PASS/LAS · Chimie

Liaisons, géométrie et interactions

Série 2

20 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.

20 questions originales de Liaisons, géométrie et interactions. Pour chaque situation, coche toutes les propositions exactes. Prends papier et stylo pour les schémas et les calculs, puis ouvre les corrections pour vérifier chaque raisonnement.

Comment répondre ?

Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.

0 question vérifiée sur 20

Question 1

Lewis de CO2

Pour une molécule isolée CO2, on donne C : quatre électrons de valence et O : six. Construire Lewis O=C=O. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, C

  1. A — Vrai. On additionne 4 électrons pour C et 2 × 6 pour les deux O : 4 + 12 = 16 électrons, soit huit doublets de valence.

  2. B — Faux. Les quatre paires autour de C sont intégralement liantes dans O=C=O ; les doublets non liants se trouvent sur les oxygènes.

  3. C — Vrai. Chaque double liaison C=O comprend un doublet σ et un doublet π ; avec deux doubles liaisons, les huit électrons autour de C satisfont l'octet.

  4. D — Faux. La géométrie autour du carbone dépend de ses deux domaines C=O et de l'absence de doublet libre sur C : CO2 est linéaire.

  5. E — Faux. Pour chaque O doublement lié, la charge formelle vaut 6 − 4 électrons non liants − 2 électrons attribués des liaisons = 0 ; elle n'est pas −1.

Méthode à retenir. Compter les électrons de valence avant les liaisons ; le modèle VSEPR utilise les domaines autour de l'atome central.

Question 2

Carbonate et mésomérie

Pour CO32−, on dessine trois formes de Lewis équivalentes, chacune avec une liaison C=O et deux liaisons C–O−. Quelles affirmations sont exactes ?

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Réponse attendue : C, D, E

  1. A — Faux. Les contributions sont 4 pour C, 3 × 6 = 18 pour O et 2 électrons supplémentaires pour la charge 2−, soit 4 + 18 + 2 = 24 électrons de valence.

  2. B — Faux. Aucun des trois oxygènes n'est privilégié par l'ion carbonate isolé ; une forme de Lewis n'est qu'une contribution à la description délocalisée.

  3. C — Vrai. Une double liaison compte comme un domaine pour VSEPR : trois directions C–O et aucun doublet libre sur C donnent AX3, environ 120°.

  4. D — Vrai. Les trois formes de résonance ne sont pas trois molécules distinctes qui s'échangent : l'ion réel délocalise les électrons et présente trois liaisons équivalentes.

  5. E — Vrai. La somme des charges formelles est alors −2 ; l'oxygène doublement lié et le carbone ont chacun une charge formelle nulle.

Méthode à retenir. Les formes de mésomérie changent la place des électrons, pas celle des noyaux ; ne pas prendre une seule forme pour toute la molécule.

Question 3

Ammoniac et ammonium

Comparer NH3 et NH4+. On applique Lewis et VSEPR à l'azote central. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, D, E

  1. A — Vrai. Les cinq électrons de valence de N forment trois liaisons N–H, laissant deux électrons, soit un doublet libre sur N.

  2. B — Vrai. Quatre domaines liants de type AX4 s'orientent tétraédriquement, avec des angles proches de 109,5°.

  3. C — Faux. La description de formation par don de doublet est utile, mais l'ion produit possède quatre liaisons N–H équivalentes.

  4. D — Vrai. Trois domaines liants et un domaine non liant définissent quatre directions électroniques ; seules les positions des noyaux donnent la pyramide trigonale.

  5. E — Vrai. Autour de l'azote, on attribue un électron à chacune des quatre liaisons N–H et aucun doublet libre ; sa charge formelle vaut 5 − 4 = +1.

Méthode à retenir. Dessiner les doublets de N dans chaque espèce séparément : le doublet donneur de NH3 devient une liaison de NH4+.

