20 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.
20 questions originales de Thermodynamique et équilibres. Pour chaque situation, coche toutes les propositions exactes. Prends papier et stylo pour les schémas et les calculs, puis ouvre les corrections pour vérifier chaque raisonnement.
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Comment répondre ?
Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.
0 question vérifiée sur 20
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Question 1
Définir le système
Un bécher non couvert contient une solution dont l'eau s'évapore lentement. On choisit comme système le contenu du bécher. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : C, E
A — Faux. C'est l'inverse pour la matière : un système fermé ne l'échange pas avec l'extérieur, tout en pouvant échanger de l'énergie.
B — Faux. L'immobilité de la paroi n'empêche ni l'échange de chaleur avec l'air ni la sortie de vapeur ; un système isolé ne doit échanger ni matière ni énergie.
C — Vrai. En prenant le liquide seulement, la surface libre est une frontière traversée par l'eau évaporée ; un autre choix de système donnerait un bilan différent.
D — Faux. Une paroi hermétique empêche l'échange de matière, pas forcément celui de chaleur ; le contenu est fermé, sans être nécessairement isolé.
E — Vrai. Des molécules H2O quittent le contenu du bécher pour l'air ; au sens thermodynamique, le système choisi est ouvert.
◆
Méthode à retenir. Décrire la frontière et ce qui la traverse : matière pour ouvert ; énergie possible pour fermé ; aucun échange pour isolé.
2
Question 2
Fonctions d'état
Deux chemins expérimentaux relient le même état initial I et le même état final F d'un système. Quelles affirmations sont exactes ?
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Réponse attendue : A, D, E
A — Vrai. L'énergie interne U est une fonction d'état : ΔU = U(F) − U(I) dépend des états extrêmes, pas des étapes suivies.
B — Faux. Le travail dépend du trajet, par exemple de la pression extérieure durant une expansion ; la même variation d'état peut s'obtenir avec des travaux différents.
C — Faux. Une variation est une différence entre l'état final et l'état initial : ΔU = U(F) − U(I), sans addition.
D — Vrai. La chaleur est un mode de transfert énergétique dépendant du processus ; deux chemins peuvent avoir des q distincts malgré un même ΔU.
E — Vrai. H est également une fonction d'état ; à états I et F identiques, ΔH est fixé même si les échanges thermiques changent.
◆
Méthode à retenir. Distinguer fonction d'état (U, H, G, S) et transfert dépendant du chemin (q, w).
3
Question 3
Premier principe numérique
On adopte la convention ΔU = q + w, avec q et w positifs si le système reçoit de l'énergie. Durant une étape, le système cède 20 J de chaleur et reçoit 80 J de travail. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, D, E
A — Faux. Il faut sommer algébriquement les deux transferts ; le travail entrant de 80 J l'emporte sur la chaleur sortante de 20 J.
B — Vrai. Une chaleur cédée au milieu vaut q = −20 J ; un travail reçu par le système vaut w = +80 J selon la convention donnée.
C — Faux. Le signe du travail dépend du sens du transfert ; dans cet énoncé, le système reçoit 80 J, donc w = +80 J.
D — Vrai. Le bilan est ΔU = q + w = −20 J + 80 J = +60 J ; le signe positif indique une augmentation de U.
E — Vrai. Le travail reçu de +80 J l'emporte sur la chaleur cédée de −20 J ; l'énergie interne augmente de +60 J selon ΔU = q + w.
◆
Méthode à retenir. Écrire séparément les signes de q et w d'après la convention du sujet avant de sommer les deux valeurs en joules.
4
Question 4
Travail d'expansion
Un gaz déplace un piston contre une pression extérieure constante pext = 1,00 × 105 Pa et son volume augmente de 2,00 L. Convention : travail reçu par le gaz w = −pextΔV. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, D, E
A — Faux. C'est le gaz qui fournit du travail à l'extérieur pendant l'expansion ; le travail reçu par le gaz est négatif, −200 J.
B — Vrai. w = −(1,00 × 105 Pa)(2,00 × 10−3 m³) = −200 Pa·m³ = −200 J.
C — Vrai. Pa·m³ = (N·m−2)·m³ = N·m = J ; la conversion des litres en mètres cubes est indispensable.
D — Vrai. Le gaz se dilate et 1 L = 10−3 m³ ; donc ΔV est positif et vaut 2,00 × 10−3 m³.
