15 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.
Prévois papier, stylo et calculatrice. Plusieurs réponses peuvent être justes. Dessine l’ouverture, les deux fentes et l’écran si nécessaire ; distingue la largeur de la tache centrale et l’interfrange, puis vérifie les petits angles et les unités.
✓
Comment répondre ?
Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.
0 question vérifiée sur 15
1
Question 1
Fente de 0,20 mm
Un laser de longueur d’onde λ = 600 nm éclaire dans l’air une fente verticale de largeur a = 0,2 mm. L’écran est placé à D = 2 m ; a ≫ λ et petits angles sont admis. On prend θ ≈ λ/a et la largeur de la tache centrale ℓ ≈ 2Dθ. Quelles affirmations sont exactes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, C, D
A — Vrai. Le modèle donne ℓ = 2Dλ/a, proportion inverse de a. Réduire a de 0,2 mm à 0,1 mm double ℓ de 12 à 24 mm, tant que l’approximation reste valide.
B — Faux. La diffraction traduit précisément l’étalement de l’onde derrière une ouverture de taille finie. Une fente laisse passer la lumière et crée sur l’écran une tache centrale étendue.
C — Vrai. On mesure la largeur entière entre les deux premiers minima : ℓ ≈ 2Dλ/a = 2 × 2 m × 0,003 = 0,012 m = 12 mm.
D — Vrai. La fente a une largeur 0,2 mm = 0,0002 m et λ = 600 nm = 0,0006 mm ; leur quotient λ/a = 0,003 est en radians dans l’approximation des petits angles.
E — Faux. θ ≈ λ/a est une demi-ouverture. La tache centrale s’étend de −Dθ à +Dθ : il faut multiplier par deux, d’où 12 mm et non 6 mm.
◆
Méthode à retenir. Définir la demi-ouverture θ, convertir a et λ en m puis doubler Dθ pour la largeur entière.
2
Question 2
Changer de milieu
Une lumière monochromatique de fréquence f = 5,00 × 1014 Hz passe du vide (c₀ = 3,00 × 108 m·s−1) dans un milieu transparent où sa célérité est 2,00 × 108 m·s−1. L’onde atteint ensuite une ouverture de 0,10 mm dans ce milieu. Quelles conclusions sont correctes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, C, E
A — Vrai. Dans le vide, λ₀=c₀/f=3,00 × 108 m·s−1/(5,00 × 1014 s−1)=6,00 × 10−7 m=600 nm.
B — Faux. La diffraction dépend de la longueur d’onde locale. Dans le milieu, λ=400 nm ; utiliser 600 nm surestimerait le demi-angle prévu d’un facteur 1,5.
C — Vrai. La largeur a=0,10 mm=1,0 × 10−4 m. Le rapport λ/a=(4,00 × 10−7 m)/(1,0 × 10−4 m)=0,0040.
D — Faux. La fréquence est imposée par la source et reste 5,00 × 1014 Hz. C’est la longueur d’onde qui passe de 600 à 400 nm lorsque la célérité baisse.
E — Vrai. La fréquence reste 5,00 × 1014 Hz au passage de la frontière. Avec c=2,00 × 108 m·s−1, λ=c/f=4,00 × 10−7 m=400 nm.
◆
Méthode à retenir. La fréquence imposée reste fixe ; calculer chaque longueur d’onde avec λ=c/f avant de juger la diffraction.
3
Question 3
Ondes à la sortie d’une digue
Des vagues planes de longueur d’onde λ = 4,0 cm atteignent une ouverture de largeur a = 2,0 cm dans une digue. Une deuxième ouverture voisine aurait a = 20 cm. Les fronts d’onde derrière les ouvertures sont observés. Quelles interprétations sont justes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : B, D, E
A — Faux. La quantité d’onde transmise et l’angle d’étalement sont différents. Le rapport λ/a est plus petit pour 20 cm, donc l’étalement relatif est moins marqué.
B — Vrai. Ici λ/a=4,0/2,0=2,0, valeur non petite. L’angle ne peut être approximé par 2,0 rad à partir d’une hypothèse de petits angles manifestement non satisfaite.
C — Faux. Cette relation est une approximation de faible angle et ne peut être extrapolée à λ/a=2,0. Le résultat ne constitue pas une prévision angulaire valide pour cette fente.
