PASS/LAS · Chimie

Nomenclature et stéréochimie

Série 5

20 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.

20 questions originales de Nomenclature et stéréochimie. Pour chaque situation, coche toutes les propositions exactes. Prends papier et stylo pour les schémas et les calculs, puis ouvre les corrections pour vérifier chaque raisonnement.

Comment répondre ?

Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.

0 question vérifiée sur 20

Question 1

Nommer un alcane ramifié

La formule semi-développée CH3–CH(CH3)–CH2–CH3 décrit un hydrocarbure acyclique saturé. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, D

  1. A — Faux. Une chaîne est numérotée dans le sens qui donne au substituant le plus petit indice : 2 plutôt que 3.

  2. B — Vrai. On compte cinq carbones en tout ; pour un alcane acyclique saturé, H = 2n + 2 = 12 lorsque n = 5.

  3. C — Faux. Le groupe CH3 latéral est une branche ; aucune chaîne continue de cinq carbones ne peut être suivie sans revenir sur un même atome. La chaîne compte quatre C.

  4. D — Vrai. La plus longue chaîne continue contient quatre carbones (butane) ; le groupe méthyle substituant se trouve en position 2 depuis l'extrémité appropriée.

  5. E — Faux. Toutes les liaisons C–C montrées sont simples et l'hydrocarbure est saturé ; un alcène exigerait une double liaison C=C.

Méthode à retenir. Repérer la plus longue chaîne ininterrompue, puis la numéroter afin de donner le plus petit indice au substituant.

Question 2

Numéroter un alcène

On considère CH3–CH=C(CH3)–CH2–CH3. Quelles propositions sont exactes pour la nomenclature constitutionnelle ?

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Réponse attendue : A, C, D, E

  1. A — Vrai. Sur le C gauche de C=C, les groupes sont H et CH3 ; sur le C droit, CH3 et CH2CH3 : les substituants diffèrent de chaque côté.

  2. B — Faux. La double liaison reçoit le plus petit indice possible : 2 plutôt que 3 ; le critère de ramification ne renverse pas cette règle.

  3. C — Vrai. En numérotant depuis la gauche, la double liaison commence au carbone 2 et le méthyle est sur le carbone 3.

  4. D — Vrai. Le symbole = entre les deuxième et troisième carbones indique un alcène ; aucune paire d'atomes n'est liée par ≡.

  5. E — Vrai. Le trajet CH3–CH=C–CH2–CH3 contient cinq carbones et la fonction alcène ; le méthyle restant est substituant.

Méthode à retenir. La chaîne retenue contient l'insaturation ; attribuer le plus petit indice à la double liaison avant le substituant.

Question 3

Alcool tertiaire

Pour (CH3)3C–OH, sélectionner les propositions exactes. On suppose les réactions classiques d'oxydation douce des alcools primaires et secondaires.

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Réponse attendue : B, D, E

  1. A — Faux. La formule (CH3)3COH contient quatre carbones et dix hydrogènes : C4H10O.

  2. B — Vrai. Le carbone central est lié à trois groupes CH3 ; cette connectivité définit un alcool tertiaire.

  3. C — Faux. Primaire, secondaire ou tertiaire qualifie le nombre de voisins carbone du carbone portant OH ; ici ce nombre est trois.

  4. D — Vrai. La chaîne principale contenant le carbone porteur de OH est propane ; le groupe méthyle et OH sont tous deux en position 2.

  5. E — Vrai. Le carbone portant OH n'a pas de H à retirer pour former C=O ; l'oxydation simple alcool→carbonyle usuelle ne fonctionne pas comme pour un alcool secondaire.

Méthode à retenir. La classe d'un alcool dépend des voisins carbonés du carbone portant OH, pas du nombre de groupes OH dans la molécule.

Question 4

Oxydation de deux butanols

On compare butan-1-ol CH3CH2CH2CH2OH et butan-2-ol CH3CH(OH)CH2CH3. Quelles propositions sont exactes en oxydation ménagée ?