E — Vrai. Avec ΔV = 4,00 × 10−3 m³, w = −(1,00 × 105 Pa)(4,00 × 10−3 m³) = −400 J.
◆
Méthode à retenir. Pour un travail de pression, convertir le volume en m³ puis conserver la convention de signe explicitement donnée.
5
Question 5
Enthalpie d'une réaction
À pression constante, une réaction exothermique libère 50,0 kJ par mole de réaction telle qu'écrite. On réalise un avancement ξ = 0,200 mol avec seul travail de pression. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : E
A — Faux. Une réaction exothermique libère de la chaleur vers l'extérieur : pour le système, qₚ = ΔH = (−50,0 kJ·mol⁻¹)(0,200 mol) = −10,0 kJ, valeur non nulle.
B — Faux. La réaction libère de l'énergie : l'enthalpie du système diminue. Le signe correct est ΔrH = −50,0 kJ·mol⁻¹ ; l'avancement de 0,200 mol ne change pas cette grandeur molaire.
C — Faux. La grandeur ΔrH est rapportée à une mole d'avancement ; la variation totale se calcule par multiplication ξΔrH.
D — Faux. Sous les hypothèses annoncées de pression constante et seul travail de pression, qp = ΔH = −10,0 kJ : le système cède de la chaleur.
Méthode à retenir. Associer le signe exothermique à ΔrH < 0, puis multiplier par l'avancement avec ses unités.
6
Question 6
Loi de Hess
On donne ΔH°[C(s)+O2(g)→CO2(g)] = −393,5 kJ·mol−1 et ΔH°[C(s)+½O2(g)→CO(g)] = −110,5 kJ·mol−1. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C, D, E
A — Vrai. La réaction inverse de C + ½O2→CO a ΔH° = +110,5 kJ·mol−1 ; additionner ensuite les équations donne la réaction cible.
B — Faux. L'addition directe des valeurs correspondrait à une addition d'équations qui ne se réduit pas à CO + ½O2→CO2 ; il faut inverser la formation de CO.
C — Vrai. Une enthalpie de réaction est rapportée à l'équation écrite ; pour 2 CO + O2 → 2 CO2, elle vaut 2 × (−283,0) = −566,0 kJ pour deux moles d'avancement de l'équation initiale.
D — Vrai. H étant une fonction d'état, la valeur dépend des réactifs et produits finaux, sous réserve des mêmes états physiques et conditions.
E — Vrai. Soustraire la formation de CO à celle de CO2 : −393,5 − (−110,5) = −283,0 kJ·mol−1.
◆
Méthode à retenir. Écrire et additionner les équations chimiques avant de combiner les enthalpies ; respecter sens, coefficients et états.
7
Question 7
Former le méthane
À 298 K, on donne ΔcH°[CH4(g)] = −890,3 kJ·mol−1, ΔfH°[CO2(g)] = −393,5 kJ·mol−1 et ΔfH°[H2O(l)] = −285,8 kJ·mol−1. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : C, D
A — Faux. L'enthalpie standard de formation d'un corps simple dans son état standard de référence, tel O2(g) à 298 K, est nulle par convention.
B — Faux. La combustion produit un seul CO2 et deux H2O : seuls les coefficients stœchiométriques réels multiplient les enthalpies de formation.
C — Vrai. On conserve un C, quatre H et quatre O de part et d'autre ; les états des produits sont ceux des données thermochimiques.
D — Vrai. −890,3 = [−393,5 + 2(−285,8)] − ΔfH°(CH4) ; donc ΔfH°(CH4) = −74,8 kJ·mol−1.
E — Faux. H2O(l) et H2O(g) n'ont pas la même enthalpie standard de formation ; il faudrait tenir compte de la vaporisation.
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Méthode à retenir. Utiliser ΔrH° = ΣνΔfH°(produits) − ΣνΔfH°(réactifs), sans négliger états et coefficients.
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Question 8
Entropie et mélange
On mélange spontanément deux gaz idéaux différents, initialement séparés, dans une enceinte isolée et rigide à même température. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, C
A — Vrai. Le second principe impose une production d'entropie non négative pour le système isolé ; elle est strictement positive pour un mélange spontané irréversible.
B — Vrai. S est une fonction d'état : même si le trajet réel est irréversible, on peut utiliser un chemin réversible commode pour ΔS.
C — Vrai. Le nombre de répartitions accessibles augmente quand les deux espèces diffusent dans tout le volume ; ΔStotal est positive.
