Polynômes du second degré — Première spécialité

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LES CHAPITRES · MATHÉMATIQUES · PREMIÈRE SPÉCIALITÉ

Polynômes du second degré

Comprendre les formes pour choisir la bonne méthode.

Un cours expliqué, des exemples à reconstruire et des exercices corrigés pas à pas pour apprendre à chercher seul.

Rémi Piau · Alors On Science · Programme applicable à la rentrée 2026

Avant de commencer : six essais

Réactive les identités remarquables, le produit nul et le sens d’une inégalité.

D1 · Garder le terme du milieu

Développe et réduis (x4)2(x-4)^2. Explique pourquoi x2+16x^2+16 ne convient pas.

Voir la correction de D1

Un carré signifie un produit par lui-même, et non le carré de chaque terme séparément : (x4)2=(x4)(x4)=x24x4x+16=x28x+16.(x-4)^2=(x-4)(x-4)=x^2-4x-4x+16=x^2-8x+16. Les deux produits croisés valent chacun 4x-4x ; leur somme fournit 8x-8x. L’expression x2+16x^2+16 oublie précisément cette somme. Pour contrôler, prenons x=4x=4 : le carré initial vaut 00, et 1632+16=016-32+16=0, tandis que l’expression proposée donne 3232. Un seul contre-exemple suffit à réfuter cette égalité supposée vraie pour tout xx.

D2 · Un produit nul

Résous dans \mathbb R l’équation (3x+2)(x5)=0(3x+2)(x-5)=0.

Voir la correction de D2

Un produit de deux réels est nul si et seulement si l’un au moins de ses facteurs est nul. Nous n’avons donc pas à développer : (3x+2)(x5)=03x+2=0oux5=0.(3x+2)(x-5)=0\iff 3x+2=0\quad\text{ou}\quad x-5=0. Dans la première équation, soustraire 22 puis diviser par 303\ne0 donne x=23x=-\frac23. La seconde donne x=5x=5. Ainsi S={23;5}S=\{-\frac23;5\}. Pour x=23x=-\frac23, le premier facteur vaut zéro ; pour x=5x=5, c’est le second. Les deux valeurs satisfont bien l’équation initiale.

D3 · Deux racines carrées ?

Résous dans \mathbb R l’équation x2=18x^2=18 et donne les solutions sous forme exacte simplifiée.

Voir la correction de D3

Le nombre 1818 est strictement positif : deux réels opposés ont ce carré. On obtient x=18x=\sqrt{18} ou x=18x=-\sqrt{18}. Comme 18=9×218=9\times2, on a 18=92=32\sqrt{18}=\sqrt9\sqrt2=3\sqrt2. L’ensemble solution est donc S={32;32}S=\{-3\sqrt2;3\sqrt2\}. Chacune des deux valeurs a pour carré 9×2=189\times2=18. Le symbole 18\sqrt{18} désigne seulement le nombre positif ; c’est l’équation qui possède deux solutions.

D4 · Comparer à zéro

Corrige : « 23x>02-3x>0 pour x>23x>\tfrac23 ». Justifie.

Voir la correction de D4

Pour déterminer où l’expression est strictement positive, résolvons l’inéquation correspondante : 23x>03x>2x<23.2-3x>0\iff -3x>-2\iff x<\frac23. La dernière étape divise par le nombre négatif 3-3 : elle inverse le sens de l’inégalité. L’expression est donc strictement positive pour x<23x<\frac23, nulle en 23\frac23 et négative au-delà. Le test x=0x=0 donne 2>02>0 ; le test x=1x=1 donne 1<0-1<0. Ils permettent de repérer l’inversion commise, mais la résolution justifie les intervalles entiers.

D5 · Distribuer chaque facteur

Développe et réduis (2x+3)(x1)(2x+3)(x-1).

Voir la correction de D5

La double distributivité donne 2x×x+2x×(1)+3×x+3×(1)2x\times x+2x\times(-1)+3\times x+3\times(-1), soit 2x22x+3x3=2x2+x32x^2-2x+3x-3=2x^2+x-3. Chaque terme du premier facteur a multiplié chaque terme du second. En x=1x=1, le produit initial est nul et l’expression obtenue vaut 2+13=02+1-3=0, ce qui fournit un contrôle.

D6 · Reconnaître une différence de carrés

Factorise 9x2259x^2-25, puis résous 9x225=09x^2-25=0 dans \mathbb R.

Voir la correction de D6

L’identité u2v2=(uv)(u+v)u^2-v^2=(u-v)(u+v) s’applique avec u=3xu=3x et v=5v=5. Ainsi 9x225=(3x5)(3x+5)9x^2-25=(3x-5)(3x+5). Le produit nul donne 3x5=03x-5=0 ou 3x+5=03x+5=0, donc x=5/3x=5/3 ou x=5/3x=-5/3. Dans les deux cas, 9x2=9×25/9=259x^2=9\times25/9=25 : les deux valeurs conviennent.

C1Reconnaître un trinôme et lire ses coefficients

E01 · Réduire avant de nommer

Développe f(x)=2(x3)(x+1)+5f(x)=2(x-3)(x+1)+5 ; précise son degré, ses coefficients et f(0)f(0).

Voir la correction de E01

Pour identifier les coefficients, nous devons d’abord obtenir une somme réduite de puissances de xx. (x3)(x+1)=x2+x3x3=x22x3,(x-3)(x+1)=x^2+x-3x-3=x^2-2x-3, f(x)=2(x22x3)+5=2x24x6+5=2x24x1.f(x)=2(x^2-2x-3)+5=2x^2-4x-6+5=2x^2-4x-1. Le coefficient de x2x^2 est 202\ne0 : le degré est bien deux. On lit a=2a=2, b=4b=-4, c=1c=-1. L’image de zéro est f(0)=1f(0)=-1. Contrôlons dans la forme initiale : 2(3)(1)+5=6+5=12(-3)(1)+5=-6+5=-1. Ne pas oublier que le facteur 22 multiplie également le terme constant 3-3.

E02 · Un faux second degré ★★

Peut-on appliquer les outils du second degré à g(x)=(2x1)24x2g(x)=(2x-1)^2-4x^2 ? Justifie puis résous g(x)=0g(x)=0.

Voir la correction de E02

Les deux carrés peuvent se compenser : réduisons avant de décider. g(x)=4x24x+14x2=4x+1.g(x)=4x^2-4x+1-4x^2=-4x+1. La fonction est affine, car le terme de degré deux a disparu. Dans l’écriture ax2+bx+cax^2+bx+c, on aurait a=0a=0, ce qui exclut le second degré. Résolvons donc l’équation affine : 4x+1=0x=14-4x+1=0\iff x=\frac14. Pour vérifier avec l’expression initiale : (121)24(14)2=1414=0(\frac12-1)^2-4(\frac14)^2=\frac14-\frac14=0. Utiliser une formule avec un dénominateur 2a2a aurait ici conduit à une division par zéro.

E03 · Le point annoncé

La courbe de h(x)=2x2+3x+1h(x)=-2x^2+3x+1 passe-t-elle par A(1;4)A(-1;-4) et par B(2;0)B(2;0) ?

Voir la correction de E03

Un point (u;v)(u;v) appartient à la courbe de hh si et seulement si son ordonnée vérifie v=h(u)v=h(u). Pour AA, calculons h(1)=2(1)2+3(1)+1=23+1=4.h(-1)=-2(-1)^2+3(-1)+1=-2-3+1=-4. L’ordonnée trouvée est celle de AA : ce point appartient à la courbe. Pour BB, h(2)=2×4+6+1=1h(2)=-2\times4+6+1=-1. Cette valeur diffère de zéro : BB n’appartient pas à la courbe. Le point de la courbe d’abscisse 22 est (2;1)(2;-1). Il faut comparer une image et une ordonnée, et non les deux coordonnées du point entre elles.

Q01 · Un coefficient manquant

On a f(x)=ax23x+2f(x)=ax^2-3x+2 et f(1)=9f(-1)=9. Détermine aa, puis précise si ff est bien du second degré.

Voir la correction de Q01

Il faut remplacer xx par 1-1 dans toute l’expression : f(1)=a(1)23(1)+2=a+5f(-1)=a(-1)^2-3(-1)+2=a+5. La condition donne a+5=9a+5=9, donc a=4a=4. Le coefficient dominant est non nul : f(x)=4x23x+2f(x)=4x^2-3x+2 est bien du second degré. Vérification : 4+3+2=94+3+2=9. L’image fournie sert à déterminer un coefficient ; elle n’est pas elle-même ce coefficient.

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C2Lire des racines et construire une fonction

Parabole de coefficients a = 1, b = -2, c = -3, dans un repère orthonormé.

Figure 1. Courbe de (x+1)(x3)(x+1)(x-3) ; les intersections avec l’axe horizontal ont pour abscisses 1-1 et 33. Repère orthonormé, une unité par graduation.

E04 · Le zéro d’un facteur affine

Détermine les racines de f(x)=3(2x1)(x+4)f(x)=-3(2x-1)(x+4) sans développer.

Voir la correction de E04

Le facteur constant 3-3 ne s’annule pas. Le produit est donc nul exactement lorsque 2x1=02x-1=0 ou x+4=0x+4=0. La première équation donne 2x=12x=1, soit x=12x=\frac12 ; la seconde donne x=4x=-4. Les racines sont 4-4 et 12\frac12. Ce ne sont pas 11 et 4-4 : dans 2x12x-1, le coefficient 22 intervient dans la résolution. En substituant chaque valeur, on annule effectivement l’un des deux facteurs.

E05 · Un troisième point ★★

Trouve la fonction polynôme du second degré dont les racines sont 22 et 55 et dont la courbe passe par (0;20)(0;20).

Voir la correction de E05

Deux racines distinctes imposent une forme f(x)=a(x2)(x5)f(x)=a(x-2)(x-5) avec a0a\ne0. L’information sur le point fournit le facteur manquant : f(0)=20a(2)(5)=2010a=20a=2.f(0)=20\iff a(-2)(-5)=20\iff10a=20\iff a=2. La fonction est f(x)=2(x2)(x5)f(x)=2(x-2)(x-5). Si l’on développe, on obtient 2x214x+202x^2-14x+20. Elle est bien de degré deux, vaut zéro en 22 et 55, et vaut 2020 en zéro. Le coefficient aa est unique puisque l’équation 10a=2010a=20 possède une seule solution.

E06 · Des données incompatibles ★★

Existe-t-il une fonction polynôme du second degré ayant pour racines 11 et 44 et passant par (2;0)(2;0) ? Explique.

Voir la correction de E06

Avec les deux racines distinctes 11 et 44, toute fonction candidate s’écrit f(x)=a(x1)(x4)f(x)=a(x-1)(x-4), où a0a\ne0. Passer par (2;0)(2;0) demanderait f(2)=0f(2)=0. Or f(2)=a(1)(2)=2af(2)=a(1)(-2)=-2a. L’égalité 2a=0-2a=0 impose a=0a=0, en contradiction avec le degré deux. Il n’existe donc aucune fonction répondant aux trois conditions. Le problème n’est pas un manque d’information : les informations se contredisent.

Q02 · Une famille reste une famille

Décris toutes les fonctions du second degré ayant pour racines 2-2 et 66. Le point (2;0)(-2;0) permet-il de choisir une seule fonction ?

Voir la correction de Q02

Les racines distinctes imposent f(x)=a(x+2)(x6)f(x)=a(x+2)(x-6) avec a0a\ne0. Pour n’importe quel tel aa, f(2)=a×0×(8)=0f(-2)=a\times0\times(-8)=0. Le point annoncé répète donc une information déjà contenue dans les racines : il ne détermine pas aa. Par exemple, les choix a=1a=1 et a=2a=2 donnent deux fonctions différentes qui satisfont toutes les conditions. Il existe une infinité de possibilités.

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C3Factoriser par les racines, la somme et le produit

E07 · Deux nombres à repérer

Factorise f(x)=x2+2x15f(x)=x^2+2x-15 en recherchant des racines entières, puis vérifie.

