Seconde · Mathématiques

Arithmétique

Chapitre 3

15 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.

Justifie chaque divisibilité par un quotient entier et vérifie les restes. Coche toutes les propositions exactes ; les démonstrations courtes peuvent être posées sur papier.

Comment répondre ?

Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.

0 question vérifiée sur 15

Question 1

Diviseurs de 84

On considère l’entier 84. Quelles propositions sont vraies ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 1
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, C, E

  1. A — Vrai. La décomposition 84 = 12 × 7 exhibe un quotient entier, 7. La vérification par multiplication évite toute approximation du quotient.

  2. B — Faux. Un multiple entier de 5 finit par 0 ou 5 ; 84 ne vérifie pas ce critère et 84/5 n’est pas entier.

  3. C — Vrai. 84/6 = 14 est entier, donc 84 se divise par 6 sans reste. Il suffit d'exhiber ce produit 6 × 14 pour prouver la divisibilité.

  4. D — Faux. 84 = 2 × 42 : il est divisible par 2, donc pair. Son chiffre des unités est 4, ce qui permet aussi de reconnaître un nombre pair.

  5. E — Vrai. 84 = 7 × 12, avec 12 entier ; c’est la définition d’un multiple de 7.

Méthode à retenir. Pour chaque diviseur proposé, exhiber un quotient entier.

Question 2

Réduire une fraction

On souhaite rendre irréductible la fraction 84/126. Quelles affirmations sont exactes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 2
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : B, D, E

  1. A — Faux. Soustraire 42 seulement au dénominateur change la valeur : 84/84 = 1, tandis que 84/126 = 2/3.

  2. B — Vrai. Les deux nombres sont divisibles par 6 : 84/126 = 14/21 ; multiplier ou diviser les deux termes par le même réel non nul préserve la fraction.

  3. C — Faux. 14 et 21 ont le diviseur commun 7 ; 14/21 se simplifie encore en 2/3. Diviser les deux termes par 7 conserve la valeur de la fraction.

  4. D — Vrai. On divise les deux termes par 42 : 84 = 2 × 42 et 126 = 3 × 42, d’où 2/3.

  5. E — Vrai. 2 et 3 sont des entiers consécutifs et n’ont aucun diviseur commun supérieur à 1. Il n'y a donc aucun facteur entier commun à retirer encore du numérateur et du dénominateur.

Méthode à retenir. Ne pas confondre fraction équivalente et fraction irréductible.

Question 3

Une écriture paire

Un entier naturel n est pair : il existe donc un entier k tel que n = 2k. Quelles propositions sont démontrées ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 3
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : B, E

  1. A — Faux. L’hypothèse n = 2k donne 2n = 4k, donc une divisibilité par 4 seulement. Pour n = 2, on a 2n = 4, non divisible par 8.

  2. B — Vrai. n + 1 = 2k + 1, forme d’un entier impair. Cette écriture vaut pour tout entier k et donne donc une preuve générale.

  3. C — Faux. L’hypothèse n pair fournit explicitement n = 2k avec k entier. Après division par 2, on trouve n/2 = (2k)/2 = k, qui est au contraire un entier.

  4. D — Faux. Écrire n = 2k montre n + 2 = 2(k + 1). Cette écriture est un multiple de 2 : le nombre reste pair.

  5. E — Vrai. n² = (2k)² = 4k² = 2(2k²) ; c’est deux fois un entier. Le nombre 2k² est entier, ce qui justifie la forme exigée pour un pair.

Méthode à retenir. Partir de la définition n = 2k, puis mettre 2 en facteur dans la conclusion.

Question 4

Une écriture impaire

Un entier n est impair, donc n = 2k + 1 pour un entier k. Quelles propositions sont justes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 4
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : B, C, D

  1. A — Faux. n² = 4k(k+1)+1 laisse le reste 1 modulo 4 ; par exemple 3² = 9. Ce reste non nul exclut la divisibilité par 4 pour chaque entier impair.

  2. B — Vrai. (2k+1)² = 4k² + 4k + 1 = 2(2k²+2k) + 1, de la forme 2m+1. Ici m = 2k² + 2k est bien entier pour chaque entier k.

