal de la pipette dans le calcul. Prévois le sens de l’erreur sur la concentration annoncée.

Voir la correction détailléeExercice 21

Corrections · à partir du 19 — Les coefficients précèdent les nombres.

Dans le volume nominal prélevé, la solution est devenue moins concentrée à cause de l’eau résiduelle. La quantité de réactif dosée est donc plus faible que celle d’un prélèvement correct. Il faut moins de titrant ; le volume équivalent diminue. En appliquant la formule avec le volume nominal, on sous-estime la concentration de la solution d’origine. Ce cas diffère d’un ajout d’eau après un prélèvement déjà correct.

Vérifier

La chaîne de sens est : dilution dans la pipette \Rightarrow moins de matière prélevée \Rightarrow plus petit VEV_E \Rightarrow concentration calculée trop petite.

22

Un titrant dilué dans la burette

Application

De l’eau résiduelle a dilué la solution titrante dans la burette. L’élève utilise pourtant sa concentration nominale, plus grande que la concentration réelle. Prévois l’effet sur VEV_E puis sur la concentration calculée de l’espèce titrée.

Voir la correction détailléeExercice 22

Corrections · à partir du 22 — Les coefficients précèdent les nombres.

Le titrant réellement délivré est moins concentré : il faut un volume plus grand pour apporter la même quantité à l’équivalence. Le calcul utilise à tort cB,nominalVEc_{B,\mathrm{nominal}}V_E au lieu de cB,réelVEc_{B,\mathrm{réel}}V_E. Comme la concentration nominale est trop grande, la quantité attribuée au titrant est surestimée, puis la concentration de l’espèce titrée l’est aussi. Rincer la burette avec le titrant évite cette dilution.

Vérifier

Le grand volume mesuré compense physiquement la faible concentration réelle ; le calcul erroné associe ensuite ce grand volume à une concentration trop forte, d’où la surestimation.

23

Une bulle dans l’embout

Application

Une bulle occupe initialement l’embout sous le robinet. Une partie du liquide mesuré par la variation du niveau remplit l’embout au lieu d’entrer dans l’erlenmeyer. Si l’élève ignore ce phénomène, quel biais obtient-il ?

Voir la correction détailléeExercice 23

Corrections · à partir du 22 — Les coefficients précèdent les nombres.

La variation de niveau mesure à la fois le liquide arrivé dans l’erlenmeyer et celui qui a remplacé la bulle. Le volume indiqué est donc plus grand que le volume réellement délivré au mélange. À l’équivalence, utiliser tout ce volume dans n=cVn=cV surestime la quantité de titrant ayant réagi. On surestime alors la quantité de réactif titré et sa concentration. Le contrôle de l’embout doit précéder la lecture initiale.

Vérifier

Le niveau de la burette mesure ce qui en est sorti, pas automatiquement ce qui a atteint l’erlenmeyer : la bulle rompt l’égalité entre ces deux volumes.

24

Répéter puis calculer

Application

Trois titrages précis de 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} de Fe(II), avec du permanganate à 0,0100molL10{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, donnent 12,1012{,}10, 12,1512{,}15 et 12,20mL12{,}20\,\mathrm{mL}. Calcule la moyenne et la concentration correspondante. Calcule aussi les concentrations associées aux deux volumes extrêmes, en fixant les autres données.

Voir la correction détailléeExercice 24

Corrections · à partir du 22 — Les coefficients précèdent les nombres.

La moyenne est V¯E=(12,10+12,15+12,20)/3=12,15mL\overline V_E=(12{,}10+12{,}15+12{,}20)/3=12{,}15\,\mathrm{mL}. La formule donne cA=5cBV¯E/VA=5×0,0100×0,01215/0,0200=0,030375molL1c_A=5c_B\overline V_E/V_A=5\times0{,}0100\times0{,}01215/0{,}0200=0{,}030375\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, soit 0,0304molL10{,}0304\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} à trois chiffres significatifs. Avec les extrêmes, on trouve 0,030250{,}03025 et 0,03050molL10{,}03050\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Cet intervalle traduit ici la dispersion des volumes seulement ; il ne comprend pas automatiquement toutes les sources d’incertitude.

Vérifier

La concentration est proportionnelle à VEV_E : le plus petit volume doit donner la plus petite concentration et le plus grand la plus grande.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 25

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

25

Choisir une concentration titrante

Application

On prévoit de titrer 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} de Fe(II) à environ 0,0400molL10{,}0400\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. On souhaite un volume équivalent entre 1010 et 20mL20\,\mathrm{mL}. Trois titrants au permanganate sont disponibles : 0,001000{,}00100, 0,01000{,}0100 et 0,100molL10{,}100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Choisis en calculant les volumes attendus.

Voir la correction détailléeExercice 25

Corrections · à partir du 25 — Les coefficients précèdent les nombres.

La quantité de Fe(II) prévue est cAVA=0,0400×0,0200=8,00×104molc_AV_A=0{,}0400\times0{,}0200=8{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. Il faut cinq fois moins de permanganate : nB,E=1,60×104moln_{B,E}=1{,}60\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. Avec VE=nB,E/cBV_E=n_{B,E}/c_B, les trois volumes sont respectivement 160mL160\,\mathrm{mL}, 16,0mL16{,}0\,\mathrm{mL} et 1,60mL1{,}60\,\mathrm{mL}. On choisit donc 0,0100molL10{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le choix s’appuie sur la quantité attendue et le rapport stœchiométrique. Le volume n’est pas choisi arbitrairement après la mesure.

Vérifier

Seul 16,0mL16{,}0\,\mathrm{mL} appartient à la plage souhaitée [10;20]mL[10;20]\,\mathrm{mL} ; les deux autres choix sont respectivement trop dilué et trop concentré pour ce protocole.

26

Prévoir un changement de protocole

Application

Un titrage direct donne VE=7,50mLV_E=7{,}50\,\mathrm{mL}. On recommence sur le double du volume de la même solution titrée et avec un titrant deux fois moins concentré. Prévois le nouveau volume équivalent et vérifie que la concentration retrouvée doit rester identique.

Voir la correction détailléeExercice 26

Corrections · à partir du 25 — Les coefficients précèdent les nombres.