Voir la correction de E07

Une factorisation (xr)(xs)(x-r)(x-s) donnerait une somme des racines r+s=2r+s=-2 et un produit rs=15rs=-15. Le produit négatif demande des signes opposés. Parmi les diviseurs de 1515, les nombres 33 et 5-5 ont bien somme 2-2. La factorisation candidate est (x3)(x+5)(x-3)(x+5). Développons pour la prouver : x2+5x3x15=x2+2x15x^2+5x-3x-15=x^2+2x-15. Ainsi f(x)=(x3)(x+5)f(x)=(x-3)(x+5) pour tout réel xx, et les racines sont 33 et 5-5. Le signe opposé devant la somme explique pourquoi on cherchait 2-2, et non 22.

E08 · Une racine visible ★★

Vérifie que 11 est une racine de g(x)=3x28x+5g(x)=3x^2-8x+5, puis déduis l’autre racine et une factorisation.

Voir la correction de E08

En substituant x=1x=1, on obtient 38+5=03-8+5=0 : 11 est bien une racine. Cherchons une factorisation sous la forme (x1)(3xk)(x-1)(3x-k). Son développement est 3x2(k+3)x+k3x^2-(k+3)x+k. Le terme constant impose k=5k=5 et le coefficient de xx devient bien 8-8. Ainsi g(x)=(x1)(3x5)=3(x1)(x53)g(x)=(x-1)(3x-5)=3(x-1)(x-\frac53). L’autre racine est 53\frac53. On contrôle leur somme 1+53=83=b/a1+\frac53=\frac83=-b/a et leur produit 53=c/a\frac53=c/a. La factorisation montre l’existence de la seconde racine ; nous ne l’avons pas simplement supposée.

E09 · Le coefficient oublié ★★

Une élève écrit 2x210x+12=(x2)(x3)2x^2-10x+12=(x-2)(x-3). Explique ce qui est juste dans son idée et corrige l’égalité.

Voir la correction de E09

Les nombres 22 et 33 sont bien des racines : 2×2210×2+12=820+12=02\times2^2-10\times2+12=8-20+12=0 et 2×3210×3+12=1830+12=02\times3^2-10\times3+12=18-30+12=0. Mais (x2)(x3)=x25x+6(x-2)(x-3)=x^2-5x+6 possède un coefficient de x2x^2 égal à 11, et non 22. Il faut conserver le facteur dominant : 2x210x+12=2(x25x+6)=2(x2)(x3).2x^2-10x+12=2(x^2-5x+6)=2(x-2)(x-3). Un contrôle en x=0x=0 suffit aussi à voir le défaut de l’égalité initiale : 1212 d’un côté, 66 de l’autre. Les racines ne déterminent pas seules l’amplitude de la parabole.

Q03 · Le signe de la somme

Sans discriminant, factorise x2+7x+10x^2+7x+10 et donne ses racines.

Voir la correction de Q03

On cherche deux racines de somme 7-7 et de produit 1010. Un produit positif impose des signes identiques ; la somme négative invite à chercher deux nombres négatifs. Les nombres 2-2 et 5-5 conviennent. On propose (x+2)(x+5)(x+2)(x+5) ; le développement x2+5x+2x+10=x2+7x+10x^2+5x+2x+10=x^2+7x+10 valide l’identité. Par produit nul, les racines sont 2-2 et 5-5, et non 22 et 55.

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C4Compléter un carré sans changer l’expression

E10 · Compléter le bon carré

Écris f(x)=x2+8x+11f(x)=x^2+8x+11 sous forme canonique ; contrôle par développement.

Voir la correction de E10

Le coefficient 88 est le double de 44. On fait donc apparaître (x+4)2=x2+8x+16(x+4)^2=x^2+8x+16. Le nombre ajouté est 1616 ; pour conserver la même expression, il faut aussi le soustraire : f(x)=(x2+8x+16)16+11=(x+4)25.f(x)=(x^2+8x+16)-16+11=(x+4)^2-5. Le développement de cette forme donne x2+8x+165=x2+8x+11x^2+8x+16-5=x^2+8x+11. Dans a(xα)2+βa(x-\alpha)^2+\beta, on lit ici a=1a=1, α=4\alpha=-4, β=5\beta=-5. Le signe de α\alpha est opposé au signe visible dans x+4x+4.

E11 · Garder le facteur négatif ★★

Écris g(x)=2x2+12x13g(x)=-2x^2+12x-13 sous forme canonique.

Voir la correction de E11

Sortons 2-2 des deux premiers termes : g(x)=2(x26x)13g(x)=-2(x^2-6x)-13. Comme x26x=(x3)29x^2-6x=(x-3)^2-9, on obtient g(x)=2[(x3)29]13=2(x3)2+1813=2(x3)2+5.g(x)=-2[(x-3)^2-9]-13=-2(x-3)^2+18-13=-2(x-3)^2+5. Le produit (2)×(9)(-2)\times(-9) est positif. Cette étape est importante : oublier ce signe ferait perdre le bon sommet. Contrôlons en redéveloppant : 2(x26x+9)+5=2x2+12x18+5-2(x^2-6x+9)+5=-2x^2+12x-18+5, ce qui redonne gg.

E12 · Une équation sans discriminant

Résous (x2)27=2(x-2)^2-7=2 dans \mathbb R.

Voir la correction de E12

La forme donnée contient déjà un carré isolable. Ajouter 77 aux deux membres donne (x2)2=9(x-2)^2=9. Un réel a pour carré 99 lorsqu’il vaut 33 ou 3-3. Ainsi x2=3x-2=3 ou x2=3x-2=-3, soit x=5x=5 ou x=1x=-1. L’ensemble solution est {1;5}\{-1;5\}. Les deux solutions sont à la même distance 33 de 22. En remplaçant, on trouve dans les deux cas 97=29-7=2, ce qui vérifie l’équation initiale. Développer puis calculer un discriminant serait possible, mais masquerait le carré déjà disponible.

Q04 · Contrôler une constante

Une élève propose 3x212x+7=3(x2)2+33x^2-12x+7=3(x-2)^2+3. Repère l’erreur et donne la forme canonique correcte.

Voir la correction de Q04

Développer la proposition donne 3x212x+12+3=3x212x+153x^2-12x+12+3=3x^2-12x+15 : le terme constant est incorrect. On doit compenser le 1212 produit par le carré. Ainsi 3x212x+7=3(x2)253x^2-12x+7=3(x-2)^2-5, car 125=712-5=7. Le test x=2x=2 confirme : l’expression initiale vaut 1224+7=512-24+7=-5, comme la forme corrigée. Le carré était bien choisi ; seule sa compensation était fausse.

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C5Comprendre sommet, symétrie et variations

Parabole de coefficients a = 1, b = -2, c = -3, dans un repère orthonormé.

Figure 2. Le sommet de x22x3=(x1)24x^2-2x-3=(x-1)^2-4 relie forme canonique, symétrie et variations. Repère orthonormé.

E13 · Le maximum et son abscisse ★★

Pour f(x)=3(x+2)2+12f(x)=-3(x+2)^2+12, donne le sommet, l’axe de symétrie, l’extremum et les intervalles de variation, en justifiant. Présente aussi le tableau de variations sur le domaine étudié.

Voir la correction de E13

Le carré (x+2)2(x+2)^2 est positif ou nul, donc 3(x+2)20-3(x+2)^2\le0 et f(x)12f(x)\le12. L’égalité est atteinte lorsque x+2=0x+2=0, soit x=2x=-2. Le maximum vaut donc 1212, atteint en 2-2 ; le sommet est (2;12)(-2;12) et l’axe a pour équation x=2x=-2. Avant 2-2, la distance à 2-2 diminue quand xx augmente : son carré diminue et le produit par 3-3 augmente. Après 2-2, ce produit diminue. Ainsi ff est croissante sur ];2]]-\infty;-2] et décroissante sur [2;+[[-2;+\infty[. Par exemple, f(3)=f(1)=9f(-3)=f(-1)=9, ce qui est cohérent avec la symétrie.

Tableau : f(x) croît puis décroît ; maximum 12 atteint en -2.

E14 · Un sommet hors de l’intervalle ★★

Quel est le minimum de g(x)=(x5)2+2g(x)=(x-5)^2+2 sur [0;3][0;3] ? Justifie et compare au minimum sur \mathbb R. Présente aussi le tableau de variations sur [0;3][0;3].

Voir la correction de E14

Sur \mathbb R, le carré s’annule en 55, donnant un minimum égal à 22. Mais 55 n’appartient pas à [0;3][0;3] : cette valeur ne peut pas y être atteinte. Sur cet intervalle, 5x5-x décroît de 55 à 22 et reste positif. Son carré décroît donc de 2525 à 44. Par conséquent gg décroît sur [0;3][0;3] et son minimum sur cet intervalle est g(3)=4+2=6.g(3)=4+2=6. Le minimum dépend du domaine autorisé : annoncer 22 aurait oublié une condition du problème.

Pour compléter le tableau, g(0)=(05)2+2=27g(0)=(0-5)^2+2=27 et g(3)=6g(3)=6.

Tableau : g(x) est décroissante sur [0 ; 3], de 27 à 6.

E15 · Retrouver une image sans recalculer ★★

La fonction f(x)=2(x3)25f(x)=2(x-3)^2-5 vérifie f(1)=3f(1)=3. Trouve, sans développement, l’autre antécédent de 33, puis justifie qu’il n’y en a pas d’autre.

Voir la correction de E15

L’axe est x=3x=3. Le point d’abscisse 11 est situé deux unités à gauche de cet axe ; son symétrique a pour abscisse 55, deux unités à droite. On prévoit donc f(5)=3f(5)=3. Pour prouver que les seuls antécédents sont ceux-là, résolvons 2(x3)25=32(x-3)^2-5=3. Cela équivaut à (x3)2=4(x-3)^2=4, puis à x3=2x-3=-2 ou x3=2x-3=2. On obtient exactement x=1x=1 et x=5x=5. La symétrie suggère le second antécédent ; l’équation prouve qu’il n’en existe aucun autre.

Q05 · Le sommet est une abscisse autorisée

Pour f(x)=2(x1)2+8f(x)=-2(x-1)^2+8, détermine le maximum sur [2;4][2;4] et compare-le au maximum sur \mathbb R. Présente aussi le tableau de variations sur [2;4][2;4].

Voir la correction de Q05

Sur [2;4][2;4], x1x-1 augmente de 11 à 33 en restant positif. Son carré augmente ; le multiplier par 2-2 inverse l’ordre, donc ff décroît sur cet intervalle. Le maximum est f(2)=2+8=6f(2)=-2+8=6. Sur \mathbb R, le maximum vaut 88, atteint en x=1x=1. Ce sommet est exclu de [2;4][2;4] : les deux maxima diffèrent parce que les domaines diffèrent.

À l’autre borne, f(4)=2(41)2+8=18+8=10f(4)=-2(4-1)^2+8=-18+8=-10.

Tableau : f(x) est décroissante sur [2 ; 4], de 6 à -10.
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C6Comprendre et utiliser le discriminant

E16 · Deux racines exactes ★★

Résous 2x24x1=02x^2-4x-1=0 dans \mathbb R et conserve les valeurs exactes.

Voir la correction de E16

Les coefficients sont a=2a=2, b=4b=-4, c=1c=-1. Le discriminant vaut Δ=(4)24×2×(1)=16+8=24>0\Delta=(-4)^2-4\times2\times(-1)=16+8=24>0. Il y a donc deux racines : x=4±244=4±264=1±62.x=\frac{4\pm\sqrt{24}}4=\frac{4\pm2\sqrt6}4=1\pm\frac{\sqrt6}{2}. Ainsi S={162;1+62}S=\{1-\frac{\sqrt6}{2};1+\frac{\sqrt6}{2}\}. Pour contrôler les deux valeurs sans approximation, utilisons 2x24x1=2(x1)232x^2-4x-1=2(x-1)^2-3. Pour chacune, (x1)2=6/4=3/2(x-1)^2=6/4=3/2, donc 2(x1)23=02(x-1)^2-3=0. Le signe moins de cc rend ici 4ac-4ac positif.