  3. C — Vrai. On remplace l’impair n par son écriture 2k + 1, puis on retire 1 : n − 1 = 2k. Le résultat est deux fois l’entier k, donc pair.

  4. D — Vrai. n + 1 = 2k + 2 = 2(k + 1). Le facteur k + 1 étant entier, l'expression est divisible par 2.

  5. E — Faux. La somme vaut 2n, multiple de 2 ; deux impairs additionnés donnent un pair. On obtient même un multiple de 2 quel que soit l'entier impair choisi.

Méthode à retenir. Pour la parité d’une expression, obtenir explicitement 2m ou 2m + 1.

Question 5

Somme de multiples

On sait que 18 et 45 sont deux multiples de 9. Quelles propositions sont exactes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 5
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, C, D, E

  1. A — Vrai. On utilise 18 = 9 × 2 et 45 = 9 × 5 ; la distributivité donne 9(2 + 5) = 63.

  2. B — Faux. L’exemple 18 + 45 = 63 = 9 × 7 contredit directement cette affirmation universelle. Un seul contre-exemple suffit ici à réfuter le mot « jamais ».

  3. C — Vrai. 18 + 45 = 63 = 9 × 7, quotient entier. Plus généralement, 9a + 9b = 9(a + b) pour deux entiers a et b.

  4. D — Vrai. La soustraction de deux multiples de 9 garde le facteur commun : 45 − 18 = 9 × 5 − 9 × 2 = 9(5 − 2) = 27. Le quotient 3 est entier.

  5. E — Vrai. Puisque 18 = 9 × 2, le produit vaut 9 × (2 × 45), avec le second facteur entier.

Méthode à retenir. Mettre le diviseur commun en facteur démontre la propriété générale.

Question 6

Plus grand multiple sous 100

On cherche le plus grand multiple de 7 inférieur ou égal à 100. Quelles propositions sont exactes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 6
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : B, C, E

  1. A — Faux. 100 = 7 × 14 + 2, avec reste 2 non nul : il n’est pas divisible par 7.

  2. B — Vrai. 7 × 14 = 98 ≤ 100 et le multiple suivant 7 × 15 = 105 > 100.

  3. C — Vrai. On recherche le plus grand entier k tel que 7k ≤ 100 ; k = 14 convient et k = 15 ne convient pas.

  4. D — Faux. 105 dépasse la borne imposée 100 ; il s’agit du premier multiple au-dessus de cette borne.

  5. E — Vrai. La différence entre la borne et ce multiple est 100 − 98 = 2. Le multiple suivant, 105, dépasserait la borne de 100.

Méthode à retenir. Tester le multiple candidat et le suivant pour prouver la maximalité.

Question 7

Division euclidienne

On divise 157 par 12 dans les entiers. Quelles affirmations sont vraies ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 7
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, B, C, D

  1. A — Vrai. La décomposition 157 = 12 × 13 + 1 donne le quotient entier 13. Le reste 1 est compris entre 0 et 11, condition nécessaire à une division euclidienne.

  2. B — Vrai. 12 × 13 = 156 ; la différence à 157 est 1, comprise entre 0 et 11.

  3. C — Vrai. Après avoir retiré 156 de 157, il reste 1, strictement inférieur au diviseur 12. La décomposition 157 = 12 × 13 + 1 vérifie directement les deux valeurs.

  4. D — Vrai. La partie 12 × 13 = 156 est exactement divisible par 12. Ce produit donne la plus grande partie de 157 qui soit divisible par 12.

  5. E — Faux. Une divisibilité exige un reste nul ; ici le reste euclidien vaut 1. Le quotient 157/12 n'est donc pas un entier, puisqu'il reste une unité.

Méthode à retenir. Contrôler la relation dividende = diviseur × quotient + reste, avec 0 ≤ reste < diviseur.

