20 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.
20 questions originales de Oxydoréduction et électrochimie. Pour chaque situation, coche toutes les propositions exactes. Prends papier et stylo pour les schémas et les calculs, puis ouvre les corrections pour vérifier chaque raisonnement.
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Comment répondre ?
Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.
0 question vérifiée sur 20
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Question 1
Zinc et cuivre
Une lame de Zn(s) plongée dans CuSO4(aq) réagit selon Zn(s) + Cu2+(aq) → Zn2+(aq) + Cu(s). Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, D
A — Vrai. La demi-équation Cu2+(aq) + 2 e− → Cu(s) montre un gain d'électrons, donc la réduction de l'ion cuivre.
B — Faux. Le sulfate est spectateur dans cette transformation écrite : Zn et Cu2+ sont les espèces qui changent de nombre d'oxydation.
C — Faux. Passer de 0 à +II est une augmentation du nombre d'oxydation ; le zinc est oxydé, non réduit.
D — Vrai. La demi-équation Zn(s) → Zn2+(aq) + 2 e− montre la perte de deux électrons, donc l'oxydation du zinc.
E — Faux. Leur accepteur est Cu2+ : Cu2+ + 2 e− → Cu. L'ion sulfate ne change pas de nombre d'oxydation dans ce bilan.
◆
Méthode à retenir. Identifier les transferts d'électrons par les demi-équations, puis annuler les électrons dans le bilan global.
2
Question 2
Nombres d'oxydation
Déterminer les nombres d'oxydation dans MnO4−, Cr2O72−, H2O2 et O2. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C, D, E
A — Vrai. Les deux H valent chacun +I ; 2(+I) + 2x = 0, donc x = −I. Le peroxyde constitue une exception à la valeur −II habituelle de O.
B — Faux. Pour un ion, la somme vaut la charge de l'ion, ici −I, et non zéro ; l'équation correcte est x + 4(−II) = −I.
C — Vrai. Tout élément sous forme de corps simple possède un nombre d'oxydation nul ; O2 ne constitue pas une exception.
D — Vrai. L'équation de charge donne 2x + 7(−II) = −II, donc 2x = +XII et x = +VI.
E — Vrai. En attribuant −II à chacun des quatre O : x + 4(−II) = −I, d'où x = +VII pour Mn.
◆
Méthode à retenir. La somme des nombres d'oxydation vaut la charge de l'espèce ; penser aux exceptions des peroxydes et des corps simples.
3
Question 3
Permanganate en milieu acide
En milieu acide aqueux, la réduction du permanganate donne Mn2+. Quelles propositions sont exactes pour la demi-équation équilibrée ?
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Réponse attendue : A, C, E
A — Vrai. Les quatre O sont équilibrés par 4 H2O, les huit H par 8 H+, puis cinq e− équilibrent la charge +7 à gauche et +2 à droite.
B — Faux. MnO4− est l'oxydant ici et est réduit : les cinq électrons sont des réactifs à gauche de la demi-équation.
C — Vrai. La baisse de cinq unités du nombre d'oxydation indique un gain de cinq électrons par atome de Mn dans cette réduction.
D — Faux. MnO4− a déjà quatre O à gauche ; les 4 H2O doivent être à droite avec Mn2+ pour conserver O.
E — Vrai. À gauche : −1 + 8 − 5 = +2 ; à droite : +2, puisque l'eau est neutre. Les deux côtés portent la même charge.
◆
Méthode à retenir. Équilibrer les atomes O avec H2O, les H avec H+, puis les charges avec e−.
4
Question 4
Oxydation d'un alcool
En milieu aqueux acide, l'éthanol peut être oxydé en éthanal. L'oxygène du groupe alcool reste dans la molécule organique. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C
A — Vrai. À droite, l'éthanal a deux H de moins ; ajouter 2 H+ et 2 e− conserve les H et les charges.
B — Faux. Pour oxyder l'éthanol, les deux électrons sont libérés à droite ; les mettre à gauche écrirait une réduction dans le sens inverse.
C — Vrai. Il cède les deux électrons écrits à droite et subit lui-même une oxydation ; une espèce qui donne des électrons est un réducteur.
D — Faux. Le groupe méthyle CH3 n'est pas celui qui devient carbonyle ; le carbone lié à OH perd deux H sans ajout d'oxygène dans cette étape.
E — Faux. À droite, 2 H+ portent +2 mais 2 e− portent −2 ; la charge totale vaut zéro comme à gauche.
◆
Méthode à retenir. Pour une oxydation organique en milieu acide, vérifier atomes et charges après avoir placé H+ et e−.