Question 4

Géométrie de l'eau

Dans H2O gazeux, l'oxygène central possède deux liaisons O–H et deux doublets libres ; l'angle H–O–H mesuré vaut environ 104,5°. Quelles propositions sont exactes ?

Molécule d'eau coudée : deux H reliés à O, deux doublets libres sur O et angle H–O–H proche de 104,5 degrés.
H₂O : deux liaisons et deux doublets non liants autour de O.
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Réponse attendue : C, E

  1. A — Faux. La répulsion des doublets contribue à réduire l'angle des deux liaisons par rapport aux 109,5° tétraédriques ; l'angle observé est proche de 104,5°.

  2. B — Faux. Il faut compter aussi les deux doublets non liants ; ils écartent les liaisons et empêchent une géométrie H–O–H à 180°.

  3. C — Vrai. Les deux liaisons et les deux doublets non liants font quatre domaines ; AX2E2 conduit à une forme moléculaire coudée.

  4. D — Faux. Les quatre domaines sont deux liaisons O–H et deux doublets non liants. Seules trois positions correspondent à des noyaux : un O et deux H.

  5. E — Vrai. Chaque liaison O–H est polarisée vers O et les deux vecteurs ne sont pas opposés à 180° ; leur somme ne s'annule pas.

Méthode à retenir. Distinguer géométrie électronique des domaines et géométrie moléculaire des noyaux ; les doublets E comptent pour la première.

Question 5

BF3 accepteur de doublet

Pour BF3 isolé, considérer B avec trois électrons de valence et F avec sept. Quelles affirmations sont exactes ?

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Réponse attendue : A, C, D, E

  1. A — Vrai. B forme trois liaisons σ avec les trois F ; dans cette forme usuelle, les trois doublets liants représentent six électrons autour de B.

  2. B — Faux. BF3 ne contient aucun H à céder ; son caractère acide ici désigne l'acceptation d'un doublet électronique, non d'un proton.

  3. C — Vrai. Trois paires de liaison représentent six électrons autour de B, et non huit ; cela rend possible l'acceptation d'un doublet de NH3.

  4. D — Vrai. L'azote de NH3 donne son doublet non liant vers une orbitale vacante du bore ; on forme un adduit F3B←NH3.

  5. E — Vrai. B a trois domaines liants sans doublet libre dans la représentation principale ; AX3 conduit à des angles proches de 120°.

Méthode à retenir. Un octet incomplet sur B peut expliquer l'acidité de Lewis ; garder distincts Lewis (doublet) et Brønsted (proton).

Question 6

Octaèdre de SF6

Le soufre de SF6 est relié à six atomes F identiques. Dans le modèle VSEPR, quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, E

  1. A — Faux. La formule et la structure moléculaire de SF6 correspondent à six liaisons S–F autour du soufre central.

  2. B — Vrai. Les F identiques occupent symétriquement les six positions ±x, ±y et ±z ; les contributions opposées compensent le moment résultant.

  3. C — Faux. Chaque liaison a bien un dipôle, mais la symétrie octaédrique annule exactement la somme vectorielle des six dipôles dans la molécule idéale.

  4. D — Faux. La représentation de Lewis à six liaisons décrit la valence ; elle ne démontre pas l'occupation de six orbitales d. Un tel raccourci orbitalaire est injustifié.

  5. E — Vrai. Les six liaisons partent du S central sans doublet non liant sur celui-ci dans la structure usuelle ; les directions forment un octaèdre.

Méthode à retenir. La polarité d'une molécule exige la somme vectorielle des dipôles de liaison ; une géométrie symétrique peut l'annuler.

Question 7

Méthane et chlorométhane

Comparer CH4 et CH3Cl, chacun de géométrie localement tétraédrique autour du carbone. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, C, E

  1. A — Vrai. Quatre directions de liaison autour d'un C tétraédrique sont souvent décrites à l'aide de quatre orbitales hybrides sp³ ; c'est un modèle, pas quatre liaisons π.