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Réponse attendue : C, E

  1. A — Faux. Leur formule brute est C4H8O, après perte formelle de deux H lors de l'oxydation des butanols C4H10O.

  2. B — Faux. Former butanal ou butan-2-one conserve le squelette à quatre carbones ; l'oxydation modifie le nombre de liaisons C–O et C–H.

  3. C — Vrai. Son carbone porteur de OH a deux voisins carbone ; l'oxydation retire deux H pour former C=O sur le carbone 2.

  4. D — Faux. Leur position de OH change la classe de l'alcool : primaire mène d'abord à un aldéhyde, secondaire à une cétone.

  5. E — Vrai. Son carbone porteur de OH est relié à un seul autre carbone ; une oxydation contrôlée donne l'aldéhyde CH3CH2CH2CHO.

Méthode à retenir. Un alcool primaire donne un aldéhyde sous contrôle de l'oxydation ; un alcool secondaire donne une cétone.

Question 5

Propanal et propanone

On compare CH3CH2CHO et CH3COCH3. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, C, E

  1. A — Vrai. Le carbone carbonyle est lié à deux carbones ; la fonction est une cétone, ici en position 2 de la chaîne à trois carbones.

  2. B — Vrai. Propanal et propanone en fournissent un exemple : chacun a C3H6O, mais la position du carbonyle et sa fonction diffèrent.

  3. C — Vrai. Le carbone de C=O est lié à un H dans un aldéhyde ; avec trois carbones, le nom est propanal.

  4. D — Faux. Le suffixe -al indique précisément la fonction aldéhyde –CHO, qui contient une double liaison C=O.

  5. E — Vrai. Chacune compte trois C, six H et un O, mais la position et la nature de la fonction carbonyle diffèrent.

Méthode à retenir. Dans –CHO le carbone carbonyle a un H (aldéhyde) ; dans –CO– entre deux carbones, c'est une cétone.

Question 6

Acide et ester

On fait réagir CH3COOH avec CH3CH2OH pour former CH3COOCH2CH3 et H2O. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, D

  1. A — Vrai. Le carbonyle et l'oxygène simple liaison voisin constituent ensemble la fonction ester ; le carbone carbonyle est du côté éthanoate.

  2. B — Vrai. L'acide méthanoïque HCOOH fournit un ester HCOOR ; la formule d'un ester ne requiert pas un substituant carboné sur le carbone carbonyle.

  3. C — Faux. CH3COOCH2CH3 contient bien une liaison C=O adjacente à O ; c'est un ester, non un simple éther.

  4. D — Vrai. La partie CH3COO– dérive de l'acide éthanoïque ; la partie –CH2CH3 provient du groupe éthyle de l'alcool.

  5. E — Faux. Le groupe attaché à l'oxygène simple liaison provient de l'éthanol : –CH2CH3, soit éthyle, et non méthyle.

Méthode à retenir. Pour nommer un ester R–C(=O)–O–R', identifier d'abord la partie acide R–COO–, puis le groupe alkyle R'.

Question 7

Fonction amide

La molécule CH3–C(=O)–NH2 est l'éthanamide. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, C, D

  1. A — Faux. L'oxygène représenté est doublement lié à C ; aucun groupe O–H n'apparaît dans CH3CONH2.

  2. B — Vrai. Le doublet de N participe à la mésomérie O=C–N ; il est moins disponible pour capter H+ qu'un doublet d'amine ordinaire.

  3. C — Vrai. Le N est directement lié au carbone carbonyle ; ce voisinage définit une amide, ici l'amide primaire –CONH2.

  4. D — Vrai. CH3 apporte un carbone et C(=O) l'autre ; la racine éthan- indique bien deux carbones.

  5. E — Faux. NH2 est ici directement adjacent à C=O ; la fonction prioritaire amide impose le suffixe -amide, non -amine.

