Terminale · Mathématiques

Limites de fonctions

Chapitre 3

15 questions originales à réponses multiples pour vérifier les notions, les méthodes et les points de vigilance du chapitre.

Lis la situation de chaque question, prends une feuille et un stylo pour les calculs, puis sélectionne toutes les propositions exactes. Une, deux, trois ou quatre réponses peuvent être justes ; ouvre ensuite la correction détaillée.

Comment répondre ?

Prévois une feuille et un stylo pour poser tes calculs et rédiger tes étapes. Chaque QCM propose cinq affirmations. Une ou plusieurs réponses peuvent être exactes. Coche-les, vérifie, puis ouvre la correction pour comprendre chaque proposition. Tu obtiens un point seulement si tu coches toutes les bonnes réponses, sans cocher de réponse fausse.

0 question vérifiée sur 15

Question 1

Quotient de polynômes en +∞

Sur ℝ, f(x) = (2x² − 3x + 1)/(x² + 1). Étudier sa limite en +∞.

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Réponse attendue : A, B

  1. A — Vrai. Une fonction ayant une limite finie 2 à l'infini admet par définition la droite horizontale d'ordonnée 2 comme asymptote.

  2. B — Vrai. Après division par x², f(x) = (2 − 3/x + 1/x²)/(1 + 1/x²). Les fractions en 1/x tendent vers zéro.

  3. C — Faux. Le numérateur croît aussi comme 2x² ; le quotient de deux expressions de même degré tend vers le rapport 2/1.

  4. D — Faux. Le dénominateur vaut (−1)² + 1 = 2 > 0 ; il est d'ailleurs strictement positif sur ℝ.

  5. E — Faux. À l'infini, les termes de plus haut degré dominent : 2x² au numérateur et x² au dénominateur, d'où 2.

Méthode à retenir. Divise par x² et vérifie que le dénominateur limite est non nul.

Question 2

Approches d'une asymptote verticale

Pour x ≠ 2, g(x) = 1/(x − 2). On approche 2 par la gauche ou la droite.

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Réponse attendue : B, E

  1. A — Faux. À gauche, x − 2 reste négatif et s'approche de zéro ; son inverse décroît sans borne vers −∞.

  2. B — Vrai. À droite de 2, x − 2 est positif et tend vers zéro ; son inverse devient positif arbitrairement grand.

  3. C — Faux. À gauche, 1/(x − 2) tend vers −∞ ; à droite, vers +∞. Il faut distinguer les deux côtés.

  4. D — Faux. Le dénominateur serait nul à x = 2 ; g n'y est pas définie, donc aucun nombre ne peut être g(2).

  5. E — Vrai. Au voisinage de 2, au moins une limite latérale est infinie ; la droite d'abscisse 2 est donc asymptote verticale.

Méthode à retenir. Contrôle le signe du dénominateur avant de passer à une limite infinie.

Question 3

Simplifier puis prendre une limite

Pour x ≠ 2, h(x) = (x² − 4)/(x − 2). Déterminer la limite en 2.

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Réponse attendue : C

  1. A — Faux. La limite finie 4 exclut une asymptote verticale pour cette fonction ; la difficulté concerne seulement la valeur absente au point 2.

  2. B — Faux. La fonction h telle qu'elle est définie reste indéfinie en x = 2. Une prolongation continue pourrait seulement lui donner cette valeur.

  3. C — Vrai. Sur les points du voisinage autres que 2, h(x) = x + 2 ; la limite est donc 2 + 2 = 4.

  4. D — Faux. La factorisation x² − 4 = (x − 2)(x + 2) donne h(x) = x + 2 pour x ≠ 2. Le terme x − 2 s'élimine au lieu de rester.

  5. E — Faux. Le symbole 0/0 n'est pas une valeur numérique ; c'est une forme indéterminée qu'on résout en factorisant.

Méthode à retenir. Factorise x² − 4 puis simplifie pour x ≠ 2, sans attribuer une valeur à h(2).

Question 4

Racine et valeur absolue

Pour x ≠ 0, r(x) = √(x² + 1)/x. Comparer les limites en +∞ et −∞.