E17 · Le carré déjà présent

Résous 9x2+12x+4=09x^2+12x+4=0 ; présente une méthode directe et le contrôle par discriminant.

Voir la correction de E17

Les coefficients 99, 1212 et 44 suggèrent (3x+2)2(3x+2)^2, car 2×3x×2=12x2\times3x\times2=12x. Ainsi l’équation équivaut à (3x+2)2=0(3x+2)^2=0, donc à 3x+2=03x+2=0 : l’unique solution est 2/3-2/3. Par discriminant, Δ=1224×9×4=144144=0\Delta=12^2-4\times9\times4=144-144=0, puis b/(2a)=12/18=2/3-b/(2a)=-12/18=-2/3. Les deux démarches concordent. On parle de racine double, mais l’ensemble solution ne contient qu’un élément : {2/3}\{-2/3\}.

E18 · Aucune racine réelle ★★

Le polynôme x2+4x+7x^2+4x+7 peut-il se factoriser en produit de deux facteurs affines réels non constants ? Justifie de deux façons.

Voir la correction de E18

Le discriminant est Δ=424×1×7=1628=12<0\Delta=4^2-4\times1\times7=16-28=-12<0. Il n’existe donc aucune racine réelle. Un produit de deux facteurs affines réels non constants aurait au moins une racine réelle, celle de l’un de ses facteurs ; une telle factorisation est impossible. On peut aussi écrire x2+4x+7=(x+2)2+3x^2+4x+7=(x+2)^2+3. Cette expression est au moins égale à 33, donc ne vaut jamais zéro. Les deux arguments conduisent à la même conclusion, sans quitter le cadre des nombres réels.

Q06 · Un discriminant seul ne donne pas les racines

Un polynôme de coefficient dominant a=1a=-1 a b=6b=6 et Δ=4\Delta=4. Calcule et range ses deux racines.

Voir la correction de Q06

Comme Δ>0\Delta>0, les deux formules s’appliquent, avec 2a=22a=-2 et Δ=2\sqrt\Delta=2. Elles donnent (62)/(2)=4(-6-2)/(-2)=4 et (6+2)/(2)=2(-6+2)/(-2)=2. Les racines rangées sont donc 2<42<4. Le dénominateur négatif explique que la formule contenant Δ-\sqrt\Delta ait donné la plus grande. Leur somme vaut 6=b/a6=-b/a : ce contrôle confirme le résultat.

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C7Étudier le signe et résoudre une inéquation

E19 · Des bornes autorisées ★★

Résous 2x2+6x+80-2x^2+6x+8\ge0 dans \mathbb R.

Voir la correction de E19

On peut factoriser avant tout discriminant : 2x2+6x+8=2(x23x4)=2(x4)(x+1)-2x^2+6x+8=-2(x^2-3x-4)=-2(x-4)(x+1). Les racines sont 1-1 et 44. Avant 1-1, les deux facteurs affines sont négatifs ; leur produit positif devient négatif après multiplication par 2-2. Entre 1-1 et 44, le produit est négatif, donc l’expression est positive. Après 44, elle est négative. Elle est nulle aux racines : le signe \ge les autorise. La solution est donc [1;4][-1;4]. Le contrôle x=0x=0 donne 808\ge0, cohérent avec l’intervalle trouvé.

E20 · Un seuil non nul ★★

Résous x22x3<5x^2-2x-3<5 dans \mathbb R.

Voir la correction de E20

Le seuil est 55 : il faut ramener tous les termes à gauche avant d’étudier un signe. x22x3<5x22x8<0(x4)(x+2)<0.x^2-2x-3<5\iff x^2-2x-8<0\iff(x-4)(x+2)<0. Les racines sont 2-2 et 44. Le coefficient dominant est positif : le trinôme est négatif exactement entre ses racines. L’ensemble solution est ]2;4[]-2;4[. Les bornes sont exclues puisque l’inégalité est stricte. En effet, pour x=2x=-2 comme pour x=4x=4, le membre initial vaut 55, et non un nombre strictement inférieur à 55.

E21 · Un seul point à exclure

Résous 4(x1)2<0-4(x-1)^2<0, puis 4(x1)20-4(x-1)^2\le0, dans \mathbb R.

Voir la correction de E21

Un carré est positif ou nul, donc son produit par 4-4 est toujours négatif ou nul. Il vaut zéro seulement en x=1x=1. Pour être strictement négatif, il suffit et il faut exclure cette valeur : le premier ensemble solution est \{1}=];1[]1;+[\mathbb R\setminus\{1\}=]-\infty;1[\cup]1;+\infty[. L’inégalité large 0\le0 accepte aussi le zéro : le second ensemble est \mathbb R. Le signe ne change pas en traversant une racine double : il reste négatif de part et d’autre.

Q07 · Une absence de racine ne suffit pas à répondre

Résous 2(x+1)2+302(x+1)^2+3\le0, puis 2(x+1)2+3>02(x+1)^2+3>0, dans \mathbb R.

Voir la correction de Q07

Pour tout réel xx, (x+1)20(x+1)^2\ge0, donc 2(x+1)2+33>02(x+1)^2+3\ge3>0. La première inéquation est impossible : son ensemble solution est \varnothing. La seconde est vraie pour tout réel : son ensemble solution est \mathbb R. C’est la positivité stricte de l’expression qui répond aux deux questions. Dire seulement « il n’y a pas de racine » ne préciserait pas son signe.

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C8Choisir une forme et comparer des courbes

Représentation graphique pour C8 · Choisir une forme et comparer des courbes. Les fonctions et la lecture attendue sont précisées dans le texte.

Déplacer la courbe. En bleu : y=x2y=x^2 ; en orange : y=(x2)2y=(x-2)^2. Le sommet passe de (0;0)(0;0) à (2;0)(2;0). Une unité par graduation ; repère orthonormé.

E22 · La forme la plus utile

On donne f(x)=2x28x+6=2(x1)(x3)=2(x2)22f(x)=2x^2-8x+6=2(x-1)(x-3)=2(x-2)^2-2. Détermine f(0)f(0), les zéros de ff et son minimum sur \mathbb R, en indiquant les formes choisies.

Voir la correction de E22

La forme développée donne directement f(0)=6f(0)=6 : les termes contenant xx s’annulent. Pour les zéros, la forme factorisée évite le discriminant : 2(x1)(x3)=02(x-1)(x-3)=0 équivaut à x=1x=1 ou x=3x=3. Enfin, dans la forme canonique, 2(x2)202(x-2)^2\ge0 ; on a donc f(x)2f(x)\ge-2, avec égalité exactement en x=2x=2. Le minimum vaut 2-2. Ces lectures sont cohérentes : le sommet est à mi-distance des racines 11 et 33, et sa hauteur est négative puisque la parabole tournée vers le haut coupe l’axe horizontal en deux points.

E23 · Au-dessus d’une droite ★★

Pour f(x)=x24x+1f(x)=x^2-4x+1 et g(x)=2x4g(x)=2x-4, trouve les abscisses d’intersection et les abscisses où la courbe de ff est strictement au-dessus de celle de gg.

Voir la correction de E23

L’écart vertical à l’abscisse xx est f(x)g(x)=x24x+1(2x4)=x26x+5=(x1)(x5).f(x)-g(x)=x^2-4x+1-(2x-4)=x^2-6x+5=(x-1)(x-5). Les intersections ont donc pour abscisses 11 et 55. Le produit est positif à l’extérieur des racines et négatif entre elles. Ainsi la courbe de ff est strictement au-dessus de celle de gg pour x];1[]5;+[x\in]-\infty;1[\cup]5;+\infty[. Les bornes sont exclues car les courbes s’y rencontrent. On peut contrôler les points : à x=1x=1, les deux ordonnées valent 2-2 ; à x=5x=5, elles valent 66.

E24 · Le sens du déplacement ★★

On pose f(x)=(x+1)22f(x)=(x+1)^2-2 et g(x)=f(x3)g(x)=f(x-3). Donne une expression de gg, son sommet et le déplacement reliant les deux courbes.

Voir la correction de E24

Dans l’expression de ff, on remplace l’argument xx par l’argument complet x3x-3 : g(x)=((x3)+1)22=(x2)22g(x)=((x-3)+1)^2-2=(x-2)^2-2. Le sommet de gg est donc (2;2)(2;-2), alors que celui de ff est (1;2)(-1;-2). L’abscisse a augmenté de 33, l’ordonnée est inchangée. Plus généralement, g(u+3)=f(u)g(u+3)=f(u) pour tout uu : tous les points ont été déplacés de trois unités vers la droite. Le signe moins dans l’argument ne correspond pas à une translation vers la gauche.

Q08 · Changer la hauteur de la courbe

On donne f(x)=(x2)23f(x)=(x-2)^2-3 et g(x)=f(x)+5g(x)=f(x)+5. Détermine gg, son sommet et le déplacement de la courbe.

Voir la correction de Q08

On ajoute 55 à la valeur de ff, sans modifier son argument : g(x)=(x2)23+5=(x2)2+2g(x)=(x-2)^2-3+5=(x-2)^2+2. Le sommet passe de (2;3)(2;-3) à (2;2)(2;2). Pour toute abscisse uu, g(u)=f(u)+5g(u)=f(u)+5 : chaque point monte de cinq unités et conserve son abscisse. Il s’agit d’une translation verticale vers le haut, contrairement à un remplacement de xx par x5x-5.

Comparer deux courbes : trois situations

Écris la différence dans un ordre fixé, cherche ses zéros, étudie son signe, puis traduis chaque intervalle en position des courbes. Dans un problème, construis d’abord les fonctions et leur domaine.

PR1 · Comparer une parabole et une droite ★★

On définit sur \mathbb R les fonctions f(x)=x22x2f(x)=x^2-2x-2 et g(x)=x+2g(x)=x+2. Détermine leurs points d’intersection, puis étudie la position relative de leurs courbes. Donne aussi les réels pour lesquels f(x)g(x)f(x)\le g(x). Fais apparaître un tableau de signes de la différence.

Voir la correction de PR1

La comparaison porte sur deux ordonnées à la même abscisse. On étudie donc leur différence, en soustrayant toute l’expression de gg : f(x)g(x)=x22x2(x+2)=x23x4=(x+1)(x4).f(x)-g(x)=x^2-2x-2-(x+2)=x^2-3x-4=(x+1)(x-4). Le produit nul donne x=1x=-1 ou x=4x=4. Il faut encore les ordonnées pour répondre en termes de points : g(1)=1g(-1)=1 et g(4)=6g(4)=6. Les intersections sont A(1;1)A(-1;1) et B(4;6)B(4;6).

Le coefficient dominant de la différence est positif. Son signe est positif à l’extérieur des racines, négatif entre elles et nul aux racines :

Tableau de signes de f(x)-g(x) : seuils -1 et 4, signes successifs +, -, +. Valeur nulle aux deux seuils.

La courbe de ff est strictement au-dessus de celle de gg sur ];1[]4;+[]-\infty;-1[\cup]4;+\infty[ et strictement au-dessous sur ]1;4[]-1;4[. Aux bornes, elles se rencontrent. L’inégalité large f(x)g(x)f(x)\le g(x) accepte aussi les intersections : sa solution est [1;4][-1;4].

Contrôle en zéro : f(0)=2<2=g(0)f(0)=-2<2=g(0), conformément à la position sur l’intervalle central. Le signe de ff seul n’aurait pas permis cette comparaison.

PR2 · Se rencontrer sans se croiser ★★

On définit sur \mathbb R f(x)=2x24x+4f(x)=2x^2-4x+4 et g(x)=x2g(x)=x^2. Un élève pense que leurs courbes changent forcément de position relative à chaque intersection. Étudie cet exemple et corrige son affirmation. Fais apparaître un tableau de signes de la différence.