La quantité titrée double, donc la quantité de titrant nécessaire double. Comme chaque millilitre de titrant apporte maintenant deux fois moins de matière, le volume doit encore être multiplié par deux. Le nouveau volume est 4VE=30,0mL4V_E=30{,}0\,\mathrm{mL}. Dans cA=(a/b)cBVE/VAc_A=(a/b)c_BV_E/V_A, les facteurs changent selon (1/2)×4/2=1(1/2)\times4/2=1 : la concentration calculée reste la même. Il faut choisir une burette et un protocole compatibles avec le volume prévu.

Vérifier

Doubler la prise d’essai double la matière à doser ; diviser la concentration titrante par deux double encore le volume nécessaire. Les deux effets se multiplient : 2×2=42\times2=4.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 27

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

27

Un repérage entre deux ajouts

Application

Un protocole considère le point final atteint dès la première teinte persistante après agitation. À 10,40mL10{,}40\,\mathrm{mL}, la teinte disparaît ; à 10,45mL10{,}45\,\mathrm{mL}, elle persiste. Quel intervalle les observations donnent-elles pour ce repérage ? Pourquoi ne peut-on pas annoncer une équivalence exacte à 10,425mL10{,}425\,\mathrm{mL} ?

Voir la correction détailléeExercice 27

Corrections · à partir du 27 — Les coefficients précèdent les nombres.

Le franchissement du critère expérimental se produit entre 10,4010{,}40 et 10,45mL10{,}45\,\mathrm{mL}. Les observations donnent cet encadrement du point final, avec la convention de persistance du protocole. 10,425mL10{,}425\,\mathrm{mL} est seulement le milieu de l’intervalle, pas une mesure exacte. De plus, le premier excès coloré peut être légèrement postérieur à l’équivalence chimique. Une estimation doit conserver la précision de la burette, la taille des ajouts et la limite de détection.

Vérifier

Les seules observations certaines sont « pas encore persistant » à 10,40mL10{,}40\,\mathrm{mL} et « persistant » à 10,45mL10{,}45\,\mathrm{mL} ; aucune ne localise le point final au millième de millilitre.

28

Une transformation avant le dosage

Application

Avant un titrage de Fe(II), l’air a oxydé 10%10\,\% de la quantité initiale en Fe(III), non titrée dans ce protocole. Le volume équivalent mesuré est 9,00mL9{,}00\,\mathrm{mL}. Quel volume aurait-on attendu sans cette transformation ? Quel biais ferait-on en présentant le résultat comme la concentration initiale en Fe(II) ?

Voir la correction détailléeExercice 28

Corrections · à partir du 27 — Les coefficients précèdent les nombres.

Il reste 90%90\,\% de la quantité initiale de Fe(II). À concentration titrante fixée, le volume équivalent est proportionnel à cette quantité : VE,mesuré=0,90VE,initialV_{E,\mathrm{mesuré}}=0{,}90V_{E,\mathrm{initial}}. Donc VE,initial=9,00/0,90=10,0mLV_{E,\mathrm{initial}}=9{,}00/0{,}90=10{,}0\,\mathrm{mL}. Le dosage mesure bien le Fe(II) encore présent, mais sous-estimerait de 10%10\,\% la quantité initiale si l’on ignorait l’oxydation. Répéter le même protocole ne supprime pas nécessairement ce biais.

Vérifier

90%90\,\% de 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} donne les 9,00mL9{,}00\,\mathrm{mL} mesurés : le retour à la situation sans oxydation est cohérent.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 29

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

29

Approfondir : vitamine C et reste de diiode

Approfondir

À 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} de jus, on ajoute 0,150mmol0{,}150\,\mathrm{mmol} de diiode en excès. La vitamine C réagit quantitativement avec lui selon un rapport 1:11:1 ; aucune autre espèce ne le consomme. On titre le reste avec du thiosulfate à 0,0100molL10{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} : VE=12,0mLV_E=12{,}0\,\mathrm{mL}. On donne M(vitamine C)=176,0gmol1M(\text{vitamine C})=176{,}0\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}.

  1. Calcule la quantité de diiode restante à partir du titrage.

  2. Vérifie qu’elle est compatible avec la quantité apportée.

  3. Déduis la quantité de diiode consommée puis celle de vitamine C dans la prise d’essai.

  4. Calcule la masse de vitamine C dans 100mL100\,\mathrm{mL} de jus.

  5. Explique pourquoi ce dosage est indirect et nomme précisément ce que mesure le second titrage.

Voir la correction détailléeExercice 29

Corrections · à partir du 29 — Les coefficients précèdent les nombres.

1. La réaction avec le thiosulfate impose nI,restant=cTVE/2n_{I,\mathrm{restant}}=c_TV_E/2. On obtient 0,0100×0,0120/2=6,00×105mol=0,0600mmol0{,}0100\times0{,}0120/2=6{,}00\times10^{-5}\,\mathrm{mol}=0{,}0600\,\mathrm{mmol}. 2. Le reste 0,0600mmol0{,}0600\,\mathrm{mmol} est inférieur aux 0,150mmol0{,}150\,\mathrm{mmol} apportées : le bilan est physiquement admissible. 3. nI,consommé=0,1500,0600=0,0900mmoln_{I,\mathrm{consommé}}=0{,}150-0{,}0600=0{,}0900\,\mathrm{mmol}. Le rapport 1:11:1 donne cette même quantité de vitamine C dans les 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL}. 4. Dans 100mL100\,\mathrm{mL}, n=0,900mmoln=0{,}900\,\mathrm{mmol}. Puis m=nM=0,000900×176,0=0,1584g158mgm=nM=0{,}000900\times176{,}0=0{,}1584\,\mathrm{g}\simeq158\,\mathrm{mg}. 5. Le dosage est indirect : le diiode réagit d’abord avec la vitamine C, puis le second titrage mesure le diiode restant. Cette quantité est soustraite à la quantité apportée pour retrouver ce qui a été consommé.

Vérifier

Le reste 0,0600mmol0{,}0600\,\mathrm{mmol} est compris entre 00 et les 0,150mmol0{,}150\,\mathrm{mmol} apportées ; la quantité consommée est donc physiquement admissible.