Méthode à retenir. Une amide se reconnaît à la liaison directe N–C(=O), qui explique aussi la mésomérie et la basicité diminuée.

Question 8

E et Z du but-2-ène

Dans le but-2-ène CH3–CH=CH–CH3, chaque carbone de C=C porte H et CH3. La figure distingue les deux dispositions. Quelles propositions sont exactes ?

Deux schémas du but-2-ène : E avec les méthyles de côtés opposés à la double liaison, Z avec les méthyles du même côté.
La configuration se lit de part et d'autre de la liaison C=C.
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Réponse attendue : A, C, D, E

  1. A — Vrai. Sur chaque carbone, CH3 a priorité sur H ; en E, les deux substituants prioritaires sont opposés par rapport à l'axe de C=C.

  2. B — Faux. Une rotation complète désaligne les orbitales qui constituent la liaison π ; l'interconversion E/Z n'est pas une simple rotation libre.

  3. C — Vrai. Z signifie que les groupes prioritaires sont ensemble ; ici, sur les deux carbones, ces groupes sont les méthyles.

  4. D — Vrai. Les atomes ont la même connectivité mais des positions relatives différentes à une liaison C=C ; la conversion exige de surmonter la barrière de la composante π.

  5. E — Vrai. Sur chacun des deux carbones de la double liaison, les substituants sont H et CH3 ; cela permet les deux stéréoisomères E et Z.

Méthode à retenir. Appliquer les priorités sur chacun des deux carbones de C=C : Z = prioritaires du même côté, E = opposés.

Question 9

Classement CIP initial

Autour d'un carbone stéréogène, quatre atomes directement liés sont H, F, Cl et Br. Quelles propositions sont exactes selon les règles de Cahn–Ingold–Prelog ?

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Réponse attendue : A, D

  1. A — Vrai. Les numéros atomiques des atomes directement liés valent 35, 17, 9 et 1 ; le numéro atomique le plus grand a priorité.

  2. B — Faux. Ici les premiers atomes sont déjà différents ; leurs Z déterminent aussitôt l'ordre, sans parcourir le reste des substituants.

  3. C — Faux. La première comparaison CIP porte sur le numéro atomique de l'atome directement lié, pas sur l'électronégativité : Br (35) précède F (9).

  4. D — Vrai. H a Z = 1, inférieur aux numéros atomiques des halogènes F, Cl et Br ; il reçoit le rang 4.

  5. E — Faux. À Z identique, CIP départage les isotopes par leur nombre de masse : l'isotope le plus lourd a la priorité (par exemple D sur H).

Méthode à retenir. En CIP, comparer d'abord Z des atomes directement attachés, puis avancer jusqu'au premier point de différence.

Question 10

Projection de Fischer du glycéraldéhyde

La figure représente CHO en haut, CH2OH en bas, H à gauche et OH à droite sur le carbone central. Dans une projection de Fischer, les liaisons horizontales viennent vers nous et les verticales partent vers l'arrière. Quelles propositions sont exactes ?

Projection de Fischer du glycéraldéhyde : CHO en haut, CH2OH en bas, H à gauche, OH à droite ; liaisons horizontales dirigées vers l'observateur.
Projection de Fischer : les bras horizontaux sont orientés vers l'observateur.
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Réponse attendue : A, C, E

  1. A — Vrai. O de OH (Z = 8) l'emporte sur les C ; entre CHO et CH2OH, on compare [O,O,H] à [O,H,H], donc CHO précède.

  2. B — Faux. La première égalité sur C demande de poursuivre au rang suivant : [O,O,H] pour CHO et [O,H,H] pour CH2OH, donc CHO a priorité.

  3. C — Vrai. Sur la projection, 1 (droite) → 2 (haut) → 3 (bas) se lit antihoraire ; le H de rang 4 étant horizontal et vers nous, on inverse le résultat : R.

  4. D — Faux. Les bras horizontaux de la croix sont dirigés vers l'observateur ; H à gauche est donc devant, ce qui impose une inversion dans l'attribution R/S.