Voir la correction de PR2

Calculons l’écart vertical : f(x)g(x)=2x24x+4x2=x24x+4=(x2)2.f(x)-g(x)=2x^2-4x+4-x^2=x^2-4x+4=(x-2)^2. Il est positif ou nul pour tout réel xx et ne s’annule qu’en x=2x=2. Comme f(2)=g(2)=4f(2)=g(2)=4, les courbes possèdent exactement un point commun, A(2;4)A(2;4).

Pour x2x\ne2, le carré est strictement positif : la courbe de ff reste strictement au-dessus de celle de gg, à gauche comme à droite de 22. Elles se rencontrent sans échanger leurs positions. La racine double de la différence ne provoque pas de changement de signe.

Tableau de signes de f(x)-g(x) : zéro en 2, signe + avant et + après.

On peut contrôler de part et d’autre : f(1)=2>1=g(1)f(1)=2>1=g(1) et f(3)=10>9=g(3)f(3)=10>9=g(3). Ces deux tests illustrent le résultat ; l’identité fg=(x2)2f-g=(x-2)^2 le prouve pour tous les réels. Ainsi une intersection n’implique pas un croisement.

Représentation graphique pour PR2 · Se rencontrer sans se croiser. Les fonctions et la lecture attendue sont précisées dans le texte.

Deux courbes sans croisement. ff en bleu, gg en orange ; repère orthonormé. Le point commun est A(2;4)A(2;4).

PR3 · Comparer deux surfaces à aménager ★★★

Pour 0<x60<x\le6, avec xx mesuré en mètres, on compare un carré de côté (x+1)(x+1) mètres et un rectangle de côtés 2x2x mètres et 44 mètres. Construis les deux fonctions donnant les mesures des aires en mètres carrés. Pour quelles valeurs de xx le carré a-t-il une aire au moins égale à celle du rectangle ? Interprète le résultat comme une position relative de deux courbes. Fais apparaître un tableau de signes de la différence.

Voir la correction de PR3

Notons A(x)A(x) et B(x)B(x) les mesures des aires en mètres carrés. L’aire du carré est le carré de son côté ; celle du rectangle est le produit de ses deux dimensions. Ainsi A(x)=(x+1)2=x2+2x+1,B(x)=2x×4=8x.A(x)=(x+1)^2=x^2+2x+1,\qquad B(x)=2x\times4=8x. Sur le domaine D=]0;6]D=]0;6], le carré est au moins aussi grand lorsque A(x)B(x)A(x)\ge B(x). La mise en inéquation donne A(x)B(x)0x26x+10.A(x)-B(x)\ge0\iff x^2-6x+1\ge0. Le discriminant vaut (6)24×1×1=32(-6)^2-4\times1\times1=32. Comme 32=42\sqrt{32}=4\sqrt2, les racines sont r=6422=322,s=3+22.r=\frac{6-4\sqrt2}{2}=3-2\sqrt2,\qquad s=3+2\sqrt2. On a 0<r<s<60<r<s<6, car 0<22<30<2\sqrt2<3. Le coefficient dominant positif donne un signe positif ou nul à l’extérieur des racines. Après intersection avec le domaine, S=]0;322][3+22;6].S=]0;3-2\sqrt2]\cup[3+2\sqrt2;6].

Tableau de signes de A(x)-B(x) : seuils r et s, signes successifs +, -, +. Valeur nulle aux deux seuils.

correspond à 0<x0,17160<x\le0{,}1716\ldots m ou 5,8284x65{,}8284\ldots\le x\le6 m ; les intervalles exacts font foi. Pour les valeurs de cet ensemble, la courbe de AA est sur ou au-dessus de celle de BB. Entre les deux seuils, elle est au-dessous : le rectangle a la plus grande aire. Aux seuils, les surfaces sont égales.

Contrôle : pour x=1x=1 m, le carré a une aire de 4m24\,\mathrm{m}^2 et le rectangle de 8m28\,\mathrm{m}^2 ; pour x=6x=6 m, les aires sont 49m249\,\mathrm{m}^2 et 48m248\,\mathrm{m}^2. Ces comparaisons concordent avec les deux régions trouvées.

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C9Modéliser une aire ou une recette

Rectangle de côtés x et 12 − x mètres. Aire mesurée par x(12 − x) en mètres carrés.

Figure 3. Rectangle de côtés xx et 12x12-x en mètres ; AA est mesurée en mètres carrés ; schéma de principe, non à l’échelle. La contrainte porte sur le périmètre, l’objectif sur l’aire.

E25 · Une clôture contre un mur ★★

On dispose de 2828 m de clôture pour trois côtés d’un enclos rectangulaire, le quatrième étant un mur. La profondeur est xx mètres. Détermine l’aire maximale et les dimensions correspondantes.

Un indice pour E25

Exprime la largeur à partir de la clôture restante après les deux profondeurs.

Voir la correction de E25

Les deux profondeurs consomment 2x2x mètres de clôture. La largeur restante mesure donc 282x28-2x mètres. Les deux dimensions doivent être strictement positives : x>0x>0 et 282x>028-2x>0, soit 0<x<140<x<14.

Notons A(x)A(x) la mesure de l’aire en mètres carrés. Comme l’aire est le produit des dimensions, A(x)=x(282x)=2x2+28x=2(x214x)=2[(x7)249]=2(x7)2+98.\begin{aligned} A(x)&=x(28-2x)=-2x^2+28x\\ &=-2(x^2-14x)\\ &=-2[(x-7)^2-49]\\ &=-2(x-7)^2+98. \end{aligned} Le passage au carré utilise (x7)2=x214x+49(x-7)^2=x^2-14x+49. Ce carré est positif ou nul : 2(x7)20-2(x-7)^2\le0, donc A(x)98A(x)\le98. L’égalité est atteinte pour x=7x=7, valeur autorisée.

La profondeur optimale est 77 m, la largeur 282×7=1428-2\times7=14 m et l’aire maximale 98m298\,\mathrm{m}^2. La vérification porte sur les deux demandes : 7+14+7=287+14+7=28 m de clôture ; 7×14=98m27\times14=98\,\mathrm{m}^2 d’aire.

E26 · Un seuil de recette ★★

Un modèle prévoit 802p80-2p ventes à un prix pp euros, pour p[10;30]p\in[10;30]. Pour quels prix la recette est-elle au moins égale à 750750 euros ?

Un indice pour E26

Une recette combine un prix et un nombre de ventes ; ne compare pas seulement le nombre de ventes à 750.

Voir la correction de E26

La mesure de la recette en euros est le prix multiplié par le nombre de ventes : R(p)=p(802p)R(p)=p(80-2p). Le seuil demandé s’écrit R(p)7502p2+80p75002(p15)(p25)0.R(p)\ge750\iff -2p^2+80p-750\ge0\iff -2(p-15)(p-25)\ge0. La factorisation vient de p240p+375p^2-40p+375 : les nombres 1515 et 2525 ont somme 4040 et produit 375375. Développer (p15)(p25)(p-15)(p-25) redonne ce trinôme. Le coefficient 2-2 est négatif : l’expression est positive ou nulle entre les racines 1515 et 2525, bornes comprises. Cet intervalle est inclus dans le domaine [10;30][10;30]. Les prix convenables sont donc de 1515 à 2525 euros, selon ce modèle. Aux bornes, les recettes valent 15×50=75015\times50=750 et 25×30=75025\times30=750 euros ; en 2020 euros, on obtient 800800 euros. Il s’agit de recette, pas de bénéfice : aucun coût n’est fourni.

E27 · Des nombres entiers ★★★

Un atelier modélise son bénéfice en euros par B(n)=3(n4,5)2+70B(n)=-3(n-4{,}5)^2+70, où le nombre de lots nn est entier et appartient à {0,1,,9}\{0,1,\ldots,9\}. Quel bénéfice maximal est possible ?

Voir la correction de E27

Sur les réels, le maximum serait 7070, atteint en n=4,5n=4{,}5. Mais un demi-lot n’est pas autorisé. Pour maximiser BB, il faut minimiser la distance à 4,54{,}5 parmi les entiers permis. Les plus proches sont 44 et 55, tous deux à distance 0,50{,}5. Pour chacun, B=703×0,52=700,75=69,25B=70-3\times0{,}5^2=70-0{,}75=69{,}25. Tous les autres entiers sont plus éloignés, leur carré de distance est plus grand, et le bénéfice est donc plus petit. Le maximum réellement possible est 69,2569{,}25 euros, avec quatre ou cinq lots.

Q09 · Un optimum entier unique

Un bénéfice est modélisé par B(n)=502(n3,2)2B(n)=50-2(n-3{,}2)^2 euros, pour n{0,1,,7}n\in\{0,1,\ldots,7\}. Quel entier nn donne le plus grand bénéfice ?

Voir la correction de Q09

Maximiser BB revient à minimiser la distance à 3,23{,}2. Parmi les entiers permis, 33 est à distance 0,20{,}2, alors que 44 est à distance 0,80{,}8 ; tous les autres sont plus éloignés. L’unique optimum est donc n=3n=3. Le bénéfice vaut alors 502×0,22=49,9250-2\times0{,}2^2=49{,}92 euros. Pour comparaison, B(4)=48,72B(4)=48{,}72 euros. Arrondir le sommet ne suffit pas à justifier : c’est la comparaison des distances qui garantit le maximum.

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C10Conjecturer, vérifier et traiter un paramètre

def nombre_racines(a, b, c):
    if a == 0:
        raise ValueError("Le coefficient a doit etre non nul")
    d = b*b - 4*a*c
    if d < 0:
        return 0
    if d == 0:
        return 1
    return 2

Pour (a,b,c)=(1,2,1)(a,b,c)=(1,-2,1), on calcule d=0, la deuxième branche renvoie 1. Pour des coefficients approchés, tester exactement l’égalité à zéro peut être trompeur : ce code pédagogique est utilisé ici avec des entiers.

E28 · Une affirmation à réfuter ★★★

On affirme : « Si a>0a>0 et c>0c>0, alors ax2+bx+cax^2+bx+c est strictement positif pour tout réel xx ». Donne un contre-exemple et explique ce que ces deux signes garantissent réellement.

Voir la correction de E28

Prenons f(x)=x24x+3f(x)=x^2-4x+3. Ses coefficients a=1a=1 et c=3c=3 sont positifs, mais f(2)=48+3=1<0f(2)=4-8+3=-1<0. Ce seul cas réfute l’affirmation universelle. Le signe de aa indique une parabole tournée vers le haut ; le signe de c=f(0)c=f(0) indique seulement que l’ordonnée à l’origine est positive. Ils ne fixent pas la hauteur du sommet. Ici f(x)=(x2)21f(x)=(x-2)^2-1, dont le minimum négatif explique le contre-exemple. Pour garantir une positivité partout, il faut étudier l’extremum ou le discriminant avec le cas du zéro.

E29 · Le nombre de rencontres ★★

Selon le réel mm, combien de solutions réelles possède l’équation x26x+m=0x^2-6x+m=0 ?

Voir la correction de E29

Le paramètre mm est fixé pendant la résolution en xx. Compléter le carré donne x26x+m=(x3)2+m9x^2-6x+m=(x-3)^2+m-9. L’équation équivaut donc à (x3)2=9m(x-3)^2=9-m. Si m<9m<9, le membre de droite est positif : deux solutions distinctes existent, 39m3-\sqrt{9-m} et 3+9m3+\sqrt{9-m}. Si m=9m=9, une seule solution existe, 33. Si m>9m>9, le membre de droite est négatif et aucune solution réelle n’existe. Le contrôle par discriminant donne 364m=4(9m)36-4m=4(9-m), dont le signe conduit aux mêmes cas.

E30 · Lire une liste de résultats ★★

On considère la fonction Python nombre_racines(a,b,c) du cours : pour des entiers avec a0a\ne0, elle calcule d=b24acd=b^2-4ac, renvoie 0 si d<0d<0, 1 si d=0d=0, et 2 sinon. Pour les triplets (1,0,4)(1,0,-4), (1,2,1)(1,2,1) et (2,1,3)(2,1,3), donne les trois retours et explique pourquoi ils ne fournissent pas les racines elles-mêmes.

