20 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.
20 questions originales de Atomistique et périodicité. Pour chaque situation, coche toutes les propositions exactes. Prends papier et stylo pour les schémas et les calculs, puis ouvre les corrections pour vérifier chaque raisonnement.
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Comment répondre ?
Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.
0 question vérifiée sur 20
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Question 1
Noyau d'aluminium
Un atome neutre 2713Al et un atome 2613Al sont considérés. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C
A — Vrai. Leur numéro atomique commun Z = 13 fixe l'élément aluminium ; seuls les nombres de neutrons diffèrent : 14 et 13.
B — Faux. Pour 26Al, A = 26 compte protons et neutrons. Il y a N = A − Z = 26 − 13 = 13 neutrons.
C — Vrai. Le nombre de protons vaut Z = 13 ; le nombre de neutrons vaut A − Z = 27 − 13 = 14. Ces comptages sont des nombres sans unité.
D — Faux. La neutralité impose autant d'électrons que de protons : chacun a 13 électrons. Le nombre de masse A dénombre des nucléons, pas les électrons.
E — Faux. A = 27 est un dénombrement sans unité des nucléons ; la masse d'un atome est de l'ordre de 27 u, et 27 g représente approximativement une mole d'atomes.
◆
Méthode à retenir. Commencer par Z = nombre de protons ; dans un atome neutre, nombre d'électrons = Z ; enfin N = A − Z.
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Question 2
Masse atomique moyenne
Un échantillon de bore contient 19,9 % de 10B (10,0 u par atome) et 80,1 % de 11B (11,0 u). En négligeant les petites corrections de masse, quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, C, D
A — Vrai. Numériquement, une masse atomique moyenne de 10,801 u donne une masse molaire d'environ 10,801 g·mol−1 pour le bore naturel.
B — Vrai. La proportion 19,9 % représente 0,199 × 1 000 = 199 atomes sur 1 000 dans un échantillon statistiquement représentatif.
C — Vrai. On pondère les masses par leurs fractions : 0,199 × 10,0 u + 0,801 × 11,0 u = 10,801 u, soit 10,80 u aux chiffres retenus.
D — Vrai. L'isotope le plus abondant est 11B : l'écart à 11,0 u n'est que 0,199 u, tandis que l'écart à 10,0 u vaut 0,801 u.
E — Faux. 19,9 % = 19,9/100 = 0,199. Employer 19,9 comme fraction multiplierait abusivement cette contribution par 100.
◆
Méthode à retenir. Pour une grandeur isotopique moyenne, convertir chaque abondance en fraction puis calculer Σ(fraction × grandeur).
3
Question 3
Fer et ions monoatomiques
Le fer a Z = 26. Pour l'isotope 56Fe et ses ions, sélectionner les affirmations exactes.
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Réponse attendue : A, B
A — Vrai. L'atome neutre en a 26. Former la charge +3 consiste à retirer trois électrons : 26 − 3 = 23 électrons.
B — Vrai. Le nombre de neutrons est N = A − Z = 56 − 26 = 30, indépendamment de la charge électronique de l'espèce.
C — Faux. Le nombre de masse inscrit en haut à gauche reste A = 56 ; la charge +3 en haut à droite indique une perte de trois électrons.
D — Faux. Une ionisation ordinaire change le nombre d'électrons, non le noyau ; Fe et Fe2+ gardent chacun 26 protons.
E — Faux. Fe2+ contient 26 − 2 = 24 électrons et Fe3+ en contient 26 − 3 = 23 ; Fe2+ en a un de plus.
◆
Méthode à retenir. Séparer systématiquement les trois informations : Z et A décrivent le noyau, la charge renseigne sur les électrons.
4
Question 4
Compter des atomes
On prélève 0,250 mol d'atomes de carbone 12 ; NA = 6,02 × 1023 mol−1. Quelles affirmations sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, D
A — Faux. Avec M(12C) = 12,0 g·mol−1, m = nM = 0,250 mol × 12,0 g·mol−1 = 3,00 g.