30

Approfondir : détecter une incohérence

Approfondir

Dans un dosage indirect, on apporte 0,150mmol0{,}150\,\mathrm{mmol} de diiode. Le titrage du reste demanderait 18,0mL18{,}0\,\mathrm{mL} de thiosulfate à 0,0200molL10{,}0200\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

  1. Calcule la quantité de diiode que ce titrage attribuerait au reste.

  2. Compare-la à la quantité apportée.

  3. Montre quelle quantité consommée on obtiendrait par soustraction et explique pourquoi elle est impossible.

  4. Cite trois éléments du protocole ou des données à contrôler avant de recommencer le calcul.

Voir la correction détailléeExercice 30

Corrections · à partir du 29 — Les coefficients précèdent les nombres.

1. Le reste calculé serait nI,restant=cTVE/2=0,0200×0,0180/2=1,80×104mol=0,180mmoln_{I,\mathrm{restant}}=c_TV_E/2=0{,}0200\times0{,}0180/2 =1{,}80\times10^{-4}\,\mathrm{mol}=0{,}180\,\mathrm{mmol}. 2. Cette quantité dépasse les 0,150mmol0{,}150\,\mathrm{mmol} apportées : le modèle annoncé est incompatible avec les données. 3. Le calcul consommé = apporté - restant donnerait 0,0300mmol-0{,}0300\,\mathrm{mmol}, résultat impossible. On ne remplace surtout pas cette valeur par sa valeur absolue. 4. Il faut contrôler la concentration et le volume du thiosulfate, les unités, la quantité de diiode réellement apportée et l’existence d’une autre transformation. Aucun dosage valable ne peut être annoncé avant d’avoir résolu l’incohérence.

Vérifier

Dans le modèle annoncé, une quantité « restante » ne peut excéder la quantité apportée. Ce contrôle de domaine doit précéder tout calcul de masse ou de concentration.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 31

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

31

Automatiser sans perdre les unités

Application

Pour aA+bBproduitsa\mathrm A+b\mathrm B\to\text{produits}, les deux volumes sont donnés en mL et cBc_B en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

  1. Établis littéralement la relation donnant cAc_A à l’équivalence.

  2. Écris une fonction Python calculant cAc_A à partir de a,b,cB,VE,VAa,b,c_B,V_E,V_A.

  3. Teste a=5a=5, b=1b=1, cB=0,0100c_B=0{,}0100, VE=12,0V_E=12{,}0, VA=20,0V_A=20{,}0.

  4. Explique pourquoi les mL peuvent rester dans ce rapport, puis précise un calcul voisin dans lequel la conversion en litres resterait obligatoire.

Voir la correction détailléeExercice 31

Corrections · à partir du 31 — Les coefficients précèdent les nombres.

1. À l’équivalence, nA/a=nB/bn_A/a=n_B/b, donc cAVA/a=cBVE/bc_AV_A/a=c_BV_E/b. On isole cA=(a/b)cB(VE/VA)c_A=(a/b)c_B(V_E/V_A). 2. Une fonction correspondante est :

def concentration(a, b, cB, VE, VA):
    return (a/b) * cB * (VE/VA)

3.

print(concentration(5, 1, 0.0100, 12.0, 20.0))

On obtient 0,0300molL10{,}0300\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 4. Le rapport VE/VAV_E/V_A est sans dimension et reste identique si les deux volumes sont convertis de mL en L : les facteurs 10310^{-3} se simplifient. En revanche, dans le calcul isolé n=cVn=cV, avec cc en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, il faut convertir VV en L pour obtenir des mol.

II · EXERCICES

Entraînement · à partir du 32

Nomme les espèces, le prélèvement et les unités.

32

Bilan : du flacon à la décision

Application

Une solution de peroxyde d’hydrogène est annoncée à 20,0gL120{,}0\,\mathrm{g\cdot L^{-1}}. On en prélève 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} pour préparer 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL} de solution fille. Le titrage de 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} de cette solution fille, par du permanganate à 0,0200molL10{,}0200\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, donne VE=11,6mLV_E=11{,}6\,\mathrm{mL}. La réaction et les conditions sont celles de l’exercice 8 ; M(H2O2)=34,0gmol1M(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})=34{,}0\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}.

  1. Calcule la concentration en quantité de matière de la fille puis de la mère.

  2. Retrouve la concentration en masse et la masse présente dans 250mL250\,\mathrm{mL} de solution mère.

  3. Le cahier des charges de l’exercice accepte un écart relatif inférieur ou égal à 2%2\,\%. Le résultat calculé le respecte-t-il ?

Voir la correction détailléeExercice 32

Corrections · à partir du 32 — Les coefficients précèdent les nombres.

1 · Quantité dans la prise d’essai À l’équivalence, n(H2O2)=(5/2)cBVE=2,5×0,0200×0,0116=5,80×104moln(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})=(5/2)c_BV_E=2{,}5\times0{,}0200\times0{,}0116=5{,}80\times10^{-4}\,\mathrm{mol}.

2 · Fille puis mère cf=n/VA=0,0580molL1c_f=n/V_A=0{,}0580\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le facteur de dilution vaut F=100,0/10,0=10,0F=100{,}0/10{,}0=10{,}0. Ainsi cm=Fcf=0,580molL1c_m=Fc_f=0{,}580\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

3 · Concentration en masse cmasse=cmM=0,580×34,0=19,72gL1c_{\mathrm{masse}}=c_mM=0{,}580\times34{,}0=19{,}72\,\mathrm{g\cdot L^{-1}}, soit 19,7gL119{,}7\,\mathrm{g\cdot L^{-1}} à trois chiffres significatifs. Dans 0,250L0{,}250\,\mathrm{L}, m=cmasseV=4,93gm=c_{\mathrm{masse}}V=4{,}93\,\mathrm{g}.

4 · Comparaison Avec la valeur non arrondie, l’écart relatif est |19,7220,0|/20,0=0,0140|19{,}72-20{,}0|/20{,}0=0{,}0140, soit 1,40%1{,}40\,\%. Le résultat respecte le critère de 2%2\,\% donné dans l’exercice.

Cette comparaison porte sur le résultat calculé. Une décision expérimentale complète tiendrait aussi compte de l’incertitude et de la validité du protocole.

Vérifier

La concentration en masse calculée, 19,72gL119{,}72\,\mathrm{g\cdot L^{-1}}, est proche des 20,0gL120{,}0\,\mathrm{g\cdot L^{-1}} annoncés et l’écart relatif 1,40%1{,}40\,\% est bien inférieur à 2%2\,\%.