Voir la correction de E30

Pour (1,0,4)(1,0,-4), le discriminant vaut 04×1×(4)=16>00-4\times1\times(-4)=16>0 ; la dernière branche renvoie 22. Pour (1,2,1)(1,2,1), il vaut 44=04-4=0 ; la deuxième branche renvoie 11. Pour (2,1,3)(2,1,3), il vaut 124=23<01-24=-23<0 ; la première branche renvoie 00. La liste des retours est donc [2,1,0][2,1,0]. Le programme examine seulement le signe de d et renvoie un nombre de solutions. Il n’effectue aucun calcul de racine carrée ni aucune résolution donnant leur valeur. Ainsi 22 dans le premier retour ne signifie pas « la racine vaut 2 ».

Q10 · Réfuter une unicité

On sait que ff est du second degré et que f(2)=0f(2)=0. Peut-on conclure que 22 est sa seule racine ? Donne deux exemples qui justifient ta réponse.

Voir la correction de Q10

L’information garantit une racine, sans compter les autres. Pour f(x)=(x2)2f(x)=(x-2)^2, la seule racine est effectivement 22, car un carré est nul seulement si sa base est nulle. Mais pour g(x)=(x2)(x+1)g(x)=(x-2)(x+1), le produit nul donne les racines 22 et 1-1. Ces deux fonctions sont du second degré et s’annulent en 22 ; la même donnée est donc compatible avec une ou deux racines distinctes.

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Entraînement : choisir et combiner

Avant de calculer, annonce la méthode que tu choisis et l’indice qui te la suggère.

R1 · Un facteur commun avant toute formule

Résous 5x215x=05x^2-15x=0 sans discriminant. Explique pourquoi diviser immédiatement par xx fait perdre une solution.

Voir la correction de R1

Le terme constant est nul : les deux termes contiennent le facteur xx. On écrit 5x215x=5x(x3).5x^2-15x=5x(x-3). Le facteur 55 ne s’annule pas. Le produit est nul si et seulement si x=0x=0 ou x3=0x-3=0. Ainsi S={0;3}S=\{0;3\}. En remplaçant dans l’équation initiale, on obtient respectivement 00 et 4545=045-45=0. Diviser par xx suppose x0x\ne0 : on ne peut le faire qu’après avoir traité séparément le cas x=0x=0. Sans cette précaution, on ne trouverait que 33. La factorisation conserve ici les deux possibilités.

R2 · Le terme en x a disparu

Résous 3x221=03x^2-21=0 dans \mathbb R sans discriminant et factorise 3x2213x^2-21 sur \mathbb R.

Voir la correction de R2

Le coefficient du terme en xx est nul. Isoler le carré suffit : 3x221=03x2=21x2=7.3x^2-21=0\iff 3x^2=21\iff x^2=7. Comme 7>07>0, deux réels opposés conviennent : S={7;7}S=\{-\sqrt7;\sqrt7\}. Pour factoriser, on reconnaît une différence de carrés : 3x221=3(x27)=3(x7)(x+7).3x^2-21=3(x^2-7)=3(x-\sqrt7)(x+\sqrt7). Développer les deux facteurs donne x2(7)2=x27x^2-(\sqrt7)^2=x^2-7, puis le facteur 33 restitue l’expression initiale. Ne pas remplacer les racines par des décimales dans une factorisation exacte.

R3 · Lire une parabole puis démontrer ★★

La figure représente exactement f(x)=x22x3f(x)=x^2-2x-3. Lis ses racines et l’ensemble où f(x)0f(x)\le0, puis confirme ces lectures par le calcul.

Parabole de coefficients a = 1, b = -2, c = -3, dans un repère orthonormé.

Lecture de f : une unité par graduation, repère orthonormé.

Voir la correction de R3

Les intersections avec l’axe horizontal suggèrent les racines 1-1 et 33. La courbe se trouve sur ou sous cet axe entre ces deux abscisses. Pour passer d’une lecture à une preuve, développons (x+1)(x3)=x22x3(x+1)(x-3)=x^2-2x-3. Ainsi ff possède bien ces deux racines. Le coefficient dominant 11 est positif ; le trinôme est négatif entre ses racines et nul aux bornes. L’ensemble demandé est donc [1;3][-1;3].

Tableau de signes de f(x) : seuils -1 et 3, signes successifs +, -, +. Valeur nulle aux deux seuils.

Les signes du tableau expriment la position de la même courbe par rapport à l’axe horizontal. Le minimum f(1)=4f(1)=-4 est cohérent avec sa partie située sous cet axe.

R4 · Choisir une équation à partir des racines ★★

Parmi f(x)=2(x+2)(x3)f(x)=2(x+2)(x-3), g(x)=2(x+2)(x3)g(x)=-2(x+2)(x-3) et h(x)=(x2)(x+3)h(x)=(x-2)(x+3), quelle fonction a pour racines 2-2 et 33 et une courbe passant par (0;12)(0;12) ? Écarte chaque autre proposition.

Voir la correction de R4

Les facteurs x+2x+2 et x3x-3 s’annulent en 2-2 et 33 : ff et gg possèdent les bonnes racines. Pour hh, les racines seraient 22 et 3-3 ; cette proposition est donc exclue avant même de calculer une image. Le point supplémentaire départage ff et gg : f(0)=2×2×(3)=12,g(0)=2×2×(3)=12.f(0)=2\times2\times(-3)=-12,\qquad g(0)=-2\times2\times(-3)=12. La fonction cherchée est gg. Son coefficient négatif donne une parabole tournée vers le bas : entre ses racines, elle est au-dessus de l’axe horizontal, ce qui est cohérent avec (0;12)(0;12). Il faut utiliser les deux informations, racines et point, pour conclure.

R5 · Ranger les racines avec a négatif ★★

Résous 2x2+5x+3=0-2x^2+5x+3=0 par le discriminant, range les racines puis détermine où 2x2+5x+3>0-2x^2+5x+3>0.

Voir la correction de R5

Les coefficients sont a=2a=-2, b=5b=5 et c=3c=3. On calcule Δ=524(2)(3)=25+24=49>0.\Delta=5^2-4(-2)(3)=25+24=49>0. Les formules donnent (57)/(4)=3(-5-7)/(-4)=3 et (5+7)/(4)=1/2(-5+7)/(-4)=-1/2. La formule avec le signe moins a donc donné la plus grande racine. Il faut ranger : 1/2<3-1/2<3. Le coefficient dominant est négatif ; le signe est positif entre les racines.

Tableau de signes de -2x^2+5x+3 : seuils -frac12 et 3, signes successifs -, +, -. Valeur nulle aux deux seuils.

L’inégalité stricte a pour solution ]12;3[]-\frac12;3[. Pour contrôler la factorisation : 2(x+12)(x3)=2x2+5x+3-2(x+\frac12)(x-3)=-2x^2+5x+3. En zéro, on trouve 3>03>0, conformément à l’intervalle central.

R6 · Une racine double et quatre consignes ★★

Pour f(x)=4(x2)2f(x)=-4(x-2)^2, donne séparément les ensembles solutions de f(x)>0f(x)>0, f(x)0f(x)\ge0, f(x)<0f(x)<0 et f(x)0f(x)\le0.

Voir la correction de R6

Le carré est positif ou nul, donc son produit par 4-4 est négatif ou nul. Il est nul exactement en x=2x=2 ; ailleurs il est strictement négatif. On lit donc chaque consigne séparément :

  • f(x)>0f(x)>0 : aucune valeur, donc \varnothing ;

  • f(x)0f(x)\ge0 : seule la valeur nulle convient, donc {2}\{2\} ;

  • f(x)<0f(x)<0 : tous les réels sauf 22, donc ];2[]2;+[]-\infty;2[\cup]2;+\infty[ ;

  • f(x)0f(x)\le0 : tous les réels, donc \mathbb R.

La racine double ne provoque pas de changement de signe. Les tests f(1)=f(3)=4f(1)=f(3)=-4 et f(2)=0f(2)=0 illustrent cette propriété ; l’argument du carré la prouve pour tous les réels.

R7 · Une translation à retrouver ★★

On a f(x)=(x2)2+1f(x)=(x-2)^2+1 et g(x)=f(xm)g(x)=f(x-m), où m est réel. Pour quelle valeur de m le sommet de la courbe de g a-t-il pour abscisse 1-1 ? Donne alors g.

Voir la correction de R7

Il faut remplacer tout l’argument de ff : g(x)=((xm)2)2+1=(x(m+2))2+1.g(x)=((x-m)-2)^2+1=(x-(m+2))^2+1. Le sommet de gg a donc pour abscisse m+2m+2. La condition demandée équivaut à m+2=1m+2=-1, d’où m=3m=-3. Ainsi g(x)=(x+1)2+1g(x)=(x+1)^2+1. Le déplacement est de trois unités vers la gauche : le sommet (2;1)(2;1) devient (1;1)(-1;1). On vérifie directement g(1)=1g(-1)=1 et, pour tout xx, g(x)1g(x)\ge1. Ne pas confondre le paramètre mm et l’abscisse m+2m+2 du nouveau sommet.

R8 · Retrouver la hauteur du sommet ★★

Un polynôme ff du second degré a pour racines 3-3 et 55 et vérifie f(1)=32f(1)=-32. Trouve sa forme factorisée, puis sa forme canonique et son minimum. Présente aussi le tableau de variations sur le domaine étudié.

Voir la correction de R8

Deux racines distinctes donnent f(x)=a(x+3)(x5)f(x)=a(x+3)(x-5). La valeur en 11 impose 32=a(4)(4)=16a-32=a(4)(-4)=-16a, soit a=2a=2. Pour compléter le carré, développons le produit : (x+3)(x5)=x22x15=(x1)216.(x+3)(x-5)=x^2-2x-15=(x-1)^2-16. Ainsi f(x)=2(x+3)(x5)=2(x1)232f(x)=2(x+3)(x-5)=2(x-1)^2-32. Le carré multiplié par 22 est positif ou nul, donc f(x)32f(x)\ge-32, avec égalité en x=1x=1. Le minimum vaut 32-32. Les deux racines sont à distance 44 de l’axe x=1x=1, ce qui contrôle la position du sommet.

Avant 11, la distance à 11 diminue quand xx augmente : son carré, puis 2(x1)2322(x-1)^2-32, diminuent. Après 11, cette distance augmente et la fonction augmente. Cela justifie les deux flèches du tableau, sans dérivation.

Tableau : f(x) décroît puis croît ; minimum -32 atteint en 1.

R9 · Une liste pour tester une conjecture ★★★

Pour f(x)=x24x+1f(x)=x^2-4x+1, on exécute le code suivant. Donne les deux listes obtenues. Le programme prouve-t-il que le minimum de f sur \mathbb R vaut 3-3 ? Complète par une preuve.

abscisses = [0, 1, 2, 3, 4]

images = [x*x - 4*x + 1 for x in abscisses]

negatifs = [abscisses[i] for i in range(5) if images[i] < 0]

Voir la correction de R9

La première compréhension parcourt les cinq abscisses et calcule leur image. Dans l’ordre, on obtient 11, 2-2, 3-3, 2-2, 11 : images=[1,-2,-3,-2,1]. La seconde parcourt les indices 00 à 44 et conserve l’abscisse quand l’image correspondante est négative. Ainsi negatifs=[1,2,3].

Le tableau suggère que 3-3 est le minimum, mais ne teste ni les autres entiers ni les nombres entre deux entiers. La preuve utilise f(x)=(x2)23f(x)=(x-2)^2-3. Pour tout réel xx, le carré est positif ou nul : f(x)3f(x)\ge-3. Comme f(2)=3f(2)=-3, cette borne est atteinte. Le minimum global vaut bien 3-3. Le calcul complète l’observation au lieu de confondre une liste finie et tous les réels.

R10 · Deux solutions, mêmes dimensions ★★

Un rectangle a pour périmètre 2828 cm et pour aire 45cm245\,\mathrm{cm}^2. Trouve ses dimensions. Explique le rôle des deux solutions algébriques.