B — Vrai. Chaque atome de carbone a Z = 6 protons. Multiplier le nombre d'atomes par six donne 9,03 × 1023 protons environ.
C — Vrai. N = nNA = 0,250 mol × 6,02 × 1023 mol−1 = 1,505 × 1023 atomes, soit 1,51 × 1023.
D — Vrai. Le carbone a Z = 6, donc six protons ; la neutralité impose également six électrons dans chaque atome.
E — Faux. La mole est une unité de quantité de matière, pas de masse : 1 mol d'entités contient NA entités spécifiées.
◆
Méthode à retenir. Distinguer le nombre N d'entités, la quantité n (mol) et la masse m (g) : N = nNA et m = nM.
5
Question 5
Oxygène : configuration et spin
À l'état fondamental, l'oxygène neutre (Z = 8) a pour configuration 1s² 2s² 2p⁴. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, D, E
A — Faux. Une orbitale ne peut accueillir que deux électrons de spins opposés. Les quatre électrons 2p occupent nécessairement au moins deux orbitales.
B — Vrai. Il faut additionner les populations de toutes les sous-couches : 2 + 2 + 4 = 8 électrons, exactement le numéro atomique Z de l'oxygène neutre.
C — Vrai. On place d'abord un électron dans chacune des trois orbitales 2p, puis le quatrième s'apparie dans l'une d'elles : il reste deux électrons non appariés.
D — Vrai. O2− a gagné deux électrons : 8 + 2 = 10. L'atome neutre de néon a Z = 10, donc également dix électrons.
E — Vrai. La couche externe occupée est n = 2 : on y additionne 2s² et 2p⁴, soit 2 + 4 = 6 électrons de valence.
◆
Méthode à retenir. Pour lire une configuration, additionner les exposants ; pour les électrons célibataires, distribuer les électrons dans les orbitales dégénérées.
6
Question 6
Sodium et formation de Na+
Le sodium neutre Z = 11 est décrit par [Ne]3s¹. À l'état fondamental, quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, D
A — Vrai. L'ion a perdu la couche externe 3s ; les électrons restants sont plus fortement attirés et le cation est plus petit que l'atome.
B — Faux. Arracher l'électron de valence à Na(g) pour former Na+(g) et e− nécessite une énergie d'ionisation positive.
C — Faux. Les deux espèces ont dix électrons, mais Na+ conserve onze protons alors que Ne en possède dix : ce sont deux éléments distincts.
D — Vrai. Na neutre perd l'électron 3s¹ lors de l'ionisation ; il reste dix électrons organisés comme ceux de Ne.
E — Faux. L'électron arraché est celui de la sous-couche externe 3s¹ ; retirer d'abord un électron de 2p méconnaît la configuration initiale.
◆
Méthode à retenir. Un ion isoélectronique d'un gaz noble a le même nombre d'électrons, mais l'identité chimique reste fixée par ses protons.
7
Question 7
Phosphore et règle de Hund
Le phosphore neutre Z = 15 a pour configuration fondamentale [Ne]3s² 3p³. Sélectionner les propositions exactes.
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Réponse attendue : A, B, C, E
A — Vrai. La couche n = 3 comprend 3s² et 3p³ ; elle contient donc 2 + 3 = 5 électrons de valence, indépendamment de la sous-couche interne [Ne].
B — Vrai. Les trois orbitales 3p de même énergie sont occupées chacune par un électron avant appariement, selon la règle de Hund.
C — Vrai. La notation 3s² 3p³ montre une occupation de la couche n = 3 ; elle correspond à la troisième période pour cet élément.
D — Faux. Pauli interdit trois électrons dans une orbitale et Hund privilégie trois orbitales occupées séparément avant les appariements.
E — Vrai. Pour un élément représentatif, la structure de valence ns²np³ compte cinq électrons ; elle correspond au groupe 15.