II · PROBLÈMES LONGS

Du comprimé à la valeur annoncée

À l’équivalence, les coefficients relient les quantités ; les prélèvements relient les échelles.

33

Contrôler le fer d’un complément alimentaire

Problème guidé · 9 questions

Un comprimé est dissous quantitativement puis la solution est ajustée à 250,0mL250{,}0\,\mathrm{mL}. On prélève 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} de cette solution. En milieu acide, on titre les ions fer(II) par une solution de permanganate à 4,00×104molL14{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le volume équivalent vaut 10,1mL10{,}1\,\mathrm{mL}. La réaction support est MnO4+8H++5Fe2+Mn2++4H2O+5Fe3+.\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-+8H^++5Fe^{2+}\longrightarrow Mn^{2+}+4H_2O+5Fe^{3+}}}. On donne M(Fe)=55,8gmol1M(\ensuremath{\mathrm{Fe}})=55{,}8\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}. L’étiquette annonce 14,0mg14{,}0\,\mathrm{mg} de fer par comprimé et le contrôle accepte un écart relatif inférieur à 3,0%3{,}0\,\%.

  1. Identifie le réactif titré, le titrant et le rôle du volume équivalent.

  2. Vérifie les éléments et la charge de la réaction support.

  3. Établis la relation entre n(Fe2+)n(\ensuremath{\mathrm{Fe^{2+}}}) dans la prise d’essai et n(MnO4)n(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}}) versée à l’équivalence.

  4. Calcule la quantité de permanganate versée.

  5. Déduis la quantité de fer(II) dans les 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL}.

  6. Calcule la concentration en fer(II) de la solution préparée.

  7. Remonte à la quantité puis à la masse de fer dans le comprimé.

  8. Calcule l’écart relatif à l’étiquette et conclus selon le critère donné.

  9. Cite deux hypothèses expérimentales nécessaires pour que la masse calculée représente bien tout le fer du comprimé.

Voir la correction détailléeExercice 33

Prélèvement direct et dosage indirect — La relation d’équivalence s’écrit dans le mélange titré, puis on remonte les préparations.

1. Les ions fer(II) de la prise d’essai sont titrés ; les ions permanganate sont le titrant. VEV_E est le volume de titrant nécessaire pour atteindre les proportions stœchiométriques avec la quantité de fer(II) présente. 2. Mn : 1 ; Fe : 5 ; O : 4 ; H : 8 de chaque côté. La charge vaut 1+8+10=+17-1+8+10=+17 à gauche et 2+15=+172+15=+17 à droite. 3. Les coefficients donnent n(Fe2+)=5nE(MnO4)n(\ensuremath{\mathrm{Fe^{2+}}})=5n_E(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}}). 4. nE(MnO4)=cBVE=4,00×104×0,0101=4,04×106mol.n_E(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}})=c_BV_E =4{,}00\times10^{-4}\times0{,}0101 =4{,}04\times10^{-6}\,\mathrm{mol}. 5. La prise d’essai contient 5×4,04×106=2,02×105mol5\times4{,}04\times10^{-6}=2{,}02\times10^{-5}\,\mathrm{mol} de fer(II). 6. Dans 0,0200L0{,}0200\,\mathrm{L}, cA=2,02×105/0,0200=1,01×103molL1c_A=2{,}02\times10^{-5}/0{,}0200=1{,}01\times10^{-3}\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 7. La fiole contient ntotal=cA×0,2500=2,525×104moln_{\mathrm{total}}=c_A\times0{,}2500=2{,}525\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. La masse vaut m=nM=2,525×104×55,8=0,01409g=14,09mgm=nM=2{,}525\times10^{-4}\times55{,}8=0{,}01409\,\mathrm{g}=14{,}09\,\mathrm{mg}. 8. L’écart relatif est |14,0914,0|/14,0×100=0,64%|14{,}09-14{,}0|/14{,}0\times100=0{,}64\,\%. Il est inférieur à 3,0%3{,}0\,\% : le contrôle satisfait le critère donné. 9. Il faut notamment que la préparation soit quantitative et que tout le fer dosable soit bien sous forme fer(II). La réaction doit aussi être rapide, quantitative et sans espèce concurrente consommant le permanganate.

34

Contrôler une eau de Javel par dosage indirect

Deux réactions successives · 10 questions

On prélève 5,00mL5{,}00\,\mathrm{mL} d’une eau de Javel commerciale et on complète à 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL}. On prélève ensuite 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} de cette solution fille. En présence d’ions iodure et d’ions hydrogène en excès, les ions hypochlorite réagissent selon ClO+2I+2H+Cl+I2+H2O.\ensuremath{\mathrm{ClO^-+2I^-+2H^+\longrightarrow Cl^-+I_2+H_2O}}. Le diiode formé est titré par une solution de thiosulfate à 0,0500molL10{,}0500\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} ; l’équivalence est obtenue pour VE=12,0mLV_E=12{,}0\,\mathrm{mL} selon I2+2S2O322I+S4O62.\ensuremath{\mathrm{I_2+2S_2O_3^{2-}\longrightarrow 2I^-+S_4O_6^{2-}}}. On donne M(NaClO)=74,5gmol1M(\ensuremath{\mathrm{NaClO}})=74{,}5\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}.

  1. Nomme les quatre solutions ou mélanges successifs et précise celui qui est effectivement titré.

  2. Explique pourquoi les ions iodure doivent être en excès.

  3. Établis la relation à l’équivalence entre diiode et thiosulfate.

  4. Calcule la quantité de thiosulfate versée puis la quantité de diiode formé.

  5. Relie cette quantité à celle d’ions hypochlorite contenue dans la prise d’essai.

  6. Calcule la concentration en hypochlorite de la solution fille.

  7. Calcule le facteur de dilution et la concentration de la Javel commerciale.

  8. Déduis sa concentration en masse équivalente de NaClO\ensuremath{\mathrm{NaClO}}.

  9. Calcule la masse équivalente de NaClO\ensuremath{\mathrm{NaClO}} dans un flacon de 250mL250\,\mathrm{mL}.

  10. Explique pourquoi utiliser directement les 5,00mL5{,}00\,\mathrm{mL} ou les 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL} à la place des 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} dans le calcul du titrage serait une erreur.