Voir la correction de R10

Notons xx la mesure en centimètres d’un côté et yy celle de l’autre. Le périmètre donne 2(x+y)=282(x+y)=28, soit y=14xy=14-x, avec 0<x<140<x<14. L’aire impose x(14x)=45x214x+45=0.x(14-x)=45\iff x^2-14x+45=0. On cherche deux nombres de somme 1414 et de produit 4545 : 55 et 99 conviennent. Le développement de (x5)(x9)(x-5)(x-9) donne bien x214x+45x^2-14x+45. Ainsi x=5x=5 ou x=9x=9. Dans le premier cas y=9y=9, dans le second y=5y=5. Les deux solutions échangent les noms des côtés : elles décrivent les mêmes dimensions, 55 cm et 99 cm. Contrôle : 2(5+9)=282(5+9)=28 cm et 5×9=45cm25\times9=45\,\mathrm{cm}^2.

L1 · Annuler après avoir simplifié

Résous x(x+2)=3xx(x+2)=3x dans \mathbb R, sans diviser par xx.

Voir la correction de L1

On soustrait 3x3x aux deux membres : x2+2x3x=0x^2+2x-3x=0, soit x2x=0x^2-x=0. Le facteur commun donne x(x1)=0x(x-1)=0. Par produit nul, x=0x=0 ou x=1x=1. Les deux vérifications dans l’équation initiale donnent 0=00=0 et 3=33=3. L’ensemble solution est {0;1}\{0;1\} ; une division prématurée par xx aurait éliminé zéro.

L2 · Un carré égal à un nombre négatif

Résous 4x2+7=34x^2+7=3 dans \mathbb R et explique pourquoi la racine carrée n’est pas utilisable.

Voir la correction de L2

Soustraire 77 puis diviser par 4>04>0 donne 4x2=44x^2=-4, donc x2=1x^2=-1. Or le carré d’un réel est toujours positif ou nul. Aucun réel ne convient : S=S=\varnothing. L’écriture 1\sqrt{-1} n’est pas définie dans le cadre réel étudié ici. On pouvait aussi remarquer que 4x2+774x^2+7\ge7, donc que ce membre ne peut jamais valoir 33.

L3 · La condition de passage fixe le signe

Une fonction du second degré a pour racines 1-1 et 22 et vérifie f(0)>0f(0)>0. Que peut-on conclure sur son coefficient dominant ?

Voir la correction de L3

La forme factorisée est f(x)=a(x+1)(x2)f(x)=a(x+1)(x-2), avec a0a\ne0. En zéro, f(0)=2af(0)=-2a. La condition devient 2a>0-2a>0, donc a<0a<0, car diviser par 2-2 inverse le sens de l’inégalité. Elle détermine le signe de aa, mais pas sa valeur. Par exemple, a=1a=-1 et a=3a=-3 conviennent tous deux.

L4 · Une racine double avec le signe opposé

Résous 3(x+2)203(x+2)^2\le0, puis 3(x+2)2>03(x+2)^2>0 dans \mathbb R.

Voir la correction de L4

Le produit d’un carré par 3>03>0 est positif ou nul. Il ne peut être inférieur ou égal à zéro qu’en valant zéro : x+2=0x+2=0, donc x=2x=-2. Le premier ensemble est {2}\{-2\}. La stricte positivité exclut seulement cette valeur : le second est ];2[]2;+[]-\infty;-2[\cup]-2;+\infty[. La racine double ne fait pas changer le signe.

L5 · Distinguer deux translations

Pour f(x)=x2f(x)=x^2, compare les sommets des courbes de g(x)=f(x+3)g(x)=f(x+3) et h(x)=f(x)+3h(x)=f(x)+3.

Voir la correction de L5

Le remplacement de l’argument donne g(x)=(x+3)2g(x)=(x+3)^2, de sommet (3;0)(-3;0) : la courbe se déplace de trois unités vers la gauche. Pour h(x)=x2+3h(x)=x^2+3, le sommet est (0;3)(0;3) : la courbe monte de trois unités. Dans le premier cas on modifie les abscisses ; dans le second les ordonnées. Les positions de +3+3 dans les deux expressions ont donc des effets différents.

L6 · Deux racines et le milieu

Un polynôme du second degré a pour racines 4-4 et 22. Quelle est l’abscisse de son sommet ? Peut-on en déduire son minimum ?

Voir la correction de L6

Les racines sont symétriques par rapport à l’axe de la parabole. L’abscisse du sommet est donc leur moyenne, (4+2)/2=1(-4+2)/2=-1. En revanche, le coefficient dominant n’est pas donné. La fonction (x+4)(x2)=(x+1)29(x+4)(x-2)=(x+1)^2-9 a pour minimum 9-9, tandis que son opposée possède un maximum et aucun minimum sur \mathbb R. L’abscisse est fixée ; l’existence et la valeur d’un minimum ne le sont pas.

L7 · Deux solutions, deux côtés

Un rectangle a pour côtés xx et 11x11-x en centimètres. Son aire est 24cm224\,\mathrm{cm}^2. Détermine ses dimensions.

Voir la correction de L7

Les dimensions positives imposent 0<x<110<x<11. La mesure de l’aire en centimètres carrés donne x(11x)=24x(11-x)=24, donc x211x+24=0x^2-11x+24=0. Comme (x3)(x8)=x211x+24(x-3)(x-8)=x^2-11x+24, le produit nul fournit x=3x=3 ou x=8x=8. Les deux valeurs appartiennent au domaine et échangent les côtés. Le rectangle mesure 33 cm sur 88 cm ; son aire vaut bien 24cm224\,\mathrm{cm}^2.

Six problèmes de synthèse

P1 · Un passage sous une arche ★★★

Une arche est modélisée par la relation numérique suivante : x est la mesure en mètres de la position horizontale et h(x) la mesure en mètres de la hauteur. On a h(x)=14(x4)2+4h(x)=-\frac14(x-4)^2+4, pour x[0;8]x\in[0;8]. Le centre du passage est en x=4x=4. Un véhicule rectangulaire de largeur 33 m et de hauteur 3,23{,}2 m peut-il passer en restant centré ? Justifie en tenant compte de toute sa largeur.

Représentation graphique pour P1 · Un passage sous une arche. Les fonctions et la lecture attendue sont précisées dans le texte.

L’arche et le véhicule centré. Même unité sur les deux axes.

Un indice pour P1

Quels points du toit sont les plus éloignés du sommet de l’arche ?

Voir la correction de P1

La largeur 33 m place les bords du véhicule à 1,51{,}5 m de l’axe central : leurs abscisses sont 2,52{,}5 et 5,55{,}5. Sur cet intervalle, la distance à 44 est au plus 1,51{,}5. Comme le coefficient du carré est négatif, la hauteur de l’arche est minimale aux deux extrémités du toit. h(2,5)=h(5,5)=414×1,52=40,5625=3,4375.h(2{,}5)=h(5{,}5)=4-\tfrac14\times1{,}5^2=4-0{,}5625=3{,}4375. La hauteur obtenue est donc 3,43753{,}4375 m. Elle est supérieure à 3,23{,}2 m : tout le toit se trouve sous l’arche. Le passage est possible selon ce modèle, avec une marge verticale minimale de 0,23750{,}2375 m, soit 23,7523{,}75 cm. Contrôler seulement h(4)=4h(4)=4 aurait été insuffisant : ce sont les coins du toit qui sont les plus contraignants. Le résultat suppose le véhicule centré et le modèle géométrique exact ; il ne remplace pas une marge de sécurité réelle.

P2 · Un encadrement autour d’une image ★★★

Une image rectangulaire de 1818 cm sur 1212 cm est entourée d’une bordure de largeur uniforme x>0x>0. La surface totale, image et bordure, doit être 352cm2352\,\mathrm{cm}^2. Détermine la largeur de la bordure.

Un indice pour P2

Dessine le rectangle extérieur ; la largeur apparaît deux fois dans chaque dimension.

Voir la correction de P2

La bordure ajoute xx de chaque côté : les dimensions extérieures sont 18+2x18+2x et 12+2x12+2x, en centimètres. Le modèle d’aire est donc (18+2x)(12+2x)=3524x2+60x+216=352.(18+2x)(12+2x)=352\iff4x^2+60x+216=352. Soustraire 352352 puis diviser par 44 donne x2+15x34=0x^2+15x-34=0. Les entiers 22 et 17-17 ont somme 15-15 et produit 34-34, donc ce trinôme se factorise en (x2)(x+17)(x-2)(x+17). Les solutions algébriques sont 22 et 17-17. La condition x>0x>0 exclut 17-17. La bordure mesure donc 22 cm. Les dimensions extérieures sont alors 2222 et 1616 cm ; leur produit vaut bien 352cm2352\,\mathrm{cm}^2. Ajouter seulement xx à chaque dimension aurait compté la bordure d’un seul côté.

P3 · Le meilleur réglage ★★★

Pour quatre mesures 11, 33, 55 et 77, on choisit un nombre réel tt et on calcule E(t)=(1t)2+(3t)2+(5t)2+(7t)2E(t)=(1-t)^2+(3-t)^2+(5-t)^2+(7-t)^2. Quel choix de tt minimise E(t)E(t) ? Détermine le minimum et interprète le choix trouvé.

Un indice pour P3

Regroupe tous les termes en t², tous les termes en t et toutes les constantes.

Voir la correction de P3

La fonction mesure une somme d’écarts au carré : on cherche un minimum, donc une forme canonique est adaptée. En développant chaque carré et en regroupant, E(t)=4t22(1+3+5+7)t+(1+9+25+49)=4t232t+84.E(t)=4t^2-2(1+3+5+7)t+(1+9+25+49)=4t^2-32t+84. On complète : 4t232t+84=4(t28t)+84=4[(t4)216]+84=4(t4)2+20.4t^2-32t+84=4(t^2-8t)+84=4[(t-4)^2-16]+84=4(t-4)^2+20. Le carré est positif ou nul et s’annule seulement en t=4t=4. Le minimum est donc 2020, atteint uniquement pour t=4t=4. Ce nombre est aussi la moyenne des quatre mesures : (1+3+5+7)/4=4(1+3+5+7)/4=4. Le contrôle direct donne (3)2+(1)2+12+32=20(-3)^2+(-1)^2+1^2+3^2=20. On a démontré le résultat pour cette série, pas encore pour toutes les séries possibles.

La moyenne des carrés des écarts à 4 vaut donc 20/4=520/4=5 : c’est la variance de ces quatre mesures. Ce lien sera repris en statistiques.

P4 · Une information ne suffit pas ★★★

Deux paraboles passent par (2;0)(-2;0) et (4;0)(4;0). La première passe aussi par (0;8)(0;-8) ; la seconde par (0;16)(0;16). Détermine leurs expressions, leurs sommets et les réels où la première est strictement au-dessus de la seconde.

Un indice pour P4

Détermine séparément le facteur a pour chacune, puis étudie f−g.

Voir la correction de P4

La famille imposée par les deux racines est a(x+2)(x4)a(x+2)(x-4), a0a\ne0. En zéro, elle vaut 8a-8a. La première fonction est donc f(x)=(x+2)(x4)f(x)=(x+2)(x-4) ; la seconde est g(x)=2(x+2)(x4)g(x)=-2(x+2)(x-4). Comme (x+2)(x4)=x22x8=(x1)29(x+2)(x-4)=x^2-2x-8=(x-1)^2-9, leurs sommets sont respectivement (1;9)(1;-9) et (1;18)(1;18). Pour comparer les courbes, f(x)g(x)=3(x+2)(x4).f(x)-g(x)=3(x+2)(x-4). Le facteur 33 est positif : cette différence est strictement positive à l’extérieur des racines 2-2 et 44. La première courbe est donc au-dessus pour x];2[]4;+[x\in]-\infty;-2[\cup]4;+\infty[. Entre les racines elle est au-dessous, et aux racines elles se rencontrent. En zéro, 8<16-8<16, ce qui contrôle le résultat sur l’intervalle central.