5
Question 5
Iode et thiosulfate
Le dosage de I2 par S2O32− suit I2 + 2 S2O32− → 2 I− + S4O62−. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, D, E
A — Vrai. À gauche 2 × (−2) = −4 ; à droite 2 × (−1) + (−2) = −4. Le bilan de charge est vérifié.
B — Vrai. La demi-équation I2 + 2 e− → 2 I− correspond à la capture de deux électrons par I2.
C — Faux. Le rapport est exactement inverse : 2 ions S2O32− pour 1 molécule I2.
D — Vrai. I2 + 2 e− → 2 I− ; la réduction consomme deux électrons fournis par l'oxydation du thiosulfate.
E — Vrai. Le coefficient stœchiométrique de S2O32− est 2, celui de I2 est 1 : n(thiosulfate) = 2n(iode) à l'équivalence.
◆
Méthode à retenir. En titrage rédox, lire le rapport de quantités de matière dans l'équation globale équilibrée avant de calculer.
6
Question 6
Dosage de Fe2+
On titre 25,0 mL d'une solution Fe2+ par MnO4− à 0,0200 mol·L−1 en milieu acide. Équivalence à 10,0 mL. Bilan : MnO4− + 5 Fe2+ + 8 H+ → Mn2+ + 5 Fe3+ + 4 H2O. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, E
A — Faux. Le rapport du bilan impose au contraire cinq fois plus de Fe2+ que de MnO4−, avant de diviser par 25,0 mL.
B — Vrai. n = CV = 0,0200 mol·L−1 × 0,0100 L = 2,00 × 10−4 mol.
C — Vrai. C = n/V = (1,00 × 10−3 mol)/(0,0250 L) = 0,0400 mol·L−1.
D — Faux. Les 8 H+ de l'équation sont consommés et la réduction du permanganate en Mn2+ dépend des conditions acides.
E — Vrai. Le bilan consomme cinq Fe2+ par MnO4− : n(Fe2+) = 5 × 2,00 × 10−4 = 1,00 × 10−3 mol.
◆
Méthode à retenir. À l'équivalence, calculer n du titrant en mol, appliquer le coefficient 5, puis diviser par le volume de la prise d'essai en L.
7
Question 7
Pile Daniell
À 25 °C, les potentiels standards de réduction valent E°(Cu2+/Cu) = +0,34 V et E°(Zn2+/Zn) = −0,76 V. La pile fonctionne avec Zn oxydé et Cu2+ réduit. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, D
A — Faux. L'oxydation se déroule sur Zn : les électrons produits à l'anode Zn vont dans le fil vers la cathode Cu.
B — Vrai. L'anode est le siège de l'oxydation Zn → Zn2+ + 2 e− ; le zinc fournit les électrons au circuit externe.
C — Vrai. E°pile = E°cathode − E°anode = 0,34 V − (−0,76 V) = 1,10 V.
D — Vrai. À la cathode, Cu2+ + 2 e− → Cu dépose du cuivre ; les électrons arrivent depuis l'anode.
E — Faux. Le critère permanent est la transformation : cathode = réduction, anode = oxydation ; dans cette pile, Cu est la cathode positive.
◆
Méthode à retenir. Associer d'abord anode à oxydation et cathode à réduction ; calculer E°pile = E°cathode − E°anode.
8
Question 8
Nernst du cuivre
À 25 °C, pour Cu2+ + 2 e− ⇌ Cu(s), prendre E° = 0,340 V, 0,0592 V pour le facteur décimal et a(Cu2+) ≈ 0,010. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A
A — Vrai. Pour la réduction, le solide a activité 1 et Q = 1/a(Cu2+) ; E = E° − (0,0592 V/2)log Q = E° + (0,0592 V/2)log a(Cu2+).
B — Faux. E contient +(0,0592 V/2)log a(Cu2+) : diminuer l'activité fait baisser le logarithme et donc le potentiel.
C — Faux. Cu(s) est un solide pur d'activité prise égale à 1 ; seul le terme d'activité de Cu2+ intervient ici dans Q.
D — Faux. Il faut diviser le facteur de Nernst par n = 2 électrons et tenir compte de log(0,010) = −2 ; le résultat est 0,281 V.
E — Faux. Dans Nernst, log₁₀(0,010) = −2 ; ainsi E = 0,340 V + (0,0592 V/2)(−2) = 0,2808 V, soit environ 0,281 V, inférieur à E°.
◆
Méthode à retenir. Écrire Q avec les activités de la demi-équation complète ; les solides purs n'apparaissent pas et n = nombre d'électrons.