  5. E — Vrai. L'échange d'une seule paire de substituants en un centre stéréogène inverse son orientation spatiale ; la configuration R devient S.

Méthode à retenir. Pour R/S en Fischer, classer CIP puis penser à inverser le sens lu si le substituant 4 se trouve sur un bras horizontal.

Question 11

Deux énantiomères du 2-bromobutane

Le carbone 2 de CH3–CH(Br)–CH2–CH3 est tétraédrique. On prépare séparément ses configurations (R) et (S). Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B

  1. A — Faux. Changer R en S ne change aucun atome : les deux énantiomères ont la même formule brute C4H9Br.

  2. B — Vrai. Ses voisins sont Br, H, CH3 et CH2CH3, quatre groupes non identiques sur un carbone tétraédrique.

  3. C — Faux. Les deux configurations sont images miroir non superposables d'un centre stéréogène. Une rotation autour d'une liaison simple change la conformation, pas la configuration R ou S du carbone 2.

  4. D — Faux. Deux énantiomères purs ont les mêmes propriétés physiques scalaires ordinaires en milieu achiral ; leur pouvoir rotatoire a une valeur opposée dans les mêmes conditions.

  5. E — Faux. R et S conservent la même connectivité C2–Br, C2–H, C2–CH3 et C2–CH2CH3 ; elles diffèrent dans l'espace.

Méthode à retenir. Un centre sp³ à quatre substituants différents peut avoir deux configurations images miroir ; la connectivité reste identique.

Question 12

2,3-dibromobutane

Le 2,3-dibromobutane CH3–CH(Br)–CH(Br)–CH3 possède deux centres stéréogènes et des extrémités identiques. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, D, E

  1. A — Vrai. Changer la configuration d'un ou deux centres ne modifie ni les liaisons entre atomes ni la formule brute : les deux sont stéréoisomères du 2,3-dibromobutane.

  2. B — Vrai. Ils ont la même connectivité mais ne sont pas images miroir l'un de l'autre ; au moins un centre diffère, sans inversion globale miroir.

  3. C — Faux. La forme (2R,3S) possède deux centres mais une symétrie interne qui la rend achirale : c'est précisément le cas méso.

  4. D — Vrai. La symétrie interne rend superposables ces deux écritures pour cette molécule aux extrémités CH3 identiques ; la forme méso est achirale.

  5. E — Vrai. Les configurations des deux centres sont simultanément inversées ; les deux structures sont images miroir non superposables.

Méthode à retenir. Pour deux centres, vérifier les symétries internes avant d'appliquer le maximum 2ⁿ de stéréoisomères.

Question 13

Priorités de l'acide lactique

Dans l'acide lactique CH3–CH(OH)–COOH, le carbone central porte OH, H, CH3 et COOH. Quelles propositions sont exactes selon CIP ?

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Réponse attendue : A, D, E

  1. A — Vrai. Les deux groupes commencent par C ; on compare ensuite [O,O,O] pour le C carboxyle (double liaison comptée deux fois) à [H,H,H] pour CH3.

  2. B — Faux. À égalité des premiers atomes C, les atomes O de COOH (Z = 8) l'emportent sur les H de CH3 (Z = 1).

  3. C — Faux. Les quatre substituants entiers OH, H, CH3 et COOH sont différents ; partager un type d'atome ailleurs ne les rend pas identiques.

  4. D — Vrai. L'atome directement lié du groupe OH est O de numéro atomique 8, supérieur au C de COOH de numéro 6.

  5. E — Vrai. OH devance les deux groupes liés par C, COOH devance CH3 au premier point de différence et H reste de rang 4.

Méthode à retenir. Comparer les atomes au premier point de différence CIP ; les liaisons multiples sont traitées par duplication conventionnelle.