◆
Méthode à retenir. Lire ensemble ns² et np³ pour les électrons externes ; appliquer Pauli et Hund pour répartir les électrons np.
8
Question 8
Sous-couche 3d
On examine les nombres quantiques d'une orbitale de la sous-couche 3d. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, D
A — Faux. Les valeurs possibles de ℓ sont 0, 1 et 2 si n = 3, puisque 0 ≤ ℓ ≤ n − 1 ; 3f n'existe pas.
B — Vrai. Pour ℓ = 2, le nombre magnétique mℓ parcourt les entiers de −ℓ à +ℓ, soit 2ℓ + 1 = 5 orbitales.
C — Vrai. Par convention s correspond à ℓ = 0, p à ℓ = 1 et d à ℓ = 2 ; le chiffre initial donne n = 3.
D — Vrai. Il y a cinq orbitales 3d et deux électrons de spins opposés par orbitale au maximum : 5 × 2 = 10 électrons.
E — Faux. ℓ = 2 ne donne pas directement le nombre d'orbitales ; celui-ci vaut 2ℓ + 1 = 5 orbitales.
◆
Méthode à retenir. Pour une sous-couche (n, ℓ), compter 2ℓ + 1 orbitales et au plus 2(2ℓ + 1) électrons ; vérifier ℓ < n.
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Question 9
Pauli dans une orbitale 2p
On considère une orbitale 2p particulière, repérée par n = 2, ℓ = 1 et mℓ = 0. Quelles affirmations sont exactes ?
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Réponse attendue : A
A — Vrai. Les trois premiers nombres quantiques sont identiques pour cette orbitale ; les spins opposés distinguent les deux états permis par Pauli.
B — Faux. Pour un électron, ms prend seulement +1/2 ou −1/2 ; ms = 0 n'est pas autorisé pour une particule de spin 1/2.
C — Faux. Pour ℓ = 1, le nombre magnétique mℓ peut prendre −1, 0 et +1 : il repère trois orbitales 2p distinctes, dont celle mℓ = 0 citée dans l'énoncé.
D — Faux. Six électrons est la capacité des trois orbitales 2p réunies ; une orbitale déterminée ne peut en accueillir que deux.
E — Faux. Deux électrons d'un même atome ne peuvent avoir les quatre nombres quantiques identiques ; pour cette orbitale, il faut des spins opposés.
◆
Méthode à retenir. Ne pas confondre une orbitale (deux états de spin) avec une sous-couche p (trois orbitales, six électrons au maximum).
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Question 10
Cations du fer
Pour Fe (Z = 26), on utilise la configuration fondamentale [Ar]3d⁶ 4s². Quelles propositions sont exactes pour les ions gazeux à l'état fondamental ?
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Réponse attendue : C, D, E
A — Faux. Le nombre total d'électrons serait bien 24, mais la perte porte d'abord sur les deux électrons 4s ; la configuration de base de Fe2+ est [Ar]3d⁶.
B — Faux. Le nombre de protons reste 26, mais la charge +3 résulte d'une perte de trois électrons ; Fe3+ en compte 23.
C — Vrai. À partir de Fe neutre, on retire deux électrons 4s et un électron 3d : [Ar]3d⁵ contient 18 + 5 = 23 électrons.
D — Vrai. Les cinq orbitales 3d d'un ion libre reçoivent chacune un électron avant appariement ; un complexe peut avoir une autre répartition selon le champ de ligands.
E — Vrai. Lors de la formation des cations de métaux de transition à partir de Fe, on retire d'abord les deux électrons 4s, avant ceux de 3d.
◆
Méthode à retenir. Pour les cations de Fe, partir de l'atome neutre puis retirer 4s avant 3d ; ne pas transposer sans précaution aux complexes.
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Question 11
Comparer Mg et Cl
Dans la troisième période, Mg (Z = 12) est dans le groupe 2 et Cl (Z = 17) dans le groupe 17. Sélectionner les affirmations exactes.
