Terminale · Physique-chimie

Gaz parfait et premier principe

Chapitre 15

15 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.

Ce QCM suit le chapitre Horizon « Gaz parfait et premier principe » : état du gaz, système, travail, chaleur et énergie interne.

Comment répondre ?

Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.

0 question vérifiée sur 15

Question 1

Choisir le système

Une seringue fermée contient un gaz ; on enfonce son piston sans fuite. On choisit le gaz seul comme système. Quelles descriptions sont exactes ?

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Réponse attendue : C, D, E

  1. A — Faux. Fermé signifie sans transfert de matière ; un échange de chaleur ou de travail reste possible.

  2. B — Faux. Le système annoncé est le gaz seul ; le piston se situe de l’autre côté de sa frontière.

  3. C — Vrai. Un système fermé n’échange pas de matière avec l’extérieur, même s’il échange de l’énergie.

  4. D — Vrai. Le piston extérieur se déplace contre le gaz ; il peut transmettre une énergie mécanique à travers la frontière.

  5. E — Vrai. La seringue est fermée sans fuite ; aucune matière ne traverse la frontière du système gaz.

Méthode à retenir. Placer la frontière du système avant de nommer les échanges.

Question 2

Équation d’état

Un gaz parfait est à p = 1,0 × 10⁵ Pa, V = 2,49 × 10⁻² m³ et T = 300 K ; R = 8,31 J·mol⁻¹·K⁻¹. Quelles évaluations sont correctes ?

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Réponse attendue : C, D

  1. A — Faux. Avec R en J·mol⁻¹·K⁻¹ et V en m³, la pression doit être en pascals pour obtenir des unités cohérentes.

  2. B — Faux. L’équation du gaz parfait emploie la température thermodynamique en kelvins ; 300 K n’est pas 300 °C.

  3. C — Vrai. Multiplier pression en Pa par volume en m³ donne 2 490 Pa·m³, soit 2 490 J.

  4. D — Vrai. L’équation pV = nRT donne n = 1,0 × 10⁵ × 2,49 × 10⁻² /(8,31 × 300) ≈ 1,0 mol.

  5. E — Faux. 300 est la température en kelvins ; la division pV/(RT) donne approximativement une mole.

Méthode à retenir. Vérifier les quatre unités SI avant de calculer n.

Question 3

Température et pression

Un gaz parfait fermé occupe un récipient rigide. Il passe de 27 °C à 327 °C en restant à l’équilibre. Quelle proposition est correcte ?

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Réponse attendue : B

  1. A — Faux. Le récipient est rigide ; V reste constant et c’est la pression qui augmente avec la température.

  2. B — Vrai. À quantité et volume constants, p est proportionnelle à T en kelvins. Les températures 300,15 K et 600,15 K donnent un rapport proche de 2, sans être exactement égal à 2.

  3. C — Faux. Le récipient est fermé sans indication de fuite ni apport ; n conserve sa valeur.

  4. D — Faux. La proportionnalité du gaz parfait s’applique aux kelvins, non au quotient des températures Celsius.

  5. E — Faux. Il faut ajouter environ 273 aux degrés Celsius : les températures valent environ 300 K puis 600 K.

Méthode à retenir. Convertir en kelvins avant tout rapport d’états.

Question 4

Compression isotherme

Un gaz parfait fermé à température constante passe de V₁ = 6,0 L et p₁ = 100 kPa à V₂ = 3,0 L. Quelles conclusions sont justes ?

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Réponse attendue : A, C, D, E

  1. A — Vrai. À n et T constants, pV reste constant ; p₂ = p₁V₁/V₂ = 100 × 6,0/3,0 = 200 kPa.

  2. B — Faux. Une compression isotherme réduit le volume et augmente la pression ; p₂ vaut 200 kPa, pas 50 kPa.

  3. C — Vrai. Le volume est divisé par deux sans changer n ni T ; la pression absolue est multipliée par deux.

  4. D — Vrai. La donnée V₂ = 3,0 L comparée à V₁ = 6,0 L établit directement V₂/V₁ = 1/2.

  5. E — Vrai. Les deux états vérifient nRT avec les mêmes n et T ; leurs produits pression-volume sont donc égaux.

Méthode à retenir. Relier les deux états par p₁V₁ = p₂V₂.

Question 5

Bilan énergétique

Un système fermé reçoit Q = +500 J par transfert thermique et cède W = −200 J sous forme de travail. On néglige les variations d’énergies macroscopiques. Quelles conclusions sont exactes ?

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Réponse attendue : D, E

  1. A — Faux. Le système cède 200 J de travail ; il faut additionner W = −200 J, non sa valeur absolue.

  2. B — Faux. Q décrit un transfert pendant l’évolution ; l’énergie stockée dans le système est décrite par U.

  3. C — Faux. L’énoncé indique que le système cède 200 J : dans la convention reçue, le travail vaut −200 J.

  4. D — Vrai. Avec les transferts reçus positifs, le premier principe donne ΔU = Q + W = 500 − 200 = +300 J.

  5. E — Vrai. La variation calculée ΔU = +300 J est positive ; l’état final possède davantage d’énergie interne.

Méthode à retenir. Additionner les transferts algébriques du point de vue du système.