D — Vrai. À longueur d’onde 4,0 cm identique, le rapport λ/a vaut 2,0 pour la petite ouverture et 0,20 pour la grande. La diffraction est donc beaucoup plus marquée dans la première situation.
E — Vrai. Une ouverture modifie la forme spatiale des fronts et la direction locale de propagation. Dans le même milieu, la source conserve sa fréquence temporelle.
◆
Méthode à retenir. Comparer λ et a qualitativement avant d’appliquer une formule propre aux petits angles.
4
Question 4
Mesure sur un écran de projection
Une fente de largeur a inconnue diffracte un laser de λ = 650 nm. L’écran est à D = 1,5 m et on mesure une tache centrale entière de largeur ℓ = 13 mm. Petits angles admis, ℓ ≈ 2λD/a. Repérer toutes les propositions valables.
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, B, C, E
A — Vrai. Dans l'approximation des petits angles, ℓ=2λD/a. Pour λ et a fixés, ℓ est proportionnelle à D ; passer de 1,5 m à 3,0 m double 13 mm en 26 mm.
B — Vrai. La largeur sur l’écran n’est pas connue exactement : délimiter des minima peu nets peut varier d’un relevé à l’autre. Répéter les mesures quantifie la dispersion avant de convertir en a.
C — Vrai. La relation donne a=2λD/ℓ = 2 × 650 × 10−9 m × 1,5 m/(13 × 10−3 m) = 0,15 mm.
D — Faux. La mesure 13 mm correspond à la tache entière. Omettre le facteur 2 dans a=2λD/ℓ divise indûment la largeur déduite : 0,15 mm est la valeur cohérente.
E — Vrai. Géométriquement, tan θ ≈ θ ≈ ℓ/(2D) = 0,013 m/(2 × 1,5 m) = 0,00433 rad.
◆
Méthode à retenir. Isoler a=2λD/ℓ en gardant toutes les longueurs dans une même unité.
5
Question 5
Comparer deux largeurs de fente
Un même laser éclaire successivement deux fentes de largeurs a₁ = 0,20 mm et a₂ = 0,40 mm. La distance D à l’écran ne change pas. La largeur de la tache centrale mesurée pour la première fente est ℓ₁ = 8,0 mm ; on suppose les petits angles et la même λ. Quelles prédictions sont correctes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : C, D, E
A — Faux. La même longueur d’onde intervient dans les deux mesures et se simplifie dans le rapport. On a ℓ₂/ℓ₁=a₁/a₂=0,20/0,40=1/2.
B — Faux. La dépendance est inverse, pas directe : doubler la largeur de l’ouverture divise la largeur de la tache centrale par deux, de 8,0 à 4,0 mm.
C — Vrai. La demi-ouverture θ≈λ/a diminue quand a augmente. Comme a₁=0,20 mm est plus petite que a₂=0,40 mm, la première diffracte davantage.
D — Vrai. Le rapport attendu des largeurs vaut ℓ₂/ℓ₁=1/2. La compatibilité dépendra des incertitudes expérimentales ; la valeur prédite est 4,0 mm dans le modèle annoncé.
E — Vrai. La deuxième ouverture est deux fois plus large. Avec ℓ=2λD/a, on obtient ℓ₂=ℓ₁(a₁/a₂)=8,0×0,20/0,40=4,0 mm.
◆
Méthode à retenir. À λ et D fixés, la largeur centrale ℓ est inversement proportionnelle à a.
6
Question 6
Délimiter une tache mesurée
Trois élèves mesurent indépendamment la largeur de la tache centrale d’une même fente : 9,8 mm, 10,0 mm et 10,2 mm. Avec λ = 500 nm et D = 1,0 m, on applique le modèle des petits angles a≈2λD/ℓ. Quelles décisions sont justes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : B, C, E
A — Faux. Une moyenne ne supprime ni dispersion ni incertitude systématique. Les lectures s’étendent de 9,8 à 10,2 mm, donc afficher six décimales serait injustifié.
B — Vrai. On calcule a≈2×500 × 10−9 m×1,0 m/(10,0 × 10−3 m)=1,00 × 10−4 m=0,100 mm.
C — Vrai. On additionne 9,8+10,0+10,2=30,0 mm puis on divise par trois : ℓ moyen = 10,0 mm. La moyenne reste une mesure avec incertitude.