  2. B — Faux. Le carbone central a quatre domaines liants ; VSEPR AX4 prédit la géométrie tétraédrique, et non un angle de 180°.

  3. C — Vrai. Ses quatre liaisons C–H sont disposées symétriquement vers quatre sommets équivalents ; les moments de liaison se compensent.

  4. D — Faux. La formule CH₃Cl indique trois atomes H et un atome Cl liés au carbone. Celui-ci porte donc trois liaisons C–H et une seule liaison C–Cl.

  5. E — Vrai. La substitution d'un H par Cl détruit l'équivalence des quatre directions ; la somme des moments de liaison ne s'annule plus.

Méthode à retenir. Ne pas conclure « molécule polaire » depuis la seule polarité des liaisons : additionner les vecteurs selon la géométrie.

Question 8

Double liaison de l'éthène

Pour l'éthène H2C=CH2, considérer la molécule et la liaison entre ses deux carbones. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, C, D, E

  1. A — Faux. Une rotation importante désaligne les orbitales p qui se recouvrent latéralement ; elle ne se fait pas librement sans rompre la composante π.

  2. B — Vrai. Chaque C est lié dans trois directions (deux H et l'autre C), avec une orbitale p non hybridée pour la composante π.

  3. C — Vrai. Un recouvrement selon l'axe des noyaux forme σ et le recouvrement latéral des orbitales p restantes forme π ; il y a deux composantes de liaison.

  4. D — Vrai. Les quatre liaisons C–H sont σ ; la composante σ de C=C apporte la cinquième. La composante π n'est pas une sixième liaison σ.

  5. E — Vrai. La seule double liaison C=C apporte une composante π ; les quatre liaisons C–H sont simples et donc seulement σ.

Méthode à retenir. Pour compter, une simple liaison = σ, une double = σ + π ; séparer le nombre de directions VSEPR du nombre de doublets.

Question 9

Triple liaison de l'éthyne

On considère l'éthyne H–C≡C–H. Lesquelles des propositions suivantes sont exactes ?

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Réponse attendue : E

  1. A — Faux. L'éthyne possède deux liaisons C–H σ et une composante σ dans C≡C, soit trois liaisons σ. Les deux autres composantes de la triple liaison sont π.

  2. B — Faux. Chaque carbone n'a que deux directions de liaison, vers H et vers l'autre C ; la géométrie locale est linéaire, proche de 180°.

  3. C — Faux. Une triple liaison comporte exactement deux composantes π ; prétendre qu'elle n'en a aucune revient à confondre les trois ordres de liaison.

  4. D — Faux. Chaque carbone n'a que deux directions de liaison σ et est linéaire : une description sp est appropriée ; les deux orbitales p restantes forment les liaisons π.

  5. E — Vrai. Une première liaison selon l'axe C–C est σ ; les deux recouvrements latéraux indépendants fournissent deux π.

Méthode à retenir. Tracer l'axe H–C–C–H : chaque carbone a deux domaines de liaison, et la triple liaison apporte deux recouvrements latéraux.

Question 10

Lewis de HCN

Pour le cyanure d'hydrogène neutre, totaliser H : 1, C : 4 et N : 5 électrons de valence, puis considérer H–C≡N. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, E

  1. A — Vrai. N est lié trois fois à C et conserve deux électrons hors liaisons ; il satisfait ainsi l'octet et sa charge formelle est nulle.

  2. B — Vrai. Autour de C, la liaison C–H et la liaison C≡N définissent deux domaines électroniques ; l'angle H–C–N est voisin de 180°.

  3. C — Faux. C a quatre liaisons comptées en demi-électrons et aucun doublet libre : sa charge formelle vaut 4 − 4 = 0.

  4. D — Faux. Une triple liaison comporte trois paires d'électrons, mais une seule composante σ et deux composantes π.

  5. E — Vrai. On additionne 1 + 4 + 5 = 10 électrons ; quatre doublets liants dans H–C≡N en utilisent huit, laissant un doublet libre sur N.