Question 6

Compression adiabatique

Un gaz fermé subit une compression adiabatique ; il reçoit 250 J de travail et ses énergies cinétique et potentielle macroscopiques ne varient pas. Quelles affirmations sont correctes ?

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Réponse attendue : A, D, E

  1. A — Vrai. Le premier principe donne ΔU = Q + W = 0 + 250 = +250 J pour le gaz fermé.

  2. B — Faux. Le gaz reçoit le travail ; avec Q nul, son énergie interne augmente de 250 J plutôt que de diminuer.

  3. C — Faux. L’absence de chaleur n’empêche pas le travail de changer U et, selon le modèle du gaz, sa température.

  4. D — Vrai. Adiabatique signifie qu’aucun transfert thermique ne traverse la frontière pendant la transformation.

  5. E — Vrai. Le travail entre dans le système gaz lors de la compression ; son signe est positif selon la convention annoncée.

Méthode à retenir. Traduire adiabatique par Q = 0 puis appliquer le premier principe.

Question 7

Chauffage à volume fixé

Un gaz parfait fermé est chauffé dans une enceinte rigide, sans autre travail que celui des forces de pression. Quelles conclusions sont fondées ?

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Réponse attendue : A, B, C, E

  1. A — Vrai. L’enceinte est fermée ; aucune matière ne traverse sa frontière pendant le chauffage.

  2. B — Vrai. L’équation pV = nRT à n et V constants donne p proportionnelle à la température thermodynamique.

  3. C — Vrai. Le travail de pression est nul et aucun autre travail n’est annoncé ; ΔU = Q + W devient ΔU = Q.

  4. D — Faux. À n et V constants, une hausse de T augmente p ; volume constant ne signifie pas pression constante.

  5. E — Vrai. La paroi ne se déplace pas et le volume ne varie pas ; le travail de pression −∫p_ext dV est nul.

Méthode à retenir. Associer enceinte rigide à dV = 0, puis appliquer pV = nRT.

Question 8

Échauffement d’un solide

Un bloc sans changement d’état, de masse 0,50 kg et de capacité thermique massique c = 400 J·kg⁻¹·K⁻¹, passe de 20 °C à 30 °C. Quelles valeurs sont correctes ?

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Réponse attendue : A, C

  1. A — Vrai. Une augmentation de 10 degrés Celsius a la même valeur numérique qu’une augmentation de 10 kelvins.

  2. B — Faux. Le produit mcΔT est une énergie en joules ; le watt mesure une puissance, soit une énergie par seconde.

  3. C — Vrai. Pour un solide incompressible, ΔU = mcΔT = 0,50 × 400 × 10 = +2 000 J.

  4. D — Faux. La température augmente et c est positif ; la variation mcΔT est donc positive.

  5. E — Faux. 303 K est environ la température finale absolue ; la variation entre 20 °C et 30 °C ne vaut que 10 K.

Méthode à retenir. Calculer une différence de températures, puis mcΔT.

Question 9

Refroidissement d’une boisson

Une boisson de masse 0,20 kg, assimilée à l’eau de c = 4 000 J·kg⁻¹·K⁻¹, refroidit de 70 °C à 60 °C sans travail mécanique. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : A, B, D

  1. A — Vrai. La variation est ΔT = −10 K ; mcΔT = 0,20 × 4 000 × (−10) = −8 000 J.

  2. B — Vrai. Sans travail mécanique, ΔU = Q ; le signe négatif indique que la boisson cède de l’énergie.

  3. C — Faux. Les différences de température ont la même valeur en degrés Celsius et en kelvins ; ici ΔT = −10 K.

  4. D — Vrai. La capacité thermique du système vaut C = mc = 0,20 × 4 000 = 800 J·K⁻¹.

  5. E — Faux. Elle refroidit et son ΔU est négatif ; elle transfère environ 8 000 J vers le milieu.

Méthode à retenir. Fixer le système et conserver le signe de ΔT.

Question 10

Mélange idéal

On mélange sans perte 0,10 kg d’eau à 20 °C avec 0,10 kg d’eau à 60 °C ; les deux portions ont la même capacité massique. Quelle température finale prévoit le bilan ?

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Réponse attendue : D

  1. A — Faux. Une température finale identique à celle de l’eau froide impliquerait qu’elle n’ait reçu aucune chaleur de l’eau chaude.

  2. B — Faux. La température finale d’un mélange passif sans perte se situe entre les deux températures initiales, 20 °C et 60 °C.

  3. C — Faux. L’eau chaude doit céder de la chaleur à l’eau froide ; sans apport externe, la température finale est inférieure à 60 °C.

  4. D — Vrai. Les masses et capacités massiques sont égales ; la chaleur gagnée par l’eau froide égale celle perdue par l’eau chaude à 40 °C.

  5. E — Faux. Aucun élément n’extrait assez d’énergie pour refroidir les deux eaux sous 20 °C ; le bilan donne 40 °C.

Méthode à retenir. Égaler chaleur cédée et chaleur reçue avec les masses données.