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Réponse attendue : A, C, E
A — Vrai. Mg neutre a douze électrons ; la perte de deux électrons donne dix électrons, sans modifier son numéro atomique Z = 12.
B — Faux. Mg possède deux électrons de valence 3s² ; Cl en possède sept, 3s²3p⁵. Être dans la même période ne fixe pas leur nombre.
C — Vrai. Mg a [Ne]3s² et Cl a [Ne]3s²3p⁵ ; leur plus grande couche occupée est n = 3, d'où leur place dans la période 3.
D — Faux. Une sous-couche p n'accueille que six électrons au maximum. Pour Z = 17, les sept électrons externes sont 3s²3p⁵.
E — Vrai. Dans la même période, la tendance générale de l'électronégativité augmente de la gauche vers la droite ; Cl attire davantage un doublet liant.
◆
Méthode à retenir. Une période indique la couche externe ; le groupe des éléments principaux renseigne sur sa population électronique.
12
Question 12
Série isoélectronique
Les ions O2−, F−, Na+ et Mg2+, ainsi que l'atome Ne, possèdent chacun dix électrons. On compare les rayons des quatre ions selon un même modèle ; le rayon atomique de Ne est exclu de ce classement. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, C, E
A — Vrai. Pour deux espèces à dix électrons, la charge nucléaire gouverne l'ordre : F− (Z = 9) est plus étendu que Mg2+ (Z = 12).
B — Vrai. Les quatre ions ont dix électrons ; O2− a le noyau le moins chargé (Z = 8), donc son nuage électronique est le plus étendu dans le modèle de comparaison retenu.
C — Vrai. Les deux ions contiennent dix électrons, mais Mg2+ a Z = 12 contre Z = 11 pour Na+ : l'attraction nucléaire accrue contracte le nuage.
D — Faux. Des isotopes ont le même nombre de protons ; ici Z vaut 8 pour O, 9 pour F, 10 pour Ne, 11 pour Na et 12 pour Mg. Ces espèces sont isoélectroniques, non isotopes.
E — Vrai. À dix électrons pour chaque ion, la charge nucléaire croissante renforce l'attraction : le classement décroissant est O2− > F− > Na+ > Mg2+, selon le même critère de rayon.
◆
Méthode à retenir. Pour comparer des rayons isoélectroniques, fixer le nombre d'électrons et ordonner les charges nucléaires Z.
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Question 13
Ionisations successives
On compare les énergies d'ionisation de Na(g), de Na+(g) et de Mg(g). Quelles affirmations sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C
A — Faux. La charge nucléaire de Mg est plus forte : expérimentalement, Ei1(Mg) est supérieure à Ei1(Na), à configuration externe 3s² contre 3s¹.
B — Vrai. Après la première perte, Na+ a [Ne] ; la seconde ionisation arrache un électron de la couche interne n = 2 bien plus fortement lié.
C — Vrai. Na(g) a la configuration [Ne]3s¹ ; Na(g) → Na+(g) + e− enlève cet électron externe.
D — Faux. Cette réaction est la deuxième ionisation. La première part de l'atome neutre Na(g) pour donner Na+(g).
E — Faux. La valeur positive désigne l'énergie à fournir à un atome ou ion gazeux isolé pour retirer un électron, pas une énergie libérée.
◆
Méthode à retenir. Écrire l'équation des espèces gazeuses avant toute comparaison : première ionisation de M, deuxième ionisation de M+.
14
Question 14
Polarité de la liaison H–Cl
On raisonne sur une liaison H–Cl et les propriétés périodiques des deux éléments. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : C, D
A — Faux. Une charge partielle n'affecte pas le nombre de protons : H a Z = 1, Cl a Z = 17, et deux isotopes partageraient le même Z.