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Réponse attendue : A, C

  1. A — Vrai. Pour x > 0, |x|/x = 1 ; ainsi r(x) = √(1 + 1/x²), dont la limite est 1.

  2. B — Faux. On factorise x² sous la racine, puis on extrait |x|. Diviser la racine par x² modifierait l'expression.

  3. C — Vrai. Pour x < 0, |x|/x = −1 ; ainsi r(x) = −√(1 + 1/x²), dont la limite est −1.

  4. D — Faux. Le dénominateur x s'annule au point 0 ; la fonction r n'est pas définie à cette abscisse.

  5. E — Faux. La racine de x² vaut |x| et non x ; le quotient |x|/x vaut −1 lorsque x est négatif.

Méthode à retenir. Écris √(x² + 1) = |x|√(1 + 1/x²) et distingue les signes de x.

Question 5

Terme dominant d'un polynôme

Soit p(x) = −2x³ + 5x − 1. Étudier p aux deux infinis.

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Réponse attendue : A, E

  1. A — Vrai. Le terme dominant est −2x³ ; il tend vers −∞ pour x positif grand, et les termes d'ordre inférieur ne changent pas cette limite.

  2. B — Faux. Un terme constant ne peut dominer un polynôme cubique dont le module croît sans borne à l'infini.

  3. C — Faux. C'est le monôme de degré 3 qui domine le monôme de degré 1 ; aucune limite finie n'existe ici.

  4. D — Faux. Le terme x³ change de signe avec x ; à −∞, le produit −2x³ devient positif arbitrairement grand.

  5. E — Vrai. À gauche, x³ tend vers −∞, donc −2x³ vers +∞ ; le terme linéaire reste de degré inférieur.

Méthode à retenir. Compare chaque terme au terme de plus haut degré en factorisant x³.

Question 6

Exponentielle décroissante

On considère e−x pour x réel. Que se passe-t-il quand x → +∞ ?

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Réponse attendue : D, E

  1. A — Faux. Une fonction toujours strictement positive ne peut tendre vers −∞ ; l'exposant négatif signifie réciproque. Le signe de eᵗ est positif pour tout exposant réel, même négatif.

  2. B — Faux. L'exponentielle ne s'annule pour aucun réel fini ; elle devient seulement arbitrairement proche de zéro. Une limite n'est pas nécessairement une valeur atteinte, même très loin sur l'axe réel.

  3. C — Faux. Leurs comportements sont opposés : ex diverge vers +∞ alors que son inverse converge vers 0. La relation de réciprocité explique pourquoi l'une grandit pendant que l'autre diminue.

  4. D — Vrai. Puisque ex tend vers +∞ et reste strictement positif, son inverse e−x tend vers zéro. Écrire e⁻ˣ = 1/eˣ permet de relier cette limite à la croissance de eˣ.

  5. E — Vrai. L'exponentielle d'un réel est toujours positive, même lorsque son exposant est négatif ; sa limite zéro n'est jamais atteinte.

Méthode à retenir. Utilise e−x = 1/ex et la croissance de ex.

Question 7

Factorisation près de zéro

Pour x ≠ 0, t(x) = (x² + 3x)/x. On cherche sa limite quand x → 0.

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Réponse attendue : B, C, E

  1. A — Faux. L'expression d'origine comporte une division par x ; au point zéro, elle est indéfinie malgré l'existence de sa limite.

  2. B — Vrai. Le numérateur se factorise en x(x + 3). La simplification par x est licite uniquement pour x non nul.

  3. C — Vrai. Pour x non nul, t(x) = x + 3 ; par exemple, si |x| < 1, alors 2 < t(x) < 4. La discontinuité de définition en 0 ne crée aucune divergence.

  4. D — Faux. La substitution donne la forme indéterminée 0/0 ; après factorisation, la limite est 3 et non zéro.

  5. E — Vrai. Sur les points voisins de zéro, t(x) = x + 3. Comme x tend vers zéro, la limite vaut 3.

Méthode à retenir. Simplifie le facteur x sur le domaine puncturé avant de calculer la limite.

Question 8

Deux limites en zéro

Pour x ≠ 0, f(x) = 1/x². Examiner les deux côtés de l'origine.

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Réponse attendue : C, D

  1. A — Faux. Le passage à l'inverse échange un petit dénominateur strictement positif avec une valeur très grande, pas avec zéro.