Question 14

Acide tartrique méso

L'acide tartrique HOOC–CH(OH)–CH(OH)–COOH possède deux centres voisins et des extrémités identiques. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, C, D, E

  1. A — Vrai. Les deux moitiés constitutionnellement identiques permettent une symétrie interne ; la forme méso est achirale malgré ses centres stéréogènes.

  2. B — Faux. La forme méso est achirale et n'a pas de rotation optique nette en solution achirale ; elle réfute cette généralisation.

  3. C — Vrai. Le passage de l'une à l'autre inverse simultanément les deux centres ; chacune est l'image miroir non superposable de l'autre.

  4. D — Vrai. Une paire d'énantiomères RR/SS et une forme méso RS, équivalente à SR, donnent trois formes constitutionnellement identiques distinctes.

  5. E — Vrai. La configuration opposée des centres et la symétrie interne rendent la forme méso superposable à son image miroir ; les centres subsistent.

Méthode à retenir. Deux centres stéréogènes n'impliquent pas toujours quatre formes : les extrémités identiques peuvent donner une forme méso.

Question 15

Priorités et E/Z mixtes

L'alcène Br–CH=CH–Cl a, de part et d'autre de C=C, les paires Br/H et Cl/H. Supposer Br et Cl du même côté de l'axe de la double liaison C=C. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B

  1. A — Vrai. Les deux groupes prioritaires, Br et Cl, ont été placés du même côté ; Z correspond à cette disposition.

  2. B — Vrai. Cl a Z = 17 et H a Z = 1 ; Cl est donc le substituant prioritaire sur le deuxième carbone de C=C.

  3. C — Faux. E/Z compare deux groupes sur chacun des carbones, puis leurs côtés respectifs ; Br et Cl prioritaires du même côté donnent Z, même si Br > Cl.

  4. D — Faux. Les atomes directement liés ont Z = 1 pour H et Z = 35 pour Br ; la priorité CIP la plus élevée revient à Br.

  5. E — Faux. Chaque carbone de C=C porte deux substituants différents ; la présence de H est compatible avec deux dispositions E et Z.

Méthode à retenir. Comparer séparément les deux substituants sur chaque carbone de C=C ; seule leur position relative fixe E ou Z.

Question 16

Cis et trans dans le cyclohexane

Deux substituants méthyle occupent les carbones 1 et 2 d'un cyclohexane. On distingue cis (même face du cycle) et trans (faces opposées). Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, E

  1. A — Vrai. La relation « même face » ou « faces opposées » est conservée par cette déformation conformationnelle ; cis/trans est une information configurative.

  2. B — Vrai. Le basculement de chaise modifie l'orientation axiale ou équatoriale de chaque liaison substituante, sans rompre le squelette carboné.

  3. C — Faux. Les positions axiales alternent haut et bas selon le carbone du cycle ; axial/équatorial ne se confond pas avec haut/bas.

  4. D — Faux. Une simple déformation de chaise préserve la face de chaque substituant ; inverser cis/trans exige un changement de configuration, pas une seule rotation libre.

  5. E — Vrai. Sur deux carbones voisins, les directions axiales haut/bas alternent ; deux méthyles du même côté occupent dans une chaise une position axiale et une équatoriale.

Méthode à retenir. Sur une chaise, noter « haut/bas » séparément de « axial/équatorial » : le basculement échange les seconds, conserve les premiers.

Question 17

Conformations du butane

On regarde la liaison C2–C3 du butane CH3–CH2–CH2–CH3 en projection de Newman. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, C

  1. A — Vrai. Ils diffèrent uniquement par l'angle de torsion autour d'une liaison simple sans changement de configuration permanente.

  2. B — Vrai. En regardant suivant C2–C3, les deux groupes méthyle occupent des directions opposées dans la conformation décalée anti.

  3. C — Vrai. Dans la conformation décalée gauche, l'angle dièdre entre les deux méthyles vaut approximativement 60° plutôt que 180°.

  4. D — Faux. Les deux conservent toutes les mêmes liaisons et s'interconvertissent par rotation autour de la liaison simple C2–C3.