Question 8

Partager des objets

On donne à chacun des six élèves le même nombre maximal de jetons entiers pris parmi 45 jetons ; les jetons non distribués sont conservés. Quelles propositions sont exactes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 8
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : B

  1. A — Faux. Le partage entier donne 45 = 6 × 7 + 3. Après avoir donné 7 jetons à chacun des six élèves, trois jetons restent.

  2. B — Vrai. La division euclidienne est 45 = 6 × 7 + 3 : chaque personne reçoit 7 jetons entiers.

  3. C — Faux. Le reste 3 de la division de 45 par 6 n’est pas nul. On peut écrire 45 = 6 × 7 + 3, ce qui prouve que 6 ne divise pas 45.

  4. D — Faux. Partager 45 jetons entre neuf personnes donne 45 ÷ 9 = 5 jetons par personne. Neuf parts de quatre n’utiliseraient que 36 jetons.

  5. E — Faux. Les jetons sont indivisibles dans ce contexte ; 7,5 est le quotient décimal, pas une répartition en jetons entiers.

Méthode à retenir. Interpréter quotient et reste dans les unités de la situation.

Question 9

Deux rythmes communs

Une alarme A sonne tous les 3 jours et B tous les 4 jours. Elles sonnent ensemble au jour 0. Quelles propositions pour les douze jours suivants sont exactes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 9
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, D, E

  1. A — Vrai. 12 est multiple de 3 (4 × 3) et de 4 (3 × 4). Ce jour est le premier multiple commun positif de 3 et de 4.

  2. B — Faux. 6 est multiple de 3, mais 6/4 n’est pas entier ; l’alarme B ne sonne pas ce jour-là.

  3. C — Faux. 4 est un jour de B mais n’est pas multiple de 3 ; A ne sonne pas.

  4. D — Vrai. C’est la condition initiale explicitement donnée ; le jour 0 est multiple de tout entier non nul.

  5. E — Vrai. Les multiples positifs de 3 sont 3, 6, 9, 12 et ceux de 4 sont 4, 8, 12 ; leur premier commun est 12.

Méthode à retenir. Chercher un multiple commun et vérifier qu’aucun plus petit jour positif ne convient.

Question 10

Comparer deux fractions

On compare 6/15 et 9/20. Quelles propositions sont vraies ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 10
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, B

  1. A — Vrai. On met au même dénominateur 20 : 2/5 = 8/20, et 9/20 est supérieur à 8/20.

  2. B — Vrai. Les deux termes sont divisibles par 3 : 6 ÷ 3 = 2 et 15 ÷ 3 = 5.

  3. C — Faux. On simplifie 6/15 en 2/5, puis on met au dénominateur 20 : 9/20 − 8/20 = 1/20, soit la moitié de 1/10.

  4. D — Faux. 9/20 est strictement compris entre 0 et 1 ; il n’est ni 0 ni 1 et ne peut être entier.

  5. E — Faux. 6 et 15 ont le diviseur commun 3 ; leur fraction se simplifie en 2/5.

Méthode à retenir. Simplifier puis choisir un dénominateur commun avant de comparer.

Question 11

Tester la parité d’un carré

On suppose qu’un entier n a un carré impair. Quelles propositions sont correctes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 11
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, C, D

  1. A — Vrai. Tout entier est pair ou impair. Le cas pair étant impossible, n appartient au cas impair.

  2. B — Faux. n = −3 est négatif et son carré 9 est impair ; la parité ne détermine pas le signe.

  3. C — Vrai. Si n = 2k était pair, n² = 4k² = 2(2k²) serait pair, contredisant l’hypothèse.

  4. D — Vrai. L’implication démontrée pour n pair donne par contraposée « n² non pair ⇒ n non pair ».

  5. E — Faux. Un entier impair n’a pas de quotient entier par 2 ; c’est la signification de « carré impair ».

Méthode à retenir. Une propriété sur le carré peut se démontrer par contraposée sans extraire une racine.