Méthode à retenir. Après le décompte de valence, vérifier octets et charges formelles, puis compter la triple liaison comme un seul domaine VSEPR.

Question 11

Chlorure de carbonyle

On étudie O=CCl2 (COCl2) : le carbone central porte une liaison C=O et deux liaisons C–Cl. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, C, D, E

  1. A — Faux. La seule liaison multiple est C=O et elle contient une seule composante π ; les liaisons C–Cl simples sont des liaisons σ.

  2. B — Vrai. Le groupe O diffère des deux Cl : la contribution C=O et celles des deux C–Cl n'ont pas des modules identiques et ne s'annulent pas par symétrie.

  3. C — Vrai. La liaison C=O vaut un domaine VSEPR et les deux liaisons C–Cl deux autres ; C a donc trois domaines de liaison.

  4. D — Vrai. La double liaison à O compte quatre électrons autour de C et les deux liaisons simples à Cl en comptent quatre autres, soit huit.

  5. E — Vrai. La répartition de trois domaines liants autour de C est de type AX3 et les trois atomes périphériques sont proches d'un même plan.

Méthode à retenir. Pour une molécule AX3 dont les périphériques diffèrent, examiner à la fois la géométrie et l'addition vectorielle des dipôles.

Question 12

CO2 et SO2

Comparer les molécules gazeuses CO2 (linéaire) et SO2 (coudée). Les liaisons à O sont polarisées dans les deux cas. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, C

  1. A — Faux. Le moment dépend de la polarisation des liaisons et surtout de leurs directions ; linéaire et coudé donnent des sommes vectorielles différentes.

  2. B — Vrai. La géométrie coudée empêche deux dipôles S–O équivalents de se compenser ; leur résultante est non nulle.

  3. C — Vrai. Les deux dipôles C=O identiques pointent dans des directions opposées le long d'une même droite ; leur somme vectorielle vaut zéro.

  4. D — Faux. Le soufre central a aussi un domaine associé à un doublet non liant dans une description VSEPR ; la forme moléculaire est coudée.

  5. E — Faux. L'addition vectorielle dépend de l'angle entre les liaisons : annulation à 180° dans CO2, résultante non nulle dans SO2.

Méthode à retenir. Dessiner des flèches de dipôle sur la géométrie réelle et les additionner vectoriellement, au lieu de compter les atomes O.

Question 13

CCl4 et CHCl3

On suppose une géométrie tétraédrique autour du carbone dans les deux molécules. Quelles affirmations sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, C, E

  1. A — Vrai. Les quatre directions C–Cl sont équivalentes et se compensent dans un tétraèdre régulier, malgré la polarité de chaque liaison.

  2. B — Vrai. La somme des quatre vecteurs identiques de CCl4 est nulle par symétrie tétraédrique ; le cas illustre ce principe.

  3. C — Vrai. Les quatre substituants ne sont plus identiques et les contributions des trois C–Cl et de C–H ne s'annulent pas exactement.

  4. D — Faux. Quatre domaines liants sur le carbone central donnent AX4, géométrie tétraédrique et non linéaire.

  5. E — Vrai. Les liaisons ont des dipôles individuels ; la somme des quatre vecteurs dans la géométrie tétraédrique symétrique est nulle.

Méthode à retenir. Même formule AX4 ne signifie pas même polarité : regarder si les quatre substituants sont équivalents.

Question 14

Donneurs et accepteurs de liaison H

On compare eau H2O, éthanol CH3CH2OH et acétone CH3COCH3. Dans l'usage habituel, quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, C, D

  1. A — Vrai. Ses liaisons O–H fournissent des H donneurs et les doublets libres de O peuvent accepter une liaison H d'une autre molécule.