9
Question 9
Cuivre et argent
À 25 °C, E°(Ag+/Ag) = +0,80 V et E°(Cu2+/Cu) = +0,34 V. On construit une pile avec Ag+ réduit. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, C, D
A — Vrai. Cu cède deux électrons tandis que deux Ag+ en captent chacun un ; les électrons s'annulent et la charge totale +2 est conservée.
B — Vrai. Le potentiel d'électrode est intensif ; on double la demi-équation Ag+ + e− → Ag pour équilibrer les électrons, sans doubler E°.
C — Vrai. La cathode est Ag, l'anode Cu ; E°pile = E°(Ag+/Ag) − E°(Cu2+/Cu) = 0,80 − 0,34 = 0,46 V.
D — Vrai. Cu est oxydé à l'anode et libère deux électrons ; l'électrode Ag est la cathode où ces électrons sont consommés.
E — Faux. Ag+ capte un électron pour devenir Ag(s) : c'est l'oxydant qui subit une réduction.
◆
Méthode à retenir. Équilibrer les demi-équations par les électrons ; pour E° de pile, soustraire deux potentiels sans les multiplier.
10
Question 10
Nernst d'une pile
Pour Zn + Cu2+ ⇌ Zn2+ + Cu à 25 °C, E° = 1,100 V, n = 2 et a(Zn2+)/a(Cu2+) = 100. Utiliser E = E° − (0,0592 V/n)log10Q. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, D
A — Faux. Chaque Zn donne Zn2+ en cédant deux électrons, donc n = 2 dans la loi de Nernst de la pile.
B — Vrai. Les activités de Zn(s) et Cu(s) valent 1 ; le quotient de réaction ne conserve que Zn2+ produit et Cu2+ réactif.
C — Vrai. Le logarithme décimal de 1 vaut zéro ; la correction de composition disparaît et E reprend la valeur standard de 1,100 V.
D — Vrai. Avec log10100 = 2, E = 1,100 V − (0,0592 V/2) × 2 = 1,0408 V.
E — Faux. Le produit Zn2+ augmente Q ; le terme soustrait dans Nernst devient positif et la tension baisse de 0,0592 V.
◆
Méthode à retenir. Pour une pile, écrire le bilan global et son Q sans solides purs avant de calculer la correction (0,0592 V/n)log Q.
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Question 11
Énergie libre d'une pile
Pour la pile Daniell standard Zn/Cu, E° = 1,10 V, n = 2 et F = 96 485 C·mol−1. On étudie l'équation Zn + Cu2+ → Zn2+ + Cu. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : C, E
A — Faux. Chaque mole de réaction transfère deux moles d'électrons de Zn vers Cu2+ ; n = 2, indépendamment du nombre d'ions produit.
B — Faux. La variation calculée est négative, ΔrG° ≈ −212 kJ·mol−1 ; elle correspond à une diminution de G dans le sens écrit.
C — Vrai. Le calcul donne −2 × (96 485 C·mol−1) × 1,10 V = −212 267 J·mol−1 ≈ −212 kJ·mol−1.
D — Faux. La formule porte un signe moins : ΔrG° = −nFE° ; avec nF > 0 et E° = +1,10 V, ΔrG° est négatif.
E — Vrai. Par définition électrique, 1 V = 1 J·C−1 ; donc (C·mol−1) × V donne J·mol−1.
◆
Méthode à retenir. Lire n dans les demi-équations électroniques, puis appliquer ΔrG° = −nFE° avec F en C·mol−1.
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Question 12
Charge électrique transférée
Un courant constant I = 0,500 A circule pendant t = 20,0 min. On donne F = 96 485 C·mol−1. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C, D, E
A — Vrai. Avec I = 0,500 C·s−1 et t = 1 200 s, on obtient Q = It = 0,500 × 1 200 C = 600 C ; les secondes se simplifient.
B — Faux. I = Q/t et donc Q = It ; diviser l'intensité par le temps n'aurait même pas l'unité d'une charge.
C — Vrai. À intensité constante, doubler la durée de 20,0 à 40,0 min double Q : 0,500 C·s−1 × 2 400 s = 1 200 C.
D — Vrai. n(e−) = Q/F = 600 C / (96 485 C·mol−1) ≈ 6,22 × 10−3 mol.
E — Vrai. La conversion est t = 20,0 min × 60 s·min−1 = 1 200 s avant d'utiliser I en A = C·s−1.
◆
Méthode à retenir. Pour un courant constant, convertir les minutes en secondes, calculer Q = It puis n(e−) = Q/F.