Voir la correction détailléeExercice 34

Prélèvement direct et dosage indirect — La relation d’équivalence s’écrit dans le mélange titré, puis on remonte les préparations.

1. La Javel commerciale est la mère de la dilution ; la fiole de 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL} contient la fille. La prise d’essai de 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} réagit avec iodure et acide pour former du diiode. C’est ce diiode présent dans le mélange réactionnel qui est ensuite titré par le thiosulfate. 2. L’excès d’iodure permet à tout l’hypochlorite de la prise d’essai de se transformer selon la première réaction. L’iodure ne doit pas limiter la formation de diiode. 3. Une mole de diiode consomme deux moles de thiosulfate : n(I2)=nE(S2O32)/2n(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=n_E(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}})/2. 4. nE(S2O32)=0,0500×0,0120=6,00×104moln_E(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}})=0{,}0500\times0{,}0120=6{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. Donc n(I2)=3,00×104moln(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=3{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. 5. La première réaction forme une mole de diiode par mole d’hypochlorite : n(ClO)=3,00×104moln(\ensuremath{\mathrm{ClO^-}})=3{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol} dans la prise d’essai. 6. cf=n/V=3,00×104/0,0100=3,00×102molL1c_f=n/V=3{,}00\times10^{-4}/0{,}0100=3{,}00\times10^{-2}\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 7. F=100,0/5,00=20,0F=100{,}0/5{,}00=20{,}0 ; la concentration commerciale vaut c0=Fcf=0,600molL1c_0=Fc_f=0{,}600\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 8. cm=c0M=0,600×74,5=44,7gL1c_m=c_0M=0{,}600\times74{,}5=44{,}7\,\mathrm{g\cdot L^{-1}} en équivalent NaClO\ensuremath{\mathrm{NaClO}}. 9. Dans 0,250L0{,}250\,\mathrm{L}, m=cmV=44,7×0,250=11,2gm=c_mV=44{,}7\times0{,}250=11{,}2\,\mathrm{g}. 10. Le titrage mesure la quantité contenue dans les 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} de fille. Les 5,00mL5{,}00\,\mathrm{mL} sont le prélèvement de mère utilisé pour fabriquer toute la fille ; les 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL} sont son volume final. Ils interviennent ensuite dans le facteur de dilution, pas comme volume de la prise titrée.

Vérifier

Le chemin est : thiosulfate \to diiode \to hypochlorite de la prise \to concentration de la fille \to concentration de la Javel.

II · PROBLÈMES LONGS

Comparer une mesure à une étiquette

Le retour au produit initial intervient après le calcul dans la prise d’essai.

35

Dosage direct de la vitamine C d’un comprimé

Problème guidé · 8 questions

Un comprimé est dissous quantitativement et la solution est ajustée à 200,0mL200{,}0\,\mathrm{mL}. On prélève 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} et on dose la vitamine C par une solution de diiode à 5,00×103molL15{,}00\times10^{-3}\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. La réaction est quantitative et de rapport molaire 1:11:1. Le volume équivalent vaut 11,4mL11{,}4\,\mathrm{mL}. On donne M(vitamine C)=176,0gmol1M(\text{vitamine C})=176{,}0\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}} et l’étiquette annonce 100mg100\,\mathrm{mg} par comprimé.

  1. Identifie titré, titrant et prise d’essai.

  2. Écris la relation de quantité à l’équivalence.

  3. Calcule la quantité de diiode versée.

  4. Déduis la quantité de vitamine C dans la prise d’essai.

  5. Remonte à la quantité totale dans la fiole.

  6. Calcule la masse de vitamine C par comprimé.

  7. Calcule l’écart relatif à l’étiquette.

  8. Prévois le sens du biais si une autre espèce du comprimé consomme aussi du diiode.

Voir la correction détailléeExercice 35

Valeur d’étiquette et répétabilité — Une série serrée renseigne sur la dispersion, pas sur tous les biais possibles.

1. La vitamine C contenue dans les 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} est titrée ; la solution de diiode est le titrant. La prise d’essai représente un dixième des 200,0mL200{,}0\,\mathrm{mL} préparés. 2. Le rapport 1:11:1 donne n(vitamine C)=nE(I2)n(\text{vitamine C})=n_E(\ensuremath{\mathrm{I_2}}) dans la prise. 3. nE(I2)=0,00500×0,0114=5,70×105moln_E(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=0{,}00500\times0{,}0114=5{,}70\times10^{-5}\,\mathrm{mol}. 4. La prise contient donc 5,70×105mol5{,}70\times10^{-5}\,\mathrm{mol} de vitamine C. 5. La solution totale contient dix fois plus : ntotal=5,70×104moln_{\mathrm{total}}=5{,}70\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. 6. m=nM=5,70×104×176,0=0,10032g=100,32mgm=nM=5{,}70\times10^{-4}\times176{,}0=0{,}10032\,\mathrm{g}=100{,}32\,\mathrm{mg}. 7. L’écart relatif vaut |100,32100|/100×100=0,32%|100{,}32-100|/100\times100=0{,}32\,\%. 8. Une espèce concurrente qui consomme le diiode augmente le volume équivalent. En attribuant tout le diiode à la vitamine C, on surestime sa quantité et sa masse.

36

Peroxyde d’hydrogène : répétabilité et décision

Problème expérimental · 9 questions

On prélève 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} d’une solution commerciale de peroxyde d’hydrogène et on complète à 100,0mL100{,}0\,\mathrm{mL}. Trois titrages de 10,0mL10{,}0\,\mathrm{mL} de la fille par du permanganate à 0,0200molL10{,}0200\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} donnent 11,511{,}5, 11,611{,}6 et 11,7mL11{,}7\,\mathrm{mL}. La réaction est 2MnO4+5H2O2+6H+2Mn2++5O2+8H2O.\ensuremath{\mathrm{2MnO_4^-+5H_2O_2+6H^+\longrightarrow 2Mn^{2+}+5O_2+8H_2O}}. On donne M(H2O2)=34,0gmol1M(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})=34{,}0\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}. L’étiquette annonce 20,0gL120{,}0\,\mathrm{g\cdot L^{-1}} et le critère accepte un écart relatif inférieur ou égal à 2,0%2{,}0\,\%.