  2. B — Faux. Une liaison hydrogène est une interaction intermoléculaire directionnelle ; elle n'est pas l'ajout systématique d'une liaison covalente ordinaire.

  3. C — Vrai. Le H lié à O est suffisamment polarisé et peut interagir avec un atome accepteur porteur d'un doublet libre.

  4. D — Vrai. L'oxygène du groupe C=O porte des doublets non liants et peut accepter l'hydrogène d'une liaison O–H de l'eau ; l'acétone ne possède pas elle-même de O–H donneur.

  5. E — Faux. L'acétone ne contient aucune liaison O–H ou N–H : elle est accepteur usuel, mais ne donne pas de liaison H par O–H.

Méthode à retenir. Pour repérer un donneur H, chercher H lié à O ou N ; pour un accepteur, chercher un site électronique disponible, en tenant compte du milieu.

Question 15

Éthanol et éther diméthylique

À pression identique, l'éthanol CH3CH2OH bout bien plus haut que l'éther diméthylique CH3OCH3. Ils ont la même formule brute C2H6O. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B

  1. A — Vrai. Les deux substances sont des isomères de constitution : leurs groupes fonctionnels et leurs interactions intermoléculaires diffèrent.

  2. B — Vrai. L'éthanol possède O–H donneur et O accepteur ; un réseau d'interactions O–H···O augmente l'énergie nécessaire à la vaporisation.

  3. C — Faux. La vaporisation surmonte surtout les interactions entre molécules ; les molécules d'éthanol conservent normalement leurs liaisons covalentes internes.

  4. D — Faux. Dans l'éther, il n'y a pas de liaison O–H donneuse ; il ne peut donc pas établir entre ses propres molécules le même réseau O–H···O.

  5. E — Faux. CH3OCH3 contient un O lié aux deux carbones ; il est polaire et accepteur possible de liaisons H venues d'un autre donneur.

Méthode à retenir. Comparer des isomères en examinant les fonctions et les interactions entre molécules, plutôt que leur seule masse molaire.

Question 16

Ramification et dispersion

Comparer les alcanes isomères n-pentane et néopentane C5H12, tous deux apolaires. Le n-pentane bout à une température plus élevée. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, C, E

  1. A — Faux. Le n-pentane n'a ni donneur O–H ou N–H ni atome accepteur classique ; l'explication principale est la dispersion, non une liaison H.

  2. B — Vrai. La chaîne allongée offre des zones de contact plus étendues que le néopentane compact, ce qui renforce en moyenne les interactions de dispersion.

  3. C — Vrai. Un nuage électronique fluctuant induit des dipôles instantanés même dans des molécules apolaires ; ces interactions sont présentes dans tout alcane.

  4. D — Faux. Ces deux molécules sont des isomères de formule brute C₅H₁₂ : leur composition en éléments et donc leur masse molaire sont identiques, malgré leurs formes différentes.

  5. E — Vrai. Malgré une composition et une masse molaires identiques, la ramification modifie les contacts possibles et donc la cohésion du liquide.

Méthode à retenir. Pour des isomères apolaires, comparer la surface de contact et la dispersion ; la masse molaire commune ne suffit pas.

Question 17

Dissolution dans l'eau

On ajoute séparément 5,0 mL d'éthanol, de n-hexane ou d'acétone à 50,0 mL d'eau à température ambiante, puis on laisse reposer. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : C, D

  1. A — Faux. L'éthanol et l'acétone sont des contre-exemples : leurs groupes polaires établissent des interactions favorables avec l'eau.

  2. B — Faux. Agiter les volumes indiqués disperse temporairement les gouttelettes de n-hexane ; après repos, l'excès de n-hexane reforme une seconde phase.

  3. C — Vrai. L'alcane apolaire est très peu soluble dans l'eau : 5,0 mL ajoutés à 50,0 mL d'eau dépassent largement sa solubilité et forment une seconde phase après repos.