Question 12

Critères de 36

Quelles affirmations sur l’entier 36 sont exactes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 12
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, B, C, E

  1. A — Vrai. La somme de ses chiffres vaut 3 + 6 = 9, multiple de 3 ; directement 36 = 3 × 12.

  2. B — Vrai. Son chiffre des unités est pair ; on peut aussi écrire 36 = 2 × 18.

  3. C — Vrai. Les deux derniers chiffres forment 36, multiple de 4 : 36 = 4 × 9.

  4. D — Faux. Son chiffre des unités est 6, ni 0 ni 5 ; 36/5 n’est pas entier.

  5. E — Vrai. La somme des chiffres 3 + 6 = 9 est multiple de 9 ; 36 = 9 × 4.

Méthode à retenir. Les critères de divisibilité doivent conduire à un quotient entier dans chaque cas.

Question 13

Deux entiers consécutifs

Soit n un entier. On étudie n et n + 1. Quelles propositions sont vraies ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 13
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : B, C, D, E

  1. A — Faux. Deux entiers consécutifs ont des parités opposées ; par exemple 4 est pair et 5 impair.

  2. B — Vrai. n + (n + 1) = 2n + 1, forme d’un entier impair. Le terme 2n est pair ; lui ajouter une unité rend la somme impaire.

  3. C — Vrai. La parité alterne quand on ajoute 1 : si n est pair, il convient ; si n est impair, n + 1 est pair.

  4. D — Vrai. La soustraction donne 1, quelle que soit la valeur entière de n. Cette identité reste vraie pour les entiers positifs, négatifs ou nuls.

  5. E — Vrai. Le produit contient toujours le facteur pair identifié ; on peut le mettre sous la forme 2k.

Méthode à retenir. Une disjonction pair/impair traite simultanément tous les entiers.

Question 14

Lire un test de divisibilité

Un algorithme prend un entier naturel n et affiche « oui » si le reste de la division euclidienne de n par 5 est 0, « non » sinon. Quelles propositions sont justes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 14
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : D, E

  1. A — Faux. La condition vérifie un reste nul après division par 5, pas par 3. Par exemple n = 5 produit « oui », alors que 5 n’est pas multiple de 3.

  2. B — Faux. La division euclidienne de 1 par 5 donne quotient 0 et reste 1. Le reste n’est pas nul : l’algorithme affiche « non ».

  3. C — Faux. La division exécutée porte sur n divisé par 5, pas sur 5 divisé par n.

  4. D — Vrai. 35 = 5 × 7 laisse un reste nul : 35 est un multiple de 5.

  5. E — Vrai. 37 = 5 × 7 + 2 a pour reste 2, donc l’algorithme affiche « non ».

Méthode à retenir. Un reste nul établit la divisibilité par le diviseur testé.

Question 15

Former des lots identiques

On dispose de 18 stylos et 30 cahiers. On veut constituer le plus grand nombre possible de lots identiques, tous les objets étant utilisés et chaque lot contenant stylos et cahiers. Quelles réponses sont correctes ?

Sélectionner toutes les réponses exactes pour la question 15
Afficher la correction détaillée

Réponse attendue : A, B, E

  1. A — Vrai. Le nombre de lots doit diviser à la fois 18 et 30. Six convient : 18/6 = 3 stylos et 30/6 = 5 cahiers par lot.

  2. B — Vrai. En répartissant également entre six lots, on obtient les quotients entiers 18 ÷ 6 = 3 et 30 ÷ 6 = 5.

  3. C — Faux. 30 est divisible par 10 mais 18/10 n’est pas entier ; les stylos ne se répartiraient pas également.

  4. D — Faux. 18/9 = 2 est entier, mais 30/9 ne l’est pas ; les cahiers empêchent neuf lots identiques.

  5. E — Vrai. Les diviseurs communs positifs de 18 et 30 sont 1, 2, 3 et 6 ; aucun nombre plus grand ne divise les deux.

Méthode à retenir. Le nombre de lots doit être un diviseur commun des deux effectifs.

Ton bilan

Vérifie les questions une à une pour construire ton bilan.

Une erreur dans ce QCM ? Écris-moi à remi@alors-on-science.com en précisant la question. L’objet du message et le lien vers la banque sont déjà renseignés.

Ton score est calculé dans ton navigateur : il n’est ni enregistré ni envoyé au site.