D — Faux. La relation a=2λD/ℓ est inverse : une largeur de tache mesurée plus grande conduit à une estimation de fente plus petite, à λ et D fixés.
E — Vrai. Les bordures d’une tache ne sont pas toujours nettes : la plage de 0,4 mm renseigne sur la variabilité des lectures. Elle doit accompagner la valeur déduite de a.
◆
Méthode à retenir. Estimer une largeur représentative, convertir les unités et tenir compte de la dispersion des mesures.
7
Question 7
Deux fentes sur un banc
Deux fentes cohérentes éclairées par un laser dans l’air sont séparées de b = 0,3 mm. La longueur d’onde est λ = 600 nm et la distance à l’écran D = 1,5 m. Petits angles et D ≫ b : l’interfrange est i ≈ λD/b. Quelles propositions sont exactes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, B, C
A — Vrai. Le modèle i=λD/b montre une dépendance inverse de b. Pour b doublé, l’interfrange devient 1,5 mm au lieu de 3 mm.
B — Vrai. De la frange numérotée 1 à la frange 4 il y a trois intervalles égaux. L’écart est 3i = 3 × 3 = 9 mm.
C — Vrai. On substitue λ=600 × 10−9 m, b=0,3 × 10−3 m et D=1,5 m : i=λD/b=3 mm.
D — Faux. La différence de marche fixe la différence de phase, donc les zones de renforcement ou d’annulation. L’interfrange est une conséquence de sa variation avec la position sur l’écran.
E — Faux. Pour les deux fentes d’Young dans l’approximation retenue, i=λD/b sans facteur deux. La valeur déduite est 3 mm.
◆
Méthode à retenir. Ne pas confondre écart des fentes b, largeur de fente a et interfrange i.
8
Question 8
Cohérence de deux lasers
On éclaire deux fentes avec deux lasers indépendants de même fréquence nominale mais dont la différence de phase fluctue rapidement pendant la mesure. On compare ce montage avec un seul laser dont le faisceau est divisé vers les deux fentes. Quelles propositions sont exactes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, B, E
A — Vrai. Deux voies issues d’une même onde ont une relation de phase contrôlable sous des conditions de stabilité du trajet. On peut alors observer des interférences stationnaires.
B — Vrai. Une fréquence égale ne fixe pas la phase relative instantanée. Si cette phase fluctue rapidement, les maxima se déplacent et la mesure moyenne brouille le contraste des franges.
C — Faux. La couleur donne une plage de fréquences, pas une phase relative stable. L’énoncé précise au contraire que cette phase fluctue pour les deux lasers indépendants.
D — Faux. Une séparation optique répartit l’énergie du faisceau entre les voies ; elle n’annule pas sa fréquence. Les deux chemins peuvent au contraire se recombiner et interférer.
E — Vrai. L’absence de contraste moyen n’implique pas l’absence de lumière. Les intensités moyennes s’additionnent, mais le terme d’interférence de phase variable s’annule à l’observation.
◆
Méthode à retenir. Des franges stables exigent une phase relative suffisamment constante au cours de l’observation.
9
Question 9
Différence de marche mesurée
Deux ondes cohérentes et initialement en phase parcourent les distances S₁M = 2,0000 m et S₂M = 2,0006 m jusqu’à un point M. Leur longueur d’onde dans le milieu est λ = 600 nm. Quelles conclusions sur M sont justes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, B, D
A — Vrai. On calcule δ=|S₂M−S₁M|=|2,0006−2,0000| m=0,0006 m=0,600 mm. C’est une longueur, pas un angle.
B — Vrai. La longueur d’onde vaut 600 nm=0,0000006 m. Le quotient δ/λ=0,0006/0,0000006=1 000 est un entier, condition d’interférence constructive.
C — Faux. La soustraction donne 0,0006 m, soit 600 000 nm. L’unité de la différence est celle des distances soustraites, pas un nanomètre imposé.
D — Vrai. La nouvelle différence de marche serait un nombre demi-entier de λ, modulo un éventuel signe. La différence de phase change de π rad et un maximum devient un minimum idéal.
E — Faux. Pour deux sources initialement en phase, δ=kλ avec tout entier k correspond à un maximum. Les minima surviennent pour δ=(k+1/2)λ.