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Question 13
Dépôt électrolytique de cuivre
Une électrode cathodique reçoit I = 2,00 A pendant 30,0 min. Cu2+ + 2 e− → Cu(s) ; F = 96 485 C·mol−1 et M(Cu) = 63,5 g·mol−1. Rendement faradique supposé 100 %. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, C, D
A — Vrai. 30,0 min = 1 800 s ; Q = It = 2,00 C·s−1 × 1 800 s = 3 600 C.
B — Faux. Deux électrons sont nécessaires pour un seul ion Cu2+ ; le nombre de moles de cuivre est Q/(2F), et non 2Q/F.
C — Vrai. m = n(Cu)M(Cu) ≈ 0,01866 mol × 63,5 g·mol−1 = 1,185 g, soit 1,18 g à l'arrondi donné.
D — Vrai. Deux moles d'électrons déposent une mole de Cu : n(Cu) = Q/(2F) = 3 600/(2 × 96 485) mol ≈ 0,0187 mol.
E — Faux. Cu2+ capte des électrons et devient Cu(s) : il y a dépôt à la cathode, alors que la dissolution correspondrait au sens inverse.
◆
Méthode à retenir. À la cathode, relier la charge aux électrons Q/F, puis diviser par le nombre d'électrons par ion et multiplier par M.
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Question 14
Électrolyse de l'eau
Une électrolyse de l'eau acidifiée fournit les gaz H2 et O2 selon 2 H2O(l) → 2 H2(g) + O2(g). On néglige les réactions secondaires. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, E
A — Vrai. Les coefficients de l'équation bilan sont 2 pour H2 et 1 pour O2 ; à avancement ξ, n(H2) = 2ξ et n(O2) = ξ.
B — Vrai. La demi-équation en milieu acide est 2 H2O → O2 + 4 H+ + 4 e− : les électrons sont produits à l'anode.
C — Faux. Le bilan équilibré consomme deux molécules H2O pour former une molécule O2 et deux molécules H2.
D — Faux. La demi-équation anodique libère 4 e− par O2 ; il faut quatre moles d'électrons transférées par mole de O2.
E — Vrai. Les électrons arrivent à la cathode ; en milieu acide, 2 H+ + 2 e− → H2 illustre cette réduction.
◆
Méthode à retenir. En électrolyse, cathode = réduction et anode = oxydation, même si les signes des électrodes diffèrent de ceux d'une pile.
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Question 15
Pont salin
Une pile Zn|Zn2+ ∥ Cu2+|Cu fonctionne avec un pont salin contenant KNO3. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C, D, E
A — Faux. Il assure surtout une conduction ionique et l'électroneutralité ; la réduction Cu2+ → Cu se produit à l'électrode cathodique.
B — Vrai. La formation de Zn2+ augmente la charge positive de cette solution ; des NO3− migrent vers l'anode pour maintenir l'électroneutralité.
C — Vrai. Des ions de charges opposées peuvent migrer dans les deux sens pour maintenir l'électroneutralité ; les électrons passent dans le fil.
D — Vrai. Zn s'oxyde à l'anode et libère des e−, captés à la cathode Cu ; ils passent par le fil extérieur.
E — Vrai. La réduction de Cu2+ retire des ions positifs de ce compartiment ; des K+ peuvent contribuer à compenser cette perte.
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Méthode à retenir. Tracer séparément le flux des électrons dans le fil et les migrations ioniques dans le pont salin.
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Question 16
Pile de concentration Cu
Deux électrodes Cu(s) plongent dans des solutions Cu2+ de concentrations assimilées aux activités 1,00 et 0,010, à 25 °C. On prend (0,0592 V/2)log10(1,00/0,010). Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, C
A — Faux. Les deux couples identiques ont le même potentiel standard ; leur différence standard est E°pile = 0 V. La tension vient des activités différentes.
B — Vrai. E(Cu2+/Cu) croît avec log a(Cu2+) ; le potentiel de réduction le plus élevé est dans la solution à 1,00.
C — Vrai. E = (0,0592 V/2)log10(100) = (0,0592 V/2) × 2 = 0,0592 V.
D — Faux. Le compartiment à 1,00 est cathodique et consomme Cu2+ ; l'anode est dans le compartiment dilué à 0,010, où Cu se dissout.
E — Faux. Le dépôt consomme Cu2+ de la solution concentrée ; la différence de concentration se réduit pendant le fonctionnement.
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Méthode à retenir. Dans une pile de concentration, comparer les potentiels de Nernst des deux électrodes : le milieu concentré est cathodique.