D — Faux. S est une fonction d'état dont l'unité SI est J·K−1 ; pour une entropie molaire, l'unité est J·mol−1·K−1.
E — Faux. Une séparation complète spontanée réduirait l'entropie du mélange idéal ; sans intervention extérieure, elle contredirait le second principe pour l'enceinte isolée.
◆
Méthode à retenir. Pour un système isolé, appliquer le second principe à l'ensemble ; calculer ΔS par un trajet réversible seulement comme méthode de calcul.
9
Question 9
Enthalpie libre et température
Pour une réaction, on suppose ΔrH = −40,0 kJ·mol−1 et ΔrS = −100 J·mol−1·K−1, approximativement constantes de 298 K à 500 K. À composition standard, quelles propositions sont exactes ?
C — Vrai. Q/K = 10, donc ΔrG ≈ +5,71 kJ·mol−1 ; l'avancement direct augmente G et le sens inverse est favorisé.
D — Faux. Le rapport Q/K doit être sans dimension ; Q et K sont définis avec des activités sans unité, tandis que RT porte l'unité d'énergie molaire.
E — Vrai. La fonction logarithme est croissante : Q/K > 1 donne ln(Q/K) > 0, donc ΔrG > 0 à T > 0.
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Méthode à retenir. Comparer le quotient instantané Q à K avant de choisir le sens ; ΔrG = RT ln(Q/K).
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Question 11
Quotient de HI
Pour H2(g) + I2(g) ⇌ 2 HI(g), on assimile chaque activité gazeuse à pi/p°. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, D
A — Vrai. Avec des activités a identiques, Q = a²/(a·a) = 1 ; le quotient est sans unité et ne vaut pas la pression commune.
B — Vrai. Dans le quotient, les activités des produits sont au numérateur et leurs coefficients stœchiométriques sont des exposants ; les réactifs sont au dénominateur.
C — Faux. Le coefficient stœchiométrique 2 de HI devient un exposant sur son activité ; il ne se place pas comme facteur 2 au dénominateur.
D — Vrai. Chaque activité pi/p° est un rapport de deux pressions mesurées dans la même unité ; leur produit et quotient restent sans dimension.
E — Faux. K ne dépend que de la température pour l'équation chimique retenue ; ici, même Q resterait inchangé si toutes les pressions étaient doublées.
◆
Méthode à retenir. Construire Q à partir des activités, avec les coefficients en exposants ; réserver K à la valeur de Q à l'équilibre.
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Question 12
Compression du dimère NO2
À température constante, un mélange de gaz supposés parfaits à l'équilibre vérifie 2 NO2(g) ⇌ N2O4(g). On comprime le mélange sans réaction parasite. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : C, D, E
A — Faux. À équation chimique et température constantes, K ne change pas lorsque la pression est modifiée ; c'est le quotient instantané Q qui s'écarte de K.
B — Faux. Un équilibre chimique reste dynamique : les deux transformations continuent à la même vitesse macroscopique ; leurs vitesses ne sont pas nulles.
C — Vrai. La compression produit Q < K à T fixe ; le sens direct consomme deux molécules NO2 pour former une molécule N2O4.
D — Vrai. Q = a(N2O4)/a(NO2)² ; si toutes les pressions partielles sont multipliées par f > 1, Q devient Q/f, donc Q < K.
E — Vrai. La transformation directe passe de deux moles de NO2(g) à une mole de N2O4(g) par mole d'avancement.
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Méthode à retenir. Lors d'une perturbation à T constante, calculer le nouveau Q immédiatement, puis le comparer au même K.
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Question 13
Ajout d'un réactif
Pour A(aq) + B(aq) ⇌ C(aq) dans une solution idéale, les activités sont ci/c°. Le système est d'abord à l'équilibre puis on ajoute A sans variation appréciable de volume. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C
A — Vrai. Q < K entraîne ΔrG = RT ln(Q/K) < 0 ; un avancement direct consomme une partie de A et B et forme C.
B — Faux. Chaque activité a(i) = ci/c° est sans dimension ; le quotient formé à partir des activités n'a donc pas d'unité.
C — Vrai. Q = a(C)/[a(A)a(B)] ; augmenter a(A) à a(B) et a(C) initiaux fixes augmente le dénominateur, donc Q diminue depuis K.
D — Faux. La réaction avance après l'ajout : A et B sont consommés partiellement et C se forme jusqu'au nouvel état où Q redevient K.