B — Faux. Elle décrit une tendance relative à attirer les électrons d'une liaison ; ce n'est pas une masse et elle ne s'exprime pas en kg.
C — Vrai. Le chlore est plus électronégatif que l'hydrogène ; la densité du doublet liant est en moyenne déplacée du côté Cl.
D — Vrai. L'électronégativité plus élevée de Cl lui attribue la charge partielle δ−, tandis que H porte δ+ ; ce ne sont pas des charges ioniques entières.
E — Faux. Changer l'ordre typographique ne modifie pas les électronégativités : Cl reste δ− et H δ+ ; seules leurs positions sur la ligne changent.
◆
Méthode à retenir. Attribuer δ− à l'atome qui attire le plus le doublet ; les charges partielles ne sont ni des nombres de protons ni des charges entières.
15
Question 15
Émission rouge de l'hydrogène
Dans le modèle de Bohr de H, En = −13,6 eV/n². L'électron passe de n = 3 à n = 2 ; utiliser hc ≈ 1 240 eV·nm. Quelles affirmations sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, D, E
A — Vrai. ΔEatome = Efinal − Einitial = −3,40 − (−1,51) eV = −1,89 eV ; le photon porte +1,89 eV.
B — Vrai. Ephoton = hc/λ donc λ ≈ (1 240 eV·nm)/(1,89 eV) ≈ 656 nm, longueur d'onde visible rouge.
C — Faux. Monter de E2 à E3 nécessite d'absorber environ 1,89 eV ; l'émission correspond au trajet descendant.
D — Vrai. E3 = −13,6/9 eV ≈ −1,51 eV et E2 = −13,6/4 eV = −3,40 eV : le niveau final est plus bas ; l'excédent sort sous forme de photon.
E — Vrai. Ephoton = E3 − E2 = (−1,51) − (−3,40) eV ≈ 1,89 eV, valeur positive.
◆
Méthode à retenir. Calculer d'abord les deux niveaux, puis prendre Ephoton = |Einitial − Efinal| et λ = hc/Ephoton.
16
Question 16
Raie ultraviolette de H
Pour l'hydrogène isolé, En = −13,6 eV/n². On étudie la transition entre n = 2 et n = 1 ; hc = 1 240 eV·nm. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : D, E
A — Faux. Une longueur d'onde d'environ 122 nm se situe dans l'ultraviolet, nettement en dessous du visible (environ 400 à 800 nm).
B — Faux. Par rapport à l'électron libre pris comme origine à E = 0 eV, l'état lié fondamental a E1 = −13,6 eV.
C — Faux. De n = 1 à n = 3, il faut E3 − E1 = −13,6/9 − (−13,6) ≈ 12,09 eV ; 10,2 eV correspond à 1 → 2.
D — Vrai. La relation λ = hc/E donne λ = 1 240 eV·nm / 10,2 eV ≈ 121,6 nm, soit environ 122 nm dans le vide.
E — Vrai. E2 = −3,4 eV et E1 = −13,6 eV ; le photon reçoit E2 − E1 = 10,2 eV.
◆
Méthode à retenir. Identifier d'abord le sens de la transition : descente = émission ; montée = absorption ; l'énergie du photon reste positive.
17
Question 17
Photon de 500 nm
Un photon se propage dans le vide avec λ = 500 nm. On donne c = 3,00 × 108 m·s−1, h = 6,63 × 10−34 J·s et 1 eV = 1,60 × 10−19 J. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, D, E
A — Faux. E = hc/λ : doubler λ de 500 à 1 000 nm divise au contraire la fréquence et l'énergie du photon par deux.
B — Vrai. E = hν = (6,63 × 10−34 J·s)(6,00 × 1014 s−1) = 3,978 × 10−19 J.
C — Faux. Le préfixe nano signifie 10−9 : 500 nm = 500 × 10−9 m = 5,00 × 10−7 m.
D — Vrai. La conversion donne E ≈ (3,978 × 10−19 J)/(1,60 × 10−19 J·eV−1) = 2,49 eV.