◆
Méthode à retenir. Soustraire les longueurs et comparer δ au nombre entier de longueurs d’onde.
10
Question 10
Lire un interfrange
Pour deux fentes cohérentes, on relève i = 3,2 mm entre deux franges brillantes consécutives, D = 2 m entre les fentes et l’écran et b = 0,25 mm entre les fentes. On admet i = λD/b aux petits angles. Quelles réponses sont exactes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, E
A — Vrai. On isole la longueur d’onde dans i = λD/b : λ=ib/D=(3,2 × 10−3 m)(0,25 × 10−3 m)/2 m=400 nm.
B — Faux. Le produit i×b porte alors mm², et D est en m : il faut convertir avant le calcul. La valeur correcte est 400 nm, mille fois plus grande.
C — Faux. Ici 3,2 mm sépare deux franges d’interférences de même nature. La largeur de la tache centrale de diffraction dépend en plus de la largeur individuelle des fentes.
D — Faux. La relation utilisée provient de la géométrie des petits angles et de D grand devant b. Hors de ces hypothèses, il faut revenir à la différence de marche géométrique.
E — Vrai. Il y a cinq interfranges de la frange 1 à la frange 6 : 5i=5×3,2=16 mm, à distinguer de six fois i.
◆
Méthode à retenir. Isoler λ = ib/D ; garder les trois longueurs dans des unités cohérentes.
11
Question 11
Lire des positions de franges
Sur un écran, trois franges brillantes consécutives ont les abscisses x₁ = 1,0 mm, x₂ = 3,5 mm et x₃ = 6,0 mm. Leur incertitude de pointage est de l’ordre de 0,1 mm. On cherche l’interfrange i. Quelles conclusions sont exactes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : D
A — Faux. Une incertitude de pointage autour de 0,1 mm empêche de revendiquer six décimales. Le résultat raisonnable est environ 2,5 mm avec sa précision expérimentale.
B — Faux. L’écart des franges extrêmes comprend deux intervalles. Il faut diviser 5,0 mm par deux : i≈2,5 mm, cohérent avec chaque intervalle mesuré.
C — Faux. L’interfrange seul satisfait i=λD/b dans le modèle. On a besoin de la géométrie D et b pour isoler λ ; les trois positions ne la donnent pas.
D — Vrai. Deux franges brillantes consécutives sont séparées d’un interfrange : 3,5 mm−1,0 mm=2,5 mm. La deuxième différence 6,0−3,5 confirme la même valeur.
E — Faux. Le numéro 3 ne place pas l’origine de l’axe sur une frange : x₃ = 6,0 mm est une position absolue, distincte de 3i = 7,5 mm. On obtient i par différence entre deux positions consécutives, ici x₂−x₁ = 2,5 mm.
◆
Méthode à retenir. Compter les intervalles entre les positions et confronter les différences avant de conclure.
12
Question 12
Franges sous une enveloppe
Deux fentes de largeur individuelle a et de séparation b produisent des franges fines de Young à l’intérieur d’une large tache centrale de diffraction. On augmente seulement b, puis dans un autre essai on diminue seulement a ; la longueur d’onde et la distance écran restent fixes. Quelles analyses sont correctes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, B
A — Vrai. La tache centrale a ℓ=2λD/a ; diminuer a l’élargit. L’interfrange i=λD/b ne dépend pas de a dans cette approximation.
B — Vrai. L’interfrange i=λD/b est inverse de b ; la largeur d’enveloppe ℓ=2λD/a dépend de a. À a inchangée, augmenter b modifie i sans imposer ℓ.
C — Faux. La tache centrale est l’enveloppe de diffraction d’une ouverture individuelle ; l’interfrange sépare des maxima d’interférences. Leurs relations mobilisent respectivement a et b.
D — Faux. La largeur centrale ℓ≈2λD/a ne contient pas b. Sa valeur reste la même dans l’approximation annoncée tant que a, λ et D sont inchangés.
E — Faux. Dans le modèle de Young, i≈λD/b et b ne change pas pendant cet essai. Modifier a joue surtout sur l’enveloppe de diffraction, pas sur cet interfrange.
◆
Méthode à retenir. Séparer les rôles : i≈λD/b pour l’interfrange et ℓ≈2λD/a pour l’enveloppe.