  1. Calcule le volume équivalent moyen et l’étendue.

  2. Établis la relation stœchiométrique à l’équivalence.

  3. Calcule la quantité moyenne de permanganate versée.

  4. Déduis la quantité de peroxyde dans la prise d’essai.

  5. Calcule la concentration de la fille.

  6. Reviens à la concentration de la solution commerciale.

  7. Calcule sa concentration en masse.

  8. Calcule l’écart relatif à l’étiquette et conclus selon le critère.

  9. Explique ce que la faible étendue permet d’affirmer et ce qu’elle ne permet pas d’exclure.

Voir la correction détailléeExercice 36

Valeur d’étiquette et répétabilité — Une série serrée renseigne sur la dispersion, pas sur tous les biais possibles.

1. V¯E=(11,5+11,6+11,7)/3=11,6mL\overline V_E=(11{,}5+11{,}6+11{,}7)/3=11{,}6\,\mathrm{mL}. L’étendue vaut 0,2mL0{,}2\,\mathrm{mL}. 2. À l’équivalence, n(H2O2)/5=n(MnO4)/2n(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})/5=n(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}})/2, donc n(H2O2)=(5/2)nE(MnO4)n(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})=(5/2)n_E(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}}). 3. nE(MnO4)=0,0200×0,0116=2,32×104moln_E(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}})=0{,}0200\times0{,}0116=2{,}32\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. 4. La prise contient n(H2O2)=(5/2)×2,32×104=5,80×104moln(\ensuremath{\mathrm{H_2O_2}})=(5/2)\times2{,}32\times10^{-4}=5{,}80\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. 5. cf=n/V=5,80×104/0,0100=0,0580molL1c_f=n/V=5{,}80\times10^{-4}/0{,}0100=0{,}0580\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 6. F=100,0/10,0=10,0F=100{,}0/10{,}0=10{,}0 ; c0=0,580molL1c_0=0{,}580\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 7. cm=c0M=0,580×34,0=19,72gL1c_m=c_0M=0{,}580\times34{,}0=19{,}72\,\mathrm{g\cdot L^{-1}}. 8. L’écart relatif vaut |19,7220,0|/20,0×100=1,40%|19{,}72-20{,}0|/20{,}0\times100=1{,}40\,\%. Il respecte le critère de 2,0%2{,}0\,\%. 9. La faible étendue indique une bonne répétabilité des volumes dans cette série. Elle n’exclut pas une erreur commune aux trois essais : titrant mal étalonné, dilution erronée ou réaction parasite.

II · PROBLÈMES LONGS

Choisir et contrôler une méthode

La précision apparente d’un volume ne corrige pas une erreur de protocole.

37

Une série de volumes et une bulle repérée

Traitement de mesures · 8 questions

On titre 10,00mL10{,}00\,\mathrm{mL} d’une solution A par une solution B à cB=0,1000molL1c_B=0{,}1000\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. La réaction est de rapport 1:11:1. Quatre essais donnent 12,4212{,}42, 12,3912{,}39, 12,4112{,}41 et 12,90mL12{,}90\,\mathrm{mL}. Le cahier de laboratoire signale pour le quatrième essai une bulle initiale dans l’embout de la burette ; les trois autres essais ont suivi le protocole validé.

  1. Explique l’effet d’une bulle initiale sur le volume lu et sur la concentration calculée.

  2. Justifie pourquoi le quatrième résultat doit être traité à part à partir de l’observation expérimentale, et non seulement parce qu’il est éloigné.

  3. Calcule la moyenne des trois essais valides.

  4. Calcule leur étendue.

  5. Établis la relation donnant cAc_A.

  6. Calcule cAc_A à partir du volume moyen.

  7. Calcule les concentrations correspondant aux deux volumes extrêmes valides.

  8. Explique pourquoi cet intervalle ne constitue pas, à lui seul, une incertitude complète sur cAc_A.

Voir la correction détailléeExercice 37

Traiter une série et dimensionner le titrage — Le choix de la concentration titrante conditionne la qualité de la lecture.

1. Une partie du liquide quittant la burette remplit d’abord l’embout au lieu d’atteindre l’erlenmeyer. Le volume lu est donc supérieur au volume réellement versé au mélange ; utiliser toute la lecture surestime la quantité titrante et la concentration calculée. 2. Le quatrième résultat est associé à une anomalie observée et documentée qui invalide le protocole. On ne l’écarte pas simplement parce qu’il gêne la moyenne ; on le conserve dans le cahier, mais on ne l’utilise pas comme essai valide. 3. V¯E=(12,42+12,39+12,41)/3=12,4067mL\overline V_E=(12{,}42+12{,}39+12{,}41)/3=12{,}4067\,\mathrm{mL}, soit 12,41mL12{,}41\,\mathrm{mL} à la précision de lecture. 4. L’étendue des essais valides est 12,4212,39=0,03mL12{,}42-12{,}39=0{,}03\,\mathrm{mL}. 5. Le rapport 1:11:1 donne cAVA=cBVEc_AV_A=c_BV_E, donc cA=cBVE/VAc_A=c_BV_E/V_A. 6. cA=0,1000×12,4067/10,00=0,12407molL1c_A=0{,}1000\times12{,}4067/10{,}00=0{,}12407\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, les deux volumes étant dans la même unité et leur rapport sans dimension. 7. Avec 12,3912{,}39 et 12,42mL12{,}42\,\mathrm{mL}, on trouve respectivement 0,12390{,}1239 et 0,1242molL10{,}1242\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 8. Cet intervalle ne décrit que la dispersion de trois volumes. Il n’intègre pas les incertitudes sur cBc_B, la pipette, la burette, le repérage ni un éventuel biais commun.

38

Choisir la concentration du titrant avant l’expérience

Dimensionnement · 9 questions

On prévoit de titrer 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} d’une solution de fer(II) dont la concentration est voisine de 0,0400molL10{,}0400\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, avec le permanganate selon un rapport n(Fe2+)=5n(MnO4)n(\ensuremath{\mathrm{Fe^{2+}}})=5n(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}}). On veut un volume équivalent entre 1010 et 20mL20\,\mathrm{mL}. Trois solutions de permanganate sont disponibles : 0,001000{,}00100, 0,01000{,}0100 et 0,100molL10{,}100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Avec la solution choisie, trois essais donnent 15,8515{,}85, 15,9015{,}90 et 15,88mL15{,}88\,\mathrm{mL}.