E — Faux. À température fixée, K est la constante de l'équilibre choisi ; les concentrations modifient Q et la composition finale, pas K.
◆
Méthode à retenir. Modifier une activité dans Q avant de prédire le sens : ajouter un réactif qui est au dénominateur diminue Q.
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Question 14
Gaz inerte : volume ou pression
Pour 2 SO2(g) + O2(g) ⇌ 2 SO3(g), on ajoute un gaz chimiquement inerte à température constante, en supposant les gaz parfaits. Comparer deux protocoles : volume V constant ou pression totale p constante. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, C, D
A — Vrai. La réaction directe passe de trois moles gazeuses à deux. Une dilution à p fixée favorise le côté à trois moles, soit SO2 et O2.
B — Vrai. Comme les activités pi/p° des trois espèces réactives sont inchangées, leur quotient de réaction demeure celui de l'équilibre.
C — Vrai. À T et V fixes, pi = niRT/V pour les gaz réactifs ; ajouter seulement des moles de gaz inerte n'altère pas leurs ni.
D — Vrai. L'ajout d'inerte à T et p fixées accroît le nombre total de moles et le volume ; chaque pression partielle réactive est réduite immédiatement.
E — Faux. La constante K dépend de la température et de l'équation choisie, pas de la quantité de gaz inerte ajoutée.
◆
Méthode à retenir. Pour un gaz inerte, annoncer la contrainte imposée : à V fixé les pi réactives restent, à p fixé elles diminuent.
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Question 15
Chauffage d'un équilibre exothermique
À pression et composition initiales comparables, une réaction directe est exothermique : ΔrH° < 0. On augmente la température d'un mélange initialement à l'équilibre. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, D
A — Faux. Le sens direct continue de se produire dans un équilibre dynamique ; sa vitesse et celle du sens inverse changent, ainsi que la composition finale.
B — Vrai. La relation de van 't Hoff donne d(ln K)/dT = ΔrH°/(RT²) ; si ΔrH° < 0, la dérivée est négative.
C — Faux. Il faut distinguer vitesse et équilibre ; les constantes de vitesse augmentent souvent avec T, même si K diminue pour le sens exothermique.
D — Vrai. À l'ancienne composition, le quotient reste momentanément celui de l'ancien équilibre alors que K a diminué ; Q > K et le sens inverse est favorisé.
E — Faux. Les coefficients définissent l'expression de K, mais sa valeur numérique dépend de la température ; un chauffage peut donc modifier K.
◆
Méthode à retenir. Pour un équilibre exothermique, K décroît avec T, mais la cinétique et l'équilibre sont deux questions différentes.
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Question 16
Dissociation d'un acide faible
Un acide HA de concentration initiale C = 0,100 mol·L−1 vérifie Ka = 1,8 × 10−5 à 25 °C. Négliger l'autoprotolyse de l'eau et prendre x ≪ C. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, D, E
A — Vrai. À l'équilibre, Ka ≈ x²/C ; x ≈ √(1,8 × 10−5 × 0,100) mol·L−1 = 1,34 × 10−3 mol·L−1.
B — Vrai. La consommation de HA représente environ 1,34 % de C, largement inférieure à C ; la simplification C − x ≈ C est raisonnable ici.
C — Faux. L'existence de H3O+ n'implique pas une dissociation complète ; Ka faible et α ≈ 1,34 % montrent le contraire.
D — Vrai. α = x/C = (1,34 × 10−3)/(0,100) = 0,0134, soit 1,34 % ; l'acide est ici faiblement dissocié.
E — Vrai. En assimilant l'activité de H3O+ à x/c° : pH ≈ −log10(1,34 × 10−3) = 2,87.
◆
Méthode à retenir. Pour un acide faible monoprotique, poser un avancement volumique x, tester x ≪ C puis calculer x ≈ √(KaC).
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Question 17
Composition d'un tampon
On prépare un tampon acide éthanoïque/éthanoate de pKa = 4,76. On suppose le milieu suffisamment dilué pour pH ≈ pKa + log10(c(A−)/c(HA)). Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C, D
A — Vrai. Diluer les deux espèces par un même facteur laisse c(A−)/c(HA) constant ; l'expression approchée du pH reste donc proche de la même valeur.
B — Faux. L'égalité des deux espèces du couple impose pH ≈ pKa = 4,76 dans les hypothèses indiquées, pas le pH de neutralité.