13
Question 13
Centre de figure
Deux sources synchrones et cohérentes sont en phase. Au point étudié, la différence de marche vaut δ = 0λ dans le même milieu ; on néglige une éventuelle diffraction modulatrice. Quelles propositions sont valables ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : A, D
A — Vrai. La différence de marche δ/λ=0 donne une différence de phase 2πδ/λ=0π rad. Dans le modèle de sources en phase, cela correspond à une interférence constructive.
B — Faux. La différence de marche δ est une différence de longueurs, donc s’exprime en m. La différence de phase 2πδ/λ est l’angle exprimé en radian.
C — Faux. δ = 0 signifie précisément que les deux trajets optiques sont égaux dans le même milieu. Les sources étant en phase, la différence de phase en M est nulle et l’interférence est constructive : la frange est brillante.
D — Vrai. On calcule Δφ=2πδ/λ=0π rad ; modulo 2π, cela donne 0 rad, où les champs se renforcent.
E — Faux. Une phase relative aléatoire varie pendant l’observation et brouille les interférences stables. La condition calculée suppose des sources cohérentes de phase relative contrôlée.
◆
Méthode à retenir. Comparer δ/λ à un entier pour renforcer ou à un demi-entier pour annuler.
14
Question 14
Sources en opposition initiale
Deux sources cohérentes ont une opposition de phase initiale de π rad. Leurs ondes parcourent des distances égales jusqu’au point M, donc δ=0. Elles ont la même amplitude en M et on néglige toute autre différence de phase. Quelles affirmations sont exactes ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : B, E
A — Faux. Sans phase relative stable, le minimum se déplacerait ou serait brouillé durant l’observation. L’égalité d’amplitude seule ne garantit pas une figure stable.
B — Vrai. La contribution géométrique vaut 2πδ/λ=0 puisque δ=0. On conserve l’opposition initiale π rad, donc les deux champs oscillent en sens opposés en M.
C — Faux. Des trajets égaux n’ajoutent aucun déphasage géométrique, mais ils n’effacent pas l’opposition initiale. La phase totale reste π rad modulo 2π.
D — Faux. δ=0 supprimerait seulement un déphasage de propagation. Il reste la différence de phase initiale π rad, qui donne ici une compensation plutôt qu’un renforcement.
E — Vrai. Deux ondes de même amplitude en opposition de phase se compensent au point M. Il faut les hypothèses de cohérence et d’amplitudes égales pour un minimum nul idéal.
◆
Méthode à retenir. La phase relative totale est la phase initiale plus 2πδ/λ ; ne pas appliquer la condition de sources initialement en phase.
15
Question 15
Condition de minimum avec cohérence
Deux ondes cohérentes sont initialement en phase et ont la même fréquence. À M, la différence de marche vaut δ=3λ/2 et leurs amplitudes y sont égales. Quelles conséquences sont fondées ?
Afficher la correction détaillée
Réponse attendue : C, D
A — Faux. Une phase relative aléatoire fait évoluer la position des minima. La cohérence annoncée est nécessaire pour que l’opposition reste stable durant la mesure.
B — Faux. Le quotient δ/λ=1,5 n’est pas entier. Il s’écrit 1+1/2 et conduit à un minimum, à distinguer de δ=λ ou 2λ.
C — Vrai. La nouvelle différence de marche est 2λ ou λ selon le trajet prolongé. Dans les deux cas il s’agit d’un multiple entier de λ, condition de renforcement pour les sources initialement en phase.
D — Vrai. Comme 3λ/2=(1+1/2)λ, le déphasage géométrique vaut 3π rad, équivalent à π rad modulo 2π. Avec amplitudes égales, l’interférence est destructive.
E — Faux. δ est une longueur : avec λ exprimée en m, δ=3λ/2 est aussi en m. C’est la différence de phase 2πδ/λ qui s’exprime en rad.
◆
Méthode à retenir. Tester δ=(k+1/2)λ et distinguer différence de marche en m et déphasage en rad.
Ton bilan
Vérifie les questions une à une pour construire ton bilan.
Une erreur dans ce QCM ? Écris-moi à remi@alors-on-science.com en précisant la question. L’objet du message et le lien vers la banque sont déjà renseignés.
Ton score est calculé dans ton navigateur : il n’est ni enregistré ni envoyé au site.