E — Vrai. Convertir λ = 500 nm = 5,00 × 10−7 m ; ν = c/λ = (3,00 × 108 m·s−1)/(5,00 × 10−7 m) = 6,00 × 1014 s−1.
◆
Méthode à retenir. Écrire λ en mètres, puis ν = c/λ en s−1 et E = hν en joules ; convertir en eV seulement à la fin.
18
Question 18
Carbone et règle de Hund
Le carbone neutre Z = 6 a pour configuration fondamentale 1s² 2s² 2p². Parmi les descriptions suivantes, lesquelles sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C, D, E
A — Vrai. Dans la couche n = 2, la configuration 2s² 2p² compte 2 + 2 = 4 électrons de valence ; 1s² correspond au cœur.
B — Faux. Une telle répartition ne correspond pas à la règle de Hund pour l'état fondamental : des orbitales 2p de même énergie sont remplies séparément d'abord.
C — Vrai. Les trois orbitales 2p ont la même énergie dans l'atome isolé ; selon Hund, on les peuple séparément avant d'apparier.
D — Vrai. Le carbone fondamental 2p² possède deux électrons non appariés ; leur moment magnétique de spin donne une réponse paramagnétique.
E — Vrai. Chaque électron 2p occupe une orbitale différente ; aucun des deux ne forme encore une paire 2p.
◆
Méthode à retenir. La règle de Hund répartit d'abord les électrons séparément dans les orbitales de même énergie ; compter ensuite ceux non appariés.
19
Question 19
Désintégration du carbone 14
La désintégration β− s'écrit 146C → 147N + e− + antineutrino. Quelles propositions sont exactes concernant les noyaux ?
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Réponse attendue : A, E
A — Vrai. Z passe de 6 pour C à 7 pour N ; cette modification nucléaire change l'identité chimique de l'élément.
B — Faux. La particule β− est créée par la transformation nucléaire ; il ne s'agit pas d'une ionisation ordinaire d'un électron du cortège.
C — Faux. Le noyau fils est de l'azote, Z = 7. Des isotopes du carbone doivent tous conserver Z = 6.
D — Faux. Avant : N = A − Z = 14 − 6 = 8 ; après : N = 14 − 7 = 7. Un neutron est transformé en proton ; N diminue de un.
E — Vrai. Le noyau initial contient 14 nucléons et le noyau final aussi : le passage β− transforme un neutron en proton sans changer le total A.
◆
Méthode à retenir. Pour une réaction nucléaire, contrôler séparément la conservation de A et celle de la charge ; une variation de Z change l'élément.
20
Question 20
Seuil d'ionisation de H
Dans le modèle En = −13,6 eV/n², un atome H initialement au niveau n = 1 reçoit un photon de 20,0 eV et est ionisé. Négliger le recul du noyau. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : C, E
A — Faux. L'énoncé précise que l'atome reçoit ce photon : l'ionisation est ici provoquée par absorption, suivie du départ de l'électron.
B — Faux. L'écart E2 − E1 = −3,4 − (−13,6) = 10,2 eV ; dans ce modèle et sans autre interaction, 9,0 eV ne suffit pas pour cette transition.
C — Vrai. Le continuum de l'électron libre débute à 0 eV et le niveau initial vaut −13,6 eV ; il faut donc au minimum 0 − (−13,6) = 13,6 eV.
D — Faux. L'électron n'est plus lié : en prenant l'énergie de l'électron libre immobile pour origine, le bilan final comprend au moins son énergie cinétique positive.
E — Vrai. Le bilan énergétique donne 20,0 eV = 13,6 eV + Ecin ; ainsi Ecin = 6,4 eV si les autres transferts sont négligés.
◆
Méthode à retenir. Pour l'ionisation photoélectrique d'un atome, soustraire l'énergie de liaison à l'énergie absorbée afin de trouver l'énergie cinétique.
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