17
Question 17
Corrosion du fer
Une goutte d'eau aérée recouvre du fer métallique. En milieu aqueux proche de la neutralité, considérer Fe → Fe2+ + 2 e− et O2 + 2 H2O + 4 e− → 4 OH−. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : B, D, E
A — Faux. OH− provient ici de la réduction du dioxygène ; le fer, lui, fournit les électrons et s'oxyde.
B — Vrai. O2 reçoit quatre électrons en présence d'eau et forme quatre ions OH− ; il agit comme oxydant.
C — Faux. Une réaction d'oxydoréduction demande un accepteur d'électrons ; ici, l'oxygène dissous assure la réduction cathodique.
D — Vrai. Deux fois Fe → Fe2+ + 2 e− libèrent 4 mol d'électrons, qui s'annulent avec les 4 e− de la réduction de O2.
E — Vrai. La demi-équation Fe → Fe2+ + 2 e− libère des électrons ; le métal perd des atomes sous forme ionique.
◆
Méthode à retenir. Relier la corrosion à deux demi-réactions couplées, oxydation du métal et réduction d'un oxydant dissous.
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Question 18
Dismutation du dichlore
En solution basique diluée et dans les conditions appropriées, Cl2 + 2 OH− → Cl− + ClO− + H2O. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B, C, E
A — Vrai. Une même espèce initiale Cl2 fournit à la fois une forme plus oxydée (+I) et une forme plus réduite (−I) du même élément.
B — Vrai. Cl2 est le corps simple de l'élément chlore ; chaque atome de Cl y possède un nombre d'oxydation nul.
C — Vrai. Dans Cl−, Cl vaut −I ; dans ClO−, x − II = −I donc Cl vaut +I, à partir de 0.
D — Faux. À gauche 2 OH− donnent −2 ; à droite Cl− et ClO− donnent ensemble −2.
E — Vrai. O vaut −II ; la somme dans l'ion doit être −I, donc x − II = −I et x = +I pour le chlore.
◆
Méthode à retenir. Dans une dismutation, un élément du même réactif connaît simultanément une augmentation et une diminution du nombre d'oxydation.
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Question 19
Combustion du méthane et électrons
Pour CH4 + 2 O2 → CO2 + 2 H2O, attribuer H : +I et O : −II dans les composés ordinaires. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : A, B
A — Vrai. Le passage de −IV à +IV augmente de huit unités ; le bilan électronique formel compte 8 e− cédés par mole de CH4 oxydée.
B — Vrai. Dans CH4, x + 4(+I) = 0, donc x = −IV ; dans CO2, x + 2(−II) = 0, donc x = +IV.
C — Faux. Chaque O passe de 0 à −II et gagne formellement deux électrons ; pour quatre atomes O, le total est 4 × 2 = 8 e−.
D — Faux. Passer de 0 à −II correspond à un gain électronique, donc à une réduction de l'oxygène ; O2 est l'oxydant.
E — Faux. Les produits CO2 + 2 H2O contiennent quatre atomes O ; il faut deux molécules O2 au départ.
◆
Méthode à retenir. Les nombres d'oxydation traduisent un bilan électronique formel ; conserver simultanément les atomes dans le bilan global.
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Question 20
Nernst et pH du permanganate
À 25 °C, la demi-équation est MnO4− + 8 H+ + 5 e− ⇌ Mn2+ + 4 H2O. On fixe a(MnO4−) et a(Mn2+) et on prend 0,0592 V pour le facteur décimal. Quelles propositions sont exactes ?
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Réponse attendue : C, D, E
A — Faux. Le signe est négatif et la valeur tient compte de 8 H+ et 5 e− : environ −0,0947 V, pas +0,0592 V.
B — Faux. H+ intervient explicitement avec coefficient 8 dans la demi-équation ; Nernst dépend des activités de toutes les espèces réactives pertinentes.
C — Vrai. À activités du Mn fixées, E comporte +(0,0592 V/5) × 8 log a(H+) ; pH +1 divise a(H+) par 10, donc ΔE = −8 × 0,0592/5 V ≈ −0,0947 V.
D — Vrai. La demi-équation échange cinq électrons par MnO4− réduit en Mn2+, d'où le diviseur 5.
E — Vrai. Q = a(Mn2+)/[a(MnO4−)a(H+)⁸] ; les quatre H2O liquides purs ont une activité 1.
◆
Méthode à retenir. Dans Nernst, intégrer toutes les activités de la demi-équation ; un coefficient 8 sur H+ se traduit par un effet pH amplifié.
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