  1. Estime la quantité de fer(II) dans la prise d’essai.

  2. Déduis la quantité de permanganate attendue à l’équivalence.

  3. Calcule le volume attendu pour chacun des trois titrants.

  4. Choisis le titrant adapté et justifie ce choix expérimental.

  5. Calcule la moyenne des trois volumes mesurés.

  6. Détermine la concentration expérimentale en fer(II).

  7. Calcule l’écart relatif à la valeur prévisionnelle 0,0400molL10{,}0400\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

  8. Explique pourquoi choisir le titrant à 0,100molL10{,}100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} aurait dégradé la précision relative du repérage avec la même burette.

  9. Indique une adaptation possible si seul le titrant le plus concentré était disponible.

Voir la correction détailléeExercice 38

Traiter une série et dimensionner le titrage — Le choix de la concentration titrante conditionne la qualité de la lecture.

1. n(Fe2+)0,0400×0,0200=8,00×104moln(\ensuremath{\mathrm{Fe^{2+}}})\simeq0{,}0400\times0{,}0200=8{,}00\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. 2. Il faut cinq fois moins de permanganate : nE(MnO4)=1,60×104moln_E(\ensuremath{\mathrm{MnO_4^-}})=1{,}60\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. 3. VE=n/cV_E=n/c. Les volumes prévus sont 160mL160\,\mathrm{mL}, 16,0mL16{,}0\,\mathrm{mL} et 1,60mL1{,}60\,\mathrm{mL} pour les trois concentrations dans l’ordre. 4. On choisit 0,0100molL10{,}0100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}, seul titrant qui place VEV_E entre 1010 et 20mL20\,\mathrm{mL}. 5. V¯E=(15,85+15,90+15,88)/3=15,8767mL\overline V_E=(15{,}85+15{,}90+15{,}88)/3=15{,}8767\,\mathrm{mL}. 6. cA=5cBV¯EVA=5×0,0100×15,876720,0=0,03969molL1.c_A=\frac{5c_B\overline V_E}{V_A} =\frac{5\times0{,}0100\times15{,}8767}{20{,}0} =0{,}03969\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 7. L’écart relatif à 0,04000{,}0400 vaut |0,039690,0400|/0,0400×1000,77%|0{,}03969-0{,}0400|/0{,}0400\times100\simeq0{,}77\,\%. 8. Une même incertitude absolue de lecture représente une fraction beaucoup plus grande de 1,60mL1{,}60\,\mathrm{mL} que de 16,0mL16{,}0\,\mathrm{mL}. Le point final devient donc relativement moins précis. 9. On peut diluer quantitativement le titrant par un facteur adapté, ou augmenter la prise d’essai si le protocole, la burette et les quantités disponibles le permettent.

II · PROBLÈMES LONGS

Décider dans un contexte réel

Une conclusion réglementaire dépend du résultat, du modèle et des interférences.

39

Doser le dioxyde de soufre d’un vin

Problème contextualisé · 8 questions

On titre 20,0mL20{,}0\,\mathrm{mL} de vin par une solution de diiode à 5,00×103molL15{,}00\times10^{-3}\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Dans le modèle de l’exercice, seul le dioxyde de soufre SO2\mathrm{SO_2} consomme le diiode, selon un rapport molaire 1:11:1. Le volume équivalent vaut 8,40mL8{,}40\,\mathrm{mL}. On donne M(SO2)=64,1gmol1M(\ensuremath{\mathrm{SO_2}})=64{,}1\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}} et une limite de 150mgL1150\,\mathrm{mg\cdot L^{-1}} pour le contrôle considéré.

  1. Identifie l’espèce titrée et le titrant.

  2. Écris la relation de quantité à l’équivalence.

  3. Calcule la quantité de diiode versée.

  4. Déduis la concentration en quantité de matière de SO2\mathrm{SO_2} dans le vin.

  5. Calcule sa concentration en masse en mgL1\mathrm{mg\cdot L^{-1}}.

  6. Compare à la limite indiquée.

  7. Prévois le sens du biais si une autre espèce du vin consomme du diiode.

  8. Explique pourquoi la phrase « le vin est définitivement conforme » serait trop forte sans étude de sélectivité et d’incertitude.

Voir la correction détailléeExercice 39

Contexte réglementaire et dosage en retour — Les interférences fixent le sens du biais ; elles ne se corrigent pas par un simple arrondi.

1. Le dioxyde de soufre du vin est titré ; la solution de diiode est le titrant. 2. Le rapport 1:11:1 donne n(SO2)=nE(I2)n(\ensuremath{\mathrm{SO_2}})=n_E(\ensuremath{\mathrm{I_2}}) dans la prise d’essai. 3. nE(I2)=5,00×103×0,00840=4,20×105moln_E(\ensuremath{\mathrm{I_2}})=5{,}00\times10^{-3}\times0{,}00840=4{,}20\times10^{-5}\,\mathrm{mol}. 4. Dans 0,0200L0{,}0200\,\mathrm{L}, c(SO2)=4,20×105/0,0200=2,10×103molL1c(\ensuremath{\mathrm{SO_2}})=4{,}20\times10^{-5}/0{,}0200=2{,}10\times10^{-3}\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. 5. cm=cM=2,10×103×64,1=0,1346gL1=135mgL1c_m=cM=2{,}10\times10^{-3}\times64{,}1=0{,}1346\,\mathrm{g\cdot L^{-1}}=135\,\mathrm{mg\cdot L^{-1}}. 6. 135<150mgL1135<150\,\mathrm{mg\cdot L^{-1}} : le résultat calculé est sous la limite indiquée. 7. Une autre espèce qui consomme du diiode augmente VEV_E. Si tout est attribué au dioxyde de soufre, sa concentration est surestimée. 8. Il faut vérifier la sélectivité du dosage, les transformations possibles du prélèvement et l’incertitude autour de 135mgL1135\,\mathrm{mg\cdot L^{-1}}. Le calcul seul ne suffit pas à une décision réglementaire définitive.