P5 · Un quotient : attention au dénominateur ★★★

Résous dans \mathbb R l’inéquation x25x+6x10\frac{x^2-5x+6}{x-1}\ge0. Tu peux t’aider des signes des trois facteurs affines.

Un indice pour P5

Sépare la valeur interdite des deux valeurs qui annulent le numérateur.

Voir la correction de P5

Le quotient n’est défini que pour x1x\ne1. Son numérateur se factorise : x25x+6=(x2)(x3)x^2-5x+6=(x-2)(x-3). Les seuils à ranger sont donc 1<2<31<2<3. Pour x<1x<1, le numérateur est positif et le dénominateur négatif : le quotient est négatif. Pour 1<x<21<x<2, les deux sont positifs : le quotient est positif. Pour 2<x<32<x<3, le numérateur est négatif et le dénominateur positif : le quotient est négatif. Pour x>3x>3, les deux sont positifs. Le quotient vaut zéro en 22 et 33, mais n’existe pas en 11. Ainsi S=]1;2][3;+[.S=]1;2]\cup[3;+\infty[. Multiplier directement par x1x-1 sans connaître son signe pourrait inverser l’inégalité sur une partie du domaine ; l’étude par intervalles évite cette erreur.

Tableau de signes du quotient : zéros et valeur interdite. Les intervalles sont détaillés dans la correction.

P6 · Deux réglages dont on connaît somme et produit ★★★

Deux nombres réels ont pour somme 66 et pour produit 77. Détermine-les exactement, puis prouve que ta recherche n’a oublié aucune paire. Ce problème est un approfondissement.

Un indice pour P6

Exprime le second nombre en fonction du premier grâce à la somme.

Voir la correction de P6

Nommons les nombres uu et vv. La somme impose v=6uv=6-u. Le produit devient u(6u)=7u(6-u)=7, donc u26u+7=0(u3)2=2.u^2-6u+7=0\iff (u-3)^2=2. Comme 2>02>0, on obtient u=32u=3-\sqrt2 ou u=3+2u=3+\sqrt2. La relation v=6uv=6-u fournit dans chaque cas l’autre nombre. La seule paire non ordonnée est donc {32;3+2}\{3-\sqrt2;3+\sqrt2\}. Leur somme vaut 66 et leur produit (32)(3+2)=92=7(3-\sqrt2)(3+\sqrt2)=9-2=7. Toutes les transformations étaient réversibles et vv est imposé par uu : aucune autre paire n’a été perdue. Plus généralement, une somme ss et un produit pp conduisent au polynôme X2sX+pX^2-sX+p ; son discriminant décide si une paire réelle existe.

Cinq évaluations pour faire le point

Fais une évaluation sur ta feuille avant d’ouvrir les corrections. Utilise ensuite les barèmes pour distinguer calcul, méthode et justification.

Évaluation 1 · Définitions et premiers gestes

Sur 10 points · À reprendre si nécessaire : C1 à C3.

A1 · Reconnaître et calculer

Pour f(x)=52x+x2f(x)=5-2x+x^2, indique a,b,ca,b,c, calcule f(1)f(-1) et explique ce que signifie « r est une racine de f ».

Voir la correction de A1

Après réorganisation, f(x)=x22x+5f(x)=x^2-2x+5. On lit a=1a=1, b=2b=-2 et c=5c=5 ; le coefficient aa non nul confirme le second degré. Pour l’image de 1-1, il faut remplacer les deux occurrences de xx : f(1)=(1)22(1)+5=1+2+5=8f(-1)=(-1)^2-2(-1)+5=1+2+5=8. Dire que rr est une racine signifie que f(r)=0f(r)=0. Cela équivaut à l’appartenance du point (r;0)(r;0) à la courbe, et ne signifie pas que r=f(0)r=f(0).

Barème /3 : coefficients 1 point ; image 1 point ; définition 1 point.

A2 · Du produit aux racines

Trouve les racines de 5(x+3)(2x1)-5(x+3)(2x-1), puis leur somme et leur produit.

Voir la correction de A2

Le facteur 5-5 est non nul. L’annulation du produit impose x+3=0x+3=0 ou 2x1=02x-1=0, soit x=3x=-3 ou x=1/2x=1/2. Leur somme est 3+1/2=5/2-3+1/2=-5/2 ; leur produit est 3/2-3/2. Contrôlons en développant : le trinôme est 10x225x+15-10x^2-25x+15. Ainsi b/a=25/(10)=5/2-b/a=25/(-10)=-5/2 et c/a=15/(10)=3/2c/a=15/(-10)=-3/2, ce qui concorde.

Barème /2 : racines 1 point ; somme et produit 1 point.

A3 · Choisir une factorisation

Factorise x29x+20x^2-9x+20 sans discriminant et explique comment tu as choisi les facteurs.

Voir la correction de A3

On cherche deux nombres dont la somme vaut 99 et le produit 2020. Les couples positifs (1,20)(1,20), (2,10)(2,10) et (4,5)(4,5) ont pour sommes 2121, 1212 et 99. Le dernier convient. On propose donc (x4)(x5)(x-4)(x-5), dont le développement x25x4x+20=x29x+20x^2-5x-4x+20=x^2-9x+20 prouve la factorisation. Les racines sont 44 et 55.

Barème /2 : recherche somme–produit 1 point ; factorisation vérifiée 1 point.

A4 · Un degré à vérifier

Pour g(x)=(x2)2x2+4xg(x)=(x-2)^2-x^2+4x, développe et réduis, précise le degré puis résous g(x)=0g(x)=0.

Voir la correction de A4

Le carré vaut x24x+4x^2-4x+4. Ainsi g(x)=x24x+4x2+4x=4g(x)=x^2-4x+4-x^2+4x=4 : les termes en x2x^2 et en xx disparaissent. Il s’agit du polynôme constant non nul de degré zéro, et non d’un polynôme du second degré. L’équation g(x)=0g(x)=0 devient 4=04=0, impossible. Son ensemble solution est donc \varnothing. Le degré se lit après réduction, jamais en comptant les carrés apparents.

Barème /3 : réduction 1 point ; degré 1 point ; résolution 1 point.

Évaluation 2 · Formes et variations

Sur 10 points · À reprendre si nécessaire : C4 et C5.

B1 · Faire apparaître un carré

Détermine la forme canonique de f(x)=2x212x+13f(x)=2x^2-12x+13, puis vérifie-la.

Voir la correction de B1

La forme canonique doit contenir un seul carré. Sortons d’abord le coefficient 22 des deux termes contenant xx : f(x)=2(x26x)+13.f(x)=2(x^2-6x)+13. Le terme 6x-6x est le double de 3-3 multiplié par xx. L’identité (x3)2=x26x+9(x-3)^2=x^2-6x+9 donne x26x=(x3)29x^2-6x=(x-3)^2-9. En remplaçant, f(x)=2[(x3)29]+13=2(x3)218+13=2(x3)25.f(x)=2[(x-3)^2-9]+13=2(x-3)^2-18+13=2(x-3)^2-5. Le 9-9 a été multiplié par 22 : c’est le passage à surveiller. Pour vérifier l’identité pour tout réel xx, redéveloppons : 2(x3)25=2(x26x+9)5=2x212x+13.2(x-3)^2-5=2(x^2-6x+9)-5=2x^2-12x+13. La forme cherchée est donc 2(x3)252(x-3)^2-5.

Barème /4 : facteur 2 extrait 1 point ; carré complété 1 point ; constante correcte 1 point ; contrôle 1 point.

B2 · Restreindre le domaine

Détermine le minimum et le maximum de g(x)=(x2)21g(x)=(x-2)^2-1 sur [3;6][3;6]. Présente aussi le tableau de variations sur le domaine étudié.

Voir la correction de B2

Sur [3;6][3;6], x2x-2 est positif et augmente de 11 à 44. Son carré augmente donc de 11 à 1616, et gg augmente de 00 à 1515. Le minimum est g(3)=0g(3)=0, le maximum g(6)=15g(6)=15. Le sommet d’abscisse 22 est hors de l’intervalle ; le minimum global 1-1 n’est pas atteint ici.

Tableau : g(x) est croissante sur [3 ; 6], de 0 à 15.

Barème /3 : variations justifiées et tableau 1 point ; minimum 1 point ; maximum 1 point.

B3 · Un antécédent ne s’invente pas

Résous 2(x+1)2+7=1-2(x+1)^2+7=-1 et explique la position des solutions par rapport à l’axe de symétrie.

Voir la correction de B3

On soustrait 77 : 2(x+1)2=8.-2(x+1)^2=-8. En divisant par 2-2, on obtient (x+1)2=4.(x+1)^2=4. Les deux possibilités sont x+1=2x+1=2 et x+1=2x+1=-2, d’où x=1x=1 et x=3x=-3. Les solutions sont toutes deux à distance 22 de l’axe x=1x=-1. Substituer l’une ou l’autre donne 2×4+7=1-2\times4+7=-1.

Barème /3 : isolement du carré 1 point ; deux solutions 1 point ; symétrie expliquée 1 point.

Évaluation 3 · Racines et inéquations

Sur 10 points · À reprendre si nécessaire : C6 à C8.

F1 · Des valeurs irrationnelles

Résous x2+2x2=0x^2+2x-2=0 et factorise le polynôme sur \mathbb R.

Voir la correction de F1

Avec a=1a=1, b=2b=2, c=2c=-2, le discriminant est 4+8=12>04+8=12>0. Les deux racines sont (2±12)/2=1±3.(-2\pm\sqrt{12})/2=-1\pm\sqrt3. La factorisation est donc (x+13)(x+1+3)(x+1-\sqrt3)(x+1+\sqrt3). En utilisant une différence de carrés, ce produit vaut (x+1)23=x2+2x2(x+1)^2-3=x^2+2x-2, ce qui contrôle le résultat.

Barème /3 : discriminant 1 point ; racines 1 point ; factorisation 1 point.

F2 · Une inégalité large

Résous 3x23x1803x^2-3x-18\le0 dans \mathbb R.

Voir la correction de F2

On factorise 3x23x18=3(x2x6)=3(x3)(x+2)3x^2-3x-18=3(x^2-x-6)=3(x-3)(x+2). Les racines sont 2-2 et 33. Le coefficient dominant positif donne un signe négatif entre les racines, positif à l’extérieur et nul aux deux racines. L’inégalité 0\le0 conduit donc à [2;3][-2;3]. Le test x=0x=0 donne 180-18\le0, cohérent avec l’intervalle central.

Barème /2 : factorisation 1 point ; signe et intervalle 1 point.

F3 · Ni racine ni changement de signe

Résous x2+2x5>0-x^2+2x-5>0 et explique pourquoi il n’existe aucune solution.

Voir la correction de F3

On a x2+2x5=(x1)24-x^2+2x-5=-(x-1)^2-4. Le carré est toujours positif ou nul ; son opposé est donc au plus zéro, et la fonction est au plus 4-4. Elle n’est jamais strictement positive : l’ensemble solution est vide. En termes de discriminant, Δ=224(1)(5)=16<0\Delta=2^2-4(-1)(-5)=-16<0 ; le signe constant est celui de a=1a=-1, donc négatif.

Barème /2 : forme canonique 1 point ; conclusion justifiée 1 point.

F4 · Comparer deux niveaux

Pour f(x)=(x2)21f(x)=(x-2)^2-1, résous f(x)3f(x)\le3, puis donne les valeurs pour lesquelles f(x)=3f(x)=3.

Voir la correction de F4

Ajouter 11 transforme l’inéquation en (x2)24(x-2)^2\le4. Un carré est au plus 44 lorsque sa base est comprise entre 2-2 et 22 : 2x22-2\le x-2\le2. En ajoutant 22, on obtient 0x40\le x\le4. L’ensemble solution est [0;4][0;4]. L’égalité correspond aux deux bornes : x2=2x-2=-2 ou x2=2x-2=2, donc x=0x=0 ou x=4x=4. Dans les deux cas, f(x)=41=3f(x)=4-1=3. Étudier seulement le signe de ff aurait répondu à une autre question.