C — Vrai. Le logarithme décimal de 10 vaut 1 ; on ajoute une unité au pKa : 4,76 + 1 = 5,76.
D — Vrai. Le rapport base/acide vaut 1 et log10(1) = 0 ; la relation de Henderson–Hasselbalch donne pH ≈ pKa.
E — Faux. Un tampon utile contient à la fois l'acide faible HA et sa base conjuguée A− en proportions adaptées ; un acide fort seul ne convient pas.
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Méthode à retenir. Un tampon HA/A− dépend surtout du rapport base/acide ; vérifier que les deux formes sont présentes.
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Question 18
Solubilité de AgCl
À 25 °C, Ks(AgCl) = 1,8 × 10−10. On considère AgCl(s) ⇌ Ag+(aq) + Cl−(aq), d'abord dans l'eau pure puis en présence de 0,010 mol·L−1 de Ag+ apporté. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, C, D
A — Vrai. On écrit Ks = a(Ag+)a(Cl−) ; l'activité du solide pur vaut 1 par convention dans ces conditions.
B — Vrai. Un ion commun impose déjà une forte concentration en Ag+ ; pour conserver [Ag+][Cl−] proche de Ks, moins de sel se dissout.
C — Vrai. À saturation dans l'eau pure, [Ag+] ≈ [Cl−] = s ; ainsi s² ≈ Ks et s ≈ √(1,8 × 10−10) = 1,34 × 10−5 mol·L−1.
D — Vrai. À saturation, [Cl−] ≈ s et [Ag+] ≈ 0,010 mol·L−1 ; s ≈ Ks/0,010 = 1,8 × 10−8 mol·L−1.
E — Faux. Le calcul donne au contraire une diminution d'environ 1,34 × 10−5/1,8 × 10−8 ≈ 744 fois dans les conditions choisies.
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Méthode à retenir. Pour AgCl(s), poser Ks = a(Ag+)a(Cl−) et traiter séparément eau pure et ion commun.
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Question 19
Précipitation après mélange
On mélange des volumes égaux de solutions à 0,010 mol·L−1 de AgNO3 et de NaCl à 25 °C. Ks(AgCl) = 1,8 × 10−10. Quelles propositions sont exactes juste après mélange, avant précipitation ?
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Réponse attendue : A, D, E
A — Vrai. Qs ≈ (0,0050) × (0,0050) = 2,5 × 10−5 après division implicite des concentrations par c°.
B — Faux. À température fixée, Ks reste la constante du sel ; 2,5 × 10−5 est le quotient initial Qs, qui évolue.
C — Faux. La transparence des solutions séparées n'empêche pas Ag+ et Cl− de précipiter lorsqu'ils sont réunis au-delà du seuil de solubilité.
D — Vrai. Chaque solution initiale est diluée par un facteur deux quand les volumes égaux sont mélangés : 0,010/2 = 0,0050 mol·L−1.
E — Vrai. 2,5 × 10−5 est très supérieur à 1,8 × 10−10 ; retirer des ions de la solution en formant AgCl(s) réduit Qs.
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Méthode à retenir. Calculer d'abord la dilution des deux ions, puis comparer leur produit instantané Qs au Ks.
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Question 20
Demi-équivalence d'un acide faible
On titre 25,0 mL d'acide éthanoïque à 0,100 mol·L−1 par NaOH à 0,100 mol·L−1. On néglige les variations d'activité et on donne pKa = 4,76. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, E
A — Faux. À l'équivalence, l'éthanoate A− est une base faible qui réagit avec l'eau ; à 25 °C, le pH d'une telle solution est supérieur à 7 dans ce modèle.
B — Vrai. La base ajoutée représente 0,100 mol·L−1 × 0,0125 L = 1,25 × 10−3 mol, moitié de l'acide initial.
C — Vrai. Les quantités de HA et A− sont égales dans le même volume ; leur rapport vaut 1 et pH ≈ pKa.
D — Faux. Les deux solutions ont la même concentration et la stœchiométrie est 1:1 ; le volume équivalent doit égaler le volume initial, 25,0 mL.
E — Vrai. n0(HA) = 0,100 mol·L−1 × 0,0250 L = 2,50 × 10−3 mol ; VE = n/Cb = 0,0250 L.
◆
Méthode à retenir. À la demi-équivalence d'un acide faible monoprotique, n(HA) = n(A−) et donc pH ≈ pKa.
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