  2. B — Faux. C'est précisément la division par 0 qui interdit de définir f(0) par cette expression. En x = 0, le dénominateur s'annule ; une limite infinie n'attribue pas de valeur au point.

  3. C — Vrai. À droite aussi, x² > 0 et tend vers zéro. Son inverse dépasse toute borne positive au voisinage de l'origine.

  4. D — Vrai. Quand x approche zéro par valeurs négatives, x² reste positif et tend vers 0 ; 1/x² tend donc vers +∞.

  5. E — Faux. Le carré x² est positif pour x non nul, quelle que soit la direction d'approche ; son inverse ne devient jamais négatif.

Méthode à retenir. Un carré est strictement positif hors de zéro ; son inverse grandit lorsque le carré diminue.

Question 9

Rationaliser une différence de racines

Pour x > 0, a(x) = √(x² + x) − x. Étudier sa limite en +∞.

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Réponse attendue : A, B, D

  1. A — Vrai. Le produit des deux conjuguées vaut (x² + x) − x² = x ; le dénominateur conjugué est non nul pour x > 0.

  2. B — Vrai. Dans l'expression 1/[√(1 + 1/x) + 1], le terme 1/x tend vers zéro ; le dénominateur tend vers 2.

  3. C — Faux. Le second terme x tend aussi vers +∞ et la différence se compense ; elle tend en réalité vers 1/2.

  4. D — Vrai. Dans le quotient rationalisé, on extrait x de la racine car x > 0, puis on divise numérateur et dénominateur par x.

  5. E — Faux. Soustraire deux expressions de même ordre crée une forme indéterminée ; la rationalisation montre ici la limite non nulle 1/2.

Méthode à retenir. La forme +∞ − ∞ est indéterminée ; multiplie par l'expression conjuguée.

Question 10

Limite d'une réciproque

Pour x > 0, on étudie f(x) = 3/x quand x → +∞ et x → 0⁺.

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Réponse attendue : C, D, E

  1. A — Faux. Les deux régimes sont inverses : en 0⁺, 3/x grandit sans borne ; en +∞, il décroît vers zéro.

  2. B — Faux. L'infini décrit un comportement limite, pas une valeur réelle. La fonction 3/x n'est pas définie pour x = 0.

  3. C — Vrai. Le nombre 3 reste fixe ; divisé par un x positif arbitrairement grand, il donne un quotient positif proche de zéro.

  4. D — Vrai. La fonction a pour limite finie zéro à l'infini ; l'axe des abscisses joue donc ce rôle d'asymptote.

  5. E — Vrai. Le dénominateur positif devient arbitrairement petit, de sorte que 3/x devient positif arbitrairement grand. Pour x = 0,1, on obtient déjà 30 ; en rapprochant x de zéro, on dépasse toute borne.

Méthode à retenir. Le numérateur reste positif tandis que la taille du dénominateur change.

Question 11

Quotient de degrés différents

Pour x réel, b(x) = (x² + 2)/(x⁴ + 1). Étudier b en +∞.

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Réponse attendue : A, B, C, D

  1. A — Vrai. Le numérateur x² + 2 et le dénominateur x⁴ + 1 sont chacun strictement positifs sur ℝ.

  2. B — Vrai. Après division par x⁴, on obtient (1/x² + 2/x⁴)/(1 + 1/x⁴), de numérateur limite zéro. Le dénominateur tend vers 1 après cette division, ce qui fixe la limite du quotient.

  3. C — Vrai. Pour tout x réel, x⁴ ≥ 0, donc x⁴ + 1 ≥ 1 > 0. Le quotient est ainsi défini sur tout ℝ.

  4. D — Vrai. Une limite nulle à l'infini signifie que la distance verticale entre la courbe et l'axe des abscisses tend vers zéro.

  5. E — Faux. Le dénominateur croît plus vite que le numérateur de degré 2 ; le quotient positif tend vers zéro.

Méthode à retenir. Divise par x⁴, puissance dominante du dénominateur.

Question 12

Droite asymptote oblique

Sur ℝ privé de 1, c(x) = 3x + 2 + 1/(x − 1). Analyser c quand x → +∞.