Question 11

Pression du gaz

Un manomètre indique une surpression de 20 kPa pour un gaz ; la pression atmosphérique vaut 100 kPa. Quelles affirmations sont correctes ?

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Réponse attendue : A, B

  1. A — Vrai. L’équation d’état emploie la pression absolue, soit 120 000 Pa avec les autres unités SI.

  2. B — Vrai. La surpression est p_abs − p_atm ; en ajoutant 100 kPa à 20 kPa, on obtient 120 kPa.

  3. C — Faux. 20 kPa est la pression relative au-dessus de l’atmosphère ; la valeur absolue vaut 120 kPa.

  4. D — Faux. Ce sont deux mesures scalaires de pression exprimées en pascals ; une force s’exprime en newtons.

  5. E — Faux. La relation du gaz parfait porte sur la pression absolue ; employer la surpression seule sous-estimerait n ou T.

Méthode à retenir. Distinguer pression lue par le manomètre et pression absolue.

Question 12

État et transfert

Un gaz fermé passe d’un état initial A à un état final B. Deux transformations différentes relient ces mêmes états. Quelles propositions sont fondées ?

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Réponse attendue : B, D, E

  1. A — Faux. Q mesure une énergie transférée pendant un processus ; la grandeur stockée à l’état B est U_B.

  2. B — Vrai. Le premier principe fixe leur somme pour ces états, mais la répartition entre chaleur et travail peut varier.

  3. C — Faux. Deux chemins distincts peuvent échanger différemment chaleur et travail tout en gardant le même ΔU.

  4. D — Vrai. Une variation d’énergie interne est une différence d’énergies et porte l’unité SI joule.

  5. E — Vrai. L’énergie interne est une grandeur d’état : sa différence dépend seulement de A et B.

Méthode à retenir. Distinguer grandeur d’état et transferts dépendant du processus.

Question 13

Seringue avec fuite

On comprime une seringue contenant un gaz parfait, mais un petit orifice laisse échapper du gaz. Quelles analyses sont justifiées ?

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Réponse attendue : C, E

  1. A — Faux. Une fuite peut diminuer la quantité de gaz sans l’annuler ; la pression dépend encore de n, T et V.

  2. B — Faux. L’orifice laisse franchir la frontière par le gaz ; le contenu choisi ne forme pas un système fermé.

  3. C — Vrai. L’équation d’état reste applicable aux états d’équilibre du gaz présent, mais sa quantité n peut changer.

  4. D — Faux. Cette relation requiert aussi n constant ; la fuite viole cette condition même si T est constante.

  5. E — Vrai. Une fuite transporte de la matière hors du volume choisi ; n n’est alors plus nécessairement constante.

Méthode à retenir. Repérer l’échange de matière avant de simplifier l’équation d’état.

Question 14

Travail de détente

Un gaz pousse un piston contre une pression extérieure constante p_ext = 1,0 × 10⁵ Pa. Son volume augmente de 2,0 × 10⁻³ m³ ; on compte positivement le travail reçu par le gaz. Quelles propositions sont exactes ?

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Réponse attendue : B, D

  1. A — Faux. Le produit p_extΔV vaut 200 J, mais la convention du travail reçu ajoute le signe moins lors d’une détente.

  2. B — Vrai. Pour une détente contre p_ext constante, le travail reçu vaut −p_extΔV = −1,0 × 10⁵ × 2,0 × 10⁻³ = −200 J.

  3. C — Faux. Le produit pression-volume a pour unité le joule ; aucun intervalle de temps ne permet de donner une puissance en watts.

  4. D — Vrai. Le piston est poussé vers l’extérieur ; le travail reçu par le gaz est négatif, ce qui traduit une énergie cédée.

  5. E — Faux. Avec la convention reçue, W = −200 J ; le travail fourni par le gaz serait au contraire +200 J.

Méthode à retenir. Définir le sens du transfert puis calculer −p_extΔV.

Question 15

Bilan d’un solide chauffé

Un solide fermé de capacité thermique C = 500 J·K⁻¹ reçoit Q = 1 500 J, sans travail ni changement d’état. Il est initialement à 20 °C. Quelles conclusions sont correctes ?

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Réponse attendue : A, B, C

  1. A — Vrai. Le bilan donne CΔT = Q = 1 500 J ; ΔT = 1 500/500 = 3 K, donc T_finale = 23 °C.

  2. B — Vrai. Sans travail, le premier principe donne ΔU = Q = +1 500 J pour le solide choisi.

  3. C — Vrai. Diviser l’énergie reçue 1 500 J par C = 500 J·K⁻¹ donne une hausse de 3 K.

  4. D — Faux. 3 K est la hausse de température, pas la température finale ; il faut l’ajouter aux 20 °C initiaux.

  5. E — Faux. Le transfert thermique suffit au bilan annoncé ; aucun travail n’est requis pour expliquer la hausse calculée.

Méthode à retenir. Fermer ΔU = Q puis relier énergie et hausse de température.

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