Barème /3 : carré isolé 1 point ; intervalle 1 point ; égalité aux bornes 1 point.

Évaluation 4 · Synthèse : une production à organiser

Sur 20 points · À reprendre si nécessaire : C2, C4, C7 et C9.

S1 · Choisir une quantité ★★

Une production de x dizaines d’objets, avec x[0;12]x\in[0;12], procure un bénéfice modélisé par B(x)=2x2+24x40B(x)=-2x^2+24x-40 euros. Détermine la quantité qui maximise le bénéfice et ce bénéfice maximal.

Voir la correction de S1

Le bénéfice est exprimé en euros et xx compte les dizaines d’objets. Nous cherchons un maximum sur [0;12][0;12] : la forme canonique permettra de comparer toutes les valeurs à une borne. B(x)=2(x212x)40=2[(x6)236]40=2(x6)2+7240=2(x6)2+32.\begin{aligned} B(x)&=-2(x^2-12x)-40\\ &=-2[(x-6)^2-36]-40\\ &=-2(x-6)^2+72-40\\ &=-2(x-6)^2+32. \end{aligned} On a ajouté puis soustrait 62=366^2=36 à l’intérieur des crochets pour compléter le carré sans changer la fonction. Pour tout réel xx, (x6)20(x-6)^2\ge0, donc 2(x6)20-2(x-6)^2\le0 et B(x)32B(x)\le32. L’égalité a lieu exactement en x=6x=6, qui appartient bien à [0;12][0;12].

Le bénéfice maximal est donc 3232 euros, pour six dizaines, soit 6060 objets. Le contrôle dans l’expression initiale donne B(6)=2×36+24×640=72+14440=32B(6)=-2\times36+24\times6-40=-72+144-40=32, en euros. Il faut traduire x=6x=6 dans l’unité choisie : ce ne sont pas six objets.

Barème /6 : forme canonique 3 points ; maximum justifié 2 points ; quantité et unité 1 point.

S2 · Ne pas produire à perte ★★

Pour le bénéfice en euros modélisé par B(x)=2x2+24x40B(x)=-2x^2+24x-40, avec x[0;12]x\in[0;12] en dizaines d’objets, détermine les quantités donnant un bénéfice positif ou nul.

Voir la correction de S2

Notons B(x)B(x) la mesure du bénéfice en euros ; xx désigne les dizaines d’objets. Il faut résoudre B(x)0B(x)\ge0, puis conserver le domaine [0;12][0;12]. Cherchons d’abord une factorisation : B(x)=2(x212x+20).B(x)=-2(x^2-12x+20). Deux nombres de somme 1212 et de produit 2020 sont 22 et 1010. En développant (x2)(x10)=x212x+20(x-2)(x-10)=x^2-12x+20, on confirme B(x)=2(x2)(x10).B(x)=-2(x-2)(x-10). Entre 22 et 1010, un facteur est positif et l’autre négatif : leur produit est négatif, puis la multiplication par 2-2 le rend positif. À l’extérieur, le produit des facteurs est positif et B(x)B(x) est négatif. Les deux racines donnent un bénéfice nul.

Tableau de signes de B(x) : seuils 2 et 10, signes successifs -, +, -. Valeur nulle aux deux seuils.

Ainsi B(x)0B(x)\ge0 si et seulement si x[2;10]x\in[2;10]. Cet intervalle est inclus dans [0;12][0;12]. Cela correspond aux quantités entières de 2020 à 100100 objets. Les bornes sont incluses : on y atteint l’équilibre, même si aucun bénéfice strict n’est réalisé.

Barème /6 : factorisation 2 points ; signe 2 points ; domaine et quantités 2 points.

S3 · Reconstruire un autre modèle ★★

Pour une production de xx dizaines d’objets, un autre bénéfice quadratique s’annule en x=1x=1 et x=9x=9 et vaut 1616 euros en x=5x=5. Détermine son expression et prouve que 1616 euros est son maximum global.

Voir la correction de S3

Les deux zéros distincts imposent G(x)=a(x1)(x9)G(x)=a(x-1)(x-9). La condition en 55 donne 16=a(4)(4)=16a16=a(4)(-4)=-16a, d’où a=1a=-1. Ainsi G(x)=(x1)(x9)=x2+10x9=(x5)2+16.G(x)=-(x-1)(x-9)=-x^2+10x-9=-(x-5)^2+16. Pour tout réel xx, le carré soustrait est positif ou nul ; on a donc G(x)16G(x)\le16. L’égalité est atteinte en x=5x=5 : c’est bien le maximum global. Les zéros 11 et 99 sont symétriques par rapport à 55, ce qui contrôle la position du sommet.

Barème /4 : forme factorisée et coefficient 2 points ; maximum démontré 2 points.

S4 · Une quantité imposée ★★

Le bénéfice B(x)=2(x6)2+32B(x)=-2(x-6)^2+32 est exprimé en euros ; xx compte les dizaines d’objets. Si l’on doit produire entre 8080 et 120120 objets, quel bénéfice maximal peut-on obtenir ?

Voir la correction de S4

La contrainte se traduit par x[8;12]x\in[8;12]. Sur cet intervalle, x6x-6 est positif et augmente ; son carré augmente, donc son produit par 2-2 diminue. Le bénéfice est ainsi maximal en x=8x=8, soit pour 8080 objets. Il vaut B(8)=2×22+32=24B(8)=-2\times2^2+32=24 euros. Le maximum global de 3232 euros, atteint pour 6060 objets, n’est pas accessible avec cette contrainte. Il faut traduire les quantités avant de choisir l’intervalle.

Barème /4 : domaine 1 point ; variations 1 point ; maximum et quantité 2 points.

Évaluation 5 · Synthèse : prendre des initiatives

Sur 20 points · À reprendre si nécessaire : C3 à C10 et problèmes P1 à P5.

T1 · Une bande autour de la cour ★★★

Une cour rectangulaire de 1414 m sur 1010 m doit garder une zone centrale rectangulaire d’au moins 80m280\,\mathrm{m}^2. On aménage une bande de largeur uniforme x0x\ge0 tout autour, à l’intérieur. Quelle largeur maximale peut-on choisir ?

Voir la correction de T1

Notons xx la mesure en mètres de la largeur de la bande. Elle est retirée des deux côtés de chaque dimension. Les dimensions centrales, en mètres, sont donc 142x14-2x et 102x10-2x. Pour qu’elles soient positives, il faut x<7x<7 et x<5x<5. Avec x0x\ge0, le domaine est [0;5[[0;5[.

Notons A(x)A(x) la mesure de l’aire centrale en mètres carrés. Développons en conservant les quatre produits : A(x)=(142x)(102x)=14028x20x+4x2=4x248x+140.A(x)=(14-2x)(10-2x)=140-28x-20x+4x^2=4x^2-48x+140. L’aire doit être au moins 80m280\,\mathrm{m}^2. En soustrayant 8080 puis en divisant par 4>04>0, sans changer le sens de l’inégalité, A(x)804x248x+600x212x+150.A(x)\ge80\iff4x^2-48x+60\ge0\iff x^2-12x+15\ge0. Le discriminant vaut (12)24×1×15=84(-12)^2-4\times1\times15=84. Puisque 84=4×2184=4\times21, 84=221\sqrt{84}=2\sqrt{21}. Les racines sont r=122212=621,s=6+21.r=\frac{12-2\sqrt{21}}2=6-\sqrt{21},\qquad s=6+\sqrt{21}. Le coefficient dominant positif donne un signe positif ou nul sur ];r][s;+[]-\infty;r]\cup[s;+\infty[. Or 4<21<54<\sqrt{21}<5, donc 1<r<21<r<2 et s>10s>10. L’intersection avec [0;5[[0;5[ est exactement [0;621][0;6-\sqrt{21}].

La largeur maximale est (621)(6-\sqrt{21}) m, environ 1,421{,}42 m. Le maximum exact donne bien 80m280\,\mathrm{m}^2, car r212r+15=0r^2-12r+15=0 implique A(r)=4×0+80A(r)=4\times0+80. La valeur arrondie sert à interpréter la longueur ; elle ne remplace pas la borne exacte dans l’inéquation.

Barème /7 : modèle et domaine 2 points ; racines 2 points ; signe et intersection 2 points ; conclusion 1 point.

T2 · Distinguer trois cas ★★★

Pour quels réels mm la fonction fm(x)=x2+4x+mf_m(x)=-x^2+4x+m est-elle strictement négative pour tout xx\in\mathbb R ? Justifie aussi le cas limite.

Voir la correction de T2

Compléter le carré donne fm(x)=(x2)2+m+4.f_m(x)=-(x-2)^2+m+4. Son maximum est m+4m+4, atteint en x=2x=2. Pour être strictement négative partout, il est nécessaire que fm(2)=m+4<0f_m(2)=m+4<0, donc m<4m<-4. Cette condition est aussi suffisante, car fm(x)m+4<0f_m(x)\le m+4<0 pour tout xx. Au cas limite m=4m=-4, on obtient (x2)2-(x-2)^2, nulle en 22 : la négativité n’est donc pas stricte partout. Pour m>4m>-4, la valeur en 22 est positive. L’ensemble cherché est ];4[]-\infty;-4[.

Barème /5 : forme canonique 1 point ; nécessité et suffisance 2 points ; cas limite et ensemble 2 points.

T3 · Une racine oubliée ★★★

Une fonction du second degré ff a pour coefficient dominant 11 et vérifie f(0)=2f(0)=2, f(1)=0f(1)=0. Un élève conclut : « La seule racine est 1 ». Détermine f et corrige sa conclusion sans utiliser le discriminant.

Voir la correction de T3

Écrivons f(x)=x2+bx+cf(x)=x^2+bx+c. La valeur en zéro donne c=2c=2. La valeur en 11 donne 1+b+2=0,1+b+2=0, donc b=3b=-3. Ainsi f(x)=x23x+2f(x)=x^2-3x+2. Deux nombres de somme 33 et de produit 22 sont 11 et 22, d’où f(x)=(x1)(x2)f(x)=(x-1)(x-2). La racine 22 a été manquée. La donnée f(1)=0f(1)=0 prouvait seulement que 11 était une racine, pas qu’elle était unique. Substituer 22 donne 46+2=04-6+2=0, ce qui réfute la conclusion.

Barème /4 : coefficients 1 point ; factorisation 1 point ; racines et critique 2 points.

T4 · Une information incompatible ★★

Un élève cherche un réel a0a\ne0 tel que f(x)=a(x1)(x3)f(x)=a(x-1)(x-3) soit strictement positive sur \mathbb R. Peut-il réussir ? Et si l’on demande seulement que ff soit positive ou nulle sur \mathbb R ?

Voir la correction de T4

Pour tout a0a\ne0, on a f(1)=f(3)=0f(1)=f(3)=0. La stricte positivité sur tous les réels est donc impossible. Pour la positivité au sens large, examinons les signes : le produit (x1)(x3)(x-1)(x-3) est négatif entre 11 et 33 et positif à l’extérieur. Si a>0a>0, ff est négative entre ses racines ; si a<0a<0, elle est négative à l’extérieur. Aucun choix autorisé ne convient non plus à la seconde demande. Le choix a=0a=0 donnerait la fonction nulle, mais il est explicitement exclu et ferait disparaître le second degré.

Barème /4 : stricte positivité réfutée 1 point ; deux signes de a étudiés 2 points ; exclusion de zéro 1 point.

Faire le point et choisir une reprise

Sur ta feuille, note la date et ton état pour les compétences travaillées : R, je ne sais pas encore repartir seul ; O, je réussis avec hésitation ou aide ; V, je peux réussir et expliquer sans aide.

  • Si le calcul bloque, reprends D1 à D6.
  • Si les formules se mélangent, reviens à C3, C4 et C6.
  • Si tu sais calculer mais pas choisir, reprends C8 puis un problème.

Choisis une même fonction et raconte ce que montrent ses trois formes. Explique pourquoi une contrainte géométrique peut éliminer une racine pourtant correcte.