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Réponse attendue : A, C, D, E

  1. A — Vrai. Le terme principal 3x + 2 tend vers +∞ et la correction 1/(x − 1) tend vers 0 ; leur somme diverge vers +∞.

  2. B — Faux. La fonction ne tend pas vers 2 : elle comporte le terme dominant 3x qui grandit sans borne.

  3. C — Vrai. En soustrayant 3x + 2 à c(x) = 3x + 2 + 1/(x − 1), il reste exactement 1/(x − 1), qui tend vers zéro en +∞.

  4. D — Vrai. La différence est exactement 1/(x − 1), qui tend vers zéro lorsque le dénominateur tend vers +∞.

  5. E — Vrai. Par définition, une droite y = ax + b est asymptote quand c(x) − (ax + b) tend vers zéro.

Méthode à retenir. Étudie la différence entre la fonction et l'équation de droite pressentie.

Question 13

Majoration près de l'infini

L'erreur f(x) d'une approximation dépend d'un paramètre réel x ≥ 1. On sait seulement que 0 ≤ f(x) ≤ 1/x² pour tout x ≥ 1. Que peut-on garantir à mesure que x grandit ?

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Réponse attendue : B, D, E

  1. A — Faux. La borne 1 est valable mais trop grossière ; la borne exacte 1/x² tend vers zéro et impose la limite zéro.

  2. B — Vrai. Comme f(x) est positive ou nulle, sa valeur absolue vaut f(x) ; la majoration donnée est conservée.

  3. C — Faux. Un encadrement ne fixe pas les variations : une fonction positive oscillante sous 1/x² peut respecter les mêmes bornes.

  4. D — Vrai. La borne inférieure zéro et la borne supérieure 1/x² convergent toutes deux vers zéro ; le théorème des gendarmes s'applique.

  5. E — Vrai. C'est une donnée explicite de l'encadrement 0 ≤ f(x), valable pour tout x dans l'intervalle annoncé. Cet encadrement donne le signe sans fournir la formule exacte de la fonction.

Méthode à retenir. Les deux fonctions qui encadrent f ont la même limite zéro.

Question 14

Limite d'un polynôme en un point

Dans l'étude locale du polynôme d(x) = x³ − 2x + 1, on veut connaître précisément le comportement de d(x) lorsque x approche 2, par la gauche comme par la droite.

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Réponse attendue : C, E

  1. A — Faux. La puissance vaut 2 × 2 × 2 = 8, pas 6 ; le calcul conduit à 8 − 4 + 1 = 5.

  2. B — Faux. Le degré intervient dans l'étude aux infinis ; en un point fini, le polynôme est continu et sa limite vaut 5.

  3. C — Vrai. Le calcul direct donne 8 − 4 + 1 = 5. La valeur de la fonction et sa limite au point coïncident.

  4. D — Faux. Le polynôme est continu en 2 : ses deux limites latérales valent toutes deux d(2) = 8 − 4 + 1 = 5.

  5. E — Vrai. Un polynôme est continu, donc sa limite en 2 est d(2) = 2³ − 2 × 2 + 1 = 5.

Méthode à retenir. Un polynôme est continu sur ℝ : substitue la valeur 2 et calcule chaque puissance.

Question 15

Fraction en valeur absolue

Pour x ≠ 0, e(x) = |x|/x. Observer le voisinage de zéro.

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Réponse attendue : A, C, E

  1. A — Vrai. Lorsque x est positif, |x| = x ; le quotient x/x vaut donc 1 sur toute la demi-droite positive.

  2. B — Faux. Le dénominateur s'annule en zéro. Le quotient |0|/0 est indéfini et ne reçoit pas la valeur zéro.

  3. C — Vrai. Lorsque x est négatif, |x| = −x ; le quotient −x/x vaut donc −1 sur toute la demi-droite négative.

  4. D — Faux. La continuité de |x| ne suffit pas pour son quotient par x qui s'annule ; les limites latérales sont précisément opposées.

  5. E — Vrai. La limite à gauche vaut −1 et celle à droite vaut 1 ; elles ne sont pas égales, donc la limite en 0 n'existe pas.

Méthode à retenir. La valeur absolue change de formule selon le signe de x ; calcule séparément les deux limites latérales.

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