  5. E — Faux. CH3 désigne un méthyle, sans O ; anti qualifie ici la disposition spatiale relative des deux méthyles.

Méthode à retenir. En Newman, anti et gauche décrivent des angles dièdres autour d'une liaison simple, pas des molécules de constitution différente.

Question 18

Addition nucléophile à l'acétone

Dans une addition de HCN à l'acétone (CH3)2C=O, CN− attaque le carbonyle avant protonation. Le produit est (CH3)2C(OH)–CN. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, C, D, E

  1. A — Faux. Le carbone carbonyle sp² initial reçoit une quatrième liaison σ vers CN et devient localement tétraédrique dans le produit.

  2. B — Vrai. L'intermédiaire (CH3)2C(O−)CN capte H+ d'une source appropriée pour donner la cyanohydrine.

  3. C — Vrai. Le centre tétraédrique du produit porte OH, CN et deux méthyles identiques ; quatre groupes différents manquent pour en faire un centre stéréogène.

  4. D — Vrai. La liaison carbonyle est polarisée Cδ+=Oδ− ; le carbone électrophile reçoit le doublet apporté par CN−.

  5. E — Vrai. La nouvelle liaison C–C se forme tandis que le doublet π C=O est dirigé vers l'oxygène, donnant provisoirement un alcoolate O−.

Méthode à retenir. Dans une addition nucléophile sur C=O, pousser le doublet du nucléophile vers C et le doublet π vers O, puis protoner O−.

Question 19

Substitution SN2

Un ion HO− réagit par mécanisme SN2 avec une molécule de 2-bromobutane chirale, dans des conditions où la substitution prédomine. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : C, D

  1. A — Faux. Dans le modèle SN2, le substrat et le nucléophile interviennent ensemble dans l'étape déterminante : v = k[2-bromobutane][HO−].

  2. B — Faux. Cette description correspondrait à une voie SN1 ; en SN2, l'attaque et le départ se produisent simultanément.

  3. C — Vrai. L'attaque arrière impose une inversion de Walden au centre stéréogène ; cela ne garantit pas à soi seul un basculement de la lettre R/S si les priorités changent.

  4. D — Vrai. En SN2, la nouvelle liaison C–O se forme tandis que C–Br se rompt ; il n'y a pas de carbocation intermédiaire isolé.

  5. E — Faux. Pour ce substrat précis, les priorités sont Br ou OH > éthyle > méthyle > H avant et après substitution. La SN2 inverse la géométrie : (R)-2-bromobutane donne donc (S)-butan-2-ol dans le modèle stéréospécifique.

Méthode à retenir. Distinguer inversion de la géométrie et changement éventuel de l'étiquette R/S ; écrire les priorités CIP du produit.

Question 20

Mélange racémique

On mélange à parts égales en quantité de matière les énantiomères (R)- et (S)-butan-2-ol purs dans un solvant achiral. Quelles propositions sont exactes dans les mêmes conditions de mesure ?

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Réponse attendue : A, C, D

  1. A — Vrai. Les deux énantiomères ont des rotations opposées et de même valeur absolue à concentration égale ; leurs contributions se compensent.

  2. B — Faux. Chaque molécule R ou S reste chirale ; c'est la compensation des rotations macroscopiques dans le mélange qui donne zéro.

  3. C — Vrai. La fraction molaire de chaque forme est 1/2 : on a des quantités égales de deux images miroir non superposables.

  4. D — Vrai. Des partenaires chiraux peuvent former avec R et S des associations diastéréoisomères d'énergies différentes, malgré l'identité de leurs propriétés en milieu achiral.

  5. E — Faux. Dans le cas d'une molécule à un seul centre considéré, le racémique est simplement le mélange à parts égales des deux énantiomères R et S.

Méthode à retenir. Une rotation nette nulle d'un racémique résulte d'une compensation entre énantiomères, pas d'une disparition de leurs centres chiraux.

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