40

Déterminer la teneur en cuivre d’un alliage

Dosage indirect · 10 questions

Un échantillon d’alliage de masse 0,500g0{,}500\,\mathrm{g} est dissous quantitativement ; tous les atomes de cuivre deviennent des ions Cu2+\mathrm{Cu^{2+}}. La solution est ajustée à 250,0mL250{,}0\,\mathrm{mL}. On prélève 25,0mL25{,}0\,\mathrm{mL} et on ajoute des ions iodure en excès : 2Cu2++4I2CuI(s)+I2.\ensuremath{\mathrm{2Cu^{2+}+4I^-\longrightarrow 2CuI(s)+I_2}}. Le diiode formé est titré par du thiosulfate à 0,100molL10{,}100\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} ; le volume équivalent vaut 6,20mL6{,}20\,\mathrm{mL} selon I2+2S2O322I+S4O62.\ensuremath{\mathrm{I_2+2S_2O_3^{2-}\longrightarrow 2I^-+S_4O_6^{2-}}}. On donne M(Cu)=63,5gmol1M(\ensuremath{\mathrm{Cu}})=63{,}5\,\mathrm{g\cdot mol^{-1}}. La fiche technique annonce entre 7575 et 80%80\,\% de cuivre en masse.

  1. Explique le rôle de l’excès d’iodure.

  2. Établis la relation entre quantité de cuivre(II) et quantité de diiode formé.

  3. Établis la relation à l’équivalence entre diiode et thiosulfate.

  4. Combine les deux relations pour relier directement cuivre(II) et thiosulfate.

  5. Calcule la quantité de thiosulfate versée.

  6. Déduis la quantité de cuivre dans la prise d’essai.

  7. Remonte à la quantité de cuivre dans les 250,0mL250{,}0\,\mathrm{mL}.

  8. Calcule la masse et le pourcentage massique de cuivre dans l’alliage.

  9. Compare à l’intervalle de la fiche technique.

  10. Discute le sens du biais si la dissolution de l’échantillon n’est pas quantitative ou si une autre espèce oxyde aussi les ions iodure.

Voir la correction détailléeExercice 40

Contexte réglementaire et dosage en retour — Les interférences fixent le sens du biais ; elles ne se corrigent pas par un simple arrondi.

1. L’iodure en excès garantit que tous les ions cuivre(II) de la prise puissent former CuI\mathrm{CuI} et le diiode correspondant. Il ne doit pas être limitant. 2. La première équation donne n(Cu2+)=2n(I2)n(\ensuremath{\mathrm{Cu^{2+}}})=2n(\ensuremath{\mathrm{I_2}}). 3. La seconde donne nE(S2O32)=2n(I2)n_E(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}})=2n(\ensuremath{\mathrm{I_2}}). 4. Les deux membres de droite étant identiques, n(Cu2+)=nE(S2O32)n(\ensuremath{\mathrm{Cu^{2+}}})=n_E(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}}) dans la prise d’essai. 5. nE(S2O32)=0,100×0,00620=6,20×104moln_E(\ensuremath{\mathrm{S_2O_3^{2-}}})=0{,}100\times0{,}00620=6{,}20\times10^{-4}\,\mathrm{mol}. 6. La prise contient donc 6,20×104mol6{,}20\times10^{-4}\,\mathrm{mol} de cuivre. 7. 25,0mL25{,}0\,\mathrm{mL} représentent un dixième des 250,0mL250{,}0\,\mathrm{mL} : ntotal(Cu)=6,20×103moln_{\mathrm{total}}(\ensuremath{\mathrm{Cu}})=6{,}20\times10^{-3}\,\mathrm{mol}. 8. m(Cu)=6,20×103×63,5=0,3937gm(\ensuremath{\mathrm{Cu}})=6{,}20\times10^{-3}\times63{,}5=0{,}3937\,\mathrm{g}. Le pourcentage vaut 0,3937/0,500×100=78,7%0{,}3937/0{,}500\times100=78{,}7\,\%. 9. 78,7%78{,}7\,\% appartient à l’intervalle [75;80]%[75;80]\,\% annoncé. 10. Une dissolution incomplète laisse du cuivre hors de la solution et sous-estime la teneur. Une autre espèce qui oxyde l’iodure forme du diiode supplémentaire et surestime la teneur attribuée au cuivre.

Vérifier

Les deux coefficients 2 se compensent : dans ce protocole précis, une mole de thiosulfate à l’équivalence correspond à une mole de cuivre dans la prise.

BILAN

Ce que tu dois savoir refaire

Le volume équivalent prend son sens dans une réaction et un prélèvement.

IdentifierEspèce titrée dans un prélèvement VAV_A ; titrant de concentration connue cBc_B ; volume ajouté mesuré par la burette.
ModéliserRéaction suffisamment rapide, quantitative et de stœchiométrie connue, sans réaction parasite significative.
ÉquivalencePour aA+bBa\mathrm A+b\mathrm B, nA,0/a=nB,E/bn_{A,0}/a=n_{B,E}/b. Quantités introduites dans les proportions stœchiométriques.
CalculercA=(a/b)cBVE/VAc_A=(a/b)c_BV_E/V_A. Relire les coefficients à chaque réaction.
InterpréterAvant : titrant limitant. Après : espèce titrée épuisée. Relier la couleur à l’espèce présente et distinguer point final observé et équivalence.
RemonterSolution mère : cm=Fcfc_m=Fc_f. Échantillon total : ntotal=nA(VS/VA)n_{\mathrm{total}}=n_A(V_S/V_A). Chaque facteur correspond à une opération distincte.
ContrôlerUnités, ordre de grandeur, sens des erreurs, absence de quantité négative, précision cohérente.

Dans n=cVn=cV : nn en mol, cc en molL1\mathrm{mol\cdot L^{-1}} et VV en L. Dans m=nMm=nM : mm en g et MM en gmol1\mathrm{g\cdot mol^{-1}}. Un facteur de dilution et un rapport de volumes de même unité sont sans dimension.

Reprendre le bon obstacle

Rôles, mesure et coefficients : exercices 1 à 8. Avant/à/après : 9 à 16. Dilution et échantillon : 17 à 20. Erreurs et protocole : 21 à 28. Dosage indirect : 29 et 30. Numérique et synthèse : 31 et 32.