  4. D — Vrai. Le groupe OH échange des liaisons H avec l'eau ; sa petite chaîne carbonée C2 ne contrebalance pas cet effet.

  5. E — Faux. Le groupe C=O accepte des liaisons H données par l'eau ; l'acétone et l'eau sont miscibles, même sans O–H dans l'acétone.

Méthode à retenir. Mettre en balance la partie apolaire et les groupes capables d'interactions favorables avec l'eau ; l'agitation ne change pas l'équilibre de miscibilité.

Question 18

Spectre infrarouge

On compare les spectres IR d'éthanol, d'acétone et d'acide éthanoïque. Les nombres d'onde cités sont exprimés en cm−1. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, C, D

  1. A — Vrai. Les liaisons H entre molécules d'éthanol élargissent la bande de l'élongation O–H ; sa position dépend du milieu.

  2. B — Vrai. L'éthanol possède C–O et O–H, mais pas de carbonyle C=O ; une liaison simple C–O n'a pas la même absorption qu'une double liaison C=O.

  3. C — Vrai. La fonction –COOH réunit C=O et O–H : on attend des absorptions associées aux deux, avec une bande O–H acide très large selon le milieu.

  4. D — Vrai. Le groupe cétone contient une liaison carbonyle dont la vibration d'élongation absorbe approximativement dans cette région, selon l'environnement.

  5. E — Faux. De nombreuses fonctions carbonylées absorbent dans des régions proches ; il faut croiser les autres bandes et le contexte structural.

Méthode à retenir. Une bande IR indique une famille de vibrations ; éviter d'identifier une molécule entière avec une seule absorption.

Question 19

Conjugaison du butadiène

On examine le 1,3-butadiène CH2=CH–CH=CH2. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, D

  1. A — Vrai. La succession C=C–C=C est caractéristique de deux doubles liaisons conjuguées : un squelette de quatre atomes peut porter une conjugaison.

  2. B — Faux. La proximité des orbitales p permet une délocalisation π sur la chaîne ; les traits de Lewis sont une représentation, pas des frontières rigides.

  3. C — Faux. Le système conjugué 1,3-butadiène ne comprend que C=C–C=C ; la continuité des orbitales p, et non une liaison triple, est le critère.

  4. D — Vrai. Chaque carbone de la chaîne est approximativement sp² ; les orbitales p adjacentes peuvent se recouvrir sur quatre centres et délocaliser les électrons π.

  5. E — Faux. Le carbone CH2 central sp³ interrompt la suite d'orbitales p contiguës ; les deux doubles liaisons sont séparées.

Méthode à retenir. Chercher une suite continue d'orbitales p : une liaison simple entre deux doubles peut permettre la conjugaison, un centre sp³ l'interrompt.

Question 20

Liaison amide et peptide

On considère le fragment d'une liaison peptidique –C(=O)–NH–, reliant deux résidus. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, D, E

  1. A — Vrai. La délocalisation augmente l'ordre de liaison C–N par rapport à une simple liaison C–N localisée, ce qui freine la rotation autour de C–N.

  2. B — Vrai. Le groupe C=O présente des doublets sur l'oxygène ; dans une chaîne peptidique, cet oxygène peut accepter une liaison H externe.

  3. C — Faux. La délocalisation du doublet de N vers le carbonyle réduit sa disponibilité pour capter un proton ou former un adduit, contrairement à une amine ordinaire.

  4. D — Vrai. Le caractère partiel de double liaison entraîne une barrière de rotation ; la délocalisation favorise un fragment presque plan.

  5. E — Vrai. Un doublet de l'azote adjacent au C=O se délocalise dans le système O=C–N ; les formes limites illustrent ce partage électronique.

Méthode à retenir. Dans –C(=O)–NH–, penser à la délocalisation du doublet de N ; elle explique la planéité et